Google Knol fait (évidemment) beaucoup parler de lui. Tout le monde regarde vers Wikipedia, mais en fait, ça n'a rien à voir. Wikipedia est une encyclopédie avec le contenu au centre et la collaboration comme moteur. Knol est un service qui héberge des pages, avec leurs auteurs au centre. Et le carburant est bien la notoriété puisque le jeu est d'avoir un maximum d'audience et d'intérêts des visiteurs traduits en votes. On n'est donc pas du tout dans la même motivation. Fondamentalement, ce sont les services d'expertise type Squidoo qui gagnent un compétiteur de poids. Accessoirement, on a oublié que Google avait déjà lancé un services de pages, mais celui-ci n'a pas eu un grand succès.
Mettre Wikipedia et Knol au même plan, c'est considérer que les Wikis et les blogs sont et font la même chose, ce qui fera rire tous ceux qui s'intéressent un tant soit peu à ces outils. Je peux me tromper sur la valeur finale du contenu résultant de tout cela, mais le fait est que l'ambition affichée par Google n'est pas spécialement de rivaliser au niveau fiabilité et crédibilité avec les contenus de Wikipedia, d'autant plus qu'avec la notoriété comme moteur et le ranking comme carburant, je veux bien faire le pari que les contenus auront une certaine propension à rechercher les sujets chaud plutôt que les contenus de fonds.
Non, la vraie question, c'est de savoir comment Google compte articuler les contenus de Knol avec le reste du web en affichage de résultats de recherche. va-t'il y avoir une mise en avant particulière, auquel cas cela ressemblerait à une sorte de concurrence déloyale. J'ai en effet du mal à penser que Knol reste en silot à l'écart du reste du web. On touche alors du doigt ce qui est finalement désagréable dans cette affaire, que Google s'invite dans le champ du contenu alors qu'il en est déjà l'arbitre.
J'avais annoncé un moment de vérité, je craignais le signal adressé à la France numérique, celle des internautes et celle des acteurs de l'économie numérique. Ce soir, je pense qu'elle a été tout simplement clouée au Pilori.
Versac surligne ce soir les mots du Président dans son discours. L'internet serait un "trou noir capable d'engloutir et d'assecher [la culture]", la capacité à dupliquer à l'infini les oeuvres n'est pas le terreau de nouveaux modèles économiques (Long traîne, etc.), mais "la ruine de l'économie musicale". le développemet du haut-débit condamne le cinéma ... en fin de compte "c'est à une véritable destruction de la culure que nous risquons d'assister". Internet est un mal qu'il faut traiter, les internautes sont des délinquants et la technologie une plaie. Pour un premier discours qui porte sur le champ du numérique, c'est gratiné. J'aurai presque honte de travailler dans l'interactif.
Dans cette affaire on paye l'absence de débat sur le numérique aux dernières élections. Comme si la France seule dans son coin allait changer quelque chose à un changement mondial et radical d'économie de la culture qui, paradoxalement place la relation artistes-public au coeur. Alors vous me direz que c'est un mauvais film, que la lumière va finir par se rallumer, celle qui consiste à prendre conscience que la culture n'est en rien détruite, que ce n'est pas l'économie de la culture qui est remise en cause, c'est le modèle ancien de l'économie de la culture qui meurt et qui sera remplacé par celui que des artistes comme Prince, Radiohead ou Manu Chao ici, des services comme Deezer ou Jamendo sont en train d'inventer. Et que l'on ne vienne pas me parler de pirates, il ne manque pas d'études pour montrer que c'est marginal et que les internautes sont des consommateurs qui ont tout simplement décidés qu'ils ne voulaient plus payer pour voir ou écouter.
Un mot sur les conclusions du Rapport Olivennes et l'accord qui en découle. Rien de nouveau, la défense d'un modèle industruel dépassé, sans avancées économiques sauf des tartes à la crème qui ne trompent personne sur les DRM ou la VOD sous 6 mois. Le film continue et on va droit vers un nouveau débat parlementaire sur une DADVSI 2. Un remake s'annonce car ce soir on note déjà un désaccord au sein de la majorité. On sait donc que ce sera long, douloureux, impraticable. D'ici là, l'industrie culturelle qui ne veut pas changer va continuer à perdre du terrain. Elle est en guerre contre ses clients. Les dindons de la face risquent bien d'être ceux, notamment artistes, qui ont cru ce soir que cet accord allait changer le cours de l'histoire.
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L'industrie du disque est en train de mourir, elle a d'ailleurs délivré son testament il y a quelques jours. Faute de n'avoir su évoluer face à la montée en charge des usages numériques de masse, croyant qu'elle allait pouvoir mettre au pas ses clients, elle s'est fourvoyée et il est bien tard.
Demain vendredi est un jour particulier. Nicolas Sarkozy himself va nous présenter le fameux rapport Olivennes du nom du PDG de la FNAC chargé de trouver la quadrature du cercle. On sait déjà que de consensus, il n'y a point et qu'une usine à gaz législative s'annonce. Une sorte de DADVSI 2.0 à priori encore plus délirante.
J'ai déjà expliqué l'autre jour que le gouvernement l'avait trouvé, lui, le nouveau modèle économique que l'industrie culturelle n'avait pas su imaginer. Il prendra certainement la forme de la fameuse "riposte graduée", un truc qui ressemble furieusement aux radars automatiques. Certains ont cru que j'ironisais, mais pas tant que ça en fait, surtout quand je tombe dans Télérama (nouveau site très bien soit dis en passant) sur ça : les frères ennemis de la radio FM unis pour faire face au passage de leur "contribution équitable" (au profit des ayants droits musicaux) de 25% (qu'ils avaient aprement négociés) à ... 38% (on comprend qu'ils fassent la gueule). FM et internautes, même punition, même combat !
Non, mais sincèrement, demain, j'ai bien peur qu'on assiste à quelque chose de grave. La DADVSI 1était une punition infligée à la société de l'information en France, qu'elle avait fait passer l'intérêt d'une industrie dépassée au détriment de l'économie numérique. Depuis, d'aucun aura noté l'inexistence d'une vision de la société numérique et l'absence d'incarnation politique du sujet. Ce que je vais écouter demain, ce n'est pas l'avenir de l'industrie du disque ni même la riposte graduée, c'est la place de la France dans l'économie de la connaissance, celle du siècle où nous sommes depuis presque 8 ans.
Il est de ces choses dont on se dit que c'est pas encore ça, que c'est imparfait et trop tôt, que ça ne le fera pas. On l'oublie, et puis un beau matin, il est là, tout proche.
C'est typiquement ce qui se passe à mon avis avec l'e-paper. Minority Report de Spielberg avait cette qualité de nous proposer une science fiction proche et palpable. On y voyait ce que les interfaces multipoints concrétisent presque aujourd'hui. Il y avait l'identification biométrique à la volée. Il y avait de l'e-paper.
On est en pleine folie iPhone, tout le monde est focalisé mobile et bien je pense pour ma part qu'il se passe quelque chose d'important avec l'e-paper.
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L'internet est une affaire de standards et avec OpenSocial Google vient assurément d'en poser un dans le petit (mais grandissant) monde des écosystèmes d'applications sociales.
Concrètement, OpenSocial comprend trois jeux d'APIs pour gérer les données utilisateurs, le réseau social (social graph) et les notifications et autres éléments des fils de vie. Bref, tout ce qui est constitutif du Social Graph cher à Zuckerberg qui se voyait beau il y a quelques semaines en voyant Facebook représenter le monde. Un peu vite car celui qui peut représenter le monde, c'est bien Google qui en a plein les bases de données depuis bien longtemps pour savoir qui nous sommes.
D'ailleurs Google a parfaitement annoncé son ambition : ce qui est donc OpenSocial ne sert rien moins qu'à enrichir le social graph de ... Google. Facebook avait montré le chemin il y a maintenant six mois, stimulant un déferlement d'applications dans son environnement. Il y en a actuellement plus de 7000. La réponse à un modèle fermé c'est l'ouverture, une histoire vieille comme l'internet.
Tags: OpenSocial, Google, Facebook, SaaS
Les choses bougent vraiment très vite dans le monde des médias et plus largement du contenu. On n'en est toujours pas sorti des débats entre intelligence collective et asservissement des masses et s'il en est qui édictent des manifestes pour sortir par le haut, la vraie question qui se pose reste quand de même de rester compétitif et profitable. Alors ce matin, 2803 pointe cet intéressant revirement, que j'ai envie de mettre en perspective avec cette vérité qui est que l'important n'est pas dans la qualité des contenus eux-même, mais dans le processus de sélection. Les orpailleurs le savent bien, il faut brasser beaucoup de minerai pour trouver des pépites L'important c'est donc le modèle et la chaîne de création de valeur. Voilà qui conforte quelques certitudes et donne à réfléchir sur des succès récents, justement basés moins sur les contenus eux-mêmes que sur leur sélection, avec des processus basés sur le choix des hommes. Déjà en début d'année, je pointais la faiblesse des modèles de pure intelligence collective pour pointer la niche de valeur qui consiste à savoir faire de bonnes revues, sélectionner. Encore une fois, les modèles à la Digg ne sont que des thermomètres. De quoi on parle, et bien toujours de la même chose, de la quête des bons modèles et de la bonne gouvernance. Vous jetterez alors un oeil averti chez Jeff Jarvis, avec un excellent billet sur ce qui lui semble constitutif de la fonction éditoriale et du changement des mantalités face au changement continu. Le Support n'est plus la question, la valeur est dans la capacité à animer ses flux d'entrées comme des communautés, disposer des bons instruments et surtout de bonnes lignes directrices pour que la sélection soit qualifiée, lisible et avec une marque de fabrique bien affirmée.
Tags: Médias, Intelligence collective
À l'heure où certains comptent ce que coûtent les réseaux sociaux et notamment Facebook, la nouvelle économie qu'on cherchait est l'l'économie de l'attention, plus personne n'en doute, cela dit, de quelle attention est-ce que l'on parle ?
Les modèles numériques ont la bonne idée de trouver des alternatives pertinentes à ceux fondés sur la pénurie, mais il n'en reste pas moins que notre temps est quand à lui bien limité et que son exploitation est la base de bien des modèles numériques. En ce domaine, je trouve que l'on manque un peu de finesse. Déjà, l'attention est le temps sont deux choses différentes et la confusion entre les deux manifeste. Ensuite, j'ai toujours trouvé réducteur cette propension à considérer que l'utilisateur soit toujours pleinement focussé sur ce qu'il fait alors qu'en vrai, nous passons notre temps à faire plein de choses en même temps, à être en mode multitâche, donc dans une exploitation plurielle de la même séquence de temps couplé à une dillution de l'attention.
La nouvelle est maintenant officielle : le très attendu téléphone d'Apple sera disponible en France le 29 novembre prochain, en exclusivité chez Orange.
Nous avons pu tester l'iPhone ces dernières semaines, et nous nous réjouissons de cette annonce tant nous pensons que les spécificités de navigation du smartphone d'Apple vont booster l'adoption du web mobile en France. Bien que nous ayons parfaitement conscience que les fonctionnalités de zoom, de redimensionnement à l'échelle, ou de navigation aux doigts ne soient pas encore implémentés sur les autres téléphones, nous croyons que les autres éditeurs, vont très rapidement rattraper leur retard et proposer des navigateurs aussi performants que Safari ; l'annonce récente du lancement de la version mobile de Mozilla, et la dernière version bêta d'Opéra Mini nous confortent dans notre sentiment que nous sommes aujourd'hui au tournant d'une adoption massive du web mobile en France.
De très nombreuses applications externes dédiées à l'iPhone sont d'ors et déjà disponibles, et leur nombre et leur qualité ne cesse de croître à mesure que la communauté des passionnés grandit.
Le principal obstacle de ce que le w3c appelle l'ubiquitous web reste toutefois le tarif des forfaits data et leurs trop nombreuses limitations. La balle est maintenant dans le camp des opérateurs, gageons qu'ils sauront cette fois la saisir au bond.
J'admet parfois tomber moi aussi dans l'angélisme des lendemains numériques qui chantent, mais tout de même. Ces dernières semaines, il faut remercier Francis Pisani de nous avoir gratifié de quelques billets opportuns et propices à de belles discussions enflammées. C'est notamment le cas de celui-ci où, rebondissant sur ce passionnant débat de l'asservissement des utilisateurs de services web 2, on voit bien combien le marketing dérive vers l'élaboration de doctrines où pullulent les références plus ou moins théologiques. Il est vrai que ce n'est pas nouveau, puisque la fonction d'évangéliste est aussi ancienne que l'internet lui-même. Nous avons certes le droit de nous faire les fidèles de telle ou telle chapelle, il ne faudrait pas pour autant oublier que derrière le prosélytisme, il y a le modèle économique et que l'instrumentalisation des foules sert surtout à dégommer celui du concurrent.
Asus vient de présenter le concept EcoBook, un PC portable qui utilise une coque en bambou au lieu des matériaux traditionnels.
Annoncé pour janvier 2008 l'Ecobook est bourré de bonnes idées qui en font une machine à la fois respectueuse de l'environnement et esthétiquement très belle.

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C'est l'heure de la livraison annuelle du Hype Cycle du Gartner, baromètre de l'innovation s'il en est.

Je vous parlais il y a quelques jours de Flickrvision application pure web2.0, mais la société à l'origine de cette application n'en n'est pas à son coup d'essai. Poly9 a en effet commis bien d'autres outils du même genre :
etc. Tout ceci est très addictif et nous promet des applications très originales si l'on part du principe que tout est modélisable sur une carte...
Il y a maintenant plus de deux ans et demi, Jean-Noël Jeanneney avait poussé ce fameux coup de gueule qui avait lancé cette drôle d'idée qu'il faille absolument que l'Etat français et surtout l'Europe dépense ses deniers à concurrencer Google. En janvier dernier, je pensais sincèrement qu'on approchait de la fin avec le retrait allemand de Quaero. Et bien non, le virus s'est propagé outre-rhin.
Tout cela était déjà ridicule et fleurait tellement les politiques industrielles d'un autre temps qu'il ne manquait plus que les états européens y aillent en ordre dispersé. Après tout, là où la concurrence se fait sur des projets et du capital-risque, selon une mécanique que certains rapports ont su relever lors de la dernière campagne présidentielle, on va peut-êre assister à une compétition entre projets subventionnés. Une drôle d'idée de l'économie moderne !
Oui, c'est moi et oui dans ma main il s'agit bien d'un iPhone... ;-) il n'est pas à moi, mais le fait de le manipuler 5 secondes, et dejà une impression très positive. Je pense que nos consultants vont pouvoir se régaler d'un point de vue ergonomie de l'interface, c'est MAGIQUE.

Et si le p2p n'avait pas encore abattu toutes ses cartes en France ? Et si l'on pouvait parler d'argent et de p2p au delà de Paypal. De confiance ailleurs que sur Ebay. De pression sociale plus forte que sur MySpace...
C'est ce qui c'est passé au barcampParis12 de ce week-end. Il y était question des migrants et de ce modèle d'entraide particulier qu'ils ont apporté dans leurs valises pour soutenir le financement des membres de leur communautés.
En effet, toute une frange de la population est délaissée par les banques pour cause de solvabilité non évaluable par les méthodes bancaires. C'est ainsi que c'est développée la tontine, un prêt accordé directement par une communauté à un de ses membres.
Ce système porte plusieurs noms : SocialLending, BanqueP2P... mais propose partout à des emprunteurs de disposer d'argent à un taux correct et aux prêteurs de placer leur économies tout en participant à la propagation de leur idéaux. Car contrairement aux banques, la communauté discute de l'usage de la somme demandée ou de l'arbitrage de financement entre plusieurs projets.
Et le web dans tout ça ? Transposé sur internet, le disposiitf change de dimension et devient un succès récent mais phénoménal du p2p :
J'adore ces effets d'accélération dont le net est friand. En quelques semaines, Facebook est devenu le réseau à la mode sur lequel tout le monde veut implanter son réseau d'amis. Une sorte de nouvel eldorado pour différentier son identité des autres réseaux déjà convenus. D'ailleurs, comme moi, vous voyez déjà les invitations arriver. Allez-vous résister ?
Vous vous souvenez de ces études sur la satisfaction des français au travail publiés au début de cette année ? et bien, dans Rue des Entrepreneurs du 28 avril dernier, Thomas Philippon soulignait un point très intéressant qui n'a pas manqué de faire tilt dans ma tête, en référence aux conditions favorables à l'application des modèles de Société de l'Information dans les organisations.
En ce dimanche électoral, je dois dire que le JDN fait fort en terme de tribunes, avec des tas de choses intéressantes et à propos autour de l'économie numérique dans notre beau pays.
J'ai encore pu mesurer hier soir combien quelques chiffres bien sentis sur la montée en charge de l'économie numérique permettaient de secouer quelques PME représentatives, car curieuses mais pas du tout conscientes des changements à l'oeuvre et attendant en bon Saint-Thomas de prendre le platane pour comprendre. Ce n'est pas quand la vague est bien en vue qu'il faut penser à aller chercher la planche pour la surfer ! Pour cela, il ne suffit pas de se regarder le nombril, mais bien d'observer en tendance ce qui se passe par rapport nos voisins, l'occasion aussi de mesurer, à l'heure de choix politiques décisifs, qu'il y a du pain sur la planche dans notre beau pays.
Le logo ci-contre est caractéristique de l'univers web 2 et il figure en couverture du rapport que Michel Rocard vient de livrer. Il est clair que la formule "Vers une société de la connaissance ouverte" est très prometteuse et quand on connaît l'expertise de l'ancien premier ministre sur le sujet, on ne peut qu'être alléché.
Michael Arrington n'y va pas par quatre chemins et se réjouit, tout simplement, de la baisse forte et confirmée des ventes de CD. -20%, c'est pas rien. Cette prise de position on ne peut plus marquée suscite une grosse discussion, notamment sur l'impact sur les revenus des artistes.
Le problème, c'est que l'économie de la culture a tellement tardé à bouger qu'elle est maintenant au pied du mur, qu'elle entraîne avec elle la création culturelle et personnellement, c'est ça qui me met en colère. Un an après la DADVSI, quel gâchis ! Bonnes questions, mauvaises réponses.
Mais voilà finalement un chiffre qui tombe à point nommé alors que nos chers candidats sont interpellés sur le champ de ruines laissé par ce débat. Sauront-ils donner du sens à l'économie de la connaissance et à la Société de l'Information. Il serait temps !
Il y a un an on était en plein débat autour de la DADVSI, avec au coeur l'adaptation d'un secteur (la culture) à la Société de l'Information, bousculé qu'il était par les usages numériques. On sait ce qu'il en est advenu : on n'innove pas, on endigue et on sort le bâton.
J'ai dis un jour que ce débat était symbolique d'une entrée en confrontation de la Société de l'Information et de "l'ordre établi". Le secteur culturel est en effet en première ligne des changement induits par le développement des usages numériques, le scénario qu'il suit, les autres vont l'avoir en ligne de mire à plus ou moins longue échéance, on pense notamment à celui de l'information et des médias. Un an plus tard donc, la victoire à la Pyrrhus se confirme. Ce qui se passe, c'est que dans une économie de marché, c'est bien le consommateur qui dicte sa loi, surtout quand il a le choix des modalités de consommation.
Il fut un temps où je bloguait plus qu'aujourd'hui sur le thème des territoires numériques, mais c'est une facette que je continue de cultiver d'autant plus qu'on m'y invite, justement pour partie à cause du blog. Entre une intervention experte sur les espaces publics numériques et une contribution sur le très-haut-débit, que je qualifierai de "militante", à un ouvrage collectif dont je vous parlerai dans quelques semaines, je me suis retrouvé ce matin à la Caisse des Dépôts et Consignations pour témoigner et échanger auprès d'un groupe de travail conséquent et bien fréquenté portant sur les méthodologies de développement économique numérique. Il me semble que la proximité des prochaines échéances électorales suscite un besoin fort de cristalliser certains sujets et de dégager des solutions. Parmi les constats trop nombreux à énumérer et développer dans un simple billet, il en est un assez essentiel à mes yeux car il participe de manière centrale de la faiblesse de l'économie de l'immatériel en France : l'absence de matérialisation tangible du secteur et de son poids économique en terme statistique. En effet, nous sommes invisibles !
Ce matin j'entendais à la radio deux analystes s'étriper sur les solutions à mettre en oeuvre en terme de politique industrielle afin de faire exister la France en terme d'Economie de l'Immatériel (ne dites d'ailleurs plus "Economie de la Connaissance). Il suffit pourtant de suivre l'excellent rapport publié début décembre. Lisez-le, il a le mérite de mettre noir sur blanc des choses évidentes mais qui n'en sont pas moins désagréables pour les adeptes de l'immobilisme.
Il est alors très croustillant qu'entre les fêtes aie été annoncé le retrait allemand du fameux projet Quaero, dont on avait beaucoup parlé l'année dernière et qui restera donc bien franco-français. Cette histoire est décidément pathétique.
Alors faut-il croire à ces aventures industrielles d'initiative publiques ? À la vitesse où avance l'économie numérique, la succession lente des épisodes de ce type de feuilletons a le don de laisser perplexe, surtout si l'on pense qu'il va falloir attendre une bonne année pour qu'à l'aune de la prochaine échéance électorale commence à se concrétiser une nouvelle politique. L'économie numérique va vite et elle n'attend pas les programmations pluriannuelles. Accessoirement, les innovations sur le réseau sont toujours sorti du terreau des usages, pas des labos. Question d'être dedans, pas dehors et réactif plus que prospectif.
Car pendant ce temps, la vague 2.0 maintient son rythme et son déluge de séries qui nous tiennent éveillés (la dernière en date), un univers décalé où les initiatives françaises se comptent malgré tout, à un rythme éloigné des lourdeurs des programmes et autres instruments technocratiques.
L'Economie de l'Immatériel, elle se fait, elle n'attend pas les décrets, elle attend les bons instruments d'appui.
Dans la série des secteurs qui voient l'ogre Google secouer son petit monde, voici venir celui de la traduction.
Google vient en effet de lancer un service de boutons de traduction. C'est simple comme bonjour puisqu'il suffit de glisser le lien souhaité dans ses favoris, anglais : chinois par exemple, puis d'appeler ledit favoris sur une sélection de texte ou directement la page.
Bon, je connais des agences de traduction qui vont dire que c'est pas d'excellente qualité, certes, mais pour le tout venant, ça peut servir. Faites l'essai, c'est assez bluffant. Ça, c'est mon dernier billet en allemand :

Et si en rachetant YouTube, l'idée que l'on se fait de Google venait à changer ?
Toujours est-il que depuis, il ne se passe pas un jour sans voir passer billets et papiers qui s'interrogent sur l'omniscience d'une société qui pèse plus de 132Md$ à Wall Street, 8 ans après avoir été créé dans un garage (racheté 41M$ récemment - le garage californien, une valeur sûre !).
On peut dire que Jean-Luc était précurseur. Google cesse d'apparaître comme un challenger pour ressembler de plus en plus à un megatrust. C'est ce qui ressort très bien de l'excellent dossier du Courrier International de cette semaine dans lequel je me suis plongé. Entre admiration et craintes, notamment pour la vie privée, il s'y trouve des articles très intéressants sur la philosophie, le terme n'est pas fortui, à la base de la démarche de Google. Eclairant.
En tous les cas, on ne peut pas dire que le géant aie des problèmes de santé. Google vient d'annoncer un CA de 2,69Md$ en augmentation de 70%, avec un bénéfice net de 733M$, accru de 92%. Faites le calcul ... 27%. Mine de rien, rien que sur ses bénéfices, Google peut se payer un YouTube par semestre. Sincèrement, y a t'il encore quelqu'un pour suivre ? J'ai quelques doutes sur Microsoft en tous cas, dont la sortie d'IE7 suscite le scepticisme.
On a dit beaucoup de choses sur l'acquisition de YouTube par Google, mais personnellement je trouve que cela devrait nous interpeller sérieusement sur la manière dont l'innovation et le développement économique se conduisent.
En parlant de "sous-développement" en France, le focus de Jean-Marc Manach sur l'étude menée par l'Union Européenne sur l'intégration des TIC dans l'éducation (école/collège/lycée) avait de quoi interpeller, et c'est peu de le dire !
Dans le premier épisode, je vous proposais un petit tour d'horizon des nouveaux usages pédagogiques engendrés par le web 2.0 et je remercie d'ailleurs les exemples livrés par les commentateurs. Aujourd'hui passons à un aspect plus stratégique, à savoir ce que tout cela implique pour les institutions. Elles sont en effet un terrain particulièrement intéressant si on en juge par deux éléments : elles sont confrontées au premier chef par les usages de nouvelles générations qui en sont friantes et en second par la liberté pédagogique chère au corps enseignant et qui invite sa frange la plus innovante à saisir les opportunités que le réseau lui donne. Or, nous avons vu précédemment que le web actuel n'en manquait pas. Voici donc comment les outils des institutions font face à ceux de cette gigantesque boîte à outils numérique qu'est maintenant devenue le réseau. une confrontation détonnante.
C'est la rentrée dans les écoles et dans les facs, territoire dont j'ai plusieurs fois souligné combien il est intéressant à observer au regard de la Société de l'Information, ne serait-ce que pour être en première ligne des nouvelles générations interactives. Il y a vraiment beaucoup de choses à dire et cela donnera donc lieu de ma part à deux coups de pelle billets.
Avant un point de vue plus prospectif et plus "stratégique", le très intéressant billet de Richard MacManus "e-learning 2.0" sur l'éducation et le web 2.0 paru cet été m'est apparu, malgré une référence au e-learning qui me semble déplacée dans le titre, très opportun pour dresser un peu l'état de l'art en matière d'usages numériques avancés dans l'enseignement.
Le Gartner a donc livré son oracle Hype Cycle et donné pour la décennie qui arrive l'incontournable agenda de maturité des technologies qu'il représente. Il tombe à point nommé, pile au moment où le web 2.0 atteint le stade de la consolidation et donc celui des questions de viabilité de ce qu'il recoupe.
Comme d'autres, Jean-Luc s'est étonné de voir le "web 2.0" ainsi attendu à maturité dans deux ans, moi pas et voici pourquoi.
On a appris cette semaine que 64% des PME-PMI françaises de plus de 20 salariés disposaient d'un site vitrine, que 9,8% disposaient d'un site e-commerce, enfin que 20% n'avaient aucun service en ligne, y compris intranet et applications métier.
Regarder les PME de plus de 20 salariés plutôt que les PME en général montre un taux de 64% au lieu de 52, ce qui n'empêche pas qu'il soit indigne et surtout confirme que cela ne change rien au fait que cet indicateur est désespérément figé, tout comme l'est celui de la part de celles qui se sont engagés dans le voie du commerce en ligne. Ce n'est pas parce que l'e-commerce français va bien qu'il n'a pas du chemin à faire et que pour autant il suscite l'envie d'en être au sein du tissu de PME français. Ça bloque purement et simplement sur l'intégration des TIC et le fait qu'elles soient un facteur de développement. Ça ne percute pas.
C'est inquiétant et cela fait quelque mois que l'on s'agite au ministère de l'industrie. Récemment, il a lancé l'idée d'inciter à la création de plateformes collectives visant les TPE. Je ne pense pas que le problème soit financier, il procède d'une non prise en compte des enjeux de l'économie numérique et plus globalement de l'adaptation aux changements. Il est culturel.
À la question de savoir s'il faut que le numérique passe en force au niveau des PME, je répond que les approches douces et incitatives sont déjà à l'oeuvre et que ça ne change pas grand chose. Il est peut-être temps de changer de méthode.
Bien après la polémique et la critique autour du projet Quaero, fondée sur les intentions essentiellement politiques formulées ici ou là, il a fallu une prise de parole officielle des porteurs du projet pour que l'on se rende compte qu'il ne s'agissait pas de ce que l'on pensait. Finalement, Quaero est une sorte de chapeau cherchant à donner de la cohérence à différentes actions de recherche et développement, pour l'essentiel existantes et parfois non dénuées d'intérêt. Cela n'empêche nullement les incohérences du discours et confirme une certaine idée du management de l'innovation.
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Il y a plus d'un an et demi, j'avais publié ce billet, où je pointait un indicateur fameux, celui de l'outillage des PME en sites web. Redoutable puisque celui-ci était bloqué à 52% depuis 2002.
Or, dans la livraison annuelle de l'enquête BNP Paribas, je découvre que ce taux n'a tout simplement pas bougé. Incroyable ! cela fait donc plus de quatre ans que le compteur est bloqué. Et ce n'est pas comme si le B2B se portait à merveille (sic).
Pendant ce temps nos voisins européens avancent et à ce titre le graphique ci-joint devrait vous faire écarquiller les yeux.
Evidemment, il n'est pas étonnant de se poser des questions sur une relance volontariste de l'évangélisation des TIC dans les entreprises, et je crois qu'il faut maintenant y aller plus franchement.
C'est peu dire que l'annonce du financement de Quaero par l'AII a suscité circonspection voire ironie, ce que j'ai pu constater en étant interviewé par la TechReview du MIT la semaine dernière, à cause de commentaires et billets, notamment celui-ci, que j'ose donc croire pertinents, tout au moins bien indexés. Avec tout cela et la magie du blog, me voilà donc cité dans cet article.
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Suite au rapport Beffa, l'annonce de la création de l'agence de l'innovation industrielle avait suscité une circonspection caractérisée qui m'avait inspirée ce billet et avait souligné la nécessité et l'attente d'un Small Business Act en France et en Europe.
Peine perdue, l'AII développe un modèle assez classique d'interventionnisme étatique via des consortium peuplés de grands groupes. La liste des premiers projets en témoigne, parmi lesquels Quaero.
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Le mois dernier, l'IGN a dévoilé son projet de GéoPortail. D'aucun a immédiatement pensé qu'il s'agissait d'un suivisme de GoogleEarth et s'est interrogé sur une annonce aussi prématurée. Il semble maintenant que cette précipitation soit liée au fait qu'il y aurait deux projets concurrents dans l'administration. Que fait Bercy ?
Que ferait-on surtout sans les blogs et Jean-Michel Billault en particulier pour en savoir un peu plus.
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Bon je le concède, ce titre peut laisser penser qu'il s'agit là d'un déjeuner intime, un tête à tête où le Ministre de l'Economie prendrait de son temps en pleine tourmente du CPE pour me poser la question suivante : "Qu'est-ce que tu penses de tout çà Carlos ?".
Je sais que je vais vous décevoir mais çà ne s'est pas passé comme çà... Il s'agissait en fait d'un déjeuner organisé par Croissance Plus où nous étions quelques entrepreneurs émérites honorés d'un déjeuner à Bercy.
Bon çà casse un peu le mythe mais il faut que je vous raconte quand même...
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S'il est un thème qui monte de plus en plus à l'heure de l'internet massifié et des usages dits 2.0, c'est la, nécessité d'une écologie du réseau et plus largement l'interpellation faite à la sphère éducative sur le rôle qu'elle a a jouer à ce niveau.
Elle a déjà beaucoup de mal à prendre en compte l'exigence d'un rôle éducatif concernant la consommation médiatique, sa propre intégration des TIC n'est pas sans douleurs, et à l'heure où 3 millions de collégiens et lycéens se sont doté d'un skyblog, entre-autres usages numériques, il y a de quoi s'interroger sur le fossé numérique qui s'y dessine.
C'est d'autant plus interpellant quand on découvre le rôle qu'a joué l'Université, notamment aux USA, dans le développement des usages grands-publics du réseau et quand certains montre par l'exemple ce qu'il est possible de faire en allant au fond des choses...
Depuis la fin de l'été 2005, on n'entendait que peu parler de cette histoire, qui avait agité beaucoup de monde au printemps suite au coup de sang de Jean-Noël Jeanneney. Il y avait bien eu le "lancement" de Quaero, qui risque d'ailleurs de devoir changer de nom. Heureusement que le ridicule ne tue pas !
Toujours est-il que l'on peut lire cette communication de notre cher Ministre de la Culture en Conseil des Ministres du 8 février dernier. Où l'on voit bien que des intentions à la concrétisations, le chemin est encore long et incertain. On y apprend, entre autres chose, que le fonds numérique de Gallica doit être porté en "mode texte" (sic) et que tout reste à développer. Va-t'on tout réinventer "from scratch" ou essayer avec intelligence de profiter des richesses du web moderne et notamment de l'open-source ? Ça n'a pas l'air évident...
Il y a trois mois, je publiais un billet synthèse sur la problématique de l'innovation. Ce billet s'inscrivait à la suite de l'UP FING, justement consacrée à ce thème, et en écho à des tribunes assez virulentes sur l'incapacité à voir la France et l'Europe dégager des conditions favorables.
Ceux qui s'intéressent au sujet liront avec intérêt cette tribune de Daniel Kaplan, qui démontre comment une bonne idée - les pôles de compétitivité - est en train de virer à l'usine à gaz, en tous les cas tout sauf ce qu'elle était sensé être, c'est à dire un écosystème propice aux PME et jeunes entreprises innovantes. Comme il le souligne, on en revient à la question d'un "small business act" européen.
Ça n'avance pas et comme cela a été plusieurs fois souligné, c'est au niveau du management de l'innovation que cela se passe et ce n'est pas sans écho avec le sujet des modes d'organisation adaptés à l'économie en réseau que j'évoquais dans mon avant-dernier billet.
Jean-Michel Salaün, professeur à l'Enssib et responsable du réseau CNRS "documents et contenus : création, indexation, navigation", livre une interview dans le Journal du CNRS qui m'a proprement réjouie. Son propos m'a également remémoré ceux de l'éditeur espagnol José Antonio Millan cité par LaFeuille sur la question.
On devrait en effet en revenir à quelques vérités pour arrêter le ridicule.
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Décidément, les tout jeunes teenagers du net ont les crocs. On s'attendait effectivement à voir Skype changer de main, mais de là à ce que ce soit eBay qui remporte la mise, le pronostic était osé. La course à l'innovation et aux services s'est centrée sur les outils d'échanges synchrones et la VoIP était en ligne de mire.
C'est ainsi que vient d'être baptisé le projet concurrent à GooglePrint, fruit de la prise de conscience du printemps dernier.
Le projet de bibliothèque numérique européen voulu par Jean-Noël Jeanneney a donc entamé sa longue marche de cogitations franco-françaises. On n'en est donc ni au stade européen, ni à savoir exactement ce qui va être proposé, sans parler des moyens, comme le fait justement remarquer Pierre Chappaz.
Pendant ce temps, GooglePrint est ouvert et alors que l'on se félicitait des difficultés et de la "pause" annoncée récemment, Google démontre que ça ne l'empêche pas d'avancer et d'annoncer qu'il ouvre officiellement des discussions avec des éditeurs français favorables à l'initiative pour peu que les droits soient respectés.
De qui se moque-t-on ?
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L'excellent billet de juillet dernier publié par Cyril Fievet dans InternetActu sur la fracture entre médias et Internet, méritait bien une réaction. Il dressait en effet un constat affligeant, un peu appuyé mais lucide sur le traitement de l'Internet dans les grands médias traditionnels français. J'avais envie de pousser la réflexion un peu plus loin car il me semble que cela constitue un facteur de la difficulté de son développement en France.
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Jean-Luc a raison de relever le billet d'Hubert Guillaud sur la notion d'écosystème et la manière dont Google s'en sert.
Ce qui est déjà sûr, c'est que cette rentrée est marquée par la double empreinte de Google, mais surtout des réflexions et débat sur les modèles de développement et d'innovation.
C'est intéressant comme ces derniers mois les débats sur l'innovation dans notre beau pays se sont exacerbés. On le doit aux impulsions croisées de la crise existentielle de la Recherche française, des invectives sur la mondialisation, les délocalisations ou la désindustrialisation de la France. Dans le domaine de la société de l'information, j'y ajouterai pour ma part la prise de conscience générée par Google News, symbole des plus criant.
Grace à tout cela, il n'a pas manqué d'annonces gouvernementales ou européennes, sans parler des pôles de compétitivité. Le rapport Beffa et l'annonce de l'agence d'innovation industrielle qui en découle s'est également révélée un puissant catalyseur de réactions.
Pour ma part, ce sujet me passionne et j'avais choisi de ronger mon frein depuis le rendez-vous d'Aix-en-Provence et de laisser passer l'été. Il pleut, on peut donc y aller.
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Hier, je mettais en avant, parmi les fondamentaux de survie puis de développement, la faculté des Yahoo, eBay, Amazon et évidemment Google à se remettre en question, à innover sans cesse, à rester devant.
Evidemment, il n'a échappé à personne qu'il faut bien chercher, en France et en Europe, des acteurs majeur des TIC et plus largement ceux qui contribuent à inventer l'économie numérique. Certains citerons Skype pour me contredire, mais Skype est bien seul. Il faut dire que ça manque un peu d'impulsion et que, d'ailleurs, ça n'a pas l'air de vouloir s'arranger :(
De toute façon, encore faut-il déjà prendre conscience de la réalité, puis décider de s'y mettre (deux choses bien différentes). À ce titre, certains ont fait un parallèle avec mon autre billet sur ce qui semble une forme de suivisme de la part de France Télécom, notamment dans le domaine de la convergence.
Certes, mais il y a mieux. Dans la série des anciens monopoles qui se font doubler par l'économie numérique, Hubert d'Erceville vous propose La Poste. Ça devrait vous plaire.
À l'heure où l'économie fait plus que changer, l'e-business fête ses dix ans et est en train de sérieusement bousculer son monde, il y a vraiment des gens qui vivent sur une autre planète !
Ça y est, les grands médias commencent à parler de GoogleMaps et comme pour les autres initiatives du géant US, ça ronchonne.
J'entendais ce matin une journaliste de France Inter se plaindre que les photos soient plus précises aux US qu'en Europe et y voir une affirmation de dominance anglo-saxonne. Je crois d'abord qu'elle n'a pas regardé, la qualité des images est inégale partout et l'Europe, la France, de même que des coins obscurs du continent sont très précisément représentés.
Ce qui est inégal, c'est le support cartographique et il ne manque pas services pertinent sur ce point de ce côté-ci de l'Atlantique. À ce titre, il faut souligner que Mappy propose aussi et depuis plusieurs mois des vues satellitaires sur un grand nombre de villes françaises (exemple ci-contre sur La Rochelle), en plus de ses plans de bonne facture.
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L'annonce avait fait son effet de ce côté-ci de l'Atlantique et suscité un (autre) débat très chaud.
Il va pouvoir rebondir sur pièce puisque le service a ouvert discrètement, en version beta comme l'éditeur en a l'habitude.
Certes, il y a encore peu d'ouvrages, mais le principe est là. C'est d'ailleurs amusant à essayer et assez bluffant d'accéder directement à une page lambda d'un vrai bouquin. Il n'y a pas que des ouvrages anglais et on a le plaisir de trouver de nombreuses réponses en français, bien que les fonds proviennent de grande bibliothèques US. Est-ce une réponse à Jean-Noël Jeanneney ?
En vis-à-vis, Google propose ses fameux liens sponsorisés. Ils sont certes ciblés sur des boutiques où l'on peut trouver et acheter les livres concernés, mais cela jettera inévitablement de l'huile sur le feu sur l'aspect potentiellement mercantile que certains mettent en doute du fait que Google soit une entreprise privée.
Enfin, à vous de juger et dans l'attente de vos commentaires...
C'est la question que l'on peut sérieusement se poser après avoir lu un excellent article du Monde.
Le titre peut faire sourire, avec une question qui aurait du être posé il y a au moins 15 ans, "Pourquoi la France est incapable de créer un Microsoft", mais il met le doigt sur un vrai problème qui concerne avant tout les PME. La vision est pessimiste, et c'est à se demander si le quart de français qui dans un dernier sondage indique souhaiter créer son entreprise est bien conscient de ce qui l'attend. En tous les cas, vos avis sont les bienvenus.
Il y a 3 mois, Jean-Noël Jeanneney tentait se secouer les esprits face à l'annonce Google Print et son ambition de numériser 15 000 000 d'ouvrages. Il suscitait ainsi un débat salutaire sur la numérisation des contenus culturels et celui-ci n'en fini pas de rebondir.
Le Forum Economique Mondial vient de publier son quatrième tableau de bord du classement international des pays mettant le mieux en oeuvre les TIC.
C'est un des multiples indicateurs internationaux dont certains mettent souvent en doute la crédibilité, mais il faut reconnaître que la place de la France n'y est que trop rarement flatteuse. C'est le moins que l'on puisse dire.
Il y a trois semaines, Jean-Noël Jeanneney, Président de la BNF, publiait une tribune dans Le Monde, en réaction à l'annonce faite par Google de numériser et donner accès en ligne à 15 millions de livres émanant de 5 grandes universités américaines.
Cette tribune a suscité de très nombreuses réactions, parmi lesquelles je citerai celle d'Hubert Guillaud, et ce matin, alors que je traçait la route du côté des Deux-Sêvres, voilà que le débat rebondissait dans mon auto-radio, du côté de France Inter, où Jean-Noël Jeanneney était invité.
C'est un débat très important et il est bien qu'il soit lancé, qui plus est par une personnalité de haut-vol. Il suffisait d'écouter Jean-Noël Jeanneney ce matin pour voir combien il a déjà progressé. J'ai envie de pousser avec vous la réflexion un peu plus loin...

