Ça tombait bien que je me fende ce matin d'un billet sur le renouveau des modèles payants parce qu'entretemps, le gouvernement propose au parlement de voter une taxation à hauteur de 2% des revenus publicitaires tirés des viéos diffusées sur le net. Merci à Ecosphère pour l'alerte. Au premier jour du web 3, voilà un nouveau signal adressé à l'économie numérique française, qui appréciera.
Il faut lire le texte tellement il respire une connaissance approfondie de l'économie de l'internet. En effet, il ne vise évidemment que les entreprises établies en France. En conséquence de quoi, DailyMotion, entreprise, française, risque donc de payer 2% de ses revenus publicitaires, y compris s'ils se font sur des publicités et une audience hors de France puisque le projet de loi ne le précise pas. Ainsi, DailyMotion serait taxé en France sur des revenus tirés sur des publicités US pour le public US alors que son concurrent YouTube ne l'est pas. Pendant ce temps, Kevin Rose, qui vient d'annoncer au Web 3 une version française de Facebook va réfléchir à deux fois avant d'aller localiser une activité en France. Ils seraient peut-être capable de taxer le revenu total de Facebook !
Pour DailyMotion, le constat est clair : il est temps de penser à se délocaliser au Luxembourg, même si celui-ci annonce renoncer à sa TVA attractive pour les services. Cela nous rappelera notre enfance, celle d'avant la FM, quand les grandes stations de radio avaient leurs émétteurs hors de France pour ne pas être taxés. On avance dans le sens de l'histoire, c'est clair !
Je croyais bêtement qu'il fallait créer de la croissance et combler le commerce extérieur. L'économie numérique française s'ennorgueillit de quelques pépites, notamment DailyMotion, cible directe de cette taxte. On voudrait décourager l'investissement français dans les services numériques, voire donner un signal de délocalisation qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Il n'y a pas de vision de l'économie numérique au gouvernement, il y a par contre des apprentis sorciers. Il est temps que ça cesse !
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Tags: Economie, Taxe, Politique, DailyMotion
Nous nous étions finalement habitués à une sorte de dictature du gratuit et à l'omniprésence des modèles de financement par la publicité. Personnellement, j'ai toujours trouvé ça un peu trop simple, avec la conviction que si le service était aussi bon qu'il prétendait l'être, il n'y avait pas de raison de ne pas le vendre (ou inversement !). Une réflexion sur la valeur en quelque sorte, partagé avec quelques-uns sur le niveau somme toute assez faible de la monétisation des espaces et l'exigence corollaire de réussite : dominer le monde.
Et de fait, avec le semi-échec de Facebook à monétiser autant qu'il l'aurait voulu son social-graph, une limite s'est sans doute matérialisée et avec elle l'idée que le champ des possibles en terme de monétisation publicitaire des usages était ouvert. Ben non, c'est plus compliqué et moins proche de nous que nous ne l'aurions pensé.
Alors certes, ça n'empêche pas de plus en plus de monde de gagner son pain avec la pub, sans bruit et masse critique de la population utilisatrice aidant, mais cela conforte l'idée que le gâteau a des limites et que les convives sont déjà nombreux. Si le produit ou le service est bon et le prix raisonnable, il n'y a aucune raison que les utilisateurs ne payent pas.
Le Social-graph, c'est bien, surtout si ça se monétise. On peut se prétendre bienfaiteur de l'humanité, mais prendre les gens pour des imbéciles 6 semaines plus tard, c'est disons ... culotté.
Résumons : les marques peuvent se créer une visibilité dans Facebook et vous pouvez devenir leur ami. À ce stade, vous acceptez leur pub et après tout pourquoi pas. Là où ça dérape, c'est que vos amis vont aussi avoir droit aux pubs des marques qui sont vos amis. Qui plus est, votre trombine va accompagner ladite pub. Et voilà, vous êtes sponsor malgrès-vous auprès de tout votre réseau. Les amis de mes amis sont mes amis, c'est bien connu.
Alors certes, c'est très malin de profiter du social-graph et de la connaissance qu'elle produit pour en dégager plus de valeur publicitaire, sauf que ça change la règle du jeu, ça change la donne entre vous et Facebook, ce que vous avez construit ou cherché à construire dessus. Or, il ne manque pas d'exemples (Digg surtout), qui démontrent que les utilisateurs sont facilement piqués au vif. Pas touche aux conditions de ma notoriété et de ma socialisation ! Alors que Google vient titiller Facebook sur la monétisation dus Social-graph, je me demande dans quelle mesure le chiffon rouge open Social n'a pas fait franchir la ligne rouge à la bande à Zuckenberg.
En attendant, ce modèle publicitaire est illégal dans les pays pratiquant l'opt-in, donc la France et plus largement l'Union Européenne. Déjà, aux US, le doute est de mise. Pour la première fois, la CNIL s'en mêle. Il faut dire que l'on parle beaucoup de Facebook. En avril dernier, nous étions quelques dizaines de milliers de français, vingt fois plus la semaine dernière !. La CNIL s'en même d'autant plus que des accords internationaux existent pour garantir les droits des utilisateurs. Les données personnelles ne sont pas des biens comme les autres et leur circulation fait l'objet de règles strictes. En outre, Facebook a révisé ses CGU, mais personnellement, je n'ai pas vu passer de demande explicite de validation de celles-ci !
En attendant, je vous invite à venir vous joindre à l'initiative Pour que la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 soit applicable sur Facebook, sur Facebook, évidemment ;)
L'internet est une affaire de standards et avec OpenSocial Google vient assurément d'en poser un dans le petit (mais grandissant) monde des écosystèmes d'applications sociales.
Concrètement, OpenSocial comprend trois jeux d'APIs pour gérer les données utilisateurs, le réseau social (social graph) et les notifications et autres éléments des fils de vie. Bref, tout ce qui est constitutif du Social Graph cher à Zuckerberg qui se voyait beau il y a quelques semaines en voyant Facebook représenter le monde. Un peu vite car celui qui peut représenter le monde, c'est bien Google qui en a plein les bases de données depuis bien longtemps pour savoir qui nous sommes.
D'ailleurs Google a parfaitement annoncé son ambition : ce qui est donc OpenSocial ne sert rien moins qu'à enrichir le social graph de ... Google. Facebook avait montré le chemin il y a maintenant six mois, stimulant un déferlement d'applications dans son environnement. Il y en a actuellement plus de 7000. La réponse à un modèle fermé c'est l'ouverture, une histoire vieille comme l'internet.
Tags: OpenSocial, Google, Facebook, SaaS
Aux prémices du web 2, il y a déjà presque deux ans et demi, j'ai commis un billet dans lequel j'exposais le constat d'un problème culturel dans la manière d'aborder l'information et surtout ce que l'on fait avec. Ce que je pointais alors n'a fait que s'amplifier depuis et se trouve aujourd'hui au coeur des problématiques de performance dans les organisations.
À l'heure des nouveaux modèles de collaboration quels qu'en soient les instruments, l'enjeu n'est plus de publier, mais de faire vivre des idées, de susciter des interactions et du rebond. Récemment, Francis Pisani nous a avoué haïr les PDF parce qu'il considère que ce format est un cul-de-sac en cela. Ce que l'on veut maintenant c'est annoter, modifier, contribuer, s'approprier des bouts pour nourrir un nouveau sujet ou faire rebondir le premier.
Grâce à Luc Legay, j'apprend donc l'existence d'un manifeste des droits des utilisateurs des réseaux sociaux.
Au prime abord, cela m'a fait penser à une injonction envers quelques limites bien connues du web 2.0, notamment l'absence de fonctions exports. Mais il y a plus que cela, avec une exigence de maîtrise, de contrôle, qui porte moins sur le contenu que sur son partage et sa diffusion. Cela nous renvoie à la démultiplication de nos identités et de la gestion qui va avec, cette sorte de saturation qui nous donne des envies de ménage dans un outillage aussi garni que varié et incompatible en lui-même. Et puis Luc le pointe très bien, les réseaux sont maintenant représentés, il n'y a pas que nos contenus qui soient liés, nous sommes liés, ce réseau est notre identité aussi. Que fait la CNIL ?
Au carrefour de tout cela, je trouve que peu de monde a fait de cas autour de Twine, la sortie qui se présente comme le premier outil social vraiment sémantique, avec de grosses promesses (ok, il faut marquer les esprits) sur les entrées-sorties et la maîtrise, justement, doublé d'un défi lancé à Zuckerberg et ses grandes idées de représentation du monde.
Plus fort que le Social-graph, le Semantic-graph ? Pas sûr, les contenus et les gens ce n'est pas la même chose, mais caractériser les gens par leurs actes sur le réseau est décidément la nouvelle frontière, en attendant de voir ce que Google va nous sortir des cartons car, en attendant que les autres en collectent, de la donnée, lui il en a vraiment beaucoup en stock !
Je n'ai toujours aucune envie de parler de web 3, certains pensent d'ailleurs que c'est une décade, mais l'économie numérique sera faite de la maîtrise implicite de nos interactions.
Tags: Microformats, Twine, CNIL
On s'étripe à nouveau à chercher à définir un web 3 (j'ai déjà dis ce que j'en pensais l'année dernière) et pendant ce temps on n'en fini pas de faire des bilans autour du web 2.
Dans cette optique, ne passez pas à côté du hors-série que consacre Courrier International à la "Révolution 2.0", en fait une collection d'articles référence parus ces dernières années. Ça commence avec quelques belles photos de personnalités et fini sur des cartographies bien connues et quelques chiffres à l'échelle monde peuplées de courbes à forte pente. Entre les deux, des articles qui ont fait date et qui révèle bien les points clés du changement : la révolution économique du marché des biens culturels et son corollaire qu'est le changement de perspective sur la propriété intellectuelle, la socialisation de masse à l'ère numérique, le développement des terrains de jeux, l'enterprise 2.0 ou le travail réinventé, l'intelligence collective et l'expertocratie mise en question, le militantisme qui secoue la manière de faire de la politique et surtout le monde des médias qui change d'ère.
Personnellement, j'avoue un faible sur ce qui traite à la relation au travail et au militantisme numérique, notamment quand cela parle de ce qui se passe en Asie, où il se passe des choses dont on entend assez peu parler.
Quelques mois à peine après avoir suscité l'engouement qu'on connaît, Facebook fait déjà face à la retombée, démontrant s'il en était besoin la rapidité des cycles innovants dans lesquels s'inscrivent les services numériques à succès. J'ai déjà dit en commentaire chez les autres que la vraie question donnée à tous ces services, celle qui en fait tomber un gros paquet dans nos cimetières d'outils, c'est leur capacité à dégager un usage durable, de l'utilité plus que de la futilité.
Je vous ai déjà donné mon avis sur Charlie et sa copine Charlotte, qui persistent à être de belles images des collaborateurs 2.0 heureux de l'être, dans des entreprises qui les acceptent.
Parfaitement dans le ton et iPhone ready, Charlie est maintenant passé mobile et vous interpellera donc un peu plus sur vos usages numériques et ce que permet votre entreprise.
Il est très sympa, Charlie, mais pendant ce temps, le fait est que le débat est plutôt sur le web 2 comme cauchemar des DSI, ou le collaborateur 2.0 comme cyberdélinquant du SI. Cela dit, quand on en arrive à plus de la moitié des employés US du secteur IT qui considèrent qu'ils seraient plus performants avec leurs outils persos, sanctionner apparaît comme une réponse dépassée. Il n'est d'ailleurs pas besoin d'aller aux US, je m'amuse actuellement beaucoup en démarche amont à faire lever la main de ceux qui utilisent des outils hors système pour leur travail. Actuellement, y compris dans des structures pas du tout IT, cela donne un bon 20% en moyenne.
Sinon, une autre idée du web 2 et de la collaboration en entreprise par Dilbert : Enjoy !.
S'il en était encore besoin, l'étude NetObserver relayée par le JDN, rappelle le poids du web et notamment des avis publiés par les consommateurs sur leurs achats.
En gros, un internaute sur dix discute des marques en ligne, un sur cinq laisse un avis et un sur deux en tient compte dans ses achats.
Il paraîtrait clair, quand on voit ces chiffres, de se dire qu'il existe une part important de sa clientèle qui s'exprime et prescrit en bien ou en mal vos produits. Cela dit, cette réalité commence seulement à s'exprimer vraiment, elle n'est pas toujours relevée, elle est au prime abord vécue avec hostilité. Ainsi, lors d'une conférence de ce début d'année avec un aréopage de marques, face à ce type de constat, un participant avait posé la question de savoir ce qu'il devait faire avec un de ses produits descendu en flamme sur un site d'avis. Il s'était vu répondre par un autre qu'il valait mieux qu'il le retire du marché. Pas faux, mais un peu court.
Devant la réalité qui est que le consommateur parle, la tendance est de faire du buzz-marketing, c'est-à-dire de profiter, ponctuellement, de la capacité des un cinquième à générer de la mousse. C'est fun, efficace quand c'est bien fait, mais unilatéral. À partir du moment où le réseau génère naturellement du bruit, il serait déjà assez simple d'écouter ce qui se dit. Mais le fait est que les études disent que les entreprises et les marques investissement finalement assez peu dans ce type de veille économique.
L'expérience m'a souvent montré que si quelqu'un n'est pas le bienvenu dans les réflexions, c'est bien le client. Au même titre que l'enterprise 2.0 montre que le changement commence dans les têtes, il en va de même au niveau du marketing. À quand un véritable dialogue ?
À la suite de mon post d'hier, intéressant focus sur Ecrans d'une étude comScore sur la pénétration des réseaux sociaux en France.
Bon, mon avis c'est qu'on mélange des choses bien différentes, mais rappeler que Skyblog est un réseau social et le premier en France me plait bien. Cela permet d'éclairer l'existence de galaxies assez éloignées de celles où ça buzze et c'est bien.
Avec presque 70% des 13 millions de visiteurs uniques, Slyblog se tire la part du lion et loin derrière arrive MySpace (15%), Facebook (pas encore en français, cqfd) (2%), mais plus que Viadeo. Voilà qui remet (pour l'instant) Zuckerberg à sa place, et si l'on parle beaucoup de Facebook dans le microcosme IT, et à raison, pour l'instant, les modèles massifiés sont loin de sa pertinence fonctionnelle et virale. Nous ne sommes pas aux US même si vous me direz que ça peut aussi aller très vite.
En attendant, cela m'a fait penser à Jacques, qui pointait récemment l'excellente santé de Viadeo et Xing, deux services pas vraiment dans le buzz, moins ludiques que Facebook, avec moins de monde que les grands réseaux, mais parfaitement rentables et financés par des comptes payants plutôt que par la pub. Comme quoi le buzz ne fait pas tout et un bon modèle de business et un bon positionnement, ça le fait. À ce propos, il va sans dire que là où Facebook fait quand même fort, c'est avec cette autre viralité qui consiste à obliger ses compétiteurs à faire du suivisme (Digg, dernier en date) et se détacher de modèles établis dont la viabilité n'est peut-être pas si mauvaise que ça. On verra bien qui restera sur le carreau.
J'admet parfois tomber moi aussi dans l'angélisme des lendemains numériques qui chantent, mais tout de même. Ces dernières semaines, il faut remercier Francis Pisani de nous avoir gratifié de quelques billets opportuns et propices à de belles discussions enflammées. C'est notamment le cas de celui-ci où, rebondissant sur ce passionnant débat de l'asservissement des utilisateurs de services web 2, on voit bien combien le marketing dérive vers l'élaboration de doctrines où pullulent les références plus ou moins théologiques. Il est vrai que ce n'est pas nouveau, puisque la fonction d'évangéliste est aussi ancienne que l'internet lui-même. Nous avons certes le droit de nous faire les fidèles de telle ou telle chapelle, il ne faudrait pas pour autant oublier que derrière le prosélytisme, il y a le modèle économique et que l'instrumentalisation des foules sert surtout à dégommer celui du concurrent.
J'aime beaucoup le commentaire de Jeff Jarvis à propos de l'arrêt du magazine Business 2.0, cela illustre en effet bien des choses. Traduction approximative :
Pourquoi diable [Business 2.0] n'a pas commencé ou soit passé online ? S'il n'avait été pensé comme un produit, mais comme une communauté, il aurait pu être le media qui aurait montré comment les choses fonctionnent. Il n'avait donc pas de groupe dans Facebook pour le sauver. Il était produit par une compagnie "modèle 1.0" qui l'a pensé en terme de bien plutôt que comme un espace. CQFD.
Grace à Laurent Goffin, mon alter-ego CCO d'Emakina, j'ai remis la main sur l'histoire de Charlie, un joli slide-show publié en avril dernier par Scott Gavin pour évangéliser à l'Enterprise 2.0 au prime abord.
C'est évidemment Bertrand qui m'avait fait découvrir Charlie. J'avais trouvé ça opportun dans l'évangélisation mais un peu superficiel. En fait je préfère sa copine Charlotte dans les slides desquels il n'y a pas marqué "Enterprise 2.0", parce qu'il ne s'agit en fait pas de ça !
La guerre des moteurs de personnes continue et s'étend. Voilà donc Twitter qui s'y colle. Déjà que je twitte peu et que ça n'empêche pas des tas d'inconnus de vouloir devenir mon ami, ça ne va pas s'arranger. Parmi eux, je trouve qu'il y a de plus en plus de parasites qui déversent leur spam. Ce n'est pas anodin car sur Twitter, ceux qui vous suivent sont d'une certaine façon une part de votre identité. Comme à la maison, un ménage régulier s'impose.
Dans Facebook, c'est du déluge des invitations à des groupes à insérer de nouvelles applis qu'il s'agit. Clairement, l'écosystème Facebook est très fertile, ça widgetise tant qu'à bon compte. C'est ludique et sympa, mais ça rend aussi vite sa page obèse. De l'inflation des instruments de socialisation dans les réseaux sociaux, une autre forme de sociobésité, à moins qu'il ne s'agisse en fait que d'une autre forme de jeu. Et après tout la vraie question c'est de nouveaux amis, pour quoi faire sinon s'inventer de nouveaux jeux et les promouvoir. La comparaison entre Facebook et SecondLife n'est pas fortuite. Patience, la convergence arrive.
Merci Richard pour éclairer cette liste élaborée par Mashable qui rassemble pas moins de 400 services en ligne pour traiter partager et diffuser photos, vidéo et musique, avec podcasting et netradio, entre autres. Un vrai océan de service tout de même assez centré US, mais une simple partie hébergée de l'iceberg au vu des listes colossales figurant en pied de page, sans parler qu'il faudrait rajouter le (gros) paquet d'équivalents européens.
De quoi passer des heures à tester et surtout de se confirmer que le web 2 a changé la donne dans l'outillage logiciel personnel et marque bien le changement pour l'industrie logicielle.
À parcourir la masse, on remarque bien combien certains services se diffusent dans leur capacité à créer de l'écosystème. Dans la trentaine d'outils de partage de photos, Flickr est clairement celui-là. Pour autant, ils ne sont pas aussi nombreux qu'on pourrait le penser. Comme quoi le Gartner n'a pas complètement tort sur le positionnement des mashups et écosystèmes dans son hypecycle.
Comme l'avais annoncé Michael Arrington en mai dernier, on est en pleine guerre des moteurs de personnes. En ce moment, c'est Spock qui est à l'honneur.
Ce n'est pas dur à suivre, comme pour les autres, j'ai droit à invitation dans la boîte. Certains commencent à parler d'overdose, je trouve qu'il y a un peu de fuite en avant. À peine Facebook envahi, le troupeau se porte vers un nouveau territoire, poursuivi par le spam. La nouveauté, c'est qu'aujourd'hui, nos médias sont super en prise avec l'événement et annoncent les sorties synchrone avec TechCrunch.
Et si déjà on essayait de tirer un vrai profit des outils dont on dispose, d'arrêter de penser comme si chaque réseau social servait à soi et à son positionnement perso ?
Histoire de se convaincre que le monde (numérique) change vite, la carte du web que vient d'actualiser InformationArchitects est assez éclairante. Elle est moins "fun" que celle des réseaux sociaux, mais elle est plus pratique et son aspect "plan de métro" est peut-être un peu bateau, mais ça a l'avantage de parler à tout le monde.
Au-delà de ce qui a déjà été dis, je vous invite surtout à comparer la précédente à l'actuelle. On mesure à quel point du monde est entré dans le jeu et j'apprécie l'arrivée de la "chinese line" qui éclaire notre méconnaissance de ce qui est aujourd'hui un territoire fort du web.
Il est intéressant de noter l'évolution des catégories, passées de classifications outils à celle des contenus ou des usages et le fait que VOUS êtes apparu au centre. Une bonne illustration du joyeux bordel de votre univers numérique potentiel.
Il est également patent de voir le doux mélange de services, médias mais aussi de blogueurs, histoire de bien montrer comment tout cet univers s'articule aussi avec le buzz et un certains nombre de relais ou de personnes clés.
Personnellement, j'aime moi aussi la cotation qui nous dis donc que Facebook est du web 2.5 et surtout la météo des services, où l'on voit que tout le monde n'est pas au beau fixe.
Ce qui serait bien maintenant, c'est une dimension supplémentaire qui apprécie tout cela au regard des entreprises et pas seulement du petit monde agissant du web 2 ou du particulier.
Il y a des sujets qui avancent doucement et puis tout à coup, un billet fait effet de cristallisation. C'est typiquement le cas avec Alex Iskold, chez Read/Write, sur le web implicite. Hubert a rebondi sur la lecture faite par Affordance pour creuser la question du devenir du lien hypertexte. Pourquoi pas, mais personnellement, je trouve que le débat est d'abord sur les modèles de business et les questions d'identité numérique et de gouvernance qui vont avec.
Technorati Tags: Web implicite, Implicit web, AttentionTrust, Gouvernance
Cela fait un bon moment que je joue avec les questions de popularité sur les contenus et ceux qui mes lisent savent au détour de quelques billets que je suis de très prêt les taux de participation. J'avais un peu parlé il y a plus d'un an déjà de la fameuse règle du 1% et depuis, on a une meilleure visibilité sur les différentes types de population en terme d'interactivité. On sait notamment qu'il n'y a qu'un gros tiers des internautes qui interagissent vraiment (qui publient des commentaires ou taguent par exemple), avec toute une palette à recouvrements entre ceux qui écrivent quelque chose, qui cliquent pour voter, ou qui taguent, par exemple, sachant que la tagguing est en soit une pratique à connotations plurielles.
Or, on en est encore massivement sur des modes de fixation de la popularité qui sont déclaratives et collectives. Grossièrement, la popularité ne représentent que les 35% qui interagissent, soit une minorité. De plus, comme les votes sont sur l'ensemble, on se retrouve victime de la dictature de la communauté dominante et si on n'y appartient pas, la popularité a un sens qui ne colle pas avec ses affinités.
Et si le p2p n'avait pas encore abattu toutes ses cartes en France ? Et si l'on pouvait parler d'argent et de p2p au delà de Paypal. De confiance ailleurs que sur Ebay. De pression sociale plus forte que sur MySpace...
C'est ce qui c'est passé au barcampParis12 de ce week-end. Il y était question des migrants et de ce modèle d'entraide particulier qu'ils ont apporté dans leurs valises pour soutenir le financement des membres de leur communautés.
En effet, toute une frange de la population est délaissée par les banques pour cause de solvabilité non évaluable par les méthodes bancaires. C'est ainsi que c'est développée la tontine, un prêt accordé directement par une communauté à un de ses membres.
Ce système porte plusieurs noms : SocialLending, BanqueP2P... mais propose partout à des emprunteurs de disposer d'argent à un taux correct et aux prêteurs de placer leur économies tout en participant à la propagation de leur idéaux. Car contrairement aux banques, la communauté discute de l'usage de la somme demandée ou de l'arbitrage de financement entre plusieurs projets.
Et le web dans tout ça ? Transposé sur internet, le disposiitf change de dimension et devient un succès récent mais phénoménal du p2p :
On trépignait un peu d'impatience avec eux, mais ça faisait trop de bruit dans Twitter, Jacques a allumé la mêche et c'est officiel.
Donc, OUI, comme le souligne Miguel Menbrado, BlueKiwi vient de réaliser la levée de fonds la plus significative de l'Enterprise 2.0 en France, qui plus est auprès de gens dont le sérieux le dispute à l'exigence, Sofinnova Partners.
Pour groupe Reflect, qui a incubé BlueKiwi et qui en goûte tous les jours les fruits, c'est une joie partagée de voir ce projet décoller et se donner les moyens de donner de l'allant à l'Enterprise 2.0. Un sujet qui me tient personnellement très à coeur.
Mais là tout de suite, on pense très fort à Carlos, Christophe, Pascal et toute l'équipe, qui ont beaucoup donné pour ce résultat. Maintenant, l'avion a décollé et ça promet. Félicitations !
J'adore ces effets d'accélération dont le net est friand. En quelques semaines, Facebook est devenu le réseau à la mode sur lequel tout le monde veut implanter son réseau d'amis. Une sorte de nouvel eldorado pour différentier son identité des autres réseaux déjà convenus. D'ailleurs, comme moi, vous voyez déjà les invitations arriver. Allez-vous résister ?
Nous lançons aujourd'hui, au niveau groupe, une campagne audacieuse pour le compte d'un de nos clients grands comptes: Brussels Airlines. Cette nouvelle campagne, orientée 2.0, donne la possibilité aux Internautes du monde entier d'élire et de visiter les meilleures îles de Second Life, le fameux univers virtuel qui rassemble plus d'un million d'utilisateurs à travers le monde.
Dès aujourd'hui, les internautes pourront découvrir de nouvelles bornes interactives sur une vingtaine d'îles sélectionnées par Brussels Airlines. La compagnie aérienne belge voit en cette opération une véritable opportunité de service de voyage en ligne, à l'échelle internationale, tandis qu'Emakina marque un grand coup dans l'appropriation des univers communautaires issus du 2.0.
"Nous voyons actuellement la montée en puissance des mondes virtuels comme Second Life ou World of Warcraft, explique Grégory Heeren, Account Manager au sein d'Emakina belgique, qui a conçu cette campagne en collaboration avec bluepill Group. Les marques ne peuvent ignorer plus longtemps ces communautés qui comptent des millions d'adeptes et qui forment de véritables mondes parallèles. Avec ce projet, nous voulons apporter une véritable valeur ajoutée aux citoyens de Second Life et ne pas nous contenter de jouer sur l'effet de mode comme le font d'autres annonceurs."
Le web 2.0 est lié à la participation, la participation induit souvent des pseudos, les pseudos ont quelquefois des avatars et les avatars depuis Gibson ont toujours voulu être en 3D !
Un pas de plus dans la compétition est franchi avec Gizmoz et fix8, deux société investissant le créneau différemment :
Sans faire beaucoup de bruit, Facebook, est en train de devenir un truc vraiment énorme.
Cette sorte de MySpace organisé, ciblé scolaires et étudiants, revendique maintenant 24 millions d'utilisateurs, 85% de la cible étudiante US, 47000 communautés d'établissement, grossi de 3% par semaine cette année et rien moins que la première place dans l'échange de photos sur le web.
Le pendant français est récent, c'est StudiQG, mais le marché est chaud, avec la sortie de CityCampus.
Facebook a toujours fait de gros efforts pour développer son environnement et offrir à ses utilisateurs un espace organisé, propre, sérieux. Aujourd'hui, Facebook franchi une nouvelle étape qui marque sa volonté d'indépendance et lance son écosystème, un événement à marquer d'une pierre blanche et qui signe une forte ambition à l'ombre des Google, Yahoo! et autres Microsoft. Un géant est en train de naitre.
Il y a six mois maintenant que nous avons lancé Dessine-moi le web 2.0, blog collectif ouvert pour que ceux qui ont quelque chose à dire sur le web 2.0, et d'abord une définition, puisse confronter idées et points de vues. Nous sommes fier de cette initiative, dont je tire à titre personnel une grande satisfaction et nous travaillons d'ailleurs - petit scoop au passage - à préparer un événement sympa pour faire la fête avec la petite centaine de contributeurs.
Depuis novembre, l'intensité du débat a un peu baissé, surtout celui sur sa définition, d'où un fameux billet de votre serviteur, bien dans le ton d'un constat partagé que le web 2 était passé au stade de la mise en pratique accélérée, si pas de la banalisation.
Toujours est-il qu'il y a d'autres sphères comme FrenchWeb.org, lancé par l'ami Richard, et puis voilà que sur le blog nos confrères de Publicis Net, on trouve les BadTalk, où l'interview d'une personnalité à propos du web 2. David Lynch nous y explique ce qu'il faut avec le web (ce mec est grand !), mais sérieusement je ne vois pas bien ce que le web 2 vient faire la dedans.
Bon, les vidéos sont sur DailyMotion, je n'ai vu aucun podcast, ce qui s'y dit confirme surtout que le web est vraiment central dans le marketing, la culture et la com'. Pour le reste, puisqu'il ne s'agit plus d'en débattre et que l'enjeu est sans doute une tentative d'évangélisation, l'idée n'est pas inintéressante, pour peu que ça donne du web 2 une idée en phase avec ce dont il s'agit. Sur ce point, je suis dubitatif, mais qu'en pensez-vous ?
Dans un précédent billet sur Flickr et tout particulièrement sur l'intégration annoncé de la vidéo, je vous ai expliqué que ce service ne se positionnait pas comme une photothèque mais comme un réseau social.
Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, l'essentiel des sites de contenu générés par les utilisateurs (UGC) ne sont pas des médias ou des documenthèques, mais des réseaux sociaux au sens où le bénéfice utilisateur est la socialisation qu'il en retire. Il est vrai qu'en monétisant le contenu, ne serait-ce que par la pub, ces services sèment le doute en plaçant la valeur non pas sur celle de l'échange, mais sur le contenu lui-même, mais ça c'est un autre problème.
À partir du moment où l'enjeu est de partager des contenus pour développer de la notoriété, sa liste d'amis et globalement socialiser, il est logique que Flickr étende la palette des contenus à partager à la vidéo. Une évolution multisupport conforme à celles des réseaux sociaux, mais aussi une question de fonds sur l'identité numérique sous le postulat de ce que met l'utilisateur au centre.
Cet été, Digg avait pris conscience de la fragilité de son mode de gouvernance et tenté une réforme, mais celle-ci avait surtout démontré qu'on ne change pas les règles d'un espace comme celui-là facilement.
Tout emblématique qu'il est du web 2 et de sa dimension hautement participative, l'équipe de Digg pensait visiblement que ce type d'environnement se pilotait d'en haut, à l'ancienne, et a continué à le penser. C'était une erreur et ils viennent d'en subir une cruelle démonstration.
Ce week-end, sous le soleil Atlantique, je lisais avec intérêt des points de vue élogieux des directeurs de campagne des candidats aux primaires US sur la manière dont les candidats à la présidentielle ont su tirer profit du net et en particulier du web 2, notamment autour de la vidéo.
Etonnant, mais le fait est que le débat Royal-Bayrou suscite outre-atlantique beaucoup d'observations. Exemple sur Prezvid, blog influent autour de la campagne US de 2008, qui relève que le débat s'est retrouvé retranscrit sur un blog (RMC ndr), diffusé en vidéo sur une plateforme oubverte (DailyMotion), vidéo à l'audience massive, sans compter que les deux protagonistes ont repris ladite vidéo sur leurs blogs respectifs, avec là aussi des torrents de commentaires.
Il est vrai que s'il est un domaine où le web 2 a bénéficié d'une adoption puissante et rapide, c'est bien la politique. Il en est presque paradoxal de ne plus s'étonner de voir tous les candidats avec un Ziki et jouer à fond la viralité en couplant vidéos sur DailyMotion et blogs. Je ne connais pas beaucoup de marques qui ont atteind un tel degré d'intégration du web 2 !
Alors oui, le net français est un des grands vainqueurs de cette campagne, comme l'avais déjà souligné Débat2007, en tous les cas en tant qu'outil car je suis personnellement assez déçu du peu de cas fait des enjeux de la Société de l'Information et de l'Economie Numérique, mais passons.
Ne goûtons pas notre plaisir de voir les US trouver idées et innovation chez nous !
Flickr, la désormais célébre plateforme de partage de photos organise le 5 Mai prochain un concours sur le thème "Que se passe-t-il dans le monde pendant une journée ?".
Le concept est simple et très séduisant, rejoignez le groupe les 24H de Flickr, et publiez vos photos tout au long de votre journée... Les meilleurs photos seront publiées dans un livre dédié à l'événement.
J'imagine que beaucoup de lecteurs du blog .gr possèdent un flickr, aussi si vous pensez participer à l'opération, je vous propose de rejoindre le groupe et de laisser en commentaire vos flickrs respectifs afin que nous puissions suivre votre perception de l'événement !
Rendez vous le 5 Mai !
Pour commencer :
Le Flickr groupe Reflect
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Je suis très frappé, depuis plusieurs mois, et tout particulièrement depuis le début de l'année, devant une sorte de manichéisme visant à considérer d'une part les environnements autorégulés, d'autre part ceux qui participent d'une certaine forme de régulation. J'ai le sentiment que le rapport de force ainsi créé est à la fois un bon stimulateur de créativité, mais aussi que la balance va finir par pencher, j'en veux pour preuve l'étude de cas que constitue la communauté scientifique, passé de le reconnaissance par les pairs dans une logique de réseaux, à la dictature des publications scientifiques et des comités d'experts. Histoire bien connus de ceux qui s'intéressent aux mécanismes de coopération.
Jusqu'à présent, on dissertait beaucoup sur une certaine idée de l'intelligence des foules, avec force lieux communs et trolls, ce qui n'était pas, à mon goût, à la hauteur des enjeux. C'est d'autant plus vrai que, si l'on observe l'évolution d'un projet comme Citizendium, il semble bien que la discussion soit vaine ...
À la fin de la journée chez Stratégies, Loïc le Meur est venu partager quelques convictions prospectives avec nous et annoncer qu'il quittait Six Appart, ce que Manuel n'a pu s'empêcher de twitter, donnant l'occasion de considérer, en live, un des aspects certes surfacique mais non négligeable du web 2 : la naissance et le développement d'un buzz.
Au-delà de l'anecdote, ce qu'il y a de bien dans ces événements, c'est la rencontre avec le terrain qu'elles permettent, de même que la confrontation des points de vues.
Du terrain, on a pu mesurer l'intérêt prononcé qu'il y à mettre en pratique, tout en mesurant bien (et j'y ai mis du coeur, croyez moi) que ce n'était pas une question d'outil, surtout de stratégie, donc un vrai problème à convaincre ceux qui s'en occupe. Heureusement, des exemples sont venu démontrer que c'était possible et même profitable. On a même pu mesurer que les études de cas ne manquaient pas et pas seulement outre-atlantique où le web 2 n'est plus un sujet, mais la réalité marketing de base.
Pour ce qui est de la confrontation, il n'y en eu vraiment qu'une, sur Second LIfe évidemment. Fred Cavazza, on le sait, déconseille et flèche d'autres univers plus peuplés et mieux construits, Loïc pense qu'il y a encore du buzz à faire et l'agence de service qui en vend n'allait pas faire autrement que d'appuyer. Personnellement je me range à l'avis de Cavazza et je n'aime pas l'impression qui fait qu'au delà du coup et du buzz, cela évite à la marque de se poser de vrais questions et d'élaborer une stratégie qui se tienne.
Le maître mot de cette journée, c'était en effet la prise en compte des clés du changement d'approche et de méthode que le web 2 sous-tend. Ça fait plaisir d'entendre des participants souligner leur compréhension de cette exigence, mais on mesure que l'évangélisation ne fait que commencer.
Il est beau ton billet, Louis, il fait entrer de l'air frais, il rejoint l'attente de ceux, dont je suis, qui désespèrent de voir un VRAI débat sur la place de la Société de l'Information. Accessoirement, c'est très éclairant du chemin parcouru en deux ans d'être passé de la C Generation (Content) à la W (We), du contenu au social.
Je plussois très fort sur la question de l'éducation, sujet sur lequel je reviens régulièrement. Il est temps pour l'école et le monde éducatif d'entrer dans la Société de l'Information. Je pointait encore ce vide trou noir de la question éducative, en écho au débat sur l'intelligence des foules et l'avenir de l'individu dans la société en réseau.
Tant pis pour nous si nous ne savons pas transmettre, les jeunes se la construisent leur société de demain, ils réinventent leur sociologie, on ne peut pas d'un côté trouver ce qu'ils font débile et ne pas se donner les moyens d'être avec eux.
Tout ça m'a rappellé cette interview de Pierre Bellanger à propos de la génération Skyblog et surtout cette perle, quand les jeunes coréens expliquaient que l'email c'était pour communiquer avec les vieux (nous en fait).
Ils sont très peu nombreux les Christelle Membrey et ses élèves, découverts ici et revu là. D'autres collégiens qui se baladent avec leur PowerBook et ont l'air d'avoir parfaitement intégré que le monde était plat en mode multi-tâche. L'avenir leur appartient.

Rappelez-vous, c'était cet été le Gartner avait placé le web 2.0 au sommet du pic des espérances, prédisant l'entrée en phase de maturation et on l'a effectivement sans doute atteind là.
J'ai déjà évoqué les signes de cette nouvelle phase et un paquet de billets appuient le propos. Maintenant, ça se traduit dans des courbes.
Alors, évidemment, certains pensent déjà que le 2.0 c'est fini et qu'il faut chercher la suite. Outre que le flot de nouveautés ne tarit pas et qu'il y a encore du hype, il ne s'agit en fait que de la fin de la phase initiale du processus. Maintenant on en parle moins parce qu'on est en pleine mise en pratique. C'est pour cela qu'il y a de bons événements à ce sujet, notamment Stratégies où je cause la semaine prochaine avec Manuel.
Le 2.0 est mort, vive le 2.0, celui de la mise en pratique de nouvelles relations numériques avec les utilisateurs et consommateurs !
J'ai eu l'occasion de souligner la tendance à plus de contrôle vs l'autorégulation jusqu'à présent à l'oeuvre, mais derrière ces effets de balancier entre démocratie participatif libéré et créatif et république expertise savante et régulatrice, se cachent d'autres débats de fonds, ceux qui pointent une société hyper-individualisée où le narcissisme des blogs n'a d'égal que l'aliénation à la dictature des communautés, quand il ne s'agit pas d'esclavage, ou encore de miroir aux allouettes, de bruit. Cela m'évoque aussi les discussions enflammées autour du Pronetariat. Ce rapport de force est vieux comme le monde, mais l'avènement de la Société de l'Information lui a redonné une certaine vigueur et l'attente d'un équilibre qu'illustre bien celui que cherchent actuellement les médias, entre réflexe défensif et tatonnements.
Je ne méprise pas ces discussions, ni ne rejette à priori ces idées, les phénomènes défensifs ici proposés sont révélateurs des tensions du changement à l'oeuvre. Il faut être tolérant et humble avec ce qui se passe, les forces qui sont à l'oeuvre nous dépassent. En bien où en mal, n'oublions pas que l'internet reste un terreau fertile. Mais le caractère bon ou mauvais des herbes dépend du contexte où elles poussent.
Twitter, c'est tellement bête qu'on y croît pas. Et pourtant, ça prend et ça devient même le gadget à la mode. J'avoue que dans le flot continue de nouveaux services, celui-là ne m'était pas apparu particulièrement malin. En fin de compte, ça ressemble peut-être à une sorte de messagerie simplifiée, il n'empêche qu'on oublie que l'importance de l'IM dans le paysage des usages numériques. En tous les cas, une fois qu'on a constitué son réseau, ça peut devenir vite addictif, notamment si on y met quelques sources de buzz prolixes, Calacanis par exemple.
Finalement ça tient à quoi Twitter ? quelques personnalités centrales de la blogosphères qui buzzent ? une ou deux histoires qui tournent comme il faut ? et puis ce terreau decisif de l'irrépressible envie d'être dans le buzz. Ça fait un moment que je me suis fait à l'idée que le buzz est un business, Twitter enfonce le clou !
Enfin, n'oublions pas dans le cocktail du succès la panoplie de widgets, gadgets et rolls en tout genre. L'écosystème, c'est un fondamental du web 2. C'est certes pratique, ça s'affiche aussi efficacement sur son blog histoire de montrer qu'on est dans le mouv'.
Mais le plus intéressant avec Twitter, c'est peut-être les usages divers et variés qu'ils suscite.
Vu le succès, c'est peut-être de là que vont naître des variantes. Déjà que les réseaux sociaux pullulent, en voilà un nouveau genre qui, s'il se maintient quelques semaines, va faire beaucoup de petits.
S'il fallait se convaincre qu'un projet touchant à l'échange et au partage d'information est critique, les constats dressés sur l'Intranet Renault sont plus qu'éloquents. On touche ici aux limites des approches outils qui oublient sinon négligent la conduite du changement et l'adéquation nécessaire du modèle à l'organisation et aux hommes.
Bertrand, qui nous parlait justement d'alignement entre stratégie, management et outils (et dans cet ordre ndr) en livre une analyse judicieuse car elle montre bien que les défaillances ne viennent pas de l'outil mais de la stratégie qu'il sert et du management dans lequel on inscrit ses usages.
Cela fait quelques jours que Loïc a fermé ses commentaires, suscitant un déplacement des conversations (pas forcément comme il l'entendait, mais bon...), ils sont maintenant réouverts et modérés à priori avec une charte à la clé, un épilogue équivalent à celui de la reprise en main du blog de DSK, livré à lui-même qu'il était, montrant une vérité un peu douloureuse pour quelques mythes de l'interaction libérée et autorégulée.
Ce qui est sûr, c'est que le dépositaire du site est chez-lui, il est maître de ce qui s'y passe, et si un instant Loïc a semblé débordé par les événements, il a visiblement révisé ses classiques. On en revient aux bonnes vieilles bases de la régulation et si je trouvais un peu paresseux de déplacer la conversation vers des espaces tiers, il y avait de l'idée. Après tout, on parle de réseau et tout ce qui se dit et se discute sur un billet ne se passe pas nécessairement dans les commentaires et trackbacks de celui-ci, mais cela se veille via des outils appropriés qui permettent aussi de remonter l'activité du sujet sur son site à soi. Alors certes, c'est un peu freiné par l'hétérogéneité des plateformes et les limites des formats RSS historiques, mais on y vient et le web sémantique amplifier l'outillage. Le train est lancé.
Merci Jean-François de m'avoir envoyé ton bouquin et de la sympathique dédicace. Pour ceux qui ne le connaîtrait pas, Jean-François participe à deuxzero.com et blogue autour de son bouquin. Je pars en vacances demain soir, je met ton livre avec ma serviette de plage !
Technorati Tags: web 2.0
Jean-Luc s'est fendu d'un dyptique (acte 1 et 2) suite au rapport Tessier. Il a suscité une belle discussion qui fait écho à bien d'autres (ZDNet, Ecosphere ou encore Cup of Tea).
Au fonds de tout cela, il y a le changement à l'oeuvre dans l'économie des médias et notamment le rôle de la foule dans la production et la qualification de l'information.
C'est dans ce contexte que la sortie d'un USA Today très marqué par les outils sociaux fait beaucoup parler.
Dans le fonds, certains diront qu'il y a là beaucoup de bruit pour rien, commentaires, popularité, RSS et personnalisation étant des lieux communs du web 2. Cela dit, il y a là un exemple plus poussé que les autres en terme d'intégration de la participation dans le service. D'ailleurs on peut se demander s'il n'y a pas glissement du modèle vers le service plutôt que vers l'information, avec l'idée que c'est ce que veulent les internautes puisque c'est cela qu'ils ont plébiscité ces dernières années en faisant de Digg un exemple passé à la photocopieuse depuis. Elle n'a pas finie de tourner !
Mais finalement, qu'est-ce qu'en pensent les lecteurs ? À chaud, surprise, ils n'aiment pas du tout. Qu'est-ce à dire ? J'ai tendance à penser qu'ils ne sont pas insatisfait de l'effort, mais que c'est autre chose qu'ils veulent. Est-ce bien du service qu'ils viennent chercher chez USA Today ? je n'en suis pas certain, il y a des précédents. Et puis, si comme je le pense depuis longtemps, si Digg et les autres sont d'abord des thermomètres à buzz et des instruments d'acquisition de notoriété, la copie proposée est imparfaite et, s'il y a là un business clairement porteur, peut-être est-il un peu décalé de la vocation d'un grand média. Accessoirement, je fait volontiers le lien sur les soupçons d'achat de votes sur Digg pour enfoncer encore un peu plus le clou sur la nécessité de ne pas confondre les fruits et les légumes.
On voit bien qu'on est en phase de généralisation du web 2 et que dans cette première étape, c'est la photocopieuse qui prime. C'est un mal nécessaire, mais il va cependant bien falloir faire preuve de plus de sens de la localisation métier de la boîte à outil. Comme l'a souligné Don Hodge, on se demande où est la conduite de changement et avant cela quelle est exactement la stratégie visée.
Ça devait finir par arriver. Loïc Le Meur a donc fermé les commentaires sur son blog. Il s'en explique longuement, il le faut car évidemment c'est très symbolique, mais je veux bien comprendre ce qu'il dit, il ne faut pas sombrer dans l'angélisme avec les blogs, le temps du pragmatisme est venu depuis longtemps. Sans parler du parasitage habituel, son blog est devenu un vrai défouloir. C'est même un peu facile de faire du Le Meur bashing puisque la porte est ouverte. À l'usage, ça peut devenir fatigant. Loic a donc décidé qu'il ne monterait pas un pool de modérateurs. Indépendamment du coût et de la gestion que cela suppose, il ne s'agirait plus vraiment d'un blog personnel et ça n'a pas de sens. Pourtant, l'échange continue, mais pas de la même façon.
Le web 2.0, on l'a beaucoup théorisé ces deux dernières années et après en avoir longuement débattu, nous sommes maintenant en pleine mise en pratique.
Il est donc bienvenu de donner corps et consistance au web 2.0 français, afin de montrer qu'il y a des forces vives par ici. Jusqu'à présent, elles se comptaient sur Linked In, avec la French Web 2.0 group, mais grâce aux bons soins de Richard Menneveux, FrenchWeb.org est né, centré autour d'un blog collectif où nous ne manquerons pas d'y intervenir.
Voilà un portail pour le web 2.0 français, avec la dimension participative qui sied au sujet. Merci Richard !
Pour mon intervention du 27 mars prochain chez Stratégies sur les bonnes pratiques du web 2.0 à Paris, le 27 mars prochain, j'avais prévu de parler de Dell, classé dans la catégorie "peut mieux faire". Je sais, c'est un grand classique dans le registre des études de cas des marques confrontées aux blogs. Or, après avoir franchi le pas et ouvert un blog corporate cet été, il faut croire que la firme a pris goût à l'interaction directe avec ses clients. Elle vient en effet de lancer deux services destinés à enrichir son expérience client à elle :
- IdeaStorm est un digg-like qui permet aux clients de Dell de lui soumettre des idées et de voter pour celles qui leur semblent pertinentes. Outre l'intérêt pour Dell, le service fait déjà effet de révélateur des attentes des consommateurs : des machines nues, quasi-nues, pré-installées Linux ou assimilé, des attentes environnementales ou encore Mac OSX chez Dell !
- StudioDell est un YouTube like, sauf qu'on ne peut pas y charger ses propres vidéos ni commenter, mais ce qui n'empêche pas que ce soit une énorme mine de ressources audiovisuelles. On imagine très bien l'application en terme de diffusion de tutoriels notamment.
TechCrunch souligne combien ces lancements confirment l'exemplarité maintenant affirmée de certains modèles de services 2.0.
Personnellement, je vois ici une bonne application des modèles du web 2.0 au service d'une relation moderne et nourricière entre la marque et ses clients. On verra peut-être aussi si le digg-like devient un passage obligé des marques qui veulent se mettre en prise avec la Société de l'Information.
Après avoir été le souffre-douleur des blogueurs en terme d'autisme vis-à-vis du réseau, Dell en deviendrai donc un bon élève. Evidemment, c'est au regard des annonces et lancements à venir de Dell que l'on verra si l'échange fait vivre l'offre. À suivre.
Rendez-vous tôt ce matin au siège du Stratégies pour préparer la journée dédiée au Web 2.0 que le célèbre magazine prépare. J'aurai l'honneur et le privilège de présider cette journée qui aura lieu le 27 mars prochain et dont le programme s'annonce riche en points de vue. On notera la présence de nos confrères et amis Fred Cavazza et Loic Lemeur qui d'ailleurs n'était pas là ce matin. Qu'est ce tu fous Loic, t'es venu en footing et tu t'es perdu ? :) Je ne peux que vous conseiller de vous inscrire à ce beau séminaire que prépare Stratégies. En plus vous aurez l'occasion de rencontrer Vanessa qui a entièrement géré l'organisation et qui est charmante !
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Plus que jamais la capacité des systèmes à faire ressortir de la pertinence est d'actualité. Les derniers mois ont beaucoup été marqués par les modèles dits d'intelligence collective, ou les avis portés par les utilisateurs participent de la sélection. On pense évidement à Digg, vision largement copiée, dont on a vu cet été la part sombre. Et le fait est qu'actuellement, les constats sceptiques se multiplient, preuve en est à quel point on commence à beaucoup regarder du côté du web sémantique pour dépasser les limites consciemment ou inconsciemment perçues des outils actuels.
Même si on continue de s'étriper sur sa définition, si l'on considère le web 2.0 sous l'angle des la génération de services interactifs fortement orientés sur le contenu généré par les utilisateurs et leur capacité à en dégager de la valeur (de l'intelligence collective), il y a là un fait installé et reconnu. En deux années, s'est produit un basculement essentiel, celui qui fait qu'aujourd'hui le particulier a pour lui-même plus d'outils que ce qu'il trouve dans l'environnement de travail qui lui est proposé.
La chose est entendue, l'innovation et la performance numérique se trouve dorénavant du côté du grand public et la question déjà posée en 2006 et qui se pose avec plus d'acuité encore cette année, c'est de savoir quand et comment le monde des organisations va suivre. Quand on y songe, il y a là un renversement lourd de conséquences et je m'avoue assez interrogatif sur la réalité de sa perception. J'ai l'impression qu'on ne s'est pas rendu compte que les organisations sont restés à quai, nous en sommes tous au plaisir de ces nouvelles pratiques et nouveaux jouets, sauf que ça ne se passe pas tout seul. Le basculement est acté, mais je ne le crois pas conscient et je ne suis visiblement pas le seul si j'en juge par ce qui se dit sur le sujet en ce début d'année. On s'interroge un peu prématurément à mon goût sur un web 3.0 alors qu'en terme de nouvelle frontière celle de l'adoption des concepts, outils et modèles du web 2.0 au sein des organisations n'est pas une évidence.
En attendant l'original US, Studivz,le clône allemand de Facebook, réseau social orienté teenagers, s'est vendu quelques 100 millions d'euros. Hors le fait que Rupert Murdoch a pour sa part récemment valorisé MySpace à 6 milliards de dollars, il suffisait qu'une étude vienne sanctionner l'appétence des jeunes générations pour les réseaux sociaux. Le PEW fait donc preuve de sens de l'à propos avec une enquête détaillée sur les jeunes et les réseaux sociaux.
Il se dit que tout ado américain qui se respecte a un compte sur un réseau social type MySpace ou Facebook justement. Evidemment non, mais avec 55% des 12-17 ans à avoir créé un profil et 48% à se connectent quotidiennement, cela fait quand même du monde. Les filles de 15-17 ans apparaissent comme les plus actives sur ces réseaux (70% en usages contre 54% des garçons du même âge).
Et qu'est-ce qu'ils font avec ? et bien ils développent avant tout plus de liens avec ceux avec lesquels ils en ont beaucoup. Les réseaux sociaux servent en effet à entretenir les amis qu'ils voient le plus, puis ceux qu'ils voient moins. La recherche de nouveaux amis apparaît une attente mineure, encore plus quand il s'agit de flirter. Enfin et surtout, 66% d'entre eux ont un profil privé, réservé à leur communauté.
Est-ce surprenant ? nous regardons peut-être trop les réseaux sociaux sous l'angle des réseaux professionnels ou des outils de mise en relation. Les teenagers US viennent rappeler ce fondamental qui est que le net sert d'abord et avant tout à satisfaire notre soif de relation sociale, de liens avec nos proches. Et puis surtout, en privilégiant des profils réservés à une stricte communauté, cela vient nuancer l'idée de mise en spectacle généralisée de l'individu sur le réseau et renforcer le rôle clé du clair-obscur dans l'expression de l'identité en ligne.
Tout en confirmant l'important de ce marché, cette étude vient remettre du sens à la notion de communauté et c'est assez rafraîchissant.
2006 s'est terminée sur une forme d'aboutissement du monde des blogs, entre reconnaissance de son influence et pronostic de plafonnement, saupoudrés d'un événement qui s'est avéré riche en symboles. À l'heure de la banalisation du phénomène, le monde des blogs se demande où il en est.
C'est un peu comme quand on vous renvoie une image de vous qui est en décalage avec l'idée que vous vous en faisiez. Le réseau a une haute idée de lui-même, de sa force et de sa capacité à transformer la société et personne ne nie plus que le réseau participe de cela. C'est même là qu'il trouve sa richesse et son intérêt, mais ce n'est pas vers cela que la reconnaissance qu'il a gagné en 2006 vient porter. Oui, le net en général et "la blogosphère" en particulier ont été adoubés dans leur capacité à compter en ce bas monde, mais non pour ce qu'il sont que pour le fait qu'il constituent de nouveaux espaces d'influence. Etre instrumentalisable quand on pensait être en situation d'instrumentaliser, c'est un peu le noeud du problème. Pour l'illustrer, le marketing et la politique tombent à pic.
Avec la fin d'année vient le temps des prédictions. Fin 2005, on en était à se chamailler sur les vertus du web 2.0 et le fait est qu'on en a beaucoup parlé. Personnellement 40 billets pour moi cette année ! On a aussi bien aimé le feuilleton que nous a concocté la communauté de services 2.0. J'aurai bien aimé plus de créativité côté business-models, mais tant pis.
À lire les avis des un et des autres, il y a un consensus assez fort pour 2007. Qu'est-ce qui va faire l'actualité l'année prochaine ? L'occasion m'est donnée de vous proposer une petite synthèse orientée évidemment par rapport à mes thèmes de prédilection.
Alors que Rue des Entrepreneurs était consacrée au web 2.0, les médias ont largement repris la prédiction du Gartner annonçant un déclin des blogs en 2007, avec un plafonnement à 100 millions de blogueurs. Le Gartner est cohérent avec lui-même et notamment son fameux hype cycle, où les blogs atteignent la fameuse "vallée des désillusions". Son idée, c'est un peu comme si la blogosphère s'apprêtait à achever son recrutement. Tout le monde ou presque de ceux qui devaient blogueur l'ont fait.
En fait ce plafonnement irrémédiable me semble déjà en marche, j'en veut pour preuve le plafonnement du volume des billets publiés, tel que le montre Technorati. Depuis juin 2006, le chiffre plafonne à 1,5 millions de billets/jours en moyenne.
En fait, derrière des constats assez évidents, tout cela illustre la nécessité de savoir de quoi on parle. Quel rythme de publication caractérise le fait de considérer un blogueur actif ? un blog vivant ou mort ? C'est la question posée à Technorati depuis un bon moment maintenant, qui place le curseur à un billet par trimestre. Cela a-t'il d'ailleurs un sens ? Il faudrait peut-être regarder le nombre de billets d'un côté, le nombre d'auteur correspondant et leur renouvellement. Tout ça n'est pas très clair.
Après trois ans de forte croissance, le plafonnement de la blogosphère est logique et en rythme conforme à d'autres cycles observés dans la Société de l'Information. Le phénomène est entré depuis maintenant plus d'un an dans une phase de maturité, elle termine de s'imposer dans l'univers médiatique, mais son état est tout sauf de l'immobilisme. La blogosphère bouge, elle évolue au grès des événements et de la société. Il suffit, ainsi, d'observer l'évolution de la blogopshère poilitique en France.
Une nouvelle ère du blogging s'ouvre, j'aimerai trouver au pied du sapin de bons instruments pour caractériser cet univers et sortir des lieux communs.
Fred Cavazza a eu un beau succès avec son billet en forme de manifeste visant la manière dont les agences de presse et de RP adressent les blogueurs. C'était bien dit et ça a bien tourné sur le réseau. Versac en a par exemple rajouté une couche hier soir en racontant ses aventures de blogueur influent soumis à toutes les attentions. Plus largement, on assiste à une offensive de plus en plus forte des marques à destination des blogs, mais aussi des environnements sociaux. En l'espèce, on assiste à un peu n'importe quoi.
Si l'on observe bien la seconde génération de service en ligne actuellement en vogue, celle-ci est massivement formée de deux familles. Celle qui a trait aux contenus, en l'occurence générés par l'utilisateur, qui bouscule notamment le monde des médias. Celle qui a s'intéresse à l'outillage personnel, dans laquelle on retrouve, par exemple, les outils de bookmarking et bien évidemment la bureautique et le collaboratif. Or, les services numériques ne se limitent pas à la manipulation des contenus. Qu'en est-il du reste et notamment de l'e-commerce, qu'est que c'est que l'e-commerce 2.0, existe-t'il ?
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On en parlait en septembre, moi-même dans le cadre de réflexions plus globales et plus spécifiquement chez Versac. Alors qu'on attendrait des universitaires qu'il trouve dans cet instrument un moyen d'expression d'échange en adéquation avec certaines valeurs propres à leur groupe, les constats relevés étaient assez déceptifs. Mais il y a du changement.
La répétition des processus a quelque chose de fascinant. En mars 2005, alors qu'on était en plein constat du succès des blogs, j'avais constaté qu'il ne manquait pas de ronchons pour s'en lasser. C'est un peu pareil avec le web 2.0. Dessine-moi le web 2.0 est un beau succès, on y confronte les points de vue avec bonheur, il n'en reste pas moins maintenant que ça fait une année que le web 2.0 est installé, certains s'en lassent, s'en plaignent ou s'impatientent, alors qu'on ne peut que constater qu'il y a encore du boulot.
Quand j'ai vu l'info chez Padawan, j'ai cru à une blague, mais non, le PS est effectivement en version beta.
Le "ß version" est un peu ridicule, autant adopter le canon du genre. Pour le reste, il y a de bonnes idées dans ce site, notamment l'intégration avec Flickr mais un peut trop d'Ajax et malheureusement pas de conformité aux standards. L'intention est quand même intéresssante.
Maintenant, je ne suis pas certain que la subtilité du message sera bien perçue comme elle doit l'être dans la tête de ceux qui ont eu cette idée. Dans le web 2.0, il y a fusion entre marque et service et ici l'intention de signifier que le site web du parti est web 2.0 se heurte au fait que la notion n'adhère pas avec l'idée que l'on se fait d'un parti en général, indépendamment de l'identité de marque du PS. Il aurait peut-être fallu créer une marque ou un nom plus détaché pour ces services en ligne.
Personnellement, j'aurai trouvé intéressant que cela reflète une évolution vers l'intégration de la Société de l'Information avec ce que cela veut dire de fonctionnement en réseau et d'intelligence collectice. Pour l'instant, il y a à mon avis comme une contradiction entre la réalité et ce que sous-tend la notion de "version beta".
Ça va mieux en le disant, c'est ce que semble dire tout un tas de gens en ce moment, des gens qui s'ennuient dans un web 2.0 qui leur semble trop étroit ou derrière nous.
Peut-être le débat est-il tout simplement en train de devenir conformiste, à l'exemple du web 2.0 Summit, vu ce qu'en dit par exemple Read/Write. Il faut dire qu'à 3000$ le badge, ça a le mérite d'orienter l'auditoire. Pendant ce temps, Tim Berners-Lee enfonce son clou préféré, à savoir celui du web sémantique, donnant l'opportunité à certains de relier les deux tendances pour en faire une nouvelle frontière.
Tout cela est séduisant, mais ne regarde encore une fois que la question sous le registre de la technologie, ce qui est très réducteur. Il y a un an, on avait déjà assisté à une tentative de web 3.0, considérant que le web 2.0 au sein des organisations, c'était autre chose. Peine perdu, le sujet est entré dans le mot-valise.
On oublie un peu vite que le web 2.0 est peut-être un qualifiant marketing, c'est aussi une vision du réseau et du web qui intègre déjà très bien le web sémantique dans la mesure ou il répond à son paradigme. Une nouvelle version du web, s'il y en a une, caractérisera plutôt une autre génération de services et sur ce point, ma conviction est celle de changements dans le service ou les modèles, pas dans la technologie en elle-même.
Un bon condensé des lieux-communs autour de la dynamique actuelle d'internet et du web 2.0, voilà ce qu'on trouve dans le billet satyrique du Tech Chronicles intitulé "The Top 10 Lies of Web 2.0". Derrière la caricature, il y a des nuances et il est intéressant de les distinguer. Elles caractérisent quelques vrais sujets dans l'air du temps.

À la dernière livraison de l'indicateur Technorati sur la croissance de la blogosphère, une limite avait été atteinte et suscité une frustration légitime. Il ne suffit pas de compter le nombre de blogs, encore faut-il tenir compte de leur activité sinon ça n'a pas de sens.
Alors, la blogosphère continue de croître à un rythme soutenu, certes moins poussé (quand même !), mais est-ce encore un sujet ? Sur les 57 millions de blogs trackés par Technorati, un peu plus de la moitié (55%) sont mis à jour au moins une fois par trimestre. Personnellement, je préfèrerai que l'on regarde une actualisation au moins mensuelle. Mais admettons.
On a beau avoir toujours plus de blogs, le volume de billet, lui, reste stagnant autour du 1,5 millions par jour. Cela me fait donc penser à une sorte de longue traîne, où le volume dépendrait de quelques-uns, selon des principes maintenant connus, et que l'immense majorité, si étendue soit-elle se dilue dans la masse. C'est en tous les cas assez séduisant comme idée, non ?
Pour le reste, avec nos 2%, on ne pèse pas bien lourd face aux 39% d'anglais, 33% de japonais, 10% de chinois ou même 3% d'espagnols et l'idée que l'on se fait d'être les dauphins des américains dans notre capacité de français à bloguer comme des fous en prend un coup. On se consolera en se disant que Technorati est trop américain et ne prend pas en compte nos plateformes hexagonales, Skyblogs en tête.
C'est parti pour Dessine-moi le 2.0, le blog collectif et ouvert qui a l'ambition de fédérer tous ceux qui ont quelque chose à dire sur le web 2.0 afin de montrer combien la richesse et la diversité de points de vue est grande.
Je remercie tous ceux qui ont répondus, et ils sont nombreux, ainsi que ceux qui en parlent.
Un principe simple : quatre questions ouvertes et en avant. Les comptes sont en cours d'envoi, un peu de patience pour ceux qui les attendent, il y en aura pour tout le monde et on n'a pas fini de discuter !
Technorati Tags: 2.0, deuxzero, web2
C'était l'affaire de l'été, celle qui s'était conclue par lechangement des modalités de classement des top users chez Digg. En synthèse la différentiation des "top submitters" (contributeurs) des "top diggers" (disons les utilisateurs aptes à extraire les meilleurs billets) avec une pondération fondée sur la diversification des sources et des votes. Objectif : éviter les notoriétés "artificielles" tirées de communautés organisées votant en masse pour tel ou tel et différencier ceux qui créent de ceux qui "buzzent" (bourdonnent en bon français).
Deux mois plus tard, Digg est en croissance, à 20 millions de visiteurs par mois, mais fait face à la fronde de ses principaux contributeurs. En effet, avec le changement de règles du jeu, les habitudes sur lesquelles les principaux contributeurs entretenaient leur notoriété sont mises en échec. Ça paraît évident et ça ne plaît pas du tout aux intéressés, qui n'hésitent pas à poser la question est-ce que Digg veux nous faire partir ?. Mieux, Digg a directement supprimé les comptes de ceux qui pratiquaient trop ouvertement les techniques incriminées. Malheureusement, certains étaient des utilisateurs influents et, sous la pression, Digg a du réactiver leur compte.
L'automne est propice à un certain désenchantement et même si c'était attendu, c'est un peu ce qui est en train de se passer en ce qui concerne la génération de services en ligne actuels. On comment à trouver qu'il y en a trop, qu'ils ne sont pas convergents entre eux, qu'ils ne donnent pas vraiment la maîtrise de ses données à l'utilisateur, qu'ils l'obligent à démultiplier les moyens et les fins, bref qu'ils sont plus centrés sur eux-mêmes que ceux auxquels ils sont destinés. Nous avons beaucoup joué, beaucoup apprécié, on ne peut plus s'en passer, mais maintenant on commence à être agacé par les défauts. Quelqu'un a-t'il le numéro du SAV ?
À chaque fois ou presque qu'un service estampillé 2.0 réussi quelque chose et s'impose dans son domaine, il est assez croustillant de voir apparaître une discussion remettre en cause la nature 2.0 de son concept. Après les plateformes de blogs et Skyblog en particulier ici, MySpace, voici YouTube. Qu'est-ce que cela peut bien signifier ?
C'est fou ce que la presse peut pousser comme papier et sujets sur le web en général et les "nouveaux usages" en particulier en ce moment. Exemple, mon dernier billet et, illustration du phénomène, l'écho que Christophe a a relevé depuis. Phénomène, le terme mérite le qualificatif "de masse" si l'on s'en réfère à la dernière étude médiamétrie dont se fait écho Le Monde aujourd'hui.
Voilà Citizenbay ouvert depuis quelques jours... Il s'agit d'un tout nouveau service 2.0 qui propose un ensemble d'informations locales rédigées et appréciées par les internautes eux-mêmes. L'originalité du principe consiste à rémunérer quotidiennement les rédacteurs entre 1 et 10 $ USD selon les résultats des votes des utilisateurs.
Je tenais à être le premier contributeur pour la localité de Limoges c'est chose faîtes avec ce post. Et çà marche, ce soir même je reçois un message qui m'informe que mon article a été élu dans le top 10 de Citizenbay et que mon compte a été crédité de 10 $ USD. GENIAL, non ?
Je ne peux m'empêcher de penser à ex-Limousinfo et à ex-HotCorrèze (je n'accède plus au site...) qu'i s'étaient tour à tour penchés sur la question de l'info locale...
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Le feuilleton YouTube continue. Hier, C|net enfonçait le clou en relayant le pessimisme d'analystes qui soulignent eux-aussi le parallèle avec Napster. Les commentaires du billet d'hier soulignaient bien que le web 2.0 pouvait parfaitement se passer de YouTube du point de vue des utilisateurs, il en est évidemment autrement d'un point de vue business.
Au départ, c'était une des idées d'AgoraVox, le postulat que les internautes allaient surtout vouloir parler de ce qui se passe à côté de chez eux. En fin de compte, AgoraVox, hérault du journalisme citoyen français, parle de bien des choses mais très peu de ce qui se passe dans votre bled.
L'info locale, c'est le positionnement de Citizenbay, qui vient d'ouvrir en France. La particularité de ce site est de rémunérer les contributeurs dont les articles atteignent le top10, selon une sorte de Digg payant qui me fait évidemment penser au feuilleton de l'été. Derrière tout ça se cache l'idée que la publicité locale a plus de valeur du fait de son ciblage. Encore un cas d'étude pour les observateurs attentifs des CPM et autres CPC.
TechCrunch signale un accord avec DailyMotion pour une publication automatique via les tags de leurs villes. C'est effectivement malin.
Depuis quelques mois que le vaste écosystème de services 2.0 grand public est bien installé, le sujet qui monte est celui de savoir si tout cela est bien solide. YouTube cristallise actuellement ce débat, pour des raisons que j'ai détaillé il y a deux semaines. Depuis, les choses se gâtent, avec un paquet d'avis autorisés qui enfoncent un peu plus le clou du doute, tel celui-ci, relevé par Fred Cavazza. Quand la confiance est minée, c'est toute la maison qui risque de s'écrouler, en espérant que l'affaiblissement du terrain n'entraîne pas une partie du quartier. YouTube où l'annonce de l'éclatement de la bulle 2.0, certains franchissent le pas.
Dans le premier épisode, je vous proposais un petit tour d'horizon des nouveaux usages pédagogiques engendrés par le web 2.0 et je remercie d'ailleurs les exemples livrés par les commentateurs. Aujourd'hui passons à un aspect plus stratégique, à savoir ce que tout cela implique pour les institutions. Elles sont en effet un terrain particulièrement intéressant si on en juge par deux éléments : elles sont confrontées au premier chef par les usages de nouvelles générations qui en sont friantes et en second par la liberté pédagogique chère au corps enseignant et qui invite sa frange la plus innovante à saisir les opportunités que le réseau lui donne. Or, nous avons vu précédemment que le web actuel n'en manquait pas. Voici donc comment les outils des institutions font face à ceux de cette gigantesque boîte à outils numérique qu'est maintenant devenue le réseau. une confrontation détonnante.
YouTube est décidément au centre de toutes les attentions ces derniers temps, avec un beau paradoxe. D'une part ce type de services de partage de vidéo donne lieu à de très nombreuses déclinaisons (voir la dernière en date), d'autre part, sa profitabilité voire sa pérennité même est mise en doute par la qualité des contenus publiés. Fini de jouer, place aux questions de fonds.
Tim Berners-Lee le dit lui même, Le Web 2.0 est avant tout un slogan, personne ne sait ce qu’il signifie, et les stars du sujet interviewés par TechCrunch le mois dernier développaient dans le même sens, il y a plein de web 2.0.
Effectivement, à force d'écrire dessus et d'en parler, j'ai acquis la certitude que, si le web 2.0 représente bien une nouvelle étape et une étape majeure du développement de la société de l'information, vouloir en établir une définition stricte est vain.
Car l'intérêt même du web 2.0 réside dans sa plasticité et l'aspect social propre à sa dynamique. Ce n'est pas un état, c'est un mouvement, auquel on adhère, qui a des codes et des idées fortes, mais celles-ci évoluent elles-même très vite. Il y a plein de définitions, on en parle, ça bouge, ça évolue. Le jour où il sera en boîte, c'est qu'il sera mort.
Le web 2.0, c'est un choix, celui d'adopter le fait même de faire partie du réseau plutôt que d'être dessus. Celui de changer d'époque. La techno, les usages, les modèles, l'attitude entreprenariale et tout le reste ne sont qu'une conséquence de ce choix.
Conséquence visible, on ne peut pas faire les choses à moitié, car sinon on n'est pas en adhésion avec ceux qui ont déjà changés, notamment l'immense masse de consommateurs et internautes qui le pratiquent. On n'est pas non plus dans le bon tempo, car le web 2.0 c'est une approche continue des choses et non plus ponctuelle. En vérité, le consommateur/utilisateur est en avance et c'est le reste de la société et de l'économie qui doit le suivre.
Alors oui, il y a du boulot d'évangélisation à faire car ce n'est pas juste saupoudrer de l'Ajax ici où là qui fait passer au web 2.0. C'est dans la stratégie et le management, c'est dans la tête que ça se passe.
Alors plutôt que d'essayer de définir le web 2.0, pratiquons-le, faisons le vivre !
Un mois et demi s'est écoulé depuis l'affaire Calcanis. Le profil d'hyper-contributeur de Digg mis aux enchères a fini à 822$, loin des 1000$ de Calcanis. Couplé avec l'échec de ceux qui croyaient qu'il suffisait de publier en masse pour entrer dans le top 100, la monétisation des profils en a pris un coup.
En attendant, l'affaire a quand même une répercussion puisque Kevin Rose, le fondateur deDigg, a annoncé qu'il allait veiller à une plus grande diversité des votes dans la notoriété des billets. Il va aussi distinguer les "top submitters" (contributeurs) des "top diggers" (disons les utilisateurs aptes à extraire les meilleurs billets) et là aussi veiller à une grande diversité de sources.
Avec ça, Digg, comme d'autres essaye de ne pas être otage de communautés actives qui bourdonnent suffisamment pour s'auto-incrémenter dans les classements. Quelque part, les utilisateurs de Digg ont très bien su s'accommoder de règles que les promoteurs du site décident donc de durcir.
Le changement des règles du jeu ne plaît pas à tout le monde, mais ce rapport de force a de beaux jours devant lui d'après moi. Il m'évoque en effet les divers déboires qui ont forcé Wikipedia à revoir ses règles cette année. L'utilisateur n'a peut-être pas complètement pris le pouvoir, mais il s'y emploi.
C'est la rentrée dans les écoles et dans les facs, territoire dont j'ai plusieurs fois souligné combien il est intéressant à observer au regard de la Société de l'Information, ne serait-ce que pour être en première ligne des nouvelles générations interactives. Il y a vraiment beaucoup de choses à dire et cela donnera donc lieu de ma part à deux coups de pelle billets.
Avant un point de vue plus prospectif et plus "stratégique", le très intéressant billet de Richard MacManus "e-learning 2.0" sur l'éducation et le web 2.0 paru cet été m'est apparu, malgré une référence au e-learning qui me semble déplacée dans le titre, très opportun pour dresser un peu l'état de l'art en matière d'usages numériques avancés dans l'enseignement.
Après Libération puis Le Monde, Courrier International fait sa couverture sur le web 2.0 : "quand le web devient une communauté". Tout est dit sur l'approche du web 2.0 développée dans ces articles.
Tout ça est à mettre en lien avec mon dernier billet quand je rappelai qu'il y a deux ans, les blogs bénéficiaient du même éclairage.
Outre les sempiternelles mêmes études de cas (Wikipedia, YouTube, MySpace, FlickR) propices à parler d'un renouveau des projets quand ce n'est pas d'une pseudo-bulle, je conseille l'interview du philosophe allemand Norbert Bolz qui, derrière son titre iconoclaste le nouveau royaume des idiots dit des choses plus qu'intéressantes, notamment en terme d'intelligence collective. Oui, la sagesse des masses est à bien des égards supérieure au savoir des experts. le web 2.0 où une reformulation des fondamentaux démocratiques.
C'est reparti.
En juin dernier, j'avais déjà réagi aux promoteurs de l'Internet 2.0. Le débat avait judicieusement trouvé le chemin de la génération interactive et des constats sur l'Internet de masse. C'était bien comme ça.
Mais il faut croire que la vogue du 2.0 ou de la méthode Coué d'un changement de génération dans le domaine des TIC fasse son chemin.
Jean-Luc a raison de relever le billet d'Hubert Guillaud sur la notion d'écosystème et la manière dont Google s'en sert.
Ce qui est déjà sûr, c'est que cette rentrée est marquée par la double empreinte de Google, mais surtout des réflexions et débat sur les modèles de développement et d'innovation.
Il en est un certain nombre qui soutiennent ou simplement apprécient l'idée que nous sommes entrée dans un "Internet II" et je vous avoue que la formule m'agace car je la trouve réductrice et en décalage avec ce qui se passe vraiment. Voici pourquoi.
Les phénomènes actuels autour des blogs viennent éclairer plus crument encore une différence d'approche majeure autour du contenu et de sa finalité. Cette différence est apparue nettement avec l'arrivée du web, mais elle s'amplifie au point de toucher dorénavant des aspects culturels. Il n'y a rien de techno là-dedans, mais c'est un facteur clé dans le succès ou l'échec de bien des approches. Les idées nouvelles se heurtent parfois à des postures profondément enracinées dans l'identité culturelle collective et individuelle, et inversement.

