L'Internet est décidément la cible d'un certain activisme parlementaire en cette fin d'année. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la concertation d'avec les acteurs de l'économie numérique n'est pas d'actualité non plus. Après l'épisode douloureux du rapport Olivennes (à noter un dossier juste et soucieux de donner de la perpective historique dans le Télérama (2773) de la semaine dernière) où l'on n'a vu ni les internautes ni les acteurs novateurs de la culture online, le gag de la taxe sur les ressources publicitaires des vidéos online (supprimée par le Sénat après la cacophonie qu'on connaît), voilà donc la Loi Chattel et le cadeau de Noël fait aux cybermarchands, sans concertation d'avec la FEVAD : l'obligation de gratuité des hot-line et le remboursement des frais de ports doublé de la gratuité des frais de renvois en cas de rétractation dans le délai de 7 jours.
Ce à quoi ça ressemble, c'est à un amalgame d'avec les FAI, dont on sait que leurs hot-line sont sur la selette. Drôle d'idée de mettre tout le monde dans le même sac ! Ce sera applicable en juin 2008, ça ne tuera pas le e-commcerce, mais comme tout se paye, le service risque de se dégrader et/ou de faire monter les prix, peut-être (soyons positif) de stimuler des idées neuves sur le service client.
Et pendant ce temps, toujours pas de politique numérique, ni d'interlocuteur. Bon courage à celui qui va s'y coller, car pour l'instant, la liste des mécontents s'allonge !
Tags: e-commerce, loi chatel, juris
Aux USA, le PEW vient de livrer quelques chiffres éloquents sur la création de contenus online par les jeunes américains, enfonçant s'il en était encore besoin sur le degré d'intégration des pratiques numériques dans les usages sociaux de cette génération et le UGC de masse qui y sert de carburant. Ainsi, les 12-17 ans étaient déjà 54% à créer du contenu online en 2004 (soit un peu plus que les français dans leur ensemble aujourd'hui ndr), ils sont maintenant 64%. Internet, monde de geek, sans doute sauf qu'ici ce sont les filles qui dominent (comme quoi, il n'y a pas qu'à Le Web 3 qu'il y a plus de filles). En tête de la pile se trouve de la production artistique personnelle. Sans suprise, il apparaît que ces contenus sont un carburant primaire de la socialisation de cette génération. Et, comme cela avait déjà été noté, à contrario des idées reçues, ces contenus sont majoritairement réservés à une communauté privée et dans une proportion supérieure à ce qui se passe avec les adultes. Enfin, est-il besoin d'être surpris de voir les réseaux sociaux et l'outillage numérique au coeur des pratiques d'échanges de tous les jours de cette génération ? Un outillage où le moyen le délaissé est l'email. L'email, c'est pour communiquer avec les vieux, nous disaient déjà les jeunes coréens en 2004, une réalité que j'aime bien rappeler.
Tags: Usages, Generation W, PEW
Allez, un petit post de pur buzz gratuit car, l'iPhone est donc annoncé (début) 2008 pour le Japon, avec DoCoMo comme on pouvait l'imaginer. Outre que c'est LE marché exigeant par excellence pour ce produit, cela signifie qu'il sera 3G (impensable autrement dans ce pays) et doté d'un GPS (légalement obligatoire), donc qu'une nouvelle version est dans le tuyau. À votre bon coeur pour la liste des doléances.
Entretemps, on va bien voir ce que ça donne avec l'ouverture au catalogue des applications installables officiellement depuis iTunes. Un vrai test sur le degré d'ouverture qu'Apple entend donner à un produit qui est devenu entretemps un vrai cas d'école du tunning entre marketing, buzz et cracking.
Il ne fait aucun doute dans mon esprit que l'identité numérique est un enjeu central de l'avenir du web. C'est une des limites dures contre laquelle bute le web 2, je l'ai déjà exprimé plusieurs fois ici. Reste à concrétiser. Stimulé par le lancement d'OpenID 2.0 et surtout les questions d'adoption que cela pose, je suis allé faire un tour chez la FING et l'atelier du programme qu'elle propose (opportunément comme toiujours) sur le thème.
Rendez-vous donc chez Orange Labs, où je dois me délester de ma carte d'identité au profit d'un bête badge papier pour assister à un atelier sur l'identité numérique. Ça commence bien et puis finalement on se retrouve entre gens de bonne compagnie, encadré que je suis par une sorte de trio magique de la "blogo-identité" française, j'ai nommé J.F. Ruiz, Charles et Xtof.
Tags: Identité, FING, OpenID, CardSpaces
Google Knol fait (évidemment) beaucoup parler de lui. Tout le monde regarde vers Wikipedia, mais en fait, ça n'a rien à voir. Wikipedia est une encyclopédie avec le contenu au centre et la collaboration comme moteur. Knol est un service qui héberge des pages, avec leurs auteurs au centre. Et le carburant est bien la notoriété puisque le jeu est d'avoir un maximum d'audience et d'intérêts des visiteurs traduits en votes. On n'est donc pas du tout dans la même motivation. Fondamentalement, ce sont les services d'expertise type Squidoo qui gagnent un compétiteur de poids. Accessoirement, on a oublié que Google avait déjà lancé un services de pages, mais celui-ci n'a pas eu un grand succès.
Mettre Wikipedia et Knol au même plan, c'est considérer que les Wikis et les blogs sont et font la même chose, ce qui fera rire tous ceux qui s'intéressent un tant soit peu à ces outils. Je peux me tromper sur la valeur finale du contenu résultant de tout cela, mais le fait est que l'ambition affichée par Google n'est pas spécialement de rivaliser au niveau fiabilité et crédibilité avec les contenus de Wikipedia, d'autant plus qu'avec la notoriété comme moteur et le ranking comme carburant, je veux bien faire le pari que les contenus auront une certaine propension à rechercher les sujets chaud plutôt que les contenus de fonds.
Non, la vraie question, c'est de savoir comment Google compte articuler les contenus de Knol avec le reste du web en affichage de résultats de recherche. va-t'il y avoir une mise en avant particulière, auquel cas cela ressemblerait à une sorte de concurrence déloyale. J'ai en effet du mal à penser que Knol reste en silot à l'écart du reste du web. On touche alors du doigt ce qui est finalement désagréable dans cette affaire, que Google s'invite dans le champ du contenu alors qu'il en est déjà l'arbitre.
Ça tombait bien que je me fende ce matin d'un billet sur le renouveau des modèles payants parce qu'entretemps, le gouvernement propose au parlement de voter une taxation à hauteur de 2% des revenus publicitaires tirés des viéos diffusées sur le net. Merci à Ecosphère pour l'alerte. Au premier jour du web 3, voilà un nouveau signal adressé à l'économie numérique française, qui appréciera.
Il faut lire le texte tellement il respire une connaissance approfondie de l'économie de l'internet. En effet, il ne vise évidemment que les entreprises établies en France. En conséquence de quoi, DailyMotion, entreprise, française, risque donc de payer 2% de ses revenus publicitaires, y compris s'ils se font sur des publicités et une audience hors de France puisque le projet de loi ne le précise pas. Ainsi, DailyMotion serait taxé en France sur des revenus tirés sur des publicités US pour le public US alors que son concurrent YouTube ne l'est pas. Pendant ce temps, Kevin Rose, qui vient d'annoncer au Web 3 une version française de Facebook va réfléchir à deux fois avant d'aller localiser une activité en France. Ils seraient peut-être capable de taxer le revenu total de Facebook !
Pour DailyMotion, le constat est clair : il est temps de penser à se délocaliser au Luxembourg, même si celui-ci annonce renoncer à sa TVA attractive pour les services. Cela nous rappelera notre enfance, celle d'avant la FM, quand les grandes stations de radio avaient leurs émétteurs hors de France pour ne pas être taxés. On avance dans le sens de l'histoire, c'est clair !
Je croyais bêtement qu'il fallait créer de la croissance et combler le commerce extérieur. L'économie numérique française s'ennorgueillit de quelques pépites, notamment DailyMotion, cible directe de cette taxte. On voudrait décourager l'investissement français dans les services numériques, voire donner un signal de délocalisation qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Il n'y a pas de vision de l'économie numérique au gouvernement, il y a par contre des apprentis sorciers. Il est temps que ça cesse !
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Tags: Economie, Taxe, Politique, DailyMotion
Nous nous étions finalement habitués à une sorte de dictature du gratuit et à l'omniprésence des modèles de financement par la publicité. Personnellement, j'ai toujours trouvé ça un peu trop simple, avec la conviction que si le service était aussi bon qu'il prétendait l'être, il n'y avait pas de raison de ne pas le vendre (ou inversement !). Une réflexion sur la valeur en quelque sorte, partagé avec quelques-uns sur le niveau somme toute assez faible de la monétisation des espaces et l'exigence corollaire de réussite : dominer le monde.
Et de fait, avec le semi-échec de Facebook à monétiser autant qu'il l'aurait voulu son social-graph, une limite s'est sans doute matérialisée et avec elle l'idée que le champ des possibles en terme de monétisation publicitaire des usages était ouvert. Ben non, c'est plus compliqué et moins proche de nous que nous ne l'aurions pensé.
Alors certes, ça n'empêche pas de plus en plus de monde de gagner son pain avec la pub, sans bruit et masse critique de la population utilisatrice aidant, mais cela conforte l'idée que le gâteau a des limites et que les convives sont déjà nombreux. Si le produit ou le service est bon et le prix raisonnable, il n'y a aucune raison que les utilisateurs ne payent pas.
Aujourd'hui se déroulaient à Alençon les rencontres du blog d'expression locale, un événement qui met en lumière une blogosphère dynamique et sympathique qui donne la part belle à nos quartiers et nos territoires.
Dans la catégorie Culture concourrait l'ami Jean-Noël et son blog prolixe consacré à Aubusson, son histoire et patrimoine, que l'on a mis récemment à contribution pour La Creuse de Nos Envies.
Et bien grand bravo à lui, qui est vainqueur de sa catégorie ce soir. Il devance Cyberbougnat, dans une ambiance Massif Central garantie.
Ça me fait vraiment plaisir pour toi, Jean-Noël, et je crois aussi que ça éclaire bien le dynamisme de ce coin de Creuse qui a toujours été numériquement fertile et qui est riche en blogueurs. Salutations à David et Michel Moine. Il ne te reste plus qu'à nous organiser un nouveau raout de blogueurs Limousin pour fêter ça. Aubusson-Felletin, capitale du blog Limousin ;)
Renaissance Numérique, qui regroupe les entreprises françaises de l'internet veulent un Secrétaire d'Etat pour mettre une tête et remplir une politique de développement économique ni incarnée, ni définie, ni promue. Oui, je le redis, après n'avoir pas été un sujet lors de la dernière séquence électorale, la société de l'information et l'économie de la connaissance n'existent plus au gouvernement. Avant il y avait au moins un Secrétaire d'Etat, certes centré sur l'e-administration, mais hors le fait que l'aménagement numérique du territoire est noyé dans le ministère de l'intérieur (et intégré en continuité dans les missions de Christian Estrosi ndr), nada ! Il est bien cet appel. Il tombe bien, à l'heure où l'économie numérique gagne son index, surtout chez nous après le discours du Président de la République suivant le rapport Olivennes. Ill souligne en effet opportunément la vision régressive et agressive que l'on a entendu. Pour une première sortie sur le terrain numérique, l'internet, les internautes et l'économie numérique française en a pris plein la gueule. Alors, histoire de se dire que l'on est au XXIe siècle depuis bientôt 8 ans, que le point de croissance est certainement dans l'investissement TIC puisque 50% de la croissance continentale en découle, que l'aménagement numérique du territoire est toujours d'actualité à l'heure de la fibre, surtout qu'il y a un (très) gros chantier pour sortir de l'obscurité une France numérique que des indicateurs économiques dépassés ne transcrivent pas, mais qu'une prochaine grand-messe va mettre en lumière, d'autant plus tenant compte de ce qui s'y était passé il y a un an.
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Tags: Politique, Economie, DADVSI
On n'entre pas en guerre contre ses clients (oui, je sais, je l'aime beaucoup, celle-là) et c'est ainsi qu'après avoir mis en place une approche publicitaire contraire aux règles de consentement des utilisateurs, Facebook (qui franchi le cap du million en France ndr) a fait un pas en arrière. Francis Pisani par de volte-face, personnellement je pense que c'est un simple recadrage sur les points vraiment problématiques. Maintenant, vos amis ne seront plus abreuvés des publicités des marques que vous appréciez, vous devrez décider que ce sera le cas. Et puis, comme cela a été souligné, le fait que vos amis connaissent vos intentions d'achat présente un caractère stupide en période de cadeaux de fin d'année. Non, Facebook ne pourrira pas le Noël de ses membres. Reste à savoir si ce pas en arrière suffira à calmer la fronde. J'ai un doute à ce propos.
Il y a trois leçons à cette affaire. D'abord la confirmation que l'internaute moderne a pris le pouvoir et que les marques finissent par se plier à sa volonté. Ensuite que les services à communautés sont au service de leurs clients et qu'ils doivent appréhender les changements de règles du jeu avec beaucoup de précautions. Les utilisateurs de Facebook considèrent le service comme un écosystème où ils construisent des relations sociales et de la notoriété. Ils considèrent la stabilité du modèle social comme implicite. Enfin, voilà une victoire de plus du régime d'opt-in (le consentement préalable) et le fait que ce régime juridique appliqué aux données personnelles n'est pas qu'une idée, mais bien la ligne de conduite que les internautes considèrent comme nécessaire.
Tags: Facebook, OpenSocial, Opt-In, CNIL, Pub
Mardi dernier, le Nasquad a lancé un indice spécialisé sur les valeurs internet. Sincèrement, je pensais que c'était fait depuis longtemps et que c'était de ce côté-ci de l'atlantique que la question se posait. Mais bon, mieux vaut tard que jamais. En tous les cas il y a là une reconnaissance bienvenue du secteur au regard du poids qu'il représente. Surtout, voilà le type de chose qui va apporter un peu de repères. Depuis la fameuse première bulle internet, le moindre soubresseau ou la moindre opération financière d'envergure est source de polémiques et autres spéculations sur la valeur réelle, supposée, future du monde numérique. Bubble or note bubble ? Tout ça parce que nous manquons d'indicateurs et que nous ne sommes pas à même de mesurer véritablement l'importance de l'économie numérique et ce qui se passe. Sinon, voilà la liste, parce que la vraie question c'est de savoir qui y est ou pas et à ce petit jeu, le grand absent est moins News corp. que Microsoft dont il est vrai que le coeur de business n'est pas l'internet. Cela a au moins l'avantage d'un indicateur plus en prise avec le développement de l'économie actuelle du web que son économie historique.
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Tags: Nasdaq, Economie numérique
J'avais annoncé un moment de vérité, je craignais le signal adressé à la France numérique, celle des internautes et celle des acteurs de l'économie numérique. Ce soir, je pense qu'elle a été tout simplement clouée au Pilori.
Versac surligne ce soir les mots du Président dans son discours. L'internet serait un "trou noir capable d'engloutir et d'assecher [la culture]", la capacité à dupliquer à l'infini les oeuvres n'est pas le terreau de nouveaux modèles économiques (Long traîne, etc.), mais "la ruine de l'économie musicale". le développemet du haut-débit condamne le cinéma ... en fin de compte "c'est à une véritable destruction de la culure que nous risquons d'assister". Internet est un mal qu'il faut traiter, les internautes sont des délinquants et la technologie une plaie. Pour un premier discours qui porte sur le champ du numérique, c'est gratiné. J'aurai presque honte de travailler dans l'interactif.
Dans cette affaire on paye l'absence de débat sur le numérique aux dernières élections. Comme si la France seule dans son coin allait changer quelque chose à un changement mondial et radical d'économie de la culture qui, paradoxalement place la relation artistes-public au coeur. Alors vous me direz que c'est un mauvais film, que la lumière va finir par se rallumer, celle qui consiste à prendre conscience que la culture n'est en rien détruite, que ce n'est pas l'économie de la culture qui est remise en cause, c'est le modèle ancien de l'économie de la culture qui meurt et qui sera remplacé par celui que des artistes comme Prince, Radiohead ou Manu Chao ici, des services comme Deezer ou Jamendo sont en train d'inventer. Et que l'on ne vienne pas me parler de pirates, il ne manque pas d'études pour montrer que c'est marginal et que les internautes sont des consommateurs qui ont tout simplement décidés qu'ils ne voulaient plus payer pour voir ou écouter.
Un mot sur les conclusions du Rapport Olivennes et l'accord qui en découle. Rien de nouveau, la défense d'un modèle industruel dépassé, sans avancées économiques sauf des tartes à la crème qui ne trompent personne sur les DRM ou la VOD sous 6 mois. Le film continue et on va droit vers un nouveau débat parlementaire sur une DADVSI 2. Un remake s'annonce car ce soir on note déjà un désaccord au sein de la majorité. On sait donc que ce sera long, douloureux, impraticable. D'ici là, l'industrie culturelle qui ne veut pas changer va continuer à perdre du terrain. Elle est en guerre contre ses clients. Les dindons de la face risquent bien d'être ceux, notamment artistes, qui ont cru ce soir que cet accord allait changer le cours de l'histoire.
Tags: DADVSI, Olivennes, Musique
L'industrie du disque est en train de mourir, elle a d'ailleurs délivré son testament il y a quelques jours. Faute de n'avoir su évoluer face à la montée en charge des usages numériques de masse, croyant qu'elle allait pouvoir mettre au pas ses clients, elle s'est fourvoyée et il est bien tard.
Demain vendredi est un jour particulier. Nicolas Sarkozy himself va nous présenter le fameux rapport Olivennes du nom du PDG de la FNAC chargé de trouver la quadrature du cercle. On sait déjà que de consensus, il n'y a point et qu'une usine à gaz législative s'annonce. Une sorte de DADVSI 2.0 à priori encore plus délirante.
J'ai déjà expliqué l'autre jour que le gouvernement l'avait trouvé, lui, le nouveau modèle économique que l'industrie culturelle n'avait pas su imaginer. Il prendra certainement la forme de la fameuse "riposte graduée", un truc qui ressemble furieusement aux radars automatiques. Certains ont cru que j'ironisais, mais pas tant que ça en fait, surtout quand je tombe dans Télérama (nouveau site très bien soit dis en passant) sur ça : les frères ennemis de la radio FM unis pour faire face au passage de leur "contribution équitable" (au profit des ayants droits musicaux) de 25% (qu'ils avaient aprement négociés) à ... 38% (on comprend qu'ils fassent la gueule). FM et internautes, même punition, même combat !
Non, mais sincèrement, demain, j'ai bien peur qu'on assiste à quelque chose de grave. La DADVSI 1était une punition infligée à la société de l'information en France, qu'elle avait fait passer l'intérêt d'une industrie dépassée au détriment de l'économie numérique. Depuis, d'aucun aura noté l'inexistence d'une vision de la société numérique et l'absence d'incarnation politique du sujet. Ce que je vais écouter demain, ce n'est pas l'avenir de l'industrie du disque ni même la riposte graduée, c'est la place de la France dans l'économie de la connaissance, celle du siècle où nous sommes depuis presque 8 ans.
Il est de ces choses dont on se dit que c'est pas encore ça, que c'est imparfait et trop tôt, que ça ne le fera pas. On l'oublie, et puis un beau matin, il est là, tout proche.
C'est typiquement ce qui se passe à mon avis avec l'e-paper. Minority Report de Spielberg avait cette qualité de nous proposer une science fiction proche et palpable. On y voyait ce que les interfaces multipoints concrétisent presque aujourd'hui. Il y avait l'identification biométrique à la volée. Il y avait de l'e-paper.
On est en pleine folie iPhone, tout le monde est focalisé mobile et bien je pense pour ma part qu'il se passe quelque chose d'important avec l'e-paper.
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Le Social-graph, c'est bien, surtout si ça se monétise. On peut se prétendre bienfaiteur de l'humanité, mais prendre les gens pour des imbéciles 6 semaines plus tard, c'est disons ... culotté.
Résumons : les marques peuvent se créer une visibilité dans Facebook et vous pouvez devenir leur ami. À ce stade, vous acceptez leur pub et après tout pourquoi pas. Là où ça dérape, c'est que vos amis vont aussi avoir droit aux pubs des marques qui sont vos amis. Qui plus est, votre trombine va accompagner ladite pub. Et voilà, vous êtes sponsor malgrès-vous auprès de tout votre réseau. Les amis de mes amis sont mes amis, c'est bien connu.
Alors certes, c'est très malin de profiter du social-graph et de la connaissance qu'elle produit pour en dégager plus de valeur publicitaire, sauf que ça change la règle du jeu, ça change la donne entre vous et Facebook, ce que vous avez construit ou cherché à construire dessus. Or, il ne manque pas d'exemples (Digg surtout), qui démontrent que les utilisateurs sont facilement piqués au vif. Pas touche aux conditions de ma notoriété et de ma socialisation ! Alors que Google vient titiller Facebook sur la monétisation dus Social-graph, je me demande dans quelle mesure le chiffon rouge open Social n'a pas fait franchir la ligne rouge à la bande à Zuckenberg.
En attendant, ce modèle publicitaire est illégal dans les pays pratiquant l'opt-in, donc la France et plus largement l'Union Européenne. Déjà, aux US, le doute est de mise. Pour la première fois, la CNIL s'en mêle. Il faut dire que l'on parle beaucoup de Facebook. En avril dernier, nous étions quelques dizaines de milliers de français, vingt fois plus la semaine dernière !. La CNIL s'en même d'autant plus que des accords internationaux existent pour garantir les droits des utilisateurs. Les données personnelles ne sont pas des biens comme les autres et leur circulation fait l'objet de règles strictes. En outre, Facebook a révisé ses CGU, mais personnellement, je n'ai pas vu passer de demande explicite de validation de celles-ci !
En attendant, je vous invite à venir vous joindre à l'initiative Pour que la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 soit applicable sur Facebook, sur Facebook, évidemment ;)
En réponse à Alex Iskold, je dis oui, la blogosphère est bien consolidée, elle l'est même depuis le début de cette année. Alors certes, on reste assez focalisé sur la blogosphère "classique", celle qui se retrouve typiquement sur le classement Wikio, mais il se trouve que celle-ci a la caractéristique d'être, justement, finalement assez stable, de comporter une couche de blogs médiatiques et/ou professionnalisés, enfin d'être toujours l'objet de toutes les attentions des dépositaires putatifs du buzz marketing.
La plupart des agences qui adressent les blogueurs avec du buzz marketing n'ont rien compris aux blogueurs où les prennent soit pour des journalistes, soit pour des geeks boutonneux. Rien de nouveau, mais peu de progrès. Cela produit depuis deux ans maintenant des billets de recadrage de la part des VIP de la blogosphère, tel cet exemple d'un an d'âge et celui plus récent d'Embruns, déjà cultissime et effectivement jubilatoire (bravo et merci !). Celui-ci a trait vise la campagne d'eBay, elle déchaine les passions, à ceci près que les missiles volent aussi entre blogueurs.
Cela me rappelle, dans un autre genre, mais avec des effets similaires, la polémique sur l'opé People Ready aux US en juin dernier. Le blogguing sous-entend, à tort ou à raison, une forme de neutraité qui entre en contradiction avec le militantisme ou le mercantilisme supposé ou réel du blog. Il y avait déjà ici les ferments de la source d'incompréhension entre blogueurs et journalistes, il y en maintenant une sur la la marchandisation des blogs. Celle-ci est tout simplement lié à la professionalisation des blogueurs, phénomène qui est un état de fait dont on peut discuter des effets, mais c'est tout. Cela n'enlève en rien au fait que les blogueurs sont des gens respectables et qu'il faut respecter, d'autant plus quand ils sont quasi ou carrément professionnels, encore plus quand ils ne le sont pas. La prochaine étape c'est sans doute le lancement d'une charte éthique, mais d'une part c'est suspect et j'ai envie de dire que ça ne sert qu'à faire un peu plus de buzz.
Je préfèrerai que les marques dialoguent plutôt que cherchent à nous instrumentaliser, la contradiction c'est aussi de mélanger logique médiatique là où les blogs c'est fondamentalement des conversations et des gens en réseaux.
Flickr a donc passé les 2 milliards de photos, le premier c'était début avril. Il paraît que l'on est à plus de 11000 photos seconde, ce qui fait beaucoup, rien qu'à voir les tags tomber, ça calme.
Alors ok, en moins de temps, Facebook en a déjà deux fois plus (et je parle pas de certains mondes virtuels), mais au moins j'y remonte celles de mon Flickr facilement. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais Flickr, ça reste un vrai exemple en terme d'écosystème et de couplage avec d'autres services.
Personnellement, j'aime bien Flickr, notamment parce que, contrairement à certaines velléités, le service reste concentré sur la photo. Il a pour moi tout à gagner à continuer à se cultiver comme écosystème de la photo. Bien plus que simplement des photos, Flickr fait partie de ces services qui en développent une idée exigeante.
Et maintenant ? et bien une des limites est bien connue : trouver le moyen de fédérer le stock photographique mondial, voir d'en faire quelque chose. Ça me fait notamment penser à PhotoSynth de Microsoft et surtout à l'idée qui consistait à tirer profit de la photothèque mondiale pour représenter le monde. Ça me fait aussi penser au CityWall, une expérience collective vraiment très intéressante.
Alors, ok, la photo pourrait ne plus passer que comme un carburant de la socialisation, mais n'oublions pas que c'est aussi un art et un objet de mémoire et de culture. Il reste tant de chose à inventer avec.
Finalement, il se trouve des gens de l'industrie culturelle pour penser que l'avenir est en ligne et déjà que c'est une erreur d'entrer en guerre avec ses clients.
Il est temps de se rappeler cette vérité, surtout quand un quart des français et la moitié des moins de 15-25 ans sont dans l'illégalité. Pour leur part, les artistes l'ont bien compris, surtout depuis que Radiohead a démontré que le changement de business-model était fructueux.
Encore faut-il changer radicalement les règles du jeu, ce qui est encore plus compliqué quand on s'est enfermé dans une logique défensive et que l'on a entraîné avec soi le législateur. Car en attendant qu'Olivennes trouve la quadrature du cercle, les sénateurs et le gouvernement mettent en place un bien curieux et inquiétant mélange. Il en est dans l'industrie musicale qui ne veulent pas entrer en guerre avec leurs clients, mais elle l'a déjà lancée et d'autres s'y emploient.
Assimiler les internautes qui téléchargent illégalement à des contrefacteurs, c'est déjà l'échelon ahurissant atteind avec la DADVSI. Cela dit, les décisions de justice restaient modestes dans leurs sanctions. Voici donc les peines plancher et la tentation de l'automatisation des sanctions puisque l'arsenal entre les mains des associations de lutte contre le piratage ressemble beaucoup à une logique de radars automatiques. Le citoyen que je suis est assez effaré par cette sorte de privatisation de la justice, mais avec donc 25% des français et 50% des 15-25 ans potentiellement visés, il est clair qu'il y a là un bien beau fromage, trop tentant pour ne pas être exploité.
En fait, l'industrie musicale n'a pas à chercher de nouveau modèle économique car le gouvernement l'a trouvé pour lui. Il suffit de mettre des radars automatiques sur le net et d'en confier l'exploitation à des associations professionnelles, tel l'ALPA. Ok, j'ai l'esprit mal placé mais ça ressemblerai presque à de la licence légale, vous ne trouvez pas ?
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Voici donc le retour promis sur le Usability-Day 2007, fêté jeudi dernier. Fred Cavazza a déjà publié un premier retour et je vous invite à être attentif à la publication prochaine des interventions puisqu'elles ont été filmées.
D'abord donc un grand merci à Fred Cavazza de donner corps à cet événement pour la France et surtout de continuer à faire oeuvre d'évangélisation dans le domaine. Je crois que c'est en 2002 que groupe Reflect a pris le slogan "l'internet Utile, Utilisable et Utilisé", une formule reprise par Fred pour répondre à un de ces anachronismes que d'entendre encore ces interrogations existentielles sur l'intérêt du sujet ou ces ronchonnements face à ce qui ne serait que des contraintes ou des coûts inutiles. Depuis, nous sommes passés à autre chose et sur des enjeux qui dépassent très largement ce que nous considérons comme des fondamentaux du métier. Aussi, nous avons voulu élever le débat en développant une vision plus étendue et plus sociale de l'utilisateur, ce terme même donnant à mon goût une vision trop isolée et pas assez sociale justement en contradiction avec la réalité du web d'aujourd'hui. Laurent a parfaitement réussi cela en cultivant le sujet autour des questions de valeur ajoutée et de bénéfice pour l'utilisateur et pour le business, en montrant que l'expérience utilisateur ne peut être réduite au seul schéma d'un utilisateur entrant dans un site web. Il y a de l'avant, de l'après et de l'autour.
Jeudi, c'est la la journée mondiale de l'utilisabilité. Un mot encore mal compris, trop souvent restreint à de seules considérations ergonomiques et qui mérite un effort d'évangéisation.
Comme l'année dernière, nous sommes très heureux d'en profiter pour partager et débattre de d'un sujet qui nous tient vraiment beaucoup à coeur, lors de l'événement français de référence organisé par Fred Cavazza.
Histoire d'aborder la question dans une approche vraiment internationale, j'accompagnerai Laurent Goffin, mon alter-ego et collègue d'Emakina, dans une présentation sur l'impact des outils sociaux sur l'utilisabilité. Ça tombe bien, on est en ce moment même en plein workshop utilisabilité ensemble.
Ça se passe donc jeudi matin à 9h, dans les locaux de Microsoft, 148 rue de l'Université. Infos et inscriptions ici. Fred m'a remonté qu'il y déjà plus de 200 inscrits pour les 150 places de l'amphi. Ça va être compliqué pour les retardataires, mais comme l'année dernière, je me fendrai d'un billet retour.
L'internet est une affaire de standards et avec OpenSocial Google vient assurément d'en poser un dans le petit (mais grandissant) monde des écosystèmes d'applications sociales.
Concrètement, OpenSocial comprend trois jeux d'APIs pour gérer les données utilisateurs, le réseau social (social graph) et les notifications et autres éléments des fils de vie. Bref, tout ce qui est constitutif du Social Graph cher à Zuckerberg qui se voyait beau il y a quelques semaines en voyant Facebook représenter le monde. Un peu vite car celui qui peut représenter le monde, c'est bien Google qui en a plein les bases de données depuis bien longtemps pour savoir qui nous sommes.
D'ailleurs Google a parfaitement annoncé son ambition : ce qui est donc OpenSocial ne sert rien moins qu'à enrichir le social graph de ... Google. Facebook avait montré le chemin il y a maintenant six mois, stimulant un déferlement d'applications dans son environnement. Il y en a actuellement plus de 7000. La réponse à un modèle fermé c'est l'ouverture, une histoire vieille comme l'internet.
Tags: OpenSocial, Google, Facebook, SaaS
Les chiffres de l'e-commerce français sont devenus depuis quelques années un de ces maronniers qui ponctuent sans surprise notre actualité. Sans surprise car marqué par une croissance d'environ 40% l'an qui est directement indexé sur l'entrée en maturité d'usages de la proportion équivalente de nouveaux abonnés à haut-débit deux ans plus tôt. Une mécanique bien connue, mais qui touche à sa fin car, à partir de l'année prochaine, la courbe suivra celle de la croissance des internautes, soit 15%, croissance fondamentale attendue deux ans plus, tard, en 2009 donc.
Si cela a participé de la bonne santé de l'e-commerce français, il est bien évident que la performance d'un marchand ne tient pas qu'à cela, mais sans cela, voilà le moment venu de porter une plus grande attention sur les autres leviers de croissance.
Il y a dix mois déjà, j'avais attiré l'atention sur la sous-performance troublante des processus d'achats, montrant qu'il existait des niches de performances dans l'existant et pleins de choses à faire en terme d'expérience utilisateur. Depuis, on a vu pas mal de choses qui portaient sur la navigation ou le choix, moins sur l'achat lui-même. Faut-il considérer qu'il n'y a rien à inventer, où que les habitudes sont tellement ancrées qu'il est dangeureux de les transgresser ?
Daniel nous parle de stratégie, montrant que l'heure est aux grandes manoeuvres avec une grande diversité d'options. Personnellement, je trouve que l'heure est quand même d'abord aux marques et à leurs valeurs, leur ancrage, ce qui me laisse à penser que multicanal et international sont deux lignes bonnes à travailler. Je pense notamment que la grande distribution n'a pas encore transformé l'équation pour ce qui la concerne, notamment sur la marque. Je pense surtout qu'il y a ceux qui pensent large et qui visent de la vente de masse et puis ceux qui sauront travailler une niche qui sera marquée par de l'innovation sur l'expérience utilisateur et les services car, sur le prix, les règles du jeu ne risquent pas de changer.
L'heure est venu de se démarquer en étant inventif et en sortant des sentiers battus. Les ruptures sont dans les usages. Qui saura inventer la nouvelle façon de consommer ? une nouvelle façon qui sera nécessairement une nouvelle expérience, mais aussi un modèle de business puissant. L'un ne va plus sans l'autre.
Tags: e-commerce
Devant la promesse d'un nouveau jouet qui doit être plus mieux que la situation présente, nous nous inquiétons généralement d'avoir une démonstration factuelle des bénéfices escomptés. Et c'est le propre de toute nouveauté de nous vanter son retour sur investissement. Alors, tout le monde connaît Solow et son "les ordinateurs sont partout sauf dans les courbes de productivité" sauf qu'au stade de complexité où nous en somme, s'il ne s'agissait que de technos les choses seraient enfantines.
Or, ce n'est typiquement pas le cas de l'Enterprise 2.0. Ses tenants, moi le premier, luttons à longueur de posts et de conférences pour mettre l'organisation et le modèle plutôt que la caisse à outil au centre du sujet, mais le fait est que les études de cas se transposent avec précaution, surtout quand je répête moi-même, là aussi à longueur de posts et de conférences, que le business-model et sa différentiation son identité sont centraux, donc impactant.
Si tu viens pas à l'Enterprise 2.0, l'Enterprise 2.0 vient déjà à toi et la question n'est donc plus de savoir s'il faut, mais quand et comment, d'autant qu'il suffit de regarder la situation présente pour mesurer la létalité des modèles en place.
Aux prémices du web 2, il y a déjà presque deux ans et demi, j'ai commis un billet dans lequel j'exposais le constat d'un problème culturel dans la manière d'aborder l'information et surtout ce que l'on fait avec. Ce que je pointais alors n'a fait que s'amplifier depuis et se trouve aujourd'hui au coeur des problématiques de performance dans les organisations.
À l'heure des nouveaux modèles de collaboration quels qu'en soient les instruments, l'enjeu n'est plus de publier, mais de faire vivre des idées, de susciter des interactions et du rebond. Récemment, Francis Pisani nous a avoué haïr les PDF parce qu'il considère que ce format est un cul-de-sac en cela. Ce que l'on veut maintenant c'est annoter, modifier, contribuer, s'approprier des bouts pour nourrir un nouveau sujet ou faire rebondir le premier.
Dans le train qui m'amène sur la capitale et où j'écris ce billet, mon oreille a capté une conversation entre ce que je présume être des professionnels de la dépendance. L'un d'eux expliquait aux autres que les plaquettes de com' étaient de l'argent jeté par les fenêtres, que les gens les prennent mais ne s'en servent pas, qu'en fin de compte son site web est ce qu'il y a de plus important parce qu'il répond à une demande de l'instant et évolue au gré de ce qui se passe. CQFD.
À la remarque qu'il s'adressait à des seniors, il a rétorqué que les faits contredisaient l'idée que l'on se fait de la pauvreté de leurs usages numériques. Exact ! si les plus de 70 ans stagnent à 11% de pratique, elle est montée à 36% chez les sexagénaires cette année (source DUI).
Les choses bougent vraiment très vite dans le monde des médias et plus largement du contenu. On n'en est toujours pas sorti des débats entre intelligence collective et asservissement des masses et s'il en est qui édictent des manifestes pour sortir par le haut, la vraie question qui se pose reste quand de même de rester compétitif et profitable. Alors ce matin, 2803 pointe cet intéressant revirement, que j'ai envie de mettre en perspective avec cette vérité qui est que l'important n'est pas dans la qualité des contenus eux-même, mais dans le processus de sélection. Les orpailleurs le savent bien, il faut brasser beaucoup de minerai pour trouver des pépites L'important c'est donc le modèle et la chaîne de création de valeur. Voilà qui conforte quelques certitudes et donne à réfléchir sur des succès récents, justement basés moins sur les contenus eux-mêmes que sur leur sélection, avec des processus basés sur le choix des hommes. Déjà en début d'année, je pointais la faiblesse des modèles de pure intelligence collective pour pointer la niche de valeur qui consiste à savoir faire de bonnes revues, sélectionner. Encore une fois, les modèles à la Digg ne sont que des thermomètres. De quoi on parle, et bien toujours de la même chose, de la quête des bons modèles et de la bonne gouvernance. Vous jetterez alors un oeil averti chez Jeff Jarvis, avec un excellent billet sur ce qui lui semble constitutif de la fonction éditoriale et du changement des mantalités face au changement continu. Le Support n'est plus la question, la valeur est dans la capacité à animer ses flux d'entrées comme des communautés, disposer des bons instruments et surtout de bonnes lignes directrices pour que la sélection soit qualifiée, lisible et avec une marque de fabrique bien affirmée.
Tags: Médias, Intelligence collective
Grâce à Luc Legay, j'apprend donc l'existence d'un manifeste des droits des utilisateurs des réseaux sociaux.
Au prime abord, cela m'a fait penser à une injonction envers quelques limites bien connues du web 2.0, notamment l'absence de fonctions exports. Mais il y a plus que cela, avec une exigence de maîtrise, de contrôle, qui porte moins sur le contenu que sur son partage et sa diffusion. Cela nous renvoie à la démultiplication de nos identités et de la gestion qui va avec, cette sorte de saturation qui nous donne des envies de ménage dans un outillage aussi garni que varié et incompatible en lui-même. Et puis Luc le pointe très bien, les réseaux sont maintenant représentés, il n'y a pas que nos contenus qui soient liés, nous sommes liés, ce réseau est notre identité aussi. Que fait la CNIL ?
Au carrefour de tout cela, je trouve que peu de monde a fait de cas autour de Twine, la sortie qui se présente comme le premier outil social vraiment sémantique, avec de grosses promesses (ok, il faut marquer les esprits) sur les entrées-sorties et la maîtrise, justement, doublé d'un défi lancé à Zuckerberg et ses grandes idées de représentation du monde.
Plus fort que le Social-graph, le Semantic-graph ? Pas sûr, les contenus et les gens ce n'est pas la même chose, mais caractériser les gens par leurs actes sur le réseau est décidément la nouvelle frontière, en attendant de voir ce que Google va nous sortir des cartons car, en attendant que les autres en collectent, de la donnée, lui il en a vraiment beaucoup en stock !
Je n'ai toujours aucune envie de parler de web 3, certains pensent d'ailleurs que c'est une décade, mais l'économie numérique sera faite de la maîtrise implicite de nos interactions.
Tags: Microformats, Twine, CNIL
À l'heure où certains comptent ce que coûtent les réseaux sociaux et notamment Facebook, la nouvelle économie qu'on cherchait est l'l'économie de l'attention, plus personne n'en doute, cela dit, de quelle attention est-ce que l'on parle ?
Les modèles numériques ont la bonne idée de trouver des alternatives pertinentes à ceux fondés sur la pénurie, mais il n'en reste pas moins que notre temps est quand à lui bien limité et que son exploitation est la base de bien des modèles numériques. En ce domaine, je trouve que l'on manque un peu de finesse. Déjà, l'attention est le temps sont deux choses différentes et la confusion entre les deux manifeste. Ensuite, j'ai toujours trouvé réducteur cette propension à considérer que l'utilisateur soit toujours pleinement focussé sur ce qu'il fait alors qu'en vrai, nous passons notre temps à faire plein de choses en même temps, à être en mode multitâche, donc dans une exploitation plurielle de la même séquence de temps couplé à une dillution de l'attention.
Ça va décidément très vite dans le petit monde de l'industrie musicale, suffisamment pour que je me permette un billet de rebond sur celui d'hier.
J'y évoquais évidemment ce que j'appelerai "l'effet Radiohead"", où l'on apprend via Philippe Astor que derrière l'arbre Madonna, une vraie désertion de masse se prépare dans le show-bizz. Clairement, les artistes ne font plus confiance dans la capacité des labels à leur assurer du résultat et préfèrent prendre le train de l'innovation et quitter un navire qui prend l'eau, surtout quand le coeur de business du modèle on-line est celui des concert, du merchandising, bref de la marque, un domaine que les artistes gèrent eux-même très bien et depuis longtemps.
Il faut dire que les artistes n'ont pas oublié, eux, que les internautes sont aussi des clients et qu'à entrer en guerre avec eux on fait rarement de bonnes affaires. C'est d'ailleurs typiquement ce que le patron de l'intertainment de Yahho! vient de rappeler à l'industrie du disque, dans une citation pleine de bon sens : "la vie est trop courte, je veux satisfaire les consommateurs, pas les sanctionner".
Et pendant ce temps, BVA nous apprend qu'un quart des français ont déjà illégalement téléchargé de la musique ou des films. À ce stade, la question se pose vraiment de savoir s'il faut embastiller le quart des français et il n'est pas étonnant, comme je le signalais hier, que des députés de la majorités se signalent pour parler d'amnistie (sic). Politiquement, tout cela devient en effet intenable si ce n'est ridicule.
S'il est un secteur qui symbolise à lui seul la transformation de l'économie liée à l'émergence du numérique, c'est bien celui de la musique. Comme je l'ai rappelé en juillet dernier, l'industrie a choisi d'ignorer le changement. Dans la meilleur des cas, elle essaye de gagner du temps alors qu'elle a raté le train à l'époque de Napster. Apple a immédiatement ensuite le terrain et enfoncé le clou avec iTunes et l'iPod (oct 2001).
Deux ans après les débats que l'on sait, les artistes que tout ce bins était censé défendre ont compris le sens du vent et décidé, presque 15 ans (1993) après Prince à prendre le chemin de l'indépendance et des nouveaux modèles. Même si Radiohead fait de son initiative une aventure propre, elle fait école. En une semaine, elle aurait généré au moins 1,2 millions de téléchargement et 4£ (5,8€) données en moyenne par internaute. Un résultat qui devrait en faire réfléchir quelques uns.
Deux ans après les débats que l'on sait, Universal réinvente une sorte de licence globale et le Ministère de la Culture exerce un chantage sur Free à cause de l'accroissement de ses espaces de stockages. Comme si Free était le seul sur le net et le seul FAI en France à proposer de l'espace disque capable de stocker quelques films. Une volonté répressive tellement pathétique que cela en vient à émouvoir à l'assemblée.
Elle ferait bien de regarder ce que fait Manu Chao (même s'il ne fait pas autant effet d'entraînement que Radiohead) et d'applaudir un 6nema qui innove et qui va permettre aux courts métrages de sortir de son ghetto.
Elle attend sans doute de connaître quels nouveaux sacs de sables la commission Olivennes va inventer. Car d'un autre côté, il n'y a pas de commission sur les nouveaux modèles, c'est la SPEDIDAM et l'ADAMI qui l'ont impulsée sous l'égide de la FING, deux sociétés d'artistes, qui plus est rémunérées par la copie privée. Tout un symbole.
Il était temps de parler un peu de tourisme sur ce blog, d'autant que groupe Reflect accompagne un bon paquet de clients dans ce secteur, notamment des institutionnels. Parmi eux, j'avoue porter un faible tout particulier pour le Comité Départemental de Tourisme de la Creuse, des gens qui se battent pour vendre leur territoire et qui ont compris que le tourisme c'est maintenant de l'e-tourisme.
Aujourd'hui, s'il est un secteur ou le web participatif joue à plein, c'est bien le tourisme. Blogs de voyage, torrent de photos, de recommandations et de bons plans, le web a développé un vrai cycle de recommandation / consommation horizontal qui influe de plus en plus sur ce marché, bien loin des mécaniques traditionnelles de promotion touristique surtout quand elle sont institutionnelles.
Et puis voilà, au début de cet été, quand je lui ai proposé de faire autre chose de son budget de référencement et de plonger dans le grand bain participatif via un blog de vrais creusois qui y partageraient la passion de leur département, Christophe m'a dis banco. Le buzz marketing n'est pas limité aux grandes marques.
On s'étripe à nouveau à chercher à définir un web 3 (j'ai déjà dis ce que j'en pensais l'année dernière) et pendant ce temps on n'en fini pas de faire des bilans autour du web 2.
Dans cette optique, ne passez pas à côté du hors-série que consacre Courrier International à la "Révolution 2.0", en fait une collection d'articles référence parus ces dernières années. Ça commence avec quelques belles photos de personnalités et fini sur des cartographies bien connues et quelques chiffres à l'échelle monde peuplées de courbes à forte pente. Entre les deux, des articles qui ont fait date et qui révèle bien les points clés du changement : la révolution économique du marché des biens culturels et son corollaire qu'est le changement de perspective sur la propriété intellectuelle, la socialisation de masse à l'ère numérique, le développement des terrains de jeux, l'enterprise 2.0 ou le travail réinventé, l'intelligence collective et l'expertocratie mise en question, le militantisme qui secoue la manière de faire de la politique et surtout le monde des médias qui change d'ère.
Personnellement, j'avoue un faible sur ce qui traite à la relation au travail et au militantisme numérique, notamment quand cela parle de ce qui se passe en Asie, où il se passe des choses dont on entend assez peu parler.
Je pointais récemment la faillite que constitue l'incapacité du monde des TIC à s'inscrire dans le sujet du développement durable, suscitant notamment des commentaires sur l'absence du numérique au Grenelle de l'environnement.
Mais la nature a horreur du vide. Grace à Daniel, on découvre une étude de l'impact environnemental de Télémarket qui me paraît un peu trop orientée, mais qui a le mérite de poser la question de savoir si l'e-commerce est bon ou mauvais pour l'environnement.
Il paraît à priori logique qu'un mode de distribution organisé dépense moins que l'anarchie des déplacements individuels, mais là c'est vraiment flatteur. Dans le même temps, on parle finalement assez peu de cette enquête qui nous dit que les box haut-débits nécessitent un petit quart de réacteur nucléaire pour les alimenter (et nous coûteraient un mois d'abonnement équivalent en facture d'électricité), sans parler de ces chiffres sur le poids somme toute significatif de la consommation électrique liée aux besoins du réseau, ou encore des besoins cyclopéens de Google pour ses propres fermes et son engagement à y répondre par du solaire. Enfin, on ne peut évidemment pas passer à côter du sujet des déchets électroniques et informatiques.
Bref, il y a moins de silence qu'on ne le pense, mais pas de vision claire non plus. À défaut, les acteurs environnementaux semblent regarder le numérique avec suspicion, pointent les coûts énergétiques et le versant négatif des choses. Où est la contradiction ?
Quelques mois à peine après avoir suscité l'engouement qu'on connaît, Facebook fait déjà face à la retombée, démontrant s'il en était besoin la rapidité des cycles innovants dans lesquels s'inscrivent les services numériques à succès. J'ai déjà dit en commentaire chez les autres que la vraie question donnée à tous ces services, celle qui en fait tomber un gros paquet dans nos cimetières d'outils, c'est leur capacité à dégager un usage durable, de l'utilité plus que de la futilité.
01 Informatique n°1918 fait sa une sur la caractéristique de l'e-commerce français (de ses grands sites en tous les cas) à massivement préférer du spécifique à des solutions sur étagère, pointant du coup les résultats "décevants" des grandes solutions du marché.
Il se trouve qu'au titre de différentes interventions, notamment en maîtrise d'ouvrage, je ne peut que souscrire à ce constat. On pourrait penser que les responsables informatiques feraient pencher la balance, mais il n'en est rien et contrairement à ce que l'on pense, la source du déni n'est pas le prix, au demeurant exorbitant, des licences.
Fondamentalement, le problèmes de ces solutions, c'est qu'en proposant une vaste couverture fonctionnelle, elles imposent aussi une certaine idée de la manière de faire le business. Or, dès qu'un projet est vraiment stratégique, c'est bien de la transformation du modèle de business de l'entreprise qu'il s'agit, pas de tordre celui-ci pour le faire rentrer dans la solution. Du coup, par-dessus la solution elle-même, les discussions font vite gonfler une croûte de spécifiques qui finie par poser de sérieuses questions sur la maintenance du machin et sa pérennité.
Et puis l'e-commerce est un monde qui bouge vite, dans lequel il faut faire preuve de mobilité et d'adaptation et je ne parle même pas de montées en charges parfois très tendues qui ne sont pas que des problèmes de serveurs, mais aussi celles de la capacité à intégrer des moyens plus costauds de gestion. Ce sont aussi des problèmes d'organisation et de process. Pouvoir lever le capot pour changer le carburateur, ça donne des envies, même si nous savons tous que c'est un peu plus compliqué que ça.
Mais finalement, de quel spécifique on parle ? À ce que je peux en juger, ce sont surtout des frameworks qui sont les plus demandés et rencontrés sur le terrain. C'est le compromis qui fait aujourd'hui adhésion et que je privilégie pour ma part.
Le constat ne m'étonne donc pas, dans la mesure où on parle de gens qui ont une idée bien à eux du business qu'il veulent faire, ils n'aiment pas tordre leur idée ni celle qui leur dit qu'ils collent à celle des autres avec une solution puisque c'est packagé. Quand à la capacité à faire évoluer, la réalité montre que du spécifique, s'il peut progresser plus en lien avec la demande, ne risque pas pour autant d'éviter l'usine à gaz.
Comme en toute chose, le copier-coller n'est pas bon, l'adéquation au contexte fondamentale, la maîtrise de la différentiation et la mobilité sur le marché essentielle.
Je vous ai déjà donné mon avis sur Charlie et sa copine Charlotte, qui persistent à être de belles images des collaborateurs 2.0 heureux de l'être, dans des entreprises qui les acceptent.
Parfaitement dans le ton et iPhone ready, Charlie est maintenant passé mobile et vous interpellera donc un peu plus sur vos usages numériques et ce que permet votre entreprise.
Il est très sympa, Charlie, mais pendant ce temps, le fait est que le débat est plutôt sur le web 2 comme cauchemar des DSI, ou le collaborateur 2.0 comme cyberdélinquant du SI. Cela dit, quand on en arrive à plus de la moitié des employés US du secteur IT qui considèrent qu'ils seraient plus performants avec leurs outils persos, sanctionner apparaît comme une réponse dépassée. Il n'est d'ailleurs pas besoin d'aller aux US, je m'amuse actuellement beaucoup en démarche amont à faire lever la main de ceux qui utilisent des outils hors système pour leur travail. Actuellement, y compris dans des structures pas du tout IT, cela donne un bon 20% en moyenne.
Sinon, une autre idée du web 2 et de la collaboration en entreprise par Dilbert : Enjoy !.
S'il en était encore besoin, l'étude NetObserver relayée par le JDN, rappelle le poids du web et notamment des avis publiés par les consommateurs sur leurs achats.
En gros, un internaute sur dix discute des marques en ligne, un sur cinq laisse un avis et un sur deux en tient compte dans ses achats.
Il paraîtrait clair, quand on voit ces chiffres, de se dire qu'il existe une part important de sa clientèle qui s'exprime et prescrit en bien ou en mal vos produits. Cela dit, cette réalité commence seulement à s'exprimer vraiment, elle n'est pas toujours relevée, elle est au prime abord vécue avec hostilité. Ainsi, lors d'une conférence de ce début d'année avec un aréopage de marques, face à ce type de constat, un participant avait posé la question de savoir ce qu'il devait faire avec un de ses produits descendu en flamme sur un site d'avis. Il s'était vu répondre par un autre qu'il valait mieux qu'il le retire du marché. Pas faux, mais un peu court.
Devant la réalité qui est que le consommateur parle, la tendance est de faire du buzz-marketing, c'est-à-dire de profiter, ponctuellement, de la capacité des un cinquième à générer de la mousse. C'est fun, efficace quand c'est bien fait, mais unilatéral. À partir du moment où le réseau génère naturellement du bruit, il serait déjà assez simple d'écouter ce qui se dit. Mais le fait est que les études disent que les entreprises et les marques investissement finalement assez peu dans ce type de veille économique.
L'expérience m'a souvent montré que si quelqu'un n'est pas le bienvenu dans les réflexions, c'est bien le client. Au même titre que l'enterprise 2.0 montre que le changement commence dans les têtes, il en va de même au niveau du marketing. À quand un véritable dialogue ?
À la suite de mon post d'hier, intéressant focus sur Ecrans d'une étude comScore sur la pénétration des réseaux sociaux en France.
Bon, mon avis c'est qu'on mélange des choses bien différentes, mais rappeler que Skyblog est un réseau social et le premier en France me plait bien. Cela permet d'éclairer l'existence de galaxies assez éloignées de celles où ça buzze et c'est bien.
Avec presque 70% des 13 millions de visiteurs uniques, Slyblog se tire la part du lion et loin derrière arrive MySpace (15%), Facebook (pas encore en français, cqfd) (2%), mais plus que Viadeo. Voilà qui remet (pour l'instant) Zuckerberg à sa place, et si l'on parle beaucoup de Facebook dans le microcosme IT, et à raison, pour l'instant, les modèles massifiés sont loin de sa pertinence fonctionnelle et virale. Nous ne sommes pas aux US même si vous me direz que ça peut aussi aller très vite.
En attendant, cela m'a fait penser à Jacques, qui pointait récemment l'excellente santé de Viadeo et Xing, deux services pas vraiment dans le buzz, moins ludiques que Facebook, avec moins de monde que les grands réseaux, mais parfaitement rentables et financés par des comptes payants plutôt que par la pub. Comme quoi le buzz ne fait pas tout et un bon modèle de business et un bon positionnement, ça le fait. À ce propos, il va sans dire que là où Facebook fait quand même fort, c'est avec cette autre viralité qui consiste à obliger ses compétiteurs à faire du suivisme (Digg, dernier en date) et se détacher de modèles établis dont la viabilité n'est peut-être pas si mauvaise que ça. On verra bien qui restera sur le carreau.
J'admet parfois tomber moi aussi dans l'angélisme des lendemains numériques qui chantent, mais tout de même. Ces dernières semaines, il faut remercier Francis Pisani de nous avoir gratifié de quelques billets opportuns et propices à de belles discussions enflammées. C'est notamment le cas de celui-ci où, rebondissant sur ce passionnant débat de l'asservissement des utilisateurs de services web 2, on voit bien combien le marketing dérive vers l'élaboration de doctrines où pullulent les références plus ou moins théologiques. Il est vrai que ce n'est pas nouveau, puisque la fonction d'évangéliste est aussi ancienne que l'internet lui-même. Nous avons certes le droit de nous faire les fidèles de telle ou telle chapelle, il ne faudrait pas pour autant oublier que derrière le prosélytisme, il y a le modèle économique et que l'instrumentalisation des foules sert surtout à dégommer celui du concurrent.
La convention e-commerce s'est terminée hier. Je n'ai pas pu en profiter autant que je l'aurai voulu, suffisamment cependant pour dégager quelques sentiments sur cette manifestation et surtout la température qui s'en dégage.
Comme l'indique Daniel, la première chose qui frappe c'est qu'il y a du monde. Ça fait plaisir de voir des événements de la sphère numérique faire le plein et ça confirme bien que l'e-commerce a le vent en poupe.
Cela dit, au-delà du quantitatif, pas grand chose de nouveau. J'ai été frappé par une sur-représentation à mon goût des acteurs de la visibilité (référencement, positionnement pub, affiliation et consors). Un vrai déluge. À part ça, beaucoup d'outils et de plomberie, une certaine doses de solutions plug-and-play et peu d'agences. Enfin, un grand absent à mon goût, le web 2 et ses dynamiques participatives. Ce soit, Capitaine commerce nous dresse un petit topo sympa du social shopping, il n'était pas porte de Maillot, dans un événement pas du tout orienté C2C malgrès tout.
Alors ce matin je suis un peu partagé. Ce matin, nous avons fait une visite avec Nicolas dans une PME limougeaude dont le DG revenait justement du salon et clairement, ça lui a donné la pêche. Cette convention est un rendez-vous central et pour ceux qui veulent avancer, la caisse à outil y est bien représentée, si tant est qu'on aie le guide. Pour le reste, ce qui se passe avec la frange agissante des cyberconsommateurs dans leur capacité à participer aussi à la vente passe inaperçu dans cette affaire. C'est pourtant un mouvement de fond qu'il faut regarder de près.
Ces derniers temps, j'ai suivi amusé le débat à la fois microcosmique et passionnant sur la mort non pas des blogs, mais du phénomène qu'ils représentent. Cette discussion n'est pas nouvelle et intéresse avant tout un cercle de gens qui ont développé et conquis un nouvel espace qui le dispute aux médias tout en revendiquant sa composante interactive et participative.
Il n'est pas fortui qu'elle arrive après une séquence électorale numériquement très active (mais pas transgressive pour autant) et une pause estivale propice à la prise de distance. Enfin, comment ne pas mettre cela en perspective du fait de voir les régies pub orientée sur les blogs s'inscrire dans le paysage, ce qui n'empêche pas d'être exigeant.
Oui, les blogs ne sont plus "tendance". Il n'y a rien d'anormal à ça, c'était tout ce qu'il a de plus prévisible, et prévu, comme dans tout bon cycle d'innovation qui se respecte, qu'ils mettent en jeu, et qui se termine par la revendication d'une posture, osons dire d'une philosophie, enfin détachée de l'outil et de sa connotation technologique. Il était temps.
Après-demain, débute la convention e-commerce à Paris. En avant-première, le baromètre de la FEVAD nous confirme que l'e-commerce continue sur une pente parfaite sa progression à deux chiffres. 40% cette année. Il pèse maintenant 4% du commerce de détail, ce qui est peu et beaucoup à la fois. De fait, il est rassurant et logique de voir le nombre de sites marchand grossir à l'avenant (50%), maintenant que deux-tiers des internautes, soit un petit tiers de la population française achète en ligne, cela devient important. Chaque année, le net transforme un million de français en cyberconsommateurs.
L'Internet a vraiment le vent en poupe. Comme l'avais déjà montré la FEVAD, dans le secteur des biens culturels, l'internet gagne 8% là où tous les autres modes baissent sinon stagnent. Cela dit, à l'échelle européenne, il y ancore du chemin à faire. À économies comparables, l'allemagne fait deux fois plus et l'angleterre quatre fois. Ces deux pays pèse 72% du B2C. Si l'on compare à 2004, l'écart se creuse et le retard de phase reste d'actualité. Derrière les bons chiffres de l'e-commerce français, la transformation du commerce européen à l'ère numérique se poursuit et s'accélère.
Les politiques numériques vont-elles rebondir ? j'ai déjà eu l'occasion de faire constat de ce que je pensais de l'absence de présence du sujet dans les récentes séquences électorales et d'incarnation dans les instances gouvernementales. D'ailleurs, qui s'en émeut ? pas grand monde à ce que je puisse en juger, doublé du fait que les discussions que j'ai pu avoir ici où là sont plus pour dresser des constats peu reluisants, chercher de nouvelles idées, ou parier sur des projets certes stimulant mais lointains.
Si l'on désespère un peu de l'état, pouvons-nous attendre que les territoires s'en mêlent ? Et bien je ne suis pas optimiste. J'ai bien peur qu'un cycle s'achève, voici pourquoi.
J'aime beaucoup le commentaire de Jeff Jarvis à propos de l'arrêt du magazine Business 2.0, cela illustre en effet bien des choses. Traduction approximative :
Pourquoi diable [Business 2.0] n'a pas commencé ou soit passé online ? S'il n'avait été pensé comme un produit, mais comme une communauté, il aurait pu être le media qui aurait montré comment les choses fonctionnent. Il n'avait donc pas de groupe dans Facebook pour le sauver. Il était produit par une compagnie "modèle 1.0" qui l'a pensé en terme de bien plutôt que comme un espace. CQFD.
La rentrée s'annonce marchande, elle l'est dans les projets qui rentrent chez nous, elle le sera du 11 au 13 septembre prochain, avec la quatrième convention e-commerce de Paris.
Il y a du monde sur l'événement, preuve que le marché est dynamique. Quelques punaises sur l'agenda des conférences :
Mardi 11, on aura droit au baromètre de la FEVAD, histoire de voir si le frémissementse confirme, et des questions sur le luxe, décidément un sujet très en vogue.
Mercredi, je retiens une bonne question posée à la grande distribution
Jeudi 13, il y a une session sur l'international, où l'on parlera de B2B. Ça tombe bien puisque j'ai été interviewé par Conquérir sur ce sujet, à paraître le mois prochain. Et pour finir et revenir au 2.0, Stratégies 2.0 pour les e-marchands où je note une intervention sur le CRM dans les Skyblogs.
Le grand intérêt de cette manifestation, ce sera pour moi d'y prendre la température et notament une mesure de l'intégration des dynamiques participatives, même si, comme je l'ai déjà expliqué, l'e-commerce est déjà 2.0 avant l'heure et même si je n'ai pas repéré la présence d'acteurs participatifs comme Zlio. Rendez-vous mi-septembre avec le résultat sur pièces.
Grace à Laurent Goffin, mon alter-ego CCO d'Emakina, j'ai remis la main sur l'histoire de Charlie, un joli slide-show publié en avril dernier par Scott Gavin pour évangéliser à l'Enterprise 2.0 au prime abord.
C'est évidemment Bertrand qui m'avait fait découvrir Charlie. J'avais trouvé ça opportun dans l'évangélisation mais un peu superficiel. En fait je préfère sa copine Charlotte dans les slides desquels il n'y a pas marqué "Enterprise 2.0", parce qu'il ne s'agit en fait pas de ça !
La guerre des moteurs de personnes continue et s'étend. Voilà donc Twitter qui s'y colle. Déjà que je twitte peu et que ça n'empêche pas des tas d'inconnus de vouloir devenir mon ami, ça ne va pas s'arranger. Parmi eux, je trouve qu'il y a de plus en plus de parasites qui déversent leur spam. Ce n'est pas anodin car sur Twitter, ceux qui vous suivent sont d'une certaine façon une part de votre identité. Comme à la maison, un ménage régulier s'impose.
Dans Facebook, c'est du déluge des invitations à des groupes à insérer de nouvelles applis qu'il s'agit. Clairement, l'écosystème Facebook est très fertile, ça widgetise tant qu'à bon compte. C'est ludique et sympa, mais ça rend aussi vite sa page obèse. De l'inflation des instruments de socialisation dans les réseaux sociaux, une autre forme de sociobésité, à moins qu'il ne s'agisse en fait que d'une autre forme de jeu. Et après tout la vraie question c'est de nouveaux amis, pour quoi faire sinon s'inventer de nouveaux jeux et les promouvoir. La comparaison entre Facebook et SecondLife n'est pas fortuite. Patience, la convergence arrive.
À l'heure où j'écris ce billet, je suis dans ce bon vieux Téoz en route vers Paris, profitant du principal intérêt de la 1ère classe, à savoir ses prises de courant. Point de réseau à l'horizon, ce qui ne sera pas le cas, en décembre prochain, des passagers du rail en route vers l'Ecosse depuis Londres et vice-versa. Ils bénéficieront en effet TOUS d'un accès wifi gratuit . Il y a de quoi devenir jaloux.
Pendant ce temps, la SNCF expérimentera bientôt une offre dans le TGV Est. Ce sera gratuit en période expérimentale, mais après mon petit doigt me dit que ça ne le sera plus.
Une bonne façon de nous faire préférer le train le jour où ce sera généralisé, sauf que pendant ce temps aussi, la télé nous passe de jolis pubs pour des modems 3G USB permettant de se connecter aussi dans le train. Alors même si tout le monde n'est pas abonné à ce type de services, il se démocratisent et l'accès illimité y pointe sérieusement le bout de son nez lui aussi.
Bref, le jour où Wifi s'allumera dans le Téoz, je veux bien faire le pari que j'aurai déjà résolu le problème.
Merci Richard pour éclairer cette liste élaborée par Mashable qui rassemble pas moins de 400 services en ligne pour traiter partager et diffuser photos, vidéo et musique, avec podcasting et netradio, entre autres. Un vrai océan de service tout de même assez centré US, mais une simple partie hébergée de l'iceberg au vu des listes colossales figurant en pied de page, sans parler qu'il faudrait rajouter le (gros) paquet d'équivalents européens.
De quoi passer des heures à tester et surtout de se confirmer que le web 2 a changé la donne dans l'outillage logiciel personnel et marque bien le changement pour l'industrie logicielle.
À parcourir la masse, on remarque bien combien certains services se diffusent dans leur capacité à créer de l'écosystème. Dans la trentaine d'outils de partage de photos, Flickr est clairement celui-là. Pour autant, ils ne sont pas aussi nombreux qu'on pourrait le penser. Comme quoi le Gartner n'a pas complètement tort sur le positionnement des mashups et écosystèmes dans son hypecycle.
C'est l'heure de la livraison annuelle du Hype Cycle du Gartner, baromètre de l'innovation s'il en est.

En juin 2006, j'avais relayé la décision de la chambre des représentants US d'autoriser les opérateurs télécom à sortir de la neutralité pour leur permettre de faire payer les fournisseurs de service en fonction de la consommation de débit qu'ils suscitent auprès des utilisateurs. Une grosse incertitude sur le coût réseau des grands services VOD. Résultat, une grosse levée de bouclier et le lancement de SaveTheInternet, mouvement militant très actif et très soutenu par les grands de l'économie numérique.
Pas d'action réglementaire en France en ce domaine, mais un bras de fer entre DailyMotion et Neuf qui tombe en plein dans le sujet. Les utilisateurs Neuf peuvent en effet lire un avertissement sur DailyMotion qui les invite à contacter le service clientèle de Neuf (!).
Pour l'instant, tout le monde constate le franchissement du rubicon et observe attentivement de voir comment les abonnés de Neuf réagissent. En pleine semaine du 15 août, le net français s'agite !
Comme l'avais annoncé Michael Arrington en mai dernier, on est en pleine guerre des moteurs de personnes. En ce moment, c'est Spock qui est à l'honneur.
Ce n'est pas dur à suivre, comme pour les autres, j'ai droit à invitation dans la boîte. Certains commencent à parler d'overdose, je trouve qu'il y a un peu de fuite en avant. À peine Facebook envahi, le troupeau se porte vers un nouveau territoire, poursuivi par le spam. La nouveauté, c'est qu'aujourd'hui, nos médias sont super en prise avec l'événement et annoncent les sorties synchrone avec TechCrunch.
Et si déjà on essayait de tirer un vrai profit des outils dont on dispose, d'arrêter de penser comme si chaque réseau social servait à soi et à son positionnement perso ?
Je vous le dis, la rentrée va être très chaude sur le front du droit numérique. Comme il y a deux ans, le choix de postures purement défensives face au développement des usages numériques conduit à des effets collatéraux insupportables.
Ainsi, on a appris hier que la CNIL avait sonné l'alarme à cause de deux décisions de justice qui remettent en cause le caractère de donnée personnelle de l'adresse IP. Sous prétexte que seules les forces de police et de justice ont autorité pour disposer de l'identité du dépositaire d'une adresse IP, sa collecte en vue de poursuites ne correspondrait plus à un traitement de donnée personnelle. Voilà effectivement une belle contradiction avec la loi qui elle stipule que toutes données permettant l'identification directe ou indirecte d'une personne le sont. La CNIL a demandé au garde des sceaux un pourvoi en cassation.
Ainsi donc, parce que la donnée ne permet pas une identification directe, cela n'imposerait pas d'autorisation préalable de la CNIL ?
Ainsi donc tout organisme privé de son état collecterait, stockerait et traiterait vos adresses IP sans que la CNIL, le garant de notre identité numérique, n'aie à le connaître ? On croit rêver. Autant abroger la loi informatique et liberté et permettre n'importe quoi en terme de collecte et de croisement de données, ce sera plus simple et on pourra alors vraiment partir à la chasse aux méchants pirates et pleurer sur la perte de nos libertés.
Dans la série "petit à petit l'oiseau fait son nid", Amazon vient de lancer AmazonFresh, rien moins que des produits frais online. Bon, ça ne concerne que Seattle, mais ça ressemble à un galop d'essai.
Amazon sur le secteur de l'alimentaire frais, voilà qui devrait redonner de l'envie au secteur. Les produits frais, beaucoup ont essayé et il y a peu d'élus. La logistique est un enfer. Déjà que, Tesco mis à part, personne n'a vraiment réussi à résoudre l'équation des courses online à grande échelle. Ceux qui se risquent sur le frais le font en tachant de résoudre l'équation liée à l'intégration des producteurs, en tachant d'élargir la zone d'achalandage sans faire exploser les coûts. C'est le modèle de Natoora ou dans le registre du panier hebdomadaire celui de l'historique Paysan.fr. Mention obligatoire aussi aux acteurs de niche comme iBoucherie.
Le vrai problème, ce serait d'arriver à faire matcher la disponibilité produit et une logistique de proximité avec la centralisation de prise de commande et de gestion client que demande le web. Un modèle distribué avec une hétérogénéité des acteurs très lourd à construire. Un vrai problème de filière, domaine dans lequel Amazon a démontré sa capacité à apporter des idées neuves. À suivre !
Parmi mes multiples sujets de prédilection figure le droit et c'est ainsi que j'ai noté la sortie d'un nouveau site du barreau français, lequel affiche rien moins qu'une blogosphère des avocats, fléchée comme un vecteur central de relation entre les avocats et leurs clients. Le site héberge une plateforme de blogs, mais l'annuaire intègre largement des blogs hexogènes. Pas de syndication visible pour autant, Avocats.fr n'est pas un Technorati des blogs de la profession. Ça aurait pu être une bonne idée, le contenu est quand même la matière première quand il s'agit d'interagir et de réseauter. Mais le plus important, c'est finalement le message et la volonté politique d'une profession qui se dégage ici.
En ce 1184e billet de ce blog, à quelque jour de l'entrée en quatrième année saison, je voulais partager avec vous un petit état de santé de ce blog.
Il se porte fort bien ma fois puisque vous êtes rien moins que 51% de plus à le lire par rapport à l'an dernier, à presque 40 000 visiteurs uniques mensuels. L'audience gagne elle 21% à presque 70 000 pages vues.
Avec tout cela, le blog.gr tient bien son classement dans le maintenant incontournable classement wikio de la blogosphère française, comme 79e au général et 37e de la catégorie high-tech.
Merci à vous tous donc, avec qui on est ravi de partager nos réflexions et coups de gueules.
J'ai assez pesté, ces dernières années sur l'incroyable stagnation du taux de propriété d'un site web dans les PME française (bloqué à 52% depuis ... 2002 !), pour ne pas saluer un mouvement sur le moniteur.
D'après Eurostat et le JDN, 65% des PME de plus de 10 salariés auraient un site, 62% pour l'INSEE en mars 2007. Ça bouge, mais on est quand même dans le wagon de queue européen.
Et quand l'INSEE remonte 18% d'entreprises déclarant recevoir des commandes en lignes, Eurostat dit 21%. C'est peut-être dans la moyenne européenne, mais ça reste TRÈS faible (c'est presque le double au Royaume-uni).
Mais après tout, elles ne sont que 28% à acheter en ligne, ce qui montre bien que le principal problème est d'abord d'être pratiquant avant de considérer qu'on pourrait aussi vendre soi-même ainsi. Aussi, et même si ça bouge, je persiste un peu plus à penser que c'est en forçant un peu à l'usage que l'économie numérique va avancer chez nos belles PME. N'oublions que pas que 50% de la croissance européenne en découle.
Deux ans après le début des hostilité, allons-nous assister au second round de la bataille réglementaire autour des contenus culturels ? c'est la question qu'on peut se poser au vu des déclarations suivant le conseil des ministres du 25 juillet dernier et la mise en place d'une commission chargée de rechercher des solutions d'endiguement du piratage, avec à sa tête Denis Olivenne, PDG de la FNAC de son état et endigueur patenté.
L'innovation ne se limite pas aux services numérique, la justice française a elle aussi décidé de jouer puisqu'avec l'arrêt "Joyeux Noël", DailyMotion vient d'être condamné sur une qualification pour le moins innovante.
D'abord les faits. Les producteurs du film "Joyeux Noel" reprochaient à notre célèbre service vidéo 2.0 d'avoir permis la diffusion sans autorisation du site sans leur permission par des internautes indélicats. DailyMotion se retranchait derrière sa qualité d'hébergeur, ce qui, au sens de la Loi sur la Confiance dans l'Economie Numérique, ne l'oblige pas à un contrôle à priori des contenus, mais à réagir à des injonctions légitimes qui lui seraient faites à postériori en cas de diffusion illégale. Il en aurait été tout autrement si DailyMotion avait été reconnu comme éditeur, but recherché des plaignants.
Mais voilà, le tribunal de grande instance de Paris a conforté DailyMotion dans son statut d'hébergeur tout en considérant, c'est là que réside l'innovation, que le modèle économique du site impliquait pour DailyMotion d'offrir en toute connaissance de cause à ses utilisateurs des conditions favorables à la diffusion de contenus illicites.
Voilà qui est intéressant et on espère qu'il y aura appel pour trancher cette qualification pour le moins originale.
Histoire de se convaincre que le monde (numérique) change vite, la carte du web que vient d'actualiser InformationArchitects est assez éclairante. Elle est moins "fun" que celle des réseaux sociaux, mais elle est plus pratique et son aspect "plan de métro" est peut-être un peu bateau, mais ça a l'avantage de parler à tout le monde.
Au-delà de ce qui a déjà été dis, je vous invite surtout à comparer la précédente à l'actuelle. On mesure à quel point du monde est entré dans le jeu et j'apprécie l'arrivée de la "chinese line" qui éclaire notre méconnaissance de ce qui est aujourd'hui un territoire fort du web.
Il est intéressant de noter l'évolution des catégories, passées de classifications outils à celle des contenus ou des usages et le fait que VOUS êtes apparu au centre. Une bonne illustration du joyeux bordel de votre univers numérique potentiel.
Il est également patent de voir le doux mélange de services, médias mais aussi de blogueurs, histoire de bien montrer comment tout cet univers s'articule aussi avec le buzz et un certains nombre de relais ou de personnes clés.
Personnellement, j'aime moi aussi la cotation qui nous dis donc que Facebook est du web 2.5 et surtout la météo des services, où l'on voit que tout le monde n'est pas au beau fixe.
Ce qui serait bien maintenant, c'est une dimension supplémentaire qui apprécie tout cela au regard des entreprises et pas seulement du petit monde agissant du web 2 ou du particulier.
Il y a maintenant plus de deux ans et demi, Jean-Noël Jeanneney avait poussé ce fameux coup de gueule qui avait lancé cette drôle d'idée qu'il faille absolument que l'Etat français et surtout l'Europe dépense ses deniers à concurrencer Google. En janvier dernier, je pensais sincèrement qu'on approchait de la fin avec le retrait allemand de Quaero. Et bien non, le virus s'est propagé outre-rhin.
Tout cela était déjà ridicule et fleurait tellement les politiques industrielles d'un autre temps qu'il ne manquait plus que les états européens y aillent en ordre dispersé. Après tout, là où la concurrence se fait sur des projets et du capital-risque, selon une mécanique que certains rapports ont su relever lors de la dernière campagne présidentielle, on va peut-êre assister à une compétition entre projets subventionnés. Une drôle d'idée de l'économie moderne !
D'après le Wall Street Journal, la blogosphère fêtera ses 10 ans le 23 décembre prochain. En celui de 1997, un certain John Barger avait appelé "weblog" la page personnelle où il publiait (et publie) un billet quotidien de son surf.
La lecture de cet article et la diversité des personnalités qui le nourrissent est très représentatif à la fois de l'incontournabilité des blogs aujourd'hui, notamment en terme politique, mais aussi des questions qui restent posées.
Il y a des sujets qui avancent doucement et puis tout à coup, un billet fait effet de cristallisation. C'est typiquement le cas avec Alex Iskold, chez Read/Write, sur le web implicite. Hubert a rebondi sur la lecture faite par Affordance pour creuser la question du devenir du lien hypertexte. Pourquoi pas, mais personnellement, je trouve que le débat est d'abord sur les modèles de business et les questions d'identité numérique et de gouvernance qui vont avec.
Technorati Tags: Web implicite, Implicit web, AttentionTrust, Gouvernance
Chez nos amis de Designer interactif, un excellent billet à propos du design d'interface dans l'iPhone. Cela fait un excellent écho à mon billet de la semaine dernière et cette idée que l'iPhone est une rupture au niveau relation d'interface avec la machine.
Steve Jobs a beau dire que l'iPhone sait jouer le web 2, il faut donc s'adapter un peu. Qui en aurait douté.
Voici donc un nouveau jeu de contraintes qui va peser sur l'ergonomie des sites, mais aussi sur les usages qu'on y pense, notamment quand on lit qu'il n'y a pas de geste pour couper, coller, le drag-and-drop ou la sélection de texte, ou inversement quand on réfléchit à la possibilité de zoomer et ce qu'elle change dans la manière de consulter une page.
Enfin à l'heure où les labels européens d'accessibilité s'organisent, il est intéressant de faire le lien, notamment quand on lit chez Apple que l'interface limite physiquement le nombre de liens dans la page, ou dans la manière dont il invite à sa structuration.
Un nouveau standard d'interface s'est invité à la table.
Cela fait un bon moment que je joue avec les questions de popularité sur les contenus et ceux qui mes lisent savent au détour de quelques billets que je suis de très prêt les taux de participation. J'avais un peu parlé il y a plus d'un an déjà de la fameuse règle du 1% et depuis, on a une meilleure visibilité sur les différentes types de population en terme d'interactivité. On sait notamment qu'il n'y a qu'un gros tiers des internautes qui interagissent vraiment (qui publient des commentaires ou taguent par exemple), avec toute une palette à recouvrements entre ceux qui écrivent quelque chose, qui cliquent pour voter, ou qui taguent, par exemple, sachant que la tagguing est en soit une pratique à connotations plurielles.
Or, on en est encore massivement sur des modes de fixation de la popularité qui sont déclaratives et collectives. Grossièrement, la popularité ne représentent que les 35% qui interagissent, soit une minorité. De plus, comme les votes sont sur l'ensemble, on se retrouve victime de la dictature de la communauté dominante et si on n'y appartient pas, la popularité a un sens qui ne colle pas avec ses affinités.
Je ne voulais pas parler de l'iPhone avant qu'il ne soit sorti, de toute façon, le buzz était déjà monstrueux. Pour la première fois où Jobs annonce quelque chose à l'avance, ça fait peur. Apple en a déjà vendu un demi-million en un week-end, ce qui est un bon décollage.
Ce qui est intéressant, c'est surtout la comparaison au Blackberry que j'évoquais samedi. Le plus simple, c'est encore la revue de Jason Calacanis qui, à part la solidité et l'incongruité de la caméra, montre surtout combien l'objet va changer notre façon de dialoguer avec les machines. Avec les interfaces multipoint, il faut apprendre une nouvelle façon de faire, et faire confiance à la machine dans la capacité à traduire nos gros doigt en interactivité fine telle qu'on la vie avec une souris ou un stylet. Faire confiance et prendre le temps d'apprendre semble être le passage obligé à la satisfaction, c'est aussi l'expression même de l'innovation et de la rupture. Ce téléphone est bien de nouvelle génération et ceux qui voudront revenir à un modèle à touche vivront une régression.
Plusieurs personnes m'ont fait remarqué que l'iPhone n'avait rien de révolutionnaire au sens technologique. C'est vrai. Mais c'était aussi le cas de l'iPod, qui a bouleversé l'idée que l'on se fait de la musique et le secteur économique qui va avec. C'est ça la synthèse créative, un assemblage de choses industrialisées, pour une proposition d'usages en rupture, proposition qu'Apple est capable de vendre parce que la marque offre cette lecture dans son positionnement et la compréhension qu'en a le public. Toute la différence d'un positionnement ciblé par rapport aux géants du secteur. Et bien c'est le même enjeu qui se présente sur la mobilité et si je sujet vous intéresse, lisez Richard MacManus, avec un billet qui pose de bonnes questions.
En ces premiers jours de juillet 2007, Dorsal atteint les 24 mois qu'il s'était donné pour doter le Limousin de la couverture totale. C'est évidemment le moment de faire un bilan. En tant que militant affirmé de ce projet, j'ai toujours voulu garder une vision exigeante et critique car c'est comme cela qu'on progresse, sachant par ailleurs qu'avancer en terre inconnue n'est pas évident. Dorsal est une superbe ambition, et sa concrétisation ne doit pas en manquer. Discutons maintenant.
Technorati Tags: Dorsal, Territoires numériques
Non, je ne parlerai pas de l'iPhone, ni de l'hypra-buzz qu'il suscite, j'attendrai d'en avoir un. Non, à l'heure de cette hystérie hypnotique, et puisque Louis Naugès le met en persective du Blackberry au regard des usages professionnels, il me semble intéressant d'en rajouter une couche sur l'interdiction que ce dernier vient de subir du côté des services du gouvernement.
Ainsi donc, la SGDN vient de découvrir en 2007 que le Blackberry existe et que ses données transitent par des serveurs qui ne sont pas en France. Horreur et donc interdiction. en plus, c'est contagieux. Cela m'inspire deux réflexions.
Technorati Tags: gouvernance enterprise 2.0 Saas
Bien avant le web 2 qui affirme une évolution des services numériques en phase avec les usages des utilisateurs, mettre l'utilisateur au centre a toujours été un paradygme recherché dans les projets que j'ai eu à conduire et une hypocrisie fréquente que j'ai expliqué plusieurs fois sur ce blog.
Il se trouve que se sont récemment terminés pour moi quelques dossiers appuyés sur une forte démarche participative impliquant les utilisateurs dès l'élaboration de la vision. C'est donc l'occasion de revenir sur tout cela et dresser quelques constats d'expérience.
Technorati Tags: gouvernance enterprise 2.0
En plein closing trimestriel, la tête dans le guidon et pas dans mon Twitter. Sauf que TwitterFox qui s'est payé une bonne poussée de fièvre tout l'après-midi.
Encore des infos exclusives sur l'iPhone ? pas du tout, une belle buzz party de quelques heures avec des tas de gens qui voulaient que j'aille visiter leur miniville. J'avais à peine eu le temps de comprendre ce bins qu'il était déjà terminé et de constater que Bluekiwi et Reflect avaient gagné la leur, de miniville.
Carlos dépense déjà sans compter sa levée de fonds ? que nenni, dans cette affaire, ça ne coûte rien, ça ne rapporte rien puisque qu'il n'y a qu'une page avec une image de ville qui grandie au rythme des connexions. Il n'y a aucune interactivité ni services, que dalle. Le jeu, c'est juste de viraliser suffisamment son réseau pour que la ville grandisse et qu'on soit celui qui a la plus grosse. Pour ça, Twitter tombe à pic, c'est clair. Enfin un jeu qui nous ramène au stade cours de récré, histoire de vérifier que nous sommes bien de grands enfants. Si j'avais eu du temps, j'aurai moi aussi joué, mais maintenant le buzz est passé et ce n'est plus drôle.
Miniville existe depuis avant-hier et ce soir, il y a déjà 847 miniville rien qu'en Limousin, soit plus que de communes qu'en vrai. Il est amusant de parcourir les autres jeux proposés par le site. On y retrouve les bons vieux classique du jardinage numérique mais c'est clairement moins fun que miniville.
On trépignait un peu d'impatience avec eux, mais ça faisait trop de bruit dans Twitter, Jacques a allumé la mêche et c'est officiel.
Donc, OUI, comme le souligne Miguel Menbrado, BlueKiwi vient de réaliser la levée de fonds la plus significative de l'Enterprise 2.0 en France, qui plus est auprès de gens dont le sérieux le dispute à l'exigence, Sofinnova Partners.
Pour groupe Reflect, qui a incubé BlueKiwi et qui en goûte tous les jours les fruits, c'est une joie partagée de voir ce projet décoller et se donner les moyens de donner de l'allant à l'Enterprise 2.0. Un sujet qui me tient personnellement très à coeur.
Mais là tout de suite, on pense très fort à Carlos, Christophe, Pascal et toute l'équipe, qui ont beaucoup donné pour ce résultat. Maintenant, l'avion a décollé et ça promet. Félicitations !
J'adore ces effets d'accélération dont le net est friand. En quelques semaines, Facebook est devenu le réseau à la mode sur lequel tout le monde veut implanter son réseau d'amis. Une sorte de nouvel eldorado pour différentier son identité des autres réseaux déjà convenus. D'ailleurs, comme moi, vous voyez déjà les invitations arriver. Allez-vous résister ?
Vous vous souvenez de ces études sur la satisfaction des français au travail publiés au début de cette année ? et bien, dans Rue des Entrepreneurs du 28 avril dernier, Thomas Philippon soulignait un point très intéressant qui n'a pas manqué de faire tilt dans ma tête, en référence aux conditions favorables à l'application des modèles de Société de l'Information dans les organisations.
Certains anticipaient, mais maintenant que le gouvernement Fillon est au complet, un constat s'impose, le numérique n'y figure pas, y compris sous l'angle de la "réforme de l'Etat". Voilà qui n'est pas sans poser des questions et illustre que l'irruption tardive du sujet lors de la présidentielle relevait visiblement du cochage de todolist.
Plus personne n'en parle, et pourtant. Hier soir, en deux temps trois mouvements, j'ai accompli mon devoir fiscal. Certificat antérieur reconnu, authentification nickel, les formulaires qui vont bien et le calcul automatique de la douloureuse à la fin. Quinze minute chrono, que demande le peuple.
Ils sont loin les soucis sous Mac des débuts ou les encombrements de 2005.
À priori, on devrait approcher les 9 millions de télédéclarations, au rythme de 50% de croissance annuelle qui tient depuis 2004, ce qui ne fait malgrè tout qu'un peu plus du quart des déclarations, soit un peu en-dessous du gros tiers de français qui sont à un stade d'intégration avancé des usages numériques.
La télédéclaration est banalisée, mais on n'en est pas encore aux prémices d'une dématérialisation pure et simple des déclarations, déjà en application dans le champ des entreprises au Danemark par exemple.
Et vous, vous télédéclarez ?
Ce n'est pas le moindre des changements intervenus à la suite du Keynote de Steve Jobs, mais le apple.com a changé de look. Designer Interactif propose une pratique revue des changements et note au passage une nette amélioration du respect de standards. Avec ce qu'a dis Jobs, c'était quand même la moindre des choses.
Personnellement, j'aime beaucoup l'utilisation ciblée de l'Ajax et le dock d'accès aux produits, qui s'ajoute à une belle collection de mode de navigation dans le genre, comme quoi il y a des modèles fonctionnels qui font leur petit bonhomme de chemin question e-commerce. Avec cette référence-là, ça va devenir un canon du genre !

On n'attendait plus que lui pour ouvrir le bal, à savoir Steve Jobs et Apple au grand jeu des interfaces riches. Du Keynote d'hier soir, tout le monde ne parle que de Safari pour Windows (le "one more thing" de la soirée), alors que le but du jeu était de voir Vista prendre un gros coup de vieux avec Léopard. Il y a ces choses qu'on jugerait évidentes comme TimeMachine ou QuikLook, perso, j'attends avec impatience les Spaces et les piles.
Surtout, je note surtout deux choses, CoreAnimation pour faire de jolis effets riches dans vos applis et voir donc Apple venir faire joujou avec Microsoft et Adobe, et surtout que l'iPhone gagne un environnement de développement mais qu'il jouera les sites (déjà) développés en Ajax qui respectent le rendu sous Safari.
Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple et jouer tout bêtement le web qui existe déjà et dont des millions de gens se servent tous les jours. Apple en profite donc pour surfer sur l'idée que l'iPhone est bien le téléphone 2.0 puisqu'il jouera les applications 2.0. Voilà aussi l'occasion de surfer sur le méga-buzz annoncé à la sortie de l'objet, pour ceux qui ont eu la bonne idée de ne pas oublier Safari dans leurs tests de compatibilité. Une bonne pub pour les standards au passage.
J'avais relaté il y a quelques semaines, la crispation observée outre-atlantique à l'encontre de certains environnements sociaux. On n'a encore rien vu de tel par chez nous, sauf si l'on considère la croisade initiée par Famille de France à l'encontre de Second Life, sur laquelle Versac revient longuement ce soir.
Parmi mes premiers faits d'armes sur ce blog figure l'engagement renouvellé dans la mise sur orbite de Dorsal au service du développement du Limousin comme territoire numérique actif. On sera dans un mois à l'échéance des deux ans que s'est donné ce projet et il sera temps de tirer un bilan.
En attendant, nous sommes fier de nous être investis dans Proximao, fournisseur de service innovants, qui capitalise à plein sur la nouvelle infrastructure régionale et démontre que le réseau c'est aussi un terreau fertile au développement économique et en l'espèce des réponses aux enjeux de services réseaux des entreprises et acteurs publics.
Proximao.fr est ouvert, David a tellement la pêche avec le beau partenariat qu'il a conclu avec eux qu'il m'a même devancé pour l'annonce. Nous sommes très content, en tous les cas, de voir les entrepreneurs du net Limousin se bouger pour transformer les promesses de l'infrastructure régionale.
Vu dans 2803 ce matin, le lancement de Blogbang de Publicis.
En gros, vous trouverez sur Blogbang des briefs et libre à vous de monter la campagne, de la poster sur votre blog et sur Blogbang, qui joue un peu le rôle des influenceurs pour la viraliser. À la fin, vous gagnez un Macbook pour l'instant et la promesse de rémunération demain, selon ce qui a le goût d'un modèle La Fraise.
Une sorte de mise en pratique de l'intelligence la création collective appliqué à la pub, avec des concepts validés par le buzz et déjà viralisés. Je suppose que le prix doit être à l'avenant :)
Dans la (fameuse) interview "au coin du feu" de Steve Jobs et Bill Gates, s'il y a un point qui a attiré mon attention, c'est un discours commun des deux que sortir du navigateur permet d'énormes bénéfices pour l'utilisateur. Steve Jobs nous fait notamment saliver sur l'étonnement des équipes de Google devant l'intégration de GoogleMaps dans l'iPhone. Ils indiquent, également de concert, qu'il y a un grand dynamisme sur les services en ligne et que c'est super, mais je trouve que cela acte aussi un désintérêt commun pour ce qui se passe dans la navigateur, au profit de nouveaux environnements à l'écosystème technologique plus maîtrisés, dirai-je... Bref, tout ça me conforte dans l'idée que Surface n'est pas qu'un gadget.
C'est peu de dire qu'il y a sur la table du gouvernement quelques dossiers numériques très chauds et c'est avec une grande attention que l'on attend des intentions et des positions claires sur un certain nombre de sujets.
Passons sur le nouvel épisode post-DADVSI, qui ne fait que confirmer le tourne-en-rond de l'application d'un texte dépassé par les événements et qui n'a même pas de décrets d'application. On peut quand même se féliciter de voir les FAI et l'APRIL entrer au Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique duquel était sorti la bête, mais on n'est pas près d'avoir un cadre légal cohérent à mon avis. En attendant, je préfère suivre ceux qui ont compris et qui innovent.
Non, la VRAIE patate chaude, c'est le fameux décret que d'aucun on vu comme un projet de flicage du web 2. Ce truc suscite une vraie inquiétude, à tel point que j'ai même entendu le sujet abordé dans une conférence bien trapue sur la gouvernance des système d'information. Intervenants, DSI et juristes de service ont rivalisé dans le registre d'un doux mélange de circonspection profonde et d'inquiétude larvée, c'est dire. Il suffit de toute façon de voir la réaction de Giuseppe de Martino, le Président de l'Association des Fournisseurs d'Accès, à la fin de l'interview qu'il vient de donner au JDN, quand il avoue que ce texte était tellement énorme que personne n'y avait cru, mais que s'il passe, il y aura du grabuge.
Avec tout ça, pour moi c'est clair, les limites de la répression ont été dépassées et le monde de l'économie numérique semble avoir pris conscience que sa solidité était mise en péril. Le temps serait-il enfin venu de penser les choses autrement ?
La sensation du moment n'a rien à voir avec le web 2, elle s'appelle Microsoft Surface. C'est une sorte de table interactive de 30', qui mixe les tableaux interactifs à la Minority Report et l'étrange bol augmenté de Microsoft entrevus au début de l'année. Cela laisse une impression étrange entre du déjà vu et le futur à portée de main.
Sans faire beaucoup de bruit, Facebook, est en train de devenir un truc vraiment énorme.
Cette sorte de MySpace organisé, ciblé scolaires et étudiants, revendique maintenant 24 millions d'utilisateurs, 85% de la cible étudiante US, 47000 communautés d'établissement, grossi de 3% par semaine cette année et rien moins que la première place dans l'échange de photos sur le web.
Le pendant français est récent, c'est StudiQG, mais le marché est chaud, avec la sortie de CityCampus.
Facebook a toujours fait de gros efforts pour développer son environnement et offrir à ses utilisateurs un espace organisé, propre, sérieux. Aujourd'hui, Facebook franchi une nouvelle étape qui marque sa volonté d'indépendance et lance son écosystème, un événement à marquer d'une pierre blanche et qui signe une forte ambition à l'ombre des Google, Yahoo! et autres Microsoft. Un géant est en train de naitre.
L'IGN vient de livrer une v2 du GéoPortail, intitulé "visubeta", ce qui dit des choses... Bon, depuis la sortie de juillet dernier qui avait surtout démontré le sous-dimensionnement complet du service, il y a du progrès car on y accède. C'est sûr, c'est déjà bien, mais comme le fait remarquer 2803, à part un rafraîchissement, on reste sur sa faim question nouveautés. Surtout que, quand on nous explique qu'il y a maintenant des calques superposables, encore faudrait-il que les données soient fraîches. Or, si je compare le Visubeta de l'IGN et GoogleMaps au-dessus du bâtiment que nous avons élevé sur la Technopole Ester il y a maintenant plus d'un an et demi, y'a pas photo. J'aime beaucoup l'IGN, mais la comparaison fait un peu peur... (cliquez pour agrandir).

Le grand gourou du webdesign vient de délivrer une sentence assez critique à l'égard du web 2 et plus particulièrement de la manière dont le design d'interface s'y exerce. Il parle peu Jacob Nielsen, mais quand il le fait, ça génère du buzz et en l'espèce beaucoup de débat.
Il y a six mois maintenant que nous avons lancé Dessine-moi le web 2.0, blog collectif ouvert pour que ceux qui ont quelque chose à dire sur le web 2.0, et d'abord une définition, puisse confronter idées et points de vues. Nous sommes fier de cette initiative, dont je tire à titre personnel une grande satisfaction et nous travaillons d'ailleurs - petit scoop au passage - à préparer un événement sympa pour faire la fête avec la petite centaine de contributeurs.
Depuis novembre, l'intensité du débat a un peu baissé, surtout celui sur sa définition, d'où un fameux billet de votre serviteur, bien dans le ton d'un constat partagé que le web 2 était passé au stade de la mise en pratique accélérée, si pas de la banalisation.
Toujours est-il qu'il y a d'autres sphères comme FrenchWeb.org, lancé par l'ami Richard, et puis voilà que sur le blog nos confrères de Publicis Net, on trouve les BadTalk, où l'interview d'une personnalité à propos du web 2. David Lynch nous y explique ce qu'il faut avec le web (ce mec est grand !), mais sérieusement je ne vois pas bien ce que le web 2 vient faire la dedans.
Bon, les vidéos sont sur DailyMotion, je n'ai vu aucun podcast, ce qui s'y dit confirme surtout que le web est vraiment central dans le marketing, la culture et la com'. Pour le reste, puisqu'il ne s'agit plus d'en débattre et que l'enjeu est sans doute une tentative d'évangélisation, l'idée n'est pas inintéressante, pour peu que ça donne du web 2 une idée en phase avec ce dont il s'agit. Sur ce point, je suis dubitatif, mais qu'en pensez-vous ?
Au début de ce mois, j'avais blogué sur les joies et peines de Digg, en apprentissage douloureux du management des communautés web 2. Focalisé que j'étais sur ce croustillant rapport de force, j'avoue n'avoir pas prêté vraiment attention à l'aspect sociétal de l'affaire 09F9. Mais heureusement, il y a Francis Pisani pour éclairer combien cette rébellion marque une pierre blanche dans le domaine des régulations de contenu.
Lors du rachat de YouTube par Google l'été dernier, d'aucun s'étaient interrogés en général sur l'adéquation du milliard de dollars avec la valeur réelle monétisée de cet espace et en particulier sur la faibilité du contenu. Il n'était question que de contenu utilisateur dans la vision d'un vidéo-gag mondial.
9 mois plus tard, le constat s'impose, ce type plateforme est tout sauf réduit à cette idée simple et s'affirme comme un passage obligé dès qu'il s'agit de contenu vidéo, avec en ligne de mire d'autres types de revenus.
On vient d'en avoir une éclatante illustration lors de la campagne électorale qui vient de s'achever, avec le débat Bayrou-Royal en point d'orgue, à tel point que le fait d'utiliser les plateformes vidéo de masse en seraient devenu un parfait lieu-commun pour les habitués du web en général et du web 2 en particulier.
La politique a certes ouvert la voie, mais au-delà des campagnes de buzz-marketing orchestrées par vidéos virales interposées, la diffusion de vraies pubs signées en bonne et due forme par des marques n'en est qu'à ses débuts, en tous les cas ce n'est pas vraiment mis en avant. Il ne manque pourtant pas d'exemples, comme avec nos amis de Nike, où encore la BNP, comme l'a relevé Fred Cavazza. Aller, un petit effort, il suffit d'arrêter de penser le et en parent pauvre et considérer la force de frappe qu'il représente.
Certes, il ne suffit pas d'aller poser des vidéo sur DailyMotion, VPod, Eyeka et les autres pour que ça fonctionne où même se croire être passé au web 2, cela demande une stratégie un peu plus intégrée que ça. Cela dit, les résultats sont là et j'en connais qui constatent qu'en vis-à-vis de campagnes classiques la rentabilité de l'opération est excellente. Ça ressemble à de "l'essayer c'est l'adopter" qui confirme la logique d'innovation du réseau. Déjà que le net commence à siphonner une partie des budgets pubs, ce type de dynamique n'est pas faite pour ralentir le transfert !
Dans un précédent billet sur Flickr et tout particulièrement sur l'intégration annoncé de la vidéo, je vous ai expliqué que ce service ne se positionnait pas comme une photothèque mais comme un réseau social.
Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, l'essentiel des sites de contenu générés par les utilisateurs (UGC) ne sont pas des médias ou des documenthèques, mais des réseaux sociaux au sens où le bénéfice utilisateur est la socialisation qu'il en retire. Il est vrai qu'en monétisant le contenu, ne serait-ce que par la pub, ces services sèment le doute en plaçant la valeur non pas sur celle de l'échange, mais sur le contenu lui-même, mais ça c'est un autre problème.
À partir du moment où l'enjeu est de partager des contenus pour développer de la notoriété, sa liste d'amis et globalement socialiser, il est logique que Flickr étende la palette des contenus à partager à la vidéo. Une évolution multisupport conforme à celles des réseaux sociaux, mais aussi une question de fonds sur l'identité numérique sous le postulat de ce que met l'utilisateur au centre.
La semaine dernière, le JDN a publié une tribune de Benoît Chopin sur le futur 2.0 des sites marchands.
Bon, j'ai déjà eu l'occasion de démontrer, que l'e-commerce, c'était déjà du 2.0 avant l'heure et que cet étiquetage n'a pas de sens. Et de fait, je ne vois pas en quoi ce qu'il évoque relève du 2.0.
Certes, l'intégration des moteurs et la mise en place de logiques CRM avancées sont de bons sujets, mais on en parle et on le met en pratique depuis bien avant le web 2. C'est un axe de progrès, une bonne réponse à de vraies questions de performance, pas une innovation.
En ce qui concerne l'extension de l'expérience utilisateur via RIA (interfaces riches), c'est effectivement un bon sujet d'actualité, à l'heure du show Microsoft sur WPF Silverlight. On a là un bon terrain d'expérience et j'avoue être un peu impatient de voir comment ça rencontre le public et éventuellement répondre à certaines limites, mais pour le reste, ce n'est pas du web 2, c'est un nouveau terreau d'expérience webdesign.
Le plus étonnant dans cette tribune, c'est l'absence complète de référence à ce que font une partie importante des consommateurs : interagir. Sans parler de Zlio et de ce qu'on attend des mashups appliqués à l'e-commerce, il y a aussi ce qui se passe autour des comparateurs et de la nouvelle génération de ceux-ci. Et puis, ne dis t'on pas qu'un site ne peut plus ne pas envisager avis client, commentaires et notation collaborative ? La dimension participative et interactive dans l'e-commerce ne peut pas être éludée. Alors certes, elle a un impact techno limité, mais d'un point de vue économique, j'ai du mal à concevoir d'envisager des modèles économiques ignorant cet aspect.
En ce dimanche électoral, je dois dire que le JDN fait fort en terme de tribunes, avec des tas de choses intéressantes et à propos autour de l'économie numérique dans notre beau pays.
Alors que Digg fait l'actualité dans le cadre de son rapport de force croustillant avec sa communauté, je trouve notable de voir YouTube commencer à rémunérer ses top-users.
Souvenons-nous, l'été dernier, Jason Calacanis avait mis un beau bordel en proposant 1000$ mensuels aux top-100 de Digg, révélant la fameuse règle du 1% et le risque qu'il éclairait. À la fin du sketch, Digg n'avait pas perdu ses utilisateurs, mais déclenché une réforme qui nourrit, depuis, les relations tendues avec sa communauté.
Grace aux travaux de Forrester la confirmation de l'importance de la minorité des hyper-contributeurs dans les environnements web 2 comme YouTube est démontrée. Il faut donc soigner la relation avec ces gens. Même s'ils se montrent fidèles à l'espace sur lequel ils développent leur notoriété, celle-ci est plus que jamais une source de valeur. Chez YouTube, elle se traduit donc maintenant dans les comptes.
Il était temps pour Yahoo!, après avoir lavé son linge sale, de commencer à faire du ménage dans ses doublons et pour ce qui est de la photo, c'est fait, puisque Yahoo! Photos disparaît au profit de l'excellent Flickr. C'était attendu et c'est conforme à ce qu'on attendait.
Du coup, Flickr va monter de 8 à 15 millions de visiteurs et rejoindre le leader qui est Photobucket. Mais surtout, son fondateur annonce l'arrivée de la vidéo et là c'est un peu plus troublant.
Cet été, Digg avait pris conscience de la fragilité de son mode de gouvernance et tenté une réforme, mais celle-ci avait surtout démontré qu'on ne change pas les règles d'un espace comme celui-là facilement.
Tout emblématique qu'il est du web 2 et de sa dimension hautement participative, l'équipe de Digg pensait visiblement que ce type d'environnement se pilotait d'en haut, à l'ancienne, et a continué à le penser. C'était une erreur et ils viennent d'en subir une cruelle démonstration.
C'est beau les classements de blogs, surtout quand vous vous trouvez dans le top 100 français. C'est le cas avec celui que vient de lancer Wikio, qui nous classe donc 72e au général et 33e sur le secteur HighTech. Pas mal non ?
Bon allez, on se la pête un peu, mais on ne prend pas la grosse-tête pour autant, c'est pas comme Versac, tout heureux d'être passé devant Loïc (super billet, Nicolas :)). Le troisième larron est TechCrunch, normal, mais le troisième homme pointe en sixième place. Pour le reste, j'y vois beaucoup de gens très bien dans ce classement.
Je suis avec beaucoup d'attention ce qui se passe chez Dell et plus particulièrement depuis qu'ils ont lancé IdeaStorm, un Digg-like où les clients s'expriment sur ce qu'ils attendent de Dell. Typiquement un projet très impliquant stratégiquement parlant, avec peu de techno mais de gros enjeux de pilotage.
Depuis maintenant un peu plus de deux mois que la chose tourne, l'attente de PC Dell sous Linux ne se dément pas. Et de fait, qu'est ce qui se passe ? et bien Dell va proposer des machines sous Ubuntu. Comme cela est souligné dans cet article de C|Net, la présente forte et constate de cette demande en #1 sur IdeaStorm est un facteur clé de cette décision.
Il est très intéressant d'observer le top10 des demandes clients dans IdeaStorm, elles révèlent des attentes structurées et claires. Petite anecdote en passant, pour avoir écouté un podcast d'un récent Rue des Entrepreneurs évoquant la schizophrénie du consommateur-citoyen-salarié peu en accord avec lui-même, je trouve très intéressant de voir figurer en 10e position, mais en #2 au nombre des commentaires, la relocalisation des centres d'appels aux USA.
Ce week-end, sous le soleil Atlantique, je lisais avec intérêt des points de vue élogieux des directeurs de campagne des candidats aux primaires US sur la manière dont les candidats à la présidentielle ont su tirer profit du net et en particulier du web 2, notamment autour de la vidéo.
Etonnant, mais le fait est que le débat Royal-Bayrou suscite outre-atlantique beaucoup d'observations. Exemple sur Prezvid, blog influent autour de la campagne US de 2008, qui relève que le débat s'est retrouvé retranscrit sur un blog (RMC ndr), diffusé en vidéo sur une plateforme oubverte (DailyMotion), vidéo à l'audience massive, sans compter que les deux protagonistes ont repris ladite vidéo sur leurs blogs respectifs, avec là aussi des torrents de commentaires.
Il est vrai que s'il est un domaine où le web 2 a bénéficié d'une adoption puissante et rapide, c'est bien la politique. Il en est presque paradoxal de ne plus s'étonner de voir tous les candidats avec un Ziki et jouer à fond la viralité en couplant vidéos sur DailyMotion et blogs. Je ne connais pas beaucoup de marques qui ont atteind un tel degré d'intégration du web 2 !
Alors oui, le net français est un des grands vainqueurs de cette campagne, comme l'avais déjà souligné Débat2007, en tous les cas en tant qu'outil car je suis personnellement assez déçu du peu de cas fait des enjeux de la Société de l'Information et de l'Economie Numérique, mais passons.
Ne goûtons pas notre plaisir de voir les US trouver idées et innovation chez nous !
Dans la lecture régulière des chiffres de Technorati, je renouvellais le mois dernier le constat de la stagnation du nombre de billets autour des 1,5 millions par jour. De son côté, WalleyMag relève que si le nombre de blogs trackés continu de croître, la part de ceux qui sont actualisés au moins une fois par trimestre est quasi-constante à environ 15 millions d'unités.
En même temps, aux 15 millions de blogs de Technorati se sont ajoutés environ 35 millions de blogs morts. Si, en mai 2006, les 15 millions de blogs actifs représentaient grosso-modo le tiers de la blogosphère Technorati, ils n'en forment plus aujourd'hui que le cinquième.
Finalement, et en appliquant cette bonne vieille loi de Pareto, 3 millions de blogs produiraient 1,2 billets par jour, les 12 millions restants se contentant d'un tous les 9 jours.
Cette blogosphère est alors un peu comme une tourbière, la couche visible des nouveaux billets, produits par une masse quantitativement stable de blogs actifs, s'élève sur un volume croissant d'information, terreau ou source d'énergie au demeurant. J'ajoute pour ceux qui seraient troublés par l'analogie que les tourbières sont des écosystèmes d'une rare richesse biologique.
Ce qui ressemble ni plus ni moins qu'à la finitude de la population adressée par Technorati est évidemment liée au fait largement souligné que Technorati n'audite que des plateformes bien précises et par ailleurs très connotés US, territoire, s'il en est, où la pénétration du réseau est depuis plusieurs années elle aussi au plafond (75%).
En conclusion, on n'est pas plus avancé que ça sur l'évaluation du monde des blogs et je ne suis pas sûr que la maturité de son écosystème soit une excellente nouvelle pour Technorati, mais c'est tout de même du pain béni pour l'observation.
À la fin de l'année dernière, Time Magazine nous a tous élus comme étant l'homme de l'année. Conséquence logique de cet éloge à l'intelligence collective, nous sommes donc maintenant tous invités à élire collectivement les 100 personnalités les plus influentes en 2007. Ils sont 200 sur la ligne de départ et l'attention eu égard au total des vote m'a laissé circonspect. C'est quand même très ricain, mais on y trouve quelques français, Bernard Arnault, François Pinault, Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen, mais pas Nicolas Sarkozy. Steve Jobs est actuellement 5ième.
Quand est-ce que le JDD, ou un autre, nous proposeras le même jeu, hein ?
Je suis très frappé, depuis plusieurs mois, et tout particulièrement depuis le début de l'année, devant une sorte de manichéisme visant à considérer d'une part les environnements autorégulés, d'autre part ceux qui participent d'une certaine forme de régulation. J'ai le sentiment que le rapport de force ainsi créé est à la fois un bon stimulateur de créativité, mais aussi que la balance va finir par pencher, j'en veux pour preuve l'étude de cas que constitue la communauté scientifique, passé de le reconnaissance par les pairs dans une logique de réseaux, à la dictature des publications scientifiques et des comités d'experts. Histoire bien connus de ceux qui s'intéressent aux mécanismes de coopération.
Jusqu'à présent, on dissertait beaucoup sur une certaine idée de l'intelligence des foules, avec force lieux communs et trolls, ce qui n'était pas, à mon goût, à la hauteur des enjeux. C'est d'autant plus vrai que, si l'on observe l'évolution d'un projet comme Citizendium, il semble bien que la discussion soit vaine ...
J'ai encore pu mesurer hier soir combien quelques chiffres bien sentis sur la montée en charge de l'économie numérique permettaient de secouer quelques PME représentatives, car curieuses mais pas du tout conscientes des changements à l'oeuvre et attendant en bon Saint-Thomas de prendre le platane pour comprendre. Ce n'est pas quand la vague est bien en vue qu'il faut penser à aller chercher la planche pour la surfer ! Pour cela, il ne suffit pas de se regarder le nombril, mais bien d'observer en tendance ce qui se passe par rapport nos voisins, l'occasion aussi de mesurer, à l'heure de choix politiques décisifs, qu'il y a du pain sur la planche dans notre beau pays.
Grace à Benjamin Gauthey de Microsoft, voilà un excellent webcast pour aider à comprendre ce merveilleux produit né dans le giron de groupe Reflect et dont on est fier, avec eux. Cela permettra accessoirement d'éclairer la lanterne de ceux qui n'arrêtent pas de me dire "et au fait, BlueKiwi ...", genre pas plus tard que ce soir à Brive, en aparté d'une session d'évangélisation à la CCI locale.
En attendant, Carlos nous apprend l'entrée de BlueKiwi dans le programme IDEES de Microsoft, avec dans le tuyau des perspectives d'intégration avec Sharepoint très intéressantes, où quand le web 2 sait se positionner en interaction avec le SI. À suivre de très près. En attendant, on salive en attendant les nouveautés de l'imminente prochaine version.
Quoi qu'ils fassent, les médias ne peuvent pas suivre la réactivité et la puissance que le réseau est capable de donner sur un événement, l'interaction avec le public et la co-construction de l'information est un fait. On le sait depuis les attentas de Londres, mais le massacre de VirginiaTech hier est révélateur.
Dès ce matin, PointBlog montre d'une part l'irruption du sujet en tête sur technorati (déjà presque 40 000 posts) et comment de grands médias puisent à la source, c'est-à-dire sur les blogs des acteurs ou victimes de cette tragédie.
De son côté, Francis Pisani relève l'énorme attention sur les contenus produits sur place, ou encore l'émergence d'une page sur Wikipedia, plus à jour et en prise avec les événements que n'importe quoi d'autre.
Les témoins sont sur site avant les journalistes et produisent, c'est un fait et cela m'a rappelé ce billet de ZDNet à propos de Bild, en Allemagne, qui rémunère les photos proposées par la foule pour peu qu'elles soient publiées. Aujourd'hui, les médias ne peuvent plus ne pas gérer le contenu produit par tout un chacun, celui qui leur est envoyé, comme celui que génère le réseau. La question qui se pose à eux est celui de leur rôle en tant qu'agregateur, relais ou médiateur.
J'ai par ailleurs noté une centaine de photos sur Flickr sous le tag "Virginia Tech shooting", on note aussi beaucoup de clichés compassionnels ou mémoriels (exemple), autre phénomène collectif intéressant à observer autour de cette tragédie.
C'est peu de dire à quel point le débat toujours chaud de la régulation des interactions s'est enflammé outre-atlantique après les commentaires obcènes et les menaces de mort reçues par la blogueuse Kathy Sierra. On avait noté le symbole d'un Robert Scoble suspendant son blog en soutient, Francis Pisani revient surtout sur les initiatives de codes de bonne conduite qui ont fleuris ou ont gagné en intérêt avec cette affaire.
Demain sort Le défi numérique des Territoires, réinventer l'action publique, ouvrage collectif à l'initiative de Christian Paul, un de ces rares élus français qui sait ce que Société de l'Information veut dire.
Ce livre s'essaye à un regard critique sur 20 années de politiques numériques et cherche à secouer un peu la poussière pour inviter les territoires à véritablement entrer dans la Société de l'Information et à mettre cette question au centre de leur politique de développement.
C'est à cause de cette ambition de "secouer la poussière", que j'ai accepté l'invitation qui m'a été faite de produire le chapitre sur le très-haut-débit. Ça ne me rapporte pas un rond, mais je ne refuse pas les tribunes quand il s'agit de délivrer quelques convictions.
Au-delà de l'antienne sur les territoires qui se dotent ou pas d'une politique numérique et des enjeux de la fibre, je développe surtout la contradiction entre des approches goudron-béton et top-down orientés sur le pousser de plus de télé, alors que le réseau est d'abord un environnement interactif. Je n'ai en effet pas pu m'empêcher de recentrer le débat sur les usages, montrant l'inversion de fracture, actuellement à l'oeuvre, où l'on voit des politiques chercher des usages alors que les usagers se sont saisis de l'internet pour s'en trouver de très bons et très satisfaisants tous seuls. D'où le titre "Haut-débit : les réseaux débordés par les usages". Il est certain qu'en restant au-dessus à communiquer en mode médiatique traditionnel, on ne se donne pas vraiment les moyens de savoir ce qui se passe sur le réseau. Il est temps de faire avec les usagers plutôt que de penser à leur place. Le développement, ce n'est pas de l'aménagement.
Vous pourrez consulter l'intro, le sommaire et le premier chapitre ici. À priori, les présidents de conseils régionaux et généraux en ont reçus un. Une lecture bienvenue.
Le logo ci-contre est caractéristique de l'univers web 2 et il figure en couverture du rapport que Michel Rocard vient de livrer. Il est clair que la formule "Vers une société de la connaissance ouverte" est très prometteuse et quand on connaît l'expertise de l'ancien premier ministre sur le sujet, on ne peut qu'être alléché.
Et bien oui, je l'avoue, je suis rentré tôt du bureau ce soir, ce qui m'a permis de stratifier devant le 19-20 de France 3 pour tomber pile sur Jacques en pleine démonstration de la la "web réputation" [sic] utilisée en cas de recrutement". À voir ou revoir ici.
Je n'ai pas pu m'empêcher de le Twitter Je sais, c'est mal. Accessoirement, Merryl a bien tenu son rôle (réel à l'époque cela dit) et on a bien vu les logos de de groupe Reflect, Dessine-moi le web 2.0 et Moovement. Ça mange pas de pain :)
Plus sérieusement, c'est un vrai sujet dont on en parle pas assez, un vrai sujet pour une éducation qui ne le prend pas par le bon bout, un sujet pas assez pris au sérieux, dont j'ai parlé ici. C'est bien que l'autre interviewé explique qu'il est intelligent de prendre en main sa visibilité en ligne et qu'un blog sert à ça, mais je crains le doigt pointé vers le réseau.
En ce moment, il est clair que les marques veulent comprendre et pratiquer le web 2, les agenda de Manuel ou de moi-même sont fleuris de rendez-vous collectifs ou individuels dans ce sens.
À ce titre, les blogs font inévitablement partie du sujet, même si, comme j'aime à le souligner, ils sont devenu un instrument banalisé. Je ne dis pas qu'en monter ne pose pas de bonnes questions stratégiques et tactiques, mais pour ce qui est de la mise en oeuvre technique et d'accompagnement, on sait faire.
Banalisés les blogs ? voilà qui secoue quelques uns de nos interlocuteurs, surpris d'être en retard d'une guerre alors qu'ils ont à peine déclenché la réflexion.
Disons plutôt que les blogs ont atteind la maturité, ce que j'ai d'ailleurs déjà affirmé en décembre dernier. Confirmation avec la dernière livraison des stats Technorati que j'aime à commenter depuis maintenant deux ans.
Bon, cela fait un bon moment que l'on sait qu'il faut bien prendre ces chiffres pour ce qu'ils sont et surtout, notamment question langues, au regard des plateformes que Technorati indexe ou pas. Personnellement, le chiffre qui m'intéresse, c'est celui du nombre de billets par jours. il était stable en novembre dernier, il l'est toujours et donc depuis un an. Je maintien donc mon idée de longue traîne. Quels que soit l'évolution quantitative des blogs, le bourdonnement est stable, maisn il est sans doute aussi plus qualitatif, si l'on en juge notamment par la croissance forte et continue de l'utilisation des tags.
dix ans après leur invention, les blogs sont bien un phénomène mature.
Il se passe des choses du côté des réseaux sociaux et de MySpace notamment, dans le monde éducatif américain. Certains établissement en interdisent l'usage en leur sein et cela va jusqu'à imposer aux élèves de fermer leur MySpace. Que faut-il comprendre ?
Enfonçage de porte ouverte direz-vous ? et bien moi je dis que c'est le genre de chose qu'il faut marteler, surtout quand je me rappelle avoir pointé ça et que l'on constate que le consommateur n'attend pas. Amusant, c'est ce qu'on a poussé en évangélisation cet après-midi avec Manuel.
Maintenant, je lis aussi ça :
Les entreprises du secteur des TIC en Europe ne sont pas encore en mesure de bénéficier d'économies d'échelle en raison de la fragmentation réglementaire qui entrave la mise en place de services au niveau européen
Il y a donc Un milliard de photos dans Flickr et plusieurs milliers s'y déposent chaque seconde. Christophe l'avais déjà constaté.
On peut vraiment voir le flot ici, l'évolution du nuage de tags en temps réel y a quelque chose d'hypnotique, qui n'est pas sans rappeler BigSpy ou Swam du DiggLab.
Flick et ses clones ont changé notre rapport à la photographie. Il est vraiment un support en mouvement, on peut y observer chaque jour la manière de photographier y changer. C'était ce qu'on lisait il y a un an dans ce dossier et l'interview de André Gunthert réalisé par Hubert Guillaud et que je vous invite à relire.
Au-delà de la photographie, c'est une certaine image du monde, occidental en tous les cas, qui s'y reflète à chaque instant. Saisissant !
Avant-hier, j'ai vu que le PowerBook d'Amandine arborait fiérement le fonds d'écran pour les standards. Amusante l'imagerie qu'il véhicule alors que j'entends régulièrement des observateurs de la société souligner l'absence du numérique dans le discours sur l'écologie et le développement durable. Passons.
Les standards ne font pas assez parler d'eux, en tous les cas hors des cercles initiés et c'est bien dommage. Il faudra sans doute un militantisme plus prononcé des grands services en ligne, si j'en parle, c'est à cause de l'annonce de l'accord entre Amazon et la fédération américaine des aveugles pour avancer sur ce terrain. Ça c'est une bonne idée et il faut la relayer. En France, Accessiweb est très investit sur la question et je dois bien avouer que nous aussi.
Pourtant, si j'en juge par maintenant presque 3 ans que nous avons mis l'accessibilité et Accessiweb dans notre argumentaire commercial, ce sont plutôt des organismes privés, non concernés par le fameux décret qu'on attend, qui ont souhaité être labellisé, les acteurs publics cherchaient plutôt à "tendre vers". L'exigence accessible est dorénavant de tous les appels d'offres, je pense qu'il est temps de trouver auprès des grands services privés et notamment marchand, des vecteurs pour promouvoir l'accessibilité.
À la fin de la journée chez Stratégies, Loïc le Meur est venu partager quelques convictions prospectives avec nous et annoncer qu'il quittait Six Appart, ce que Manuel n'a pu s'empêcher de twitter, donnant l'occasion de considérer, en live, un des aspects certes surfacique mais non négligeable du web 2 : la naissance et le développement d'un buzz.
Au-delà de l'anecdote, ce qu'il y a de bien dans ces événements, c'est la rencontre avec le terrain qu'elles permettent, de même que la confrontation des points de vues.
Du terrain, on a pu mesurer l'intérêt prononcé qu'il y à mettre en pratique, tout en mesurant bien (et j'y ai mis du coeur, croyez moi) que ce n'était pas une question d'outil, surtout de stratégie, donc un vrai problème à convaincre ceux qui s'en occupe. Heureusement, des exemples sont venu démontrer que c'était possible et même profitable. On a même pu mesurer que les études de cas ne manquaient pas et pas seulement outre-atlantique où le web 2 n'est plus un sujet, mais la réalité marketing de base.
Pour ce qui est de la confrontation, il n'y en eu vraiment qu'une, sur Second LIfe évidemment. Fred Cavazza, on le sait, déconseille et flèche d'autres univers plus peuplés et mieux construits, Loïc pense qu'il y a encore du buzz à faire et l'agence de service qui en vend n'allait pas faire autrement que d'appuyer. Personnellement je me range à l'avis de Cavazza et je n'aime pas l'impression qui fait qu'au delà du coup et du buzz, cela évite à la marque de se poser de vrais questions et d'élaborer une stratégie qui se tienne.
Le maître mot de cette journée, c'était en effet la prise en compte des clés du changement d'approche et de méthode que le web 2 sous-tend. Ça fait plaisir d'entendre des participants souligner leur compréhension de cette exigence, mais on mesure que l'évangélisation ne fait que commencer.
Aujourd'hui, les heureux participants du séminaire Stratégies web 2.0 ont tout compris de la création des blogs et appris à connaître le consommateur 2.0. Demain, sous la présidence de Manuel, en route pour la mise en pratique. Ça commence avec votre serviteur à la manoeuvre pour faire passer le café, avec décryptage du phénomène, démolition de quelques mythes et essais de caractérisation de quelques modèles tendances.
En préparant ce propos et en contemplant l'existant, j'ai été encore une fois frappé par la méconnaissance des dynamiques sociales dans le web moderne et une approche par trop médiatique. Le web, ce n'est pas la télé et les blogueurs ne sont pas des journalistes. Tout cela procède d'un manque de culture web et plus globalement d'alignement entre la stratégie, la politique d'animation des communautés et les outils. Le grand classique de l'approche outil a décidément a peau dure ! Ressenti de la journée demain.
Il est beau ton billet, Louis, il fait entrer de l'air frais, il rejoint l'attente de ceux, dont je suis, qui désespèrent de voir un VRAI débat sur la place de la Société de l'Information. Accessoirement, c'est très éclairant du chemin parcouru en deux ans d'être passé de la C Generation (Content) à la W (We), du contenu au social.
Je plussois très fort sur la question de l'éducation, sujet sur lequel je reviens régulièrement. Il est temps pour l'école et le monde éducatif d'entrer dans la Société de l'Information. Je pointait encore ce vide trou noir de la question éducative, en écho au débat sur l'intelligence des foules et l'avenir de l'individu dans la société en réseau.
Tant pis pour nous si nous ne savons pas transmettre, les jeunes se la construisent leur société de demain, ils réinventent leur sociologie, on ne peut pas d'un côté trouver ce qu'ils font débile et ne pas se donner les moyens d'être avec eux.
Tout ça m'a rappellé cette interview de Pierre Bellanger à propos de la génération Skyblog et surtout cette perle, quand les jeunes coréens expliquaient que l'email c'était pour communiquer avec les vieux (nous en fait).
Ils sont très peu nombreux les Christelle Membrey et ses élèves, découverts ici et revu là. D'autres collégiens qui se baladent avec leur PowerBook et ont l'air d'avoir parfaitement intégré que le monde était plat en mode multi-tâche. L'avenir leur appartient.
Michael Arrington n'y va pas par quatre chemins et se réjouit, tout simplement, de la baisse forte et confirmée des ventes de CD. -20%, c'est pas rien. Cette prise de position on ne peut plus marquée suscite une grosse discussion, notamment sur l'impact sur les revenus des artistes.
Le problème, c'est que l'économie de la culture a tellement tardé à bouger qu'elle est maintenant au pied du mur, qu'elle entraîne avec elle la création culturelle et personnellement, c'est ça qui me met en colère. Un an après la DADVSI, quel gâchis ! Bonnes questions, mauvaises réponses.
Mais voilà finalement un chiffre qui tombe à point nommé alors que nos chers candidats sont interpellés sur le champ de ruines laissé par ce débat. Sauront-ils donner du sens à l'économie de la connaissance et à la Société de l'Information. Il serait temps !

Rappelez-vous, c'était cet été le Gartner avait placé le web 2.0 au sommet du pic des espérances, prédisant l'entrée en phase de maturation et on l'a effectivement sans doute atteind là.
J'ai déjà évoqué les signes de cette nouvelle phase et un paquet de billets appuient le propos. Maintenant, ça se traduit dans des courbes.
Alors, évidemment, certains pensent déjà que le 2.0 c'est fini et qu'il faut chercher la suite. Outre que le flot de nouveautés ne tarit pas et qu'il y a encore du hype, il ne s'agit en fait que de la fin de la phase initiale du processus. Maintenant on en parle moins parce qu'on est en pleine mise en pratique. C'est pour cela qu'il y a de bons événements à ce sujet, notamment Stratégies où je cause la semaine prochaine avec Manuel.
Le 2.0 est mort, vive le 2.0, celui de la mise en pratique de nouvelles relations numériques avec les utilisateurs et consommateurs !
J'ai eu l'occasion de souligner la tendance à plus de contrôle vs l'autorégulation jusqu'à présent à l'oeuvre, mais derrière ces effets de balancier entre démocratie participatif libéré et créatif et république expertise savante et régulatrice, se cachent d'autres débats de fonds, ceux qui pointent une société hyper-individualisée où le narcissisme des blogs n'a d'égal que l'aliénation à la dictature des communautés, quand il ne s'agit pas d'esclavage, ou encore de miroir aux allouettes, de bruit. Cela m'évoque aussi les discussions enflammées autour du Pronetariat. Ce rapport de force est vieux comme le monde, mais l'avènement de la Société de l'Information lui a redonné une certaine vigueur et l'attente d'un équilibre qu'illustre bien celui que cherchent actuellement les médias, entre réflexe défensif et tatonnements.
Je ne méprise pas ces discussions, ni ne rejette à priori ces idées, les phénomènes défensifs ici proposés sont révélateurs des tensions du changement à l'oeuvre. Il faut être tolérant et humble avec ce qui se passe, les forces qui sont à l'oeuvre nous dépassent. En bien où en mal, n'oublions pas que l'internet reste un terreau fertile. Mais le caractère bon ou mauvais des herbes dépend du contexte où elles poussent.
Je ne suis pas spécialement adepte des navigateurs GPS, mais je ne suis pas certain que les services de Mio Technology me mèneraient à bon port. La techno est peut-être bonne, ce n'est malheureusement pas le cas des données.
À l'exemple de l'image ci-contre, je vous invite donc à la lecture toute particulière de l'Europe que propose Mio.
Marketing is Dead, où j'ai pêché cette perle souligne que la r&d et la prod. sont en Asie. Un exemple un peu caricatural mais éclairant des aléas de l'off-shore ...
Twitter, c'est tellement bête qu'on y croît pas. Et pourtant, ça prend et ça devient même le gadget à la mode. J'avoue que dans le flot continue de nouveaux services, celui-là ne m'était pas apparu particulièrement malin. En fin de compte, ça ressemble peut-être à une sorte de messagerie simplifiée, il n'empêche qu'on oublie que l'importance de l'IM dans le paysage des usages numériques. En tous les cas, une fois qu'on a constitué son réseau, ça peut devenir vite addictif, notamment si on y met quelques sources de buzz prolixes, Calacanis par exemple.
Finalement ça tient à quoi Twitter ? quelques personnalités centrales de la blogosphères qui buzzent ? une ou deux histoires qui tournent comme il faut ? et puis ce terreau decisif de l'irrépressible envie d'être dans le buzz. Ça fait un moment que je me suis fait à l'idée que le buzz est un business, Twitter enfonce le clou !
Enfin, n'oublions pas dans le cocktail du succès la panoplie de widgets, gadgets et rolls en tout genre. L'écosystème, c'est un fondamental du web 2. C'est certes pratique, ça s'affiche aussi efficacement sur son blog histoire de montrer qu'on est dans le mouv'.
Mais le plus intéressant avec Twitter, c'est peut-être les usages divers et variés qu'ils suscite.
Vu le succès, c'est peut-être de là que vont naître des variantes. Déjà que les réseaux sociaux pullulent, en voilà un nouveau genre qui, s'il se maintient quelques semaines, va faire beaucoup de petits.
Si chez nous on préfère l'Île au Enfants, certains disent qu'on n'est plus au pays de Oui-Oui et le fait est qu'entre publication affligée d'exemple de courrier d'avocats, suspicions de velléités réglementaires qui rappellent de vieilles blessures, l'heure n'est plus vraiment à louer les joies du bouillon communautaire , plutôt à serrer les boulons pour juguler le risque juridique.
Aujourd'hui, dissertant sur un projet axé sur la manipulation de contenus culturels dématérialisés, j'ai vu blêmir mes interlocuteurs quand je leur ai expliqué le risque (pénal) qu'il y avait à vouloir jouer avec le feu les DRM. Malgrès un bon coup de massue sur la tête, il est un monde qui retarde le changement inéluctable qui se présente à lui.
Il n'est plus tout seul, la posture défensive est dans l'ère du temps. Elle est tout ce qu'il y a de plus caractéristique de l'attention (enfin) portée par les entreprises, acteurs publics et porteurs d'images sur ce vaste écosystème d'information où leur notoriété et image de marque est mise sur le grill parfois, objet de phénomènes nouveaux et non-maîtrisés au prime abord. Entre incompréhension des phénomènes, nécessité d'agir et perception de changements profonds, la réaction est de l'ordre du réflexe de protection.
Ceux qui connaissent mon goût pour le juridique doivent se dire que je bois du petit lait. C'est pas faux, mais la question n'est pas l'intérêt retrouvé pour les chartes, CGU et autres bordages de tous poils, c'est surtout que cela manifeste une exigence de maturité qui signe l'entrée des dynamiques 2.0 dans les préoccupations de fonds des organisations. Reste à voir les choses en terme de création de valeur et non de risque, un problème de compréhension et de bascule économique et socioculturelle loin des constructions simplistes. Au boulot !
S'il fallait se convaincre qu'un projet touchant à l'échange et au partage d'information est critique, les constats dressés sur l'Intranet Renault sont plus qu'éloquents. On touche ici aux limites des approches outils qui oublient sinon négligent la conduite du changement et l'adéquation nécessaire du modèle à l'organisation et aux hommes.
Bertrand, qui nous parlait justement d'alignement entre stratégie, management et outils (et dans cet ordre ndr) en livre une analyse judicieuse car elle montre bien que les défaillances ne viennent pas de l'outil mais de la stratégie qu'il sert et du management dans lequel on inscrit ses usages.
Cela fait quelques jours que Loïc a fermé ses commentaires, suscitant un déplacement des conversations (pas forcément comme il l'entendait, mais bon...), ils sont maintenant réouverts et modérés à priori avec une charte à la clé, un épilogue équivalent à celui de la reprise en main du blog de DSK, livré à lui-même qu'il était, montrant une vérité un peu douloureuse pour quelques mythes de l'interaction libérée et autorégulée.
Ce qui est sûr, c'est que le dépositaire du site est chez-lui, il est maître de ce qui s'y passe, et si un instant Loïc a semblé débordé par les événements, il a visiblement révisé ses classiques. On en revient aux bonnes vieilles bases de la régulation et si je trouvais un peu paresseux de déplacer la conversation vers des espaces tiers, il y avait de l'idée. Après tout, on parle de réseau et tout ce qui se dit et se discute sur un billet ne se passe pas nécessairement dans les commentaires et trackbacks de celui-ci, mais cela se veille via des outils appropriés qui permettent aussi de remonter l'activité du sujet sur son site à soi. Alors certes, c'est un peu freiné par l'hétérogéneité des plateformes et les limites des formats RSS historiques, mais on y vient et le web sémantique amplifier l'outillage. Le train est lancé.
Jean-Luc s'est fendu d'un dyptique (acte 1 et 2) suite au rapport Tessier. Il a suscité une belle discussion qui fait écho à bien d'autres (ZDNet, Ecosphere ou encore Cup of Tea).
Au fonds de tout cela, il y a le changement à l'oeuvre dans l'économie des médias et notamment le rôle de la foule dans la production et la qualification de l'information.
C'est dans ce contexte que la sortie d'un USA Today très marqué par les outils sociaux fait beaucoup parler.
Dans le fonds, certains diront qu'il y a là beaucoup de bruit pour rien, commentaires, popularité, RSS et personnalisation étant des lieux communs du web 2. Cela dit, il y a là un exemple plus poussé que les autres en terme d'intégration de la participation dans le service. D'ailleurs on peut se demander s'il n'y a pas glissement du modèle vers le service plutôt que vers l'information, avec l'idée que c'est ce que veulent les internautes puisque c'est cela qu'ils ont plébiscité ces dernières années en faisant de Digg un exemple passé à la photocopieuse depuis. Elle n'a pas finie de tourner !
Mais finalement, qu'est-ce qu'en pensent les lecteurs ? À chaud, surprise, ils n'aiment pas du tout. Qu'est-ce à dire ? J'ai tendance à penser qu'ils ne sont pas insatisfait de l'effort, mais que c'est autre chose qu'ils veulent. Est-ce bien du service qu'ils viennent chercher chez USA Today ? je n'en suis pas certain, il y a des précédents. Et puis, si comme je le pense depuis longtemps, si Digg et les autres sont d'abord des thermomètres à buzz et des instruments d'acquisition de notoriété, la copie proposée est imparfaite et, s'il y a là un business clairement porteur, peut-être est-il un peu décalé de la vocation d'un grand média. Accessoirement, je fait volontiers le lien sur les soupçons d'achat de votes sur Digg pour enfoncer encore un peu plus le clou sur la nécessité de ne pas confondre les fruits et les légumes.
On voit bien qu'on est en phase de généralisation du web 2 et que dans cette première étape, c'est la photocopieuse qui prime. C'est un mal nécessaire, mais il va cependant bien falloir faire preuve de plus de sens de la localisation métier de la boîte à outil. Comme l'a souligné Don Hodge, on se demande où est la conduite de changement et avant cela quelle est exactement la stratégie visée.
Ça devait finir par arriver. Loïc Le Meur a donc fermé les commentaires sur son blog. Il s'en explique longuement, il le faut car évidemment c'est très symbolique, mais je veux bien comprendre ce qu'il dit, il ne faut pas sombrer dans l'angélisme avec les blogs, le temps du pragmatisme est venu depuis longtemps. Sans parler du parasitage habituel, son blog est devenu un vrai défouloir. C'est même un peu facile de faire du Le Meur bashing puisque la porte est ouverte. À l'usage, ça peut devenir fatigant. Loic a donc décidé qu'il ne monterait pas un pool de modérateurs. Indépendamment du coût et de la gestion que cela suppose, il ne s'agirait plus vraiment d'un blog personnel et ça n'a pas de sens. Pourtant, l'échange continue, mais pas de la même façon.
Le web 2.0, on l'a beaucoup théorisé ces deux dernières années et après en avoir longuement débattu, nous sommes maintenant en pleine mise en pratique.
Il est donc bienvenu de donner corps et consistance au web 2.0 français, afin de montrer qu'il y a des forces vives par ici. Jusqu'à présent, elles se comptaient sur Linked In, avec la French Web 2.0 group, mais grâce aux bons soins de Richard Menneveux, FrenchWeb.org est né, centré autour d'un blog collectif où nous ne manquerons pas d'y intervenir.
Voilà un portail pour le web 2.0 français, avec la dimension participative qui sied au sujet. Merci Richard !
Pendant que le reste du monde (culturel) prend acte que les DRM, c'est mal, et que d'autres modèles sont possibles, le Ministère de la Culture reste dans sa faille spatio-temporelle, celle qu'il a créé l'année dernière en punissant la Société de l'Information et en signifiant que l'économie française du logiciel et de la technologie pouvait passer par pertes et profits.
Comme on le dit, les paroles s'envolent et les écrits restent. Alors que le Ministère prétend [tout faire pour] défendre le logiciel libre, il n'en publie pas moins, dans un décret publié fin avril, des dispositions qui punissent la simple détention de lecteurs open-source largement présents sur les postes configurés sous OS libres et accessoirement fait barrage au développement d'outils permettant d'envisager l'interopérabilité des DRM qu'il prône lui-même. À force de vouloir dire tout et son contraire cela devient incohérent.
Cela n'a pas échapé à l'APRIL et à l'heure où les candidats font assaut de bonnes intentions vis-à-vis du logiciel libre avec en arrière plan les vertus thérapeutiques qu'on lui prête pour le budget de l'Etat, tout cela ne manque pas de sel.
Nous l'avons reçu en fin de semaine dernière et il est clair qu'il va falloir en commander un paquet pour contenter tout le monde. Lui, c'est le Memento Opquast, le pense-bête indispensable de la qualité web.
Bravo Elie, voilà un complément physique tout à fait opportun pour transformer l'essai de la v2 d'Opquast. À quand la boutique des goodies ?
Pour mon intervention du 27 mars prochain chez Stratégies sur les bonnes pratiques du web 2.0 à Paris, le 27 mars prochain, j'avais prévu de parler de Dell, classé dans la catégorie "peut mieux faire". Je sais, c'est un grand classique dans le registre des études de cas des marques confrontées aux blogs. Or, après avoir franchi le pas et ouvert un blog corporate cet été, il faut croire que la firme a pris goût à l'interaction directe avec ses clients. Elle vient en effet de lancer deux services destinés à enrichir son expérience client à elle :
- IdeaStorm est un digg-like qui permet aux clients de Dell de lui soumettre des idées et de voter pour celles qui leur semblent pertinentes. Outre l'intérêt pour Dell, le service fait déjà effet de révélateur des attentes des consommateurs : des machines nues, quasi-nues, pré-installées Linux ou assimilé, des attentes environnementales ou encore Mac OSX chez Dell !
- StudioDell est un YouTube like, sauf qu'on ne peut pas y charger ses propres vidéos ni commenter, mais ce qui n'empêche pas que ce soit une énorme mine de ressources audiovisuelles. On imagine très bien l'application en terme de diffusion de tutoriels notamment.
TechCrunch souligne combien ces lancements confirment l'exemplarité maintenant affirmée de certains modèles de services 2.0.
Personnellement, je vois ici une bonne application des modèles du web 2.0 au service d'une relation moderne et nourricière entre la marque et ses clients. On verra peut-être aussi si le digg-like devient un passage obligé des marques qui veulent se mettre en prise avec la Société de l'Information.
Après avoir été le souffre-douleur des blogueurs en terme d'autisme vis-à-vis du réseau, Dell en deviendrai donc un bon élève. Evidemment, c'est au regard des annonces et lancements à venir de Dell que l'on verra si l'échange fait vivre l'offre. À suivre.
Il y a presque un an, j'avais publié une réflexion sur la croissance des abonnés et Internet en France et la part de ceux-ci qui sont à haut-débit et les conséquence de la convergence de ces deux courbes.
Je me suis amusé à mettre à jour ces données, ce qui rend encore plus fascinant de voir à quel point la pente des deux courbes est linéaire. À rythme constant, elles convergent début 2008, sauf que comme ont le sait le 5% qui manque pour atteindre les 100% compte tenu des zones blanches ADSL fixe la convergence fin 2007.
Participant activement à la modération de ce blog, je suis bien placé pour mesurer les joies du spam de blog, tant sur les commentaires que sur les trackbacks. À raison de plus de 400 commentaires et une centaine de trackbacks indésirables rien qu'aujourd'hui, on comprend l'importance des filtres.
Comme pour les mails, la technique fait son boulot et atténue l'élimination manuelle de cette pollution. Mais depuis quelque temps, j'observe l'augmentation de fréquence d'un autre type de parasites, à savoir les commentaires hors contexte qui n'ont pour but que de faire de la promotion, avec qui plus est l'aplomb de s'épargner un minimum de contribution au sujet. J'en ai vu récemment pour des événements commerciaux, des produits et pas plus tard qu'aujourd'hui pour de la propagande politique. Avec les échéances électorales en ligne de mire, je me sens quelque peu pessimisme.
Ces commentaires sont systématiquement supprimés et leurs auteurs (qui s'identifient eux-mêmes, sinon ça n'a évidemment pas d'intérêt) en sont dûment informés, ce qui me permet de cultiver un talent qu'on me reconnaît pour les missives disons directives.
Les blogs ont du succès, ils font dorénavant partie du paysage, ce qui n'empêche pas beaucoup de gens de ne pas les comprendre. Ce n'est pas la première fois, là ce sont des marques, des entreprises ou des organisations qui se discréditent. Un blog est un espace de discussion, d'échange, pas un vecteur de promotion à bon compte. À ceux qui en douteraient, merci de passer votre chemin.
Wikipedia fait décidément beaucoup parler de lui en ce moment. Lors de Lift 2007, la présidente de la fondation Wikipedia a déclaré que l'institution ne disposait que de 3 à 4 mois de trésorerie. Il manquerai 5M$ pour l'année et il serait temps de battre le rappel de donateurs.
Wikipedia en cessation de paiement ? On y croît à peine. Vu l'importance prise par ce site et sa quasi-omniscience sur le réseau, on a du mal à imaginer sa disparition. Au-delà de l'appel au don, qu'est-ce que tout cela veut dire ?
Il n'en fallait pas plus à Calacanis et d'autres pour s'interroger sur sa gouvernance et l'introduction de la publicité dans le financement du modèle. Disons plutôt que les bases du mécénat qui financent Wikipedia ont peut-être besoin de quelques étais solides. Au final, il va donc soit y avoir une révision du modèle, ou des partenariats qui donneront une colloration à Wikipedia. Comme le dit Emmanuel Parody, la question de l'indépendance est posée.
Il y a un an on était en plein débat autour de la DADVSI, avec au coeur l'adaptation d'un secteur (la culture) à la Société de l'Information, bousculé qu'il était par les usages numériques. On sait ce qu'il en est advenu : on n'innove pas, on endigue et on sort le bâton.
J'ai dis un jour que ce débat était symbolique d'une entrée en confrontation de la Société de l'Information et de "l'ordre établi". Le secteur culturel est en effet en première ligne des changement induits par le développement des usages numériques, le scénario qu'il suit, les autres vont l'avoir en ligne de mire à plus ou moins longue échéance, on pense notamment à celui de l'information et des médias. Un an plus tard donc, la victoire à la Pyrrhus se confirme. Ce qui se passe, c'est que dans une économie de marché, c'est bien le consommateur qui dicte sa loi, surtout quand il a le choix des modalités de consommation.
Je suis tombé sur l'info via le blog de Calacanis hier soir et elle suscite ce matin un beau torrent de posts. Oui, Steve Jobs a bien annoncé que la musique sous DRM était une mauvaise voie et qu'Apple entendait s'investir rapidement dans un modèle de contenus numériques sans DRM. C'est un tournant. le propos est consistant et argumenté, il est pragmatique et lucide sur la réalité des usages, sur les conditions d'un développement massif de l'économie culturelle dématérialisée légale. Il est aussi bougrement malin en terme de marketing et de communication.
On s'inquiétait l'année dernière de savoir si les traces blogosphériques des skyblogueurs pouvaient leur nuire lors de leur entrée dans le monde professionnel. Intéressant sujet, quoiqu'un peu réduit à l'attente de constatations. C'est inutile puisqu'en suivant des liens sur InternetActu, je me suis retrouvé face à ce billet. Comme quoi, c'est déjà demain !
C'était quand même un pari un peu fou que s'est lancé Christophe Ginisty. Monter ex-nihilo un festival de la création sur internet, en plein mois de janvier, dans une ville de province loin de la capitale, il fallait le tenter. Je ne dirai pas que c'était l'émeute, mais le Festival de Romans avait cette qualité (rare) qui est de permettre un large brassage des personnalités, entre artistes, blogueurs VIP ou non et quelques experts (dont moi). On a donc parlé de tout et de rien, on s'est surtout enrichi de points de vue différents, le tout avec beaucoup de simplicité. Alors j'espère bien un Romans 2007.
Charles en avait déjà parlé et c'est pour nous un plaisir et un honneur d'être partenaire du festival de romans. Une belle initiative de Christophe Ginisty
On va donc passer 3 jours autour de la création sur Internet et célébrer cette nouvelle force productive et créative que nous tous représentons dorénavant.
Romans, ce sera bien évidemment l'occasion de rencontres et d'échanges fructueux, déjà avec Hubert puisqu'on sera chez-lui. J'aurai l'occasion d'intervenir sur le thème des technologies (vaste sujet pour seulement 1h !) avec de Dick Lantim de Microsoft, ainsi qu'en plénière accompagné de Matthieu Cortesse de GFK. Du beau monde et de beaux moments en vue que j'espère bien vous faire partager.
Jeudi soir dernier se déroulait une réunion de l'Aliptic, la jeune association qui tache d'organiser en filière l'économie numérique limousine. Nous avons eu l'avantage d'y échanger avec Jean-Paul Denanot, Président de la Région Limousin, l'occasion pour moi d'y vérifier combien, en tous les cas par ici, les modèles en clusters ont la cote et que, si le développement économique au sens extérieur du terme est toujours la norme, l'économie résidentielle est le nouvel acteur dans le débat.
Nous avons évidemment parlé de Dorsal, le service-public du haut-débit dont la mise en oeuvre est à échéance du premier juillet prochain. Plusieurs fois, Jean-Paul Denanot a évoqué l'importance des usages, ce qui n'était évidemment pas fortuit compte tenu de l'assistance et qui, comme vous l'imaginez, a su me stimuler.
Ça a commencé à tomber ce matin et avec stupéfaction on a constaté la formation de congères sur le balcon de l'immeuble. Limoges a un climat plus océanique qu'on ne le pense et la neige y est plutôt rare (quoique, 2005 déjà sur ce blog), ce qui n'est pas le cas immédiatement à l'est. Ce matin, les creusois se sont réveillés avec 50cm de neige, allez réconforter David, il en a besoin.
Ce soit, l'A20 qui traverse Limoges est fermée, le préfet vient d'annoncer une alerte orange et invite à ne pas circuler. On a regardé avec circonspection les poids-lourds peiner sur le rond-point de l'échangeur autoroutier et la sortie de la technopole est bloqué par un tas de voitures en vrac. Jean-Luc a décidé de rallier la gare à pied (4km). Dorothée a vu passer une voiture sans conducteur...
Ici, on spécule sur la praticabilité de la couche de glace qui se présente à l'extérieur et dans l'observation des aventuriers de moins en moins nombreux sur les rues environnantes. Ça promet. Quelques photos ici.
Update : les aventures de Jean-Luc, ou usager des transports en perdition !
Dehors il neige, donc à priori nous ne sommes pas un premier avril. Pourtant, à la lecture de mes flux, j'aurai de quoi en douter.
Il y a d'abord cette histoire ahurissante, dans laquelle Google oublie de renouveller www.google.de et se fait cybersquatter. Incroyable mais vrai.
Il y ensuite Microsoft, qui nous étonnera toujours, où quand Louis Naugès démontre que la grille de tarif des licence vista a été calculé en inversant la parité euro-dollar. Surcoût à la clé : 56%. Effrayant ce qu'on peut faire comme bourde sous Excel.
Il y a enfin les réseaux sociaux de la mort, même si ce n'est pas nouveau et la confirmation que le net a aussi ses fantômes.
Pendant ce temps, il y en a qui défilent contre le FN dans Second Life et les meilleurs d'entre nous de la cyberculture qui se lâchent entre fusion entre réalité virtuelle et réelle, génomique personnelle ou duplication du cerveau dans The Edge. Focus à lire dans InternetActu pour des lendemains radieux.
Ça se voyait venir de loin, ça ne fait pas encore beaucoup de bruit, mais pour ma part, je considère que la décision de Wikipedia de placer en "no follow" ses liens sortants marque un tournant. Pour cause de spam, qu'ils disent, s'en est en effet maintenant terminé du bénéfice à tirer des liens de Wikipedia et dieu sait combien leurs pages ressortent bien dans les moteurs, Google en tête.
Ce matin, il ne manque pas d'observateurs pour s'inquiéter de l'impact de cette décision sur le page rank et d'une manière générale sur un écosystème fondé sur la notoriété induite par le nombre de liens pointant vers vous. La décision de Wikipedia n'est pas une surprise, elle s'inscrit dans une dynamique générale où la pollution par le spam vient fermer des portes. Les trackbacks en sont des victimes toutes désignées et la fonction se perd sur un paquet de blogs importants. La question est donc de savoir si cette décision va faire boule de neige et même devenir une règle de gestion, avec des conséquences importantes sur la manière dont la recherche sur internet fonctionne et avec elle la notoriété des site, donc la pub.
Avec tout cela, c'est aussi un recentrage de Wikipedia sur sa propre sphère et de ce point de vue, comme me le faisait remarquer Christophe ce matin, la proximité de cette décision avec la sortie de Wikiseek, moteur dédié à Wikipedia, n'est certainement pas une coïncidence.
En tous les cas, comme certains l'ont souligné, 2007 sera une année chaude dans le domaine de la recherche sur le web, et cette actualité ne sera pas sans conséquence sur l'économie du web. Le gâteau publicitaire y grossit, mais les règles peuvent aussi changer. Ça commence fort.
À l'occasion de la sortie de The Corporate Blogging book, ZDNet consacre un article aux fondamentaux du blog d'entreprise et nous avons l'honneur et le plaisir de nous y voir cité, qui plus est comme "précédent". Merci Thomas pour le fléchage.
Plus que jamais la capacité des systèmes à faire ressortir de la pertinence est d'actualité. Les derniers mois ont beaucoup été marqués par les modèles dits d'intelligence collective, ou les avis portés par les utilisateurs participent de la sélection. On pense évidement à Digg, vision largement copiée, dont on a vu cet été la part sombre. Et le fait est qu'actuellement, les constats sceptiques se multiplient, preuve en est à quel point on commence à beaucoup regarder du côté du web sémantique pour dépasser les limites consciemment ou inconsciemment perçues des outils actuels.
Amusante cette course à l'échalote pour annoncer que l'e-commerce français a fait +40% l'an dernier pour pointer à 12Md€.
Il n'y a en effet aucune surprise là dedans. +45% en 2004, +53%, l'an dernier, cela fait des années que cela dure, elle procède d'une mécanique que les chiffres de la FEVAD ont montré depuis longtemps et que j'avais expliqué il y a déjà deux ans. L'e-commerce est sur sa pente à +50% l'an, il n'y aucune raison que cela change pour les deux années qui viennent. Cela pourrait même s'accélérer, par effet de seuil et surtout par le développement d'une offre plus importante et sans doute aussi plus performante
Qu'est-ce que cette précipitation veut donc dire ? Il y a sans doute l'avantage à se prévaloir d'un chiffre flatteur en terme de croissance économique et aussi de consommation des ménages. On sait aussi que Renaud Dutreil a en charge le développement des TIC dans les PME et c'est peu dire qu'il y a du travail. Peut-être voudra-t'il secouer un peu un commerce traditionnel un peu déboussolé, voir dépassé par l'impact grandissant de la vente en ligne. Ça ne fait effectivement que commencer.
Rendez-vous le 25 janvier pour le détail des chiffres de la FEVAD. C'est dans le détail que j'espère trouver des chiffres moins prévisibles.
Même si on continue de s'étriper sur sa définition, si l'on considère le web 2.0 sous l'angle des la génération de services interactifs fortement orientés sur le contenu généré par les utilisateurs et leur capacité à en dégager de la valeur (de l'intelligence collective), il y a là un fait installé et reconnu. En deux années, s'est produit un basculement essentiel, celui qui fait qu'aujourd'hui le particulier a pour lui-même plus d'outils que ce qu'il trouve dans l'environnement de travail qui lui est proposé.
La chose est entendue, l'innovation et la performance numérique se trouve dorénavant du côté du grand public et la question déjà posée en 2006 et qui se pose avec plus d'acuité encore cette année, c'est de savoir quand et comment le monde des organisations va suivre. Quand on y songe, il y a là un renversement lourd de conséquences et je m'avoue assez interrogatif sur la réalité de sa perception. J'ai l'impression qu'on ne s'est pas rendu compte que les organisations sont restés à quai, nous en sommes tous au plaisir de ces nouvelles pratiques et nouveaux jouets, sauf que ça ne se passe pas tout seul. Le basculement est acté, mais je ne le crois pas conscient et je ne suis visiblement pas le seul si j'en juge par ce qui se dit sur le sujet en ce début d'année. On s'interroge un peu prématurément à mon goût sur un web 3.0 alors qu'en terme de nouvelle frontière celle de l'adoption des concepts, outils et modèles du web 2.0 au sein des organisations n'est pas une évidence.
Il fut un temps où je bloguait plus qu'aujourd'hui sur le thème des territoires numériques, mais c'est une facette que je continue de cultiver d'autant plus qu'on m'y invite, justement pour partie à cause du blog. Entre une intervention experte sur les espaces publics numériques et une contribution sur le très-haut-débit, que je qualifierai de "militante", à un ouvrage collectif dont je vous parlerai dans quelques semaines, je me suis retrouvé ce matin à la Caisse des Dépôts et Consignations pour témoigner et échanger auprès d'un groupe de travail conséquent et bien fréquenté portant sur les méthodologies de développement économique numérique. Il me semble que la proximité des prochaines échéances électorales suscite un besoin fort de cristalliser certains sujets et de dégager des solutions. Parmi les constats trop nombreux à énumérer et développer dans un simple billet, il en est un assez essentiel à mes yeux car il participe de manière centrale de la faiblesse de l'économie de l'immatériel en France : l'absence de matérialisation tangible du secteur et de son poids économique en terme statistique. En effet, nous sommes invisibles !
En attendant l'original US, Studivz,le clône allemand de Facebook, réseau social orienté teenagers, s'est vendu quelques 100 millions d'euros. Hors le fait que Rupert Murdoch a pour sa part récemment valorisé MySpace à 6 milliards de dollars, il suffisait qu'une étude vienne sanctionner l'appétence des jeunes générations pour les réseaux sociaux. Le PEW fait donc preuve de sens de l'à propos avec une enquête détaillée sur les jeunes et les réseaux sociaux.
Il se dit que tout ado américain qui se respecte a un compte sur un réseau social type MySpace ou Facebook justement. Evidemment non, mais avec 55% des 12-17 ans à avoir créé un profil et 48% à se connectent quotidiennement, cela fait quand même du monde. Les filles de 15-17 ans apparaissent comme les plus actives sur ces réseaux (70% en usages contre 54% des garçons du même âge).
Et qu'est-ce qu'ils font avec ? et bien ils développent avant tout plus de liens avec ceux avec lesquels ils en ont beaucoup. Les réseaux sociaux servent en effet à entretenir les amis qu'ils voient le plus, puis ceux qu'ils voient moins. La recherche de nouveaux amis apparaît une attente mineure, encore plus quand il s'agit de flirter. Enfin et surtout, 66% d'entre eux ont un profil privé, réservé à leur communauté.
Est-ce surprenant ? nous regardons peut-être trop les réseaux sociaux sous l'angle des réseaux professionnels ou des outils de mise en relation. Les teenagers US viennent rappeler ce fondamental qui est que le net sert d'abord et avant tout à satisfaire notre soif de relation sociale, de liens avec nos proches. Et puis surtout, en privilégiant des profils réservés à une stricte communauté, cela vient nuancer l'idée de mise en spectacle généralisée de l'individu sur le réseau et renforcer le rôle clé du clair-obscur dans l'expression de l'identité en ligne.
Tout en confirmant l'important de ce marché, cette étude vient remettre du sens à la notion de communauté et c'est assez rafraîchissant.
2006 s'est terminée sur une forme d'aboutissement du monde des blogs, entre reconnaissance de son influence et pronostic de plafonnement, saupoudrés d'un événement qui s'est avéré riche en symboles. À l'heure de la banalisation du phénomène, le monde des blogs se demande où il en est.
C'est un peu comme quand on vous renvoie une image de vous qui est en décalage avec l'idée que vous vous en faisiez. Le réseau a une haute idée de lui-même, de sa force et de sa capacité à transformer la société et personne ne nie plus que le réseau participe de cela. C'est même là qu'il trouve sa richesse et son intérêt, mais ce n'est pas vers cela que la reconnaissance qu'il a gagné en 2006 vient porter. Oui, le net en général et "la blogosphère" en particulier ont été adoubés dans leur capacité à compter en ce bas monde, mais non pour ce qu'il sont que pour le fait qu'il constituent de nouveaux espaces d'influence. Etre instrumentalisable quand on pensait être en situation d'instrumentaliser, c'est un peu le noeud du problème. Pour l'illustrer, le marketing et la politique tombent à pic.
Ce matin j'entendais à la radio deux analystes s'étriper sur les solutions à mettre en oeuvre en terme de politique industrielle afin de faire exister la France en terme d'Economie de l'Immatériel (ne dites d'ailleurs plus "Economie de la Connaissance). Il suffit pourtant de suivre l'excellent rapport publié début décembre. Lisez-le, il a le mérite de mettre noir sur blanc des choses évidentes mais qui n'en sont pas moins désagréables pour les adeptes de l'immobilisme.
Il est alors très croustillant qu'entre les fêtes aie été annoncé le retrait allemand du fameux projet Quaero, dont on avait beaucoup parlé l'année dernière et qui restera donc bien franco-français. Cette histoire est décidément pathétique.
Alors faut-il croire à ces aventures industrielles d'initiative publiques ? À la vitesse où avance l'économie numérique, la succession lente des épisodes de ce type de feuilletons a le don de laisser perplexe, surtout si l'on pense qu'il va falloir attendre une bonne année pour qu'à l'aune de la prochaine échéance électorale commence à se concrétiser une nouvelle politique. L'économie numérique va vite et elle n'attend pas les programmations pluriannuelles. Accessoirement, les innovations sur le réseau sont toujours sorti du terreau des usages, pas des labos. Question d'être dedans, pas dehors et réactif plus que prospectif.
Car pendant ce temps, la vague 2.0 maintient son rythme et son déluge de séries qui nous tiennent éveillés (la dernière en date), un univers décalé où les initiatives françaises se comptent malgré tout, à un rythme éloigné des lourdeurs des programmes et autres instruments technocratiques.
L'Economie de l'Immatériel, elle se fait, elle n'attend pas les décrets, elle attend les bons instruments d'appui.
En faisant mon petit tour habituel des performances de nos blogs, il y en a une qui s'est confirmée, c'est la part respective d'IE et de Firefox entre le blog .gr et Dessine-moi le web 2.0, bien installé depuis maintenant deux mois.
En effet, si sur groupereflect.net, vieux de la vieille s'il en est, la part de Firefox est supérieure au chiffre communément admis (21% en France), il est éloquent de voir la population fréquentant deuxzero.com afficher une nette préférence pour celui-ci.
Ça n'étonnera pas les adeptes du 2.0, ça fera plaisir à Tristan et ça vous invitera aussi, j'espère, à regarder de près la part des navigateurs en fonction des populations qui fréquentent vos pages.
Avec la fin d'année vient le temps des prédictions. Fin 2005, on en était à se chamailler sur les vertus du web 2.0 et le fait est qu'on en a beaucoup parlé. Personnellement 40 billets pour moi cette année ! On a aussi bien aimé le feuilleton que nous a concocté la communauté de services 2.0. J'aurai bien aimé plus de créativité côté business-models, mais tant pis.
À lire les avis des un et des autres, il y a un consensus assez fort pour 2007. Qu'est-ce qui va faire l'actualité l'année prochaine ? L'occasion m'est donnée de vous proposer une petite synthèse orientée évidemment par rapport à mes thèmes de prédilection.
Elle est devenue une telle évidence qu'on en l'oublierait presque. Elle, c'est l'e-administration, qui a bénéficié comme chaque année, de l'excellent tableau de bord TNS Sofres / CapGemini. On s'était habitué au doux ronronnement de la croissance de la satisfaction, mais surprise, cette année marque un changement.
La personnalité de l'année 2006 de Time Magazine et bien c'est vous, enfin nous tous qui bloguons et créons ce nouveau monde de l'information, comme le souligne Richard Steingel dans son papier. La Société de l'Information existe, c'est nous !
Alors que Rue des Entrepreneurs était consacrée au web 2.0, les médias ont largement repris la prédiction du Gartner annonçant un déclin des blogs en 2007, avec un plafonnement à 100 millions de blogueurs. Le Gartner est cohérent avec lui-même et notamment son fameux hype cycle, où les blogs atteignent la fameuse "vallée des désillusions". Son idée, c'est un peu comme si la blogosphère s'apprêtait à achever son recrutement. Tout le monde ou presque de ceux qui devaient blogueur l'ont fait.
En fait ce plafonnement irrémédiable me semble déjà en marche, j'en veut pour preuve le plafonnement du volume des billets publiés, tel que le montre Technorati. Depuis juin 2006, le chiffre plafonne à 1,5 millions de billets/jours en moyenne.
En fait, derrière des constats assez évidents, tout cela illustre la nécessité de savoir de quoi on parle. Quel rythme de publication caractérise le fait de considérer un blogueur actif ? un blog vivant ou mort ? C'est la question posée à Technorati depuis un bon moment maintenant, qui place le curseur à un billet par trimestre. Cela a-t'il d'ailleurs un sens ? Il faudrait peut-être regarder le nombre de billets d'un côté, le nombre d'auteur correspondant et leur renouvellement. Tout ça n'est pas très clair.
Après trois ans de forte croissance, le plafonnement de la blogosphère est logique et en rythme conforme à d'autres cycles observés dans la Société de l'Information. Le phénomène est entré depuis maintenant plus d'un an dans une phase de maturité, elle termine de s'imposer dans l'univers médiatique, mais son état est tout sauf de l'immobilisme. La blogosphère bouge, elle évolue au grès des événements et de la société. Il suffit, ainsi, d'observer l'évolution de la blogopshère poilitique en France.
Une nouvelle ère du blogging s'ouvre, j'aimerai trouver au pied du sapin de bons instruments pour caractériser cet univers et sortir des lieux communs.
D'après une étude Opinion Way et Valtech, 49% des internautes ne vont pas au bout de leurs achats en ligne à cause du processus de commande et d'inscription. En ligne de mire des formulaires trop longs et la difficulté à traiter les erreurs de saisie.
49%, c'est énorme et c'est surtout dans les mêmes eaux qu'il y a 7 ans, à la première vague de l'e-commerce. As-t'on vraiment progressé ? visiblement non. Le sujet est-il pris au sérieux ? on peut se poser la question.
Si dans mon billet de dimanche, je me posait la question sur l'absence des politiques à le web 3, c'est bien parce qu'il me semblait vraiment curieux qu'il n'y en ait pas, surtout pour un événement introduit comme le "Davos de l'internet", donc l'endroit où il fallait être pour marquer le coup vis-à-vis de ces 52% de français internautes et plus de la moitié de ceux-là vivent concrètement le réseau. Je n'ai donc pas été surpris par les intrusions de la journée et je ne veux pas croire qu'elles étaient aussi spontanées que cela. Le problème, c'est que le monde entier était visiblement au rendez-vous de cette grand-messe du web et que l'impression de récupération est patente dans les billets de la soirée.
Technorati Tags: leweb3
Parmi les quantités industrielles d'initiatives en terme de réseaux sociaux, en voici un qui a attiré mon attention : Blogpros.
Le principe est très simple, c'est un double annuaire, de blogs et d'entreprises, avec comme idée qu'il y a un lien fort entre celui qui blogue et l'entreprise qui l'emploi. Le plus intéressant, ce sont évidemment les tags, parce que pour le reste, on est un peu dans le who's who du blogging, même si ça permet aussi de connaître des entreprises dans lesquelles bossent des blogueurs.
Avec tout ça, voici donc les blogueurs déclarés comme représentants de leur employeur, en tête de pont de diverses demandes de partenariat, business et tout ce qu'on peut imaginer. Cela me fait m'interroger sur les conséquences sociales du lien qui est ainsi créé et je crois qu'il vaut mieux que les intéressés soient au clair avec leur patron sur le fait qu'ils bloguent, qui plus est sur leur entreprise et que celle-ci a tout à y gagner. Personnellement j'en suis convaincu, mais d'expérience, cela mérite un peu d'évangélisation...
Bref, il y a de l'idée, des questions qui se posent, et pour le reste le service est actuellement en modération à priori, et une fois inscrit on n'a pas un accès direct à sa fiche pour la mettre à jour. Pas très 2.0 en terme de maîtrise de ses données. Une intention à transformer.
La grand-messe annuelle de Loïc, c'est demain. Perso, je n'y serai pas, d'une part parce que je suis occupé par des dossiers importants, d'autre part parce que groupe Reflect y est largement représenté, ne serait-ce que par Manuel qui va y trouver une foule de VIP pour des podcasts qu'on attend avec impatience.
J'avais assisté au premier Les Blogs qui, en son temps, avait marqué le coup en terme de renouveau de l'économie numérique et avant l'heure du web 2.0.
Le passage de "Les Blogs" à "Le web" était évident et indispensable. Nous ne sommes plus à disserter sur la les blogosphères, tout cela est noyé dans les usages interactifs de masse que représente l'avènement du web 2.0 de la Société de l'Information au sens où elle était annoncée au commencement. Le titre a créé une confusion amusante entre la troisième édition et un web 3 que certains veulent nous vendre, mais qui représente un horizon encore bien lointain. D'ici là, je crois que le web se sera certainement fondu dans quelque chose de plus vaste.
Je ne crois pas que ce sera le propos. Vu le tarif d'entrée et les intervenants, on est plutôt dans une version française du web 2.0 summit. Certains s'en plaindront, pas moi. Je trouve très bien que l'on puisse marquer le coup avec un événement de ce gabarit. Loïc pose d'ailleurs la chose en terme économique, purement et simplement, et j'aimerai en effet bien qu'il puisse y avoir là un bon coup de projecteur sur cette économie de la connaissance qu'on nous promet depuis bien longtemps et qui bénéficie enfin d'un rapport digne de ce nom. L'absence de politique (Loïc mis à part évidemment ;) ) à Le Web 3 me paraît assez éloquent de la manière dont on traite le sujet dans ce pays. Passons.
En tous les cas, il ne manquera pas d'un bon millier de blogueurs pour couvrir l'événement et nous allons une nouvelle fois avoir devant nous un exercice de transformation de UGC en HCI que j'espère bien constater.
La Région Limousin a ouvert un blog pour parler de son exercice prospectif "Limousin : générations 2027". Après 2007 et 2017, c'est la troisième fois pour la Région Limousin.
Ce blog est une bonne initiative, mais au delà de l'intention, il me laisse circonspect sur divers points et c'est donc dans un esprit de critique constructive que je souhaite formuler un certain nombre d'observations.
Fred Cavazza a eu un beau succès avec son billet en forme de manifeste visant la manière dont les agences de presse et de RP adressent les blogueurs. C'était bien dit et ça a bien tourné sur le réseau. Versac en a par exemple rajouté une couche hier soir en racontant ses aventures de blogueur influent soumis à toutes les attentions. Plus largement, on assiste à une offensive de plus en plus forte des marques à destination des blogs, mais aussi des environnements sociaux. En l'espèce, on assiste à un peu n'importe quoi.
Parmi les polémiques de ces dernières semaines figurait le coup de gueule d'Alex Türk, le Président de la CNIL, devant un amendement visant à réduire de moitié son budget. La CNIL, je m'y trouvait justement vendredi en ma qualité de Correspondant Informatique et Liberté de groupe Reflect et la première chose qu'on nous a annoncé était évidemment la fin de cette sombre affaire.
Celle-ci est éclairante. Alors que la Société de l'Information est en marche, qu'on nous promet l'Economie de la Connaissance et la France Numérique, on ferait peu de cas des droits du citoyen sur le réseau.
Beaucoup pensent, dans le domaine du web, que la question de l'Informatique et des Libertés se limite à une histoire de déclarations. Ils se trompent lourdement. Elle relève tout simplement et plus largement de la qualité des services de traitements de données et des services web en particulier. C'est une école de bonnes pratiques pour une relation saine et respectueuse de la relation au client ou usager, une valeur centrale dans la réussite des services en ligne s'il en est.
Nous serions semble-t'il 500 Correspondant Informatique et Liberté en France. Même si la loi est récente et la fonction qu'elle a instituée aussi, quand on sait à quel point le sujet est central dans toute entreprise et institution, on mesure le chemin à parcourir. Nous devrions être des centaines de millier. Cela illustre en tous cas, le caractère pionnier de notre petit groupe et à contrario le manque de professionnalisme de ceux qui ne prête pas assez d'attention à cette question, tout au moins l'absence de valeur à la qualité des services numériques et aux données qu'ils mettent en oeuvre. Pathétique.
Il est des choses attendues qui finissent par se produire, sanctionnant une réalité dont les pratiquants ne doutent pas, mais que les autres ont beaucoup de mal à intégrer, faut d'en faire partie.
Voici donc une étude Ipsos qui vient dire combien Internet est maintenant au centre des usages médias et de la consommation des français.
- premier support pour la recherche d'information, à 64%, le web !
- premier support de découverte de nouveauté, à 52%, le web !!
- premier média considéré comme indispensable à leur vie, à 34%, le web !!!
- premier support de décision d'achat, à 31%, le web !!!!
Tout ça résumé en une phrase simple : Internet est perçu comme le média qui donne la parole aux consommateurs et les aide à se forger leurs propres opinions. Comme par hasard, le marché de la publicité en ligne a le vent en poupe, de quoi relartiviser les grincheux de service .
Dans le fonds, pour les observateur attentifs, il n'y a pas de surprise. Mais c'est quand même plaisant et j'espère que cet enfonçage de clou marquera les esprits et réveillera les ambitions. On sait les français avides d'interactivité, ils lui font confiance dans leur choix de consommation, ils en attendent du renouvellement à tous les niveaux, comme par exemple en politique. Maintenant, si les français ont clairement pris possession du réseau, le monde du business n'a pas réellement pris la mesure du changement. Il vaudrait mieux, la moitié des français n'ont pas besoin de les attendre.
Entre annonces et reports, l'activation du réseau d'Axione, concrétisation du projet Dorsal est un vrai feuilleton et le bourdonnement de la blogosphère locale en est conséquence en est presque assourdissant.
Mais tout vient à point à qui sait attendre (six mois quand même), à l'approche de Noël, j'ai eu plaisir à voir tomber l'alerte DegroupNews signifiant le dégroupage de mon répartiteur par Free. J'en connaît qui vont donc pouvoir arrêter la vidéo-surveillance ou les rondes de quartier (j'exagère à peine).
Enfin, on commence à voir du concret côté offres, en tous les cas sur Limoges, pas sûr que ça n'excite pas les internautes des autres zones et qui attendent que les promesses du printemps 2005 se concrétisent.
Si l'on observe bien la seconde génération de service en ligne actuellement en vogue, celle-ci est massivement formée de deux familles. Celle qui a trait aux contenus, en l'occurence générés par l'utilisateur, qui bouscule notamment le monde des médias. Celle qui a s'intéresse à l'outillage personnel, dans laquelle on retrouve, par exemple, les outils de bookmarking et bien évidemment la bureautique et le collaboratif. Or, les services numériques ne se limitent pas à la manipulation des contenus. Qu'en est-il du reste et notamment de l'e-commerce, qu'est que c'est que l'e-commerce 2.0, existe-t'il ?
Technorati Tags: e-commerce, web20, web2fr,
On en parlait en septembre, moi-même dans le cadre de réflexions plus globales et plus spécifiquement chez Versac. Alors qu'on attendrait des universitaires qu'il trouve dans cet instrument un moyen d'expression d'échange en adéquation avec certaines valeurs propres à leur groupe, les constats relevés étaient assez déceptifs. Mais il y a du changement.

Avec le web et la Société de l'Information, on manque toujours un peu de symboles, mais avec ce graphique là, on fait le plein. Plus je l'observe, plus il me fascine. Il représente le rythme de publication des 4,2 millions d'utilisateurs de Facebook, le réseau social des écoliers US. Fixez votre attention dessus quelques instants, n'est-ce pas l'expression même de la vitalité ?
Via InternetActu. Merci Hubert pour cette pépite !
À l'heure du web moderne et des business basés sur les contenus et usages des internautes, qu'est-ce qui se passe quand ça bloque en interne ? et bien on les prend à témoin et on met la question sur la place publique.
C'est ce qui se passe avec Yahoo! où le mémo très critique de Brad Garlinghouse, vice-président de son état. Il y est question de sureffectifs, concurrence interne et dispersion, illisibilité de la stratégie et j'en passe. Des choses bien identifiées depuis un moment, mais il est vrai que cette année, on n'a pas noté Yahoo! très vivace.
Le moins que l'on puisse dire c'est que la blogosphère en parle. On assiste même à un vrai Yahoo! bashing, ne serait-ce quand l'on parle de liquider certains services. FlickR vs Photos ou Deli.cio.us vs MyWeb, certains vont mourir, les utilisateurs vont-ils défendre leur marque ?
Avec cette histoire, l'opinion des utilisateurs est en jeu, ils sont pris à témoin du problème, appelés à s'exprimer et à légitimer les constats et le programme. On n'est plus dans le business feutré des conseils d'administration, on est en politique. Et ça marche. Ecosphère nous apprend ce matin que l'auteur du mémo serait mandaté pour agir. Ça promet.
La répétition des processus a quelque chose de fascinant. En mars 2005, alors qu'on était en plein constat du succès des blogs, j'avais constaté qu'il ne manquait pas de ronchons pour s'en lasser. C'est un peu pareil avec le web 2.0. Dessine-moi le web 2.0 est un beau succès, on y confronte les points de vue avec bonheur, il n'en reste pas moins maintenant que ça fait une année que le web 2.0 est installé, certains s'en lassent, s'en plaignent ou s'impatientent, alors qu'on ne peut que constater qu'il y a encore du boulot.
Quand j'ai vu l'info chez Padawan, j'ai cru à une blague, mais non, le PS est effectivement en version beta.
Le "ß version" est un peu ridicule, autant adopter le canon du genre. Pour le reste, il y a de bonnes idées dans ce site, notamment l'intégration avec Flickr mais un peut trop d'Ajax et malheureusement pas de conformité aux standards. L'intention est quand même intéresssante.
Maintenant, je ne suis pas certain que la subtilité du message sera bien perçue comme elle doit l'être dans la tête de ceux qui ont eu cette idée. Dans le web 2.0, il y a fusion entre marque et service et ici l'intention de signifier que le site web du parti est web 2.0 se heurte au fait que la notion n'adhère pas avec l'idée que l'on se fait d'un parti en général, indépendamment de l'identité de marque du PS. Il aurait peut-être fallu créer une marque ou un nom plus détaché pour ces services en ligne.
Personnellement, j'aurai trouvé intéressant que cela reflète une évolution vers l'intégration de la Société de l'Information avec ce que cela veut dire de fonctionnement en réseau et d'intelligence collectice. Pour l'instant, il y a à mon avis comme une contradiction entre la réalité et ce que sous-tend la notion de "version beta".
Symétriquement, aux USA et en France, deux vidéos publiées sur des plateformes ouvertes ont défrayé la chronique. Elle concernent toutes deux la politique et suscitent un torrent de commentaires et d'analyses constatant sur ces deux exemples l'irruption de la Doxa dans sa capacité à parasiter les flux médiatiques avec de l'information exprimée par tout un chacun. C'est aller un peu vite en besogne.
Hier donc, c'était la journée mondiale de l'utilisabilité. À l'initiative de Fred Cavazza et avec l'appui de la FING, cette journée a bénéficié d'une manifestation digne de ce nom auquel nous sommes fiers et honorés d'avoir concouru.
Ça va mieux en le disant, c'est ce que semble dire tout un tas de gens en ce moment, des gens qui s'ennuient dans un web 2.0 qui leur semble trop étroit ou derrière nous.
Peut-être le débat est-il tout simplement en train de devenir conformiste, à l'exemple du web 2.0 Summit, vu ce qu'en dit par exemple Read/Write. Il faut dire qu'à 3000$ le badge, ça a le mérite d'orienter l'auditoire. Pendant ce temps, Tim Berners-Lee enfonce son clou préféré, à savoir celui du web sémantique, donnant l'opportunité à certains de relier les deux tendances pour en faire une nouvelle frontière.
Tout cela est séduisant, mais ne regarde encore une fois que la question sous le registre de la technologie, ce qui est très réducteur. Il y a un an, on avait déjà assisté à une tentative de web 3.0, considérant que le web 2.0 au sein des organisations, c'était autre chose. Peine perdu, le sujet est entré dans le mot-valise.
On oublie un peu vite que le web 2.0 est peut-être un qualifiant marketing, c'est aussi une vision du réseau et du web qui intègre déjà très bien le web sémantique dans la mesure ou il répond à son paradigme. Une nouvelle version du web, s'il y en a une, caractérisera plutôt une autre génération de services et sur ce point, ma conviction est celle de changements dans le service ou les modèles, pas dans la technologie en elle-même.
À vos agendas, même si c'est dans quasiment un an. L'année dernière, avec SinCity, Miller avait réussi au cinéma la meilleure adaptation d'une BD (et d'un Comics). Une vraie jubilation, qui appelle normalement des suites.
Il a du y prendre goût puisque voilà annoncé pour l'automne prochain l'adaptation de 300, la version Miller de la légende des 300 spartiates menés pas Léonidas (rien à voir avec les chocolats), tenant tête à l'armée perse dans le défilé des Thermopyles. Une BD sobre et intense, en bonne place et en édition spéciale dans ma bibliothèque.
J'avais carrément halluciné en tombant sur des prévues de making-off, mais la bande-annonce augure d'une belle intensité, bien dans la ligne de l'univers de Miller : testostérone, économie des mots, orgueil, honneur et discipline. Ça promet d'être très puissant.
Site officiel et Bande annonce. Détail amusant à l'heure où certains créent des skyblogs pour tout et n'importe quoi, il y a un MySpace officiel de "300".
Un bon condensé des lieux-communs autour de la dynamique actuelle d'internet et du web 2.0, voilà ce qu'on trouve dans le billet satyrique du Tech Chronicles intitulé "The Top 10 Lies of Web 2.0". Derrière la caricature, il y a des nuances et il est intéressant de les distinguer. Elles caractérisent quelques vrais sujets dans l'air du temps.
PointBlog signale l'ouverture d'un blog de l'aéroport de Québec et je trouve cette initiative intéressante à souligner.
C'est en effet une exemple extrêmement intéressant où, indépendamment de sa communication traditionnelle, l'organisation ouvre donc un canal direct pour échanger avec ses clients et usagers. Un canal qui n'est pas le blog du patron de l'aéroport, mais bien celui de l'entité elle-même. Si vous en connaissez d'autres, je suis preneur.
Voilà un bon moyen pour elle de prendre la température de son environnement, de soumettre des projets et d'en jauger la réception. Bref, comme cela est mis en oeuvre par les politiques depuis maintenant un bon moment, le moyen de solidifier tactique et stratégie, de développer une communication réactive et phasée avec l'attention de l'écosystème. L'exemple est évidemment un bon contrepoint à l'étude de cas Dorsal, que j'évoquais hier.
Quand on pense que 29% des français interagissent en ligne et qu'ils sont autant à se déclarer disposés à le faire pour peu qu'on leur en donne l'occasion, entreprises, marques et services publics ne devrait pas s'en priver.
C'était il y a un an. Quand l'internaute cherchait de l'information sur Dorsal, il se rendait et se rend toujours chez-nous ou surtout chez David qui parle beaucoup de ce projet et qui draine un volume impressionnant de commentaires.
Mais il n'y a pas que les commentaires, il y a aussi les appels et ce matin, notre chère Brigitte m'a signalé qu'elle recevait un bon paquet d'appel d'usagers en quête d'information chaque semaine. Evidemment, nous les renvoyons vers Dorsal, qui s'est (enfin) fendu d'un numéro azur - 0 810 87 23 19 - pour répondre aux flot de questions.
Tout cela est symptomatique. D'une part, il y a toujours beaucoup de questions en suspend et même si Dorsal communique, il faut repérer la FAQ en pièce jointe, et d'expérience je sais bien que ce n'est pas très identifiable par les internautes.
Ce projet est décidément toujours une étude de cas des plus instructives en terme de communication moderne. On ouvre un numéro azur, mais on néglige la mise en place d'une FAQ ou tout simplement d'un blog qui permettrait prise de température, échange et réponses directes. Quand l'internaute fait partie du réseau et que le projet se contente "d'être dessus", il se rapproche des sites qui sont comme lui et bien évidemment des blogs, il attend une communication plus directe, comme l'a montré la récente enquête de Radio France sur l'Internet et la politique.

À la dernière livraison de l'indicateur Technorati sur la croissance de la blogosphère, une limite avait été atteinte et suscité une frustration légitime. Il ne suffit pas de compter le nombre de blogs, encore faut-il tenir compte de leur activité sinon ça n'a pas de sens.
Alors, la blogosphère continue de croître à un rythme soutenu, certes moins poussé (quand même !), mais est-ce encore un sujet ? Sur les 57 millions de blogs trackés par Technorati, un peu plus de la moitié (55%) sont mis à jour au moins une fois par trimestre. Personnellement, je préfèrerai que l'on regarde une actualisation au moins mensuelle. Mais admettons.
On a beau avoir toujours plus de blogs, le volume de billet, lui, reste stagnant autour du 1,5 millions par jour. Cela me fait donc penser à une sorte de longue traîne, où le volume dépendrait de quelques-uns, selon des principes maintenant connus, et que l'immense majorité, si étendue soit-elle se dilue dans la masse. C'est en tous les cas assez séduisant comme idée, non ?
Pour le reste, avec nos 2%, on ne pèse pas bien lourd face aux 39% d'anglais, 33% de japonais, 10% de chinois ou même 3% d'espagnols et l'idée que l'on se fait d'être les dauphins des américains dans notre capacité de français à bloguer comme des fous en prend un coup. On se consolera en se disant que Technorati est trop américain et ne prend pas en compte nos plateformes hexagonales, Skyblogs en tête.
C'est parti pour Dessine-moi le 2.0, le blog collectif et ouvert qui a l'ambition de fédérer tous ceux qui ont quelque chose à dire sur le web 2.0 afin de montrer combien la richesse et la diversité de points de vue est grande.
Je remercie tous ceux qui ont répondus, et ils sont nombreux, ainsi que ceux qui en parlent.
Un principe simple : quatre questions ouvertes et en avant. Les comptes sont en cours d'envoi, un peu de patience pour ceux qui les attendent, il y en aura pour tout le monde et on n'a pas fini de discuter !
Technorati Tags: 2.0, deuxzero, web2
Radio France s'est fendu d'un dossier opportun et instructif sur le poids du réseau à l'approche de scrutins importants.
Ce dossier rappelle que c'est avec le Traité Constitutionnel Européen que le web s'est invité dans le jeu, en développant la capacité à créer du maillage et de la dynamique horizontale, là où il n'était encore question que de postures prophétiques et médiatiques traditionnelles. 18 mois plus tard, tout a changé, j'en ai régulièrement parlé.
Le plus intéressant, c'est évidemment l'l'enquête. Bon, Internet vient nettement derrière la télévision, la presse et la radio, mais avec 24% comme support privilégié des internautes et surtout 33% des internautes et 28% des français prêts à débattre en ligne, on est proche des 29% de la ceux qui interagissent en ligne.
En tous les cas, les français ont bien identifié le phénomène du blog politique (59% des français, 67% des internautes) et ils le plébiscite à 70% comme élément moteur d'un rapport direct. De là à dire que c'est donc un élément de base de l'outillage de l'élu en campagne il n'y a qu'un pas. Même si seulement 7% des français et 12% des internautes déclarent s'être rendu sur ces blogs, on mesure alors l'intérêt de l'objet communicant qu'ils représentent en terme d'affichage auprès d'une population qui le reçoit comme élément de modernité, même s'il n'y a qu'une minorité - pour l'instant - qui le pratique.
Qu'attendent les français des blogs politique. Un programme, la transposition des discours, pouvoir discuter de la personnalité et surtout discuter tout court entre internautes. Créer un blog, c'est créer le lieu du débat, les internautes, eux, l'on bien compris.
C'était l'affaire de l'été, celle qui s'était conclue par lechangement des modalités de classement des top users chez Digg. En synthèse la différentiation des "top submitters" (contributeurs) des "top diggers" (disons les utilisateurs aptes à extraire les meilleurs billets) avec une pondération fondée sur la diversification des sources et des votes. Objectif : éviter les notoriétés "artificielles" tirées de communautés organisées votant en masse pour tel ou tel et différencier ceux qui créent de ceux qui "buzzent" (bourdonnent en bon français).
Deux mois plus tard, Digg est en croissance, à 20 millions de visiteurs par mois, mais fait face à la fronde de ses principaux contributeurs. En effet, avec le changement de règles du jeu, les habitudes sur lesquelles les principaux contributeurs entretenaient leur notoriété sont mises en échec. Ça paraît évident et ça ne plaît pas du tout aux intéressés, qui n'hésitent pas à poser la question est-ce que Digg veux nous faire partir ?. Mieux, Digg a directement supprimé les comptes de ceux qui pratiquaient trop ouvertement les techniques incriminées. Malheureusement, certains étaient des utilisateurs influents et, sous la pression, Digg a du réactiver leur compte.
Il y a quelques semaines, j'ai vécu une expérience désagréable avec Affinitiz. J'ai laissé décanter cette expérience un moment et je la trouve parfaitement en lien avec deux sujets du moment, en l'occurence l'absence de portabilité des données, plus prosaïquement de fonction export dans les services en ligne, ainsi que le risque inhérent aux changements de versions de ces services.
L'automne est propice à un certain désenchantement et même si c'était attendu, c'est un peu ce qui est en train de se passer en ce qui concerne la génération de services en ligne actuels. On comment à trouver qu'il y en a trop, qu'ils ne sont pas convergents entre eux, qu'ils ne donnent pas vraiment la maîtrise de ses données à l'utilisateur, qu'ils l'obligent à démultiplier les moyens et les fins, bref qu'ils sont plus centrés sur eux-mêmes que ceux auxquels ils sont destinés. Nous avons beaucoup joué, beaucoup apprécié, on ne peut plus s'en passer, mais maintenant on commence à être agacé par les défauts. Quelqu'un a-t'il le numéro du SAV ?
Dans la série des secteurs qui voient l'ogre Google secouer son petit monde, voici venir celui de la traduction.
Google vient en effet de lancer un service de boutons de traduction. C'est simple comme bonjour puisqu'il suffit de glisser le lien souhaité dans ses favoris, anglais : chinois par exemple, puis d'appeler ledit favoris sur une sélection de texte ou directement la page.
Bon, je connais des agences de traduction qui vont dire que c'est pas d'excellente qualité, certes, mais pour le tout venant, ça peut servir. Faites l'essai, c'est assez bluffant. Ça, c'est mon dernier billet en allemand :

À chaque fois ou presque qu'un service estampillé 2.0 réussi quelque chose et s'impose dans son domaine, il est assez croustillant de voir apparaître une discussion remettre en cause la nature 2.0 de son concept. Après les plateformes de blogs et Skyblog en particulier ici, MySpace, voici YouTube. Qu'est-ce que cela peut bien signifier ?
Et si en rachetant YouTube, l'idée que l'on se fait de Google venait à changer ?
Toujours est-il que depuis, il ne se passe pas un jour sans voir passer billets et papiers qui s'interrogent sur l'omniscience d'une société qui pèse plus de 132Md$ à Wall Street, 8 ans après avoir été créé dans un garage (racheté 41M$ récemment - le garage californien, une valeur sûre !).
On peut dire que Jean-Luc était précurseur. Google cesse d'apparaître comme un challenger pour ressembler de plus en plus à un megatrust. C'est ce qui ressort très bien de l'excellent dossier du Courrier International de cette semaine dans lequel je me suis plongé. Entre admiration et craintes, notamment pour la vie privée, il s'y trouve des articles très intéressants sur la philosophie, le terme n'est pas fortui, à la base de la démarche de Google. Eclairant.
En tous les cas, on ne peut pas dire que le géant aie des problèmes de santé. Google vient d'annoncer un CA de 2,69Md$ en augmentation de 70%, avec un bénéfice net de 733M$, accru de 92%. Faites le calcul ... 27%. Mine de rien, rien que sur ses bénéfices, Google peut se payer un YouTube par semestre. Sincèrement, y a t'il encore quelqu'un pour suivre ? J'ai quelques doutes sur Microsoft en tous cas, dont la sortie d'IE7 suscite le scepticisme.
C'était il y a déjà un an, l'UMP s'était fendu d'une campagne emailing certes légale au regard du fait que la CNIL ne reconnaissait pas un caractère commercial à ces envois, mais qui avait fait couler beaucoup d'encre et stimulés des saisines. Un an plus tard, la CNIL a enfin publié un texte clair et clarificateur sur le sujet. Bertrand Lemaire, très en pointe sur le "Sarkospam", a également fait un intéressant compte-rendu de la conférence de presse.
Un billet de Fred Cavazza, quelques commentaires, un ou deux mails et voilà comment nous vous invitons à réserver votre 14 novembre 2006, pour fêter dignement le Usability Day à Telecom Paris.
Je suis personnellement ravi de cette journée parce que l'approche utilisateur est une valeur en laquelle je crois depuis toujours, qui est inscrite au centre de l'identité de groupe Reflect, et que j'ai plaisir à partager avec vous sur ce blog (j'en fait d'ailleurs mijoter un spécial pour l'événement). Voir comment un petit cercle d'agences et d'acteurs a pu se retrouver aussi rapidement sur cette valeur pour organiser ce rendez-vous me semble uin signal très positif.
Le programme n'est pas encore complètement bouclé, ce qui est sûr c'est qu'on va y aborder des questions très intéressantes et fort peu traitées à mon goût : tests utilisateurs, analyses d'usages et pour ce qui nous concerne de sémiologie. L'occasion pour Amandine de développer son sujet de prédilection.
La FING vient de publier toutes les infos utiles et d'ouvrir les inscriptions

D'après une étude Rivalis portant sur 300 artisans et TPE, la presse nous apprend donc aujourd'hui que, dans le même temps cette population serait friante des services proposés par le web, tout en cultivant une sous-utilisation caractérisée de ce canal pour leur propre promotion.
Sur le dernier point, cette étude maintient le statut quo : depuis 2002, le taux d'outillage en site web des PME est bloqué à 52%. Oui, vous avez bien lu, cela fait quatre ans que ce taux est inchangé alors que dans le même temps la population internaute française a explosée.
Quand à l'utilisation du net par les artisans et patrons de PME, cette enquête trouve positif que 27% du panel pratique l'achat en ligne alors que la part de la population française dans ce cas est de 35% ! Je ne sais pas vous, mais j'appelle ça un retard.
En tous les cas le tissu économique local n'a visiblement pas intégré la massification des usages chez leurs français de clients. Un de ces jours, ça se ressentira dans le chiffre d'affaires de certains.
Pendant ce temps, 15000 français vivent de leurs petites affaires sur eBay et si l'on songe que 29% des français interagissent en ligne et que Zlio en est déjà à 12000 boutiques, le français moyen fait de l'e-commerce, mais apparemment pas les commerçants, artisans et PME. Le monde à l'envers !
On a dit beaucoup de choses sur l'acquisition de YouTube par Google, mais personnellement je trouve que cela devrait nous interpeller sérieusement sur la manière dont l'innovation et le développement économique se conduisent.
Et bien c'était vrai, Google a effectivement racheté YouTube et pour 1,6Md$, rien moins. Voilà donc la fin d'un suspense qui a généré un énorme buzz sur le net et dont l'épilogue m'invite à deux conclusions.
En parlant de "sous-développement" en France, le focus de Jean-Marc Manach sur l'étude menée par l'Union Européenne sur l'intégration des TIC dans l'éducation (école/collège/lycée) avait de quoi interpeller, et c'est peu de le dire !
C'est fou ce que la presse peut pousser comme papier et sujets sur le web en général et les "nouveaux usages" en particulier en ce moment. Exemple, mon dernier billet et, illustration du phénomène, l'écho que Christophe a a relevé depuis. Phénomène, le terme mérite le qualificatif "de masse" si l'on s'en réfère à la dernière étude médiamétrie dont se fait écho Le Monde aujourd'hui.
Le web outille l'internaute. C'est en tous les cas ce que constate Télérama en positionnant un dossier sur ce qu'ils considèrent comme les "7 sites capitaux" du net. Une certaine idée de l'internaute par les services qu'il met en oeuvre...
Le feuilleton YouTube continue. Hier, C|net enfonçait le clou en relayant le pessimisme d'analystes qui soulignent eux-aussi le parallèle avec Napster. Les commentaires du billet d'hier soulignaient bien que le web 2.0 pouvait parfaitement se passer de YouTube du point de vue des utilisateurs, il en est évidemment autrement d'un point de vue business.
Au départ, c'était une des idées d'AgoraVox, le postulat que les internautes allaient surtout vouloir parler de ce qui se passe à côté de chez eux. En fin de compte, AgoraVox, hérault du journalisme citoyen français, parle de bien des choses mais très peu de ce qui se passe dans votre bled.
L'info locale, c'est le positionnement de Citizenbay, qui vient d'ouvrir en France. La particularité de ce site est de rémunérer les contributeurs dont les articles atteignent le top10, selon une sorte de Digg payant qui me fait évidemment penser au feuilleton de l'été. Derrière tout ça se cache l'idée que la publicité locale a plus de valeur du fait de son ciblage. Encore un cas d'étude pour les observateurs attentifs des CPM et autres CPC.
TechCrunch signale un accord avec DailyMotion pour une publication automatique via les tags de leurs villes. C'est effectivement malin.
Depuis quelques mois que le vaste écosystème de services 2.0 grand public est bien installé, le sujet qui monte est celui de savoir si tout cela est bien solide. YouTube cristallise actuellement ce débat, pour des raisons que j'ai détaillé il y a deux semaines. Depuis, les choses se gâtent, avec un paquet d'avis autorisés qui enfoncent un peu plus le clou du doute, tel celui-ci, relevé par Fred Cavazza. Quand la confiance est minée, c'est toute la maison qui risque de s'écrouler, en espérant que l'affaiblissement du terrain n'entraîne pas une partie du quartier. YouTube où l'annonce de l'éclatement de la bulle 2.0, certains franchissent le pas.
Très intéressante livraison du PEW qui a interrogé un large panel d'acteurs du réseau sur le futur de celui-ci. Globalement, les grands axes correspondent à des réalités émergentes mais l'orientation donnée par le panel semble inspirée de notre culture de la science-fiction, comme le souligne Read/Write. En tous les cas, les résultats sont marqués par une conscience que la technologie peut avoir de bons et de mauvais effets, mais aussi par les peurs du monde actuel.
- un réseau bon marché pour de nouvelle opportunités et une vision du monde plus globale ("the world is flat"). Le net sur sa lancée.
- un réseau où les machines se parlent et prennent le pas sur l'homme dans la maîtrise de l'évolution des technologies. Matrix ?
- l'entrée de la réalité virtuelle au niveau de la production mais aussi des problèmes d'addiction à celle-ci.
- l'existence de groupes revendiquant la déconnexion numérique, avec une tendance à l'activisme terroriste. La vision terroriste est sans doute influencée par le monde d'aujourd'hui, mais dans les pays à très forte pénétration d'internet, il existe déjà une minorité revendiquant la déconnexion.
- développement du parler de soi et entre soi, au détriment de la vie privée. La blogosphère et les réseaux sociaux ont de beaux jours devant eux.
- l'anglais langue universelle (ne l'est-elle pas déjà ?), sans extinction des autres (ouf) et avec l'émergence du chinois (on s'en doutait).
Le PEW souligne qu'il y a un désaccord au sein du panel sur l'intrusion du politique pour réguler le réseau et ses usages. Hier, on a entendu le gouvernement US commencer à s'inquiéter de ce qui se publie dans YouTube. Ça devait arriver.
Le web 2.0 a au moins réussi quelque chose, c'est de mettre en valeur un très vieux mot (grec), la Doxa. Je l'ai découvert via Courrier International dans une interview du philosophe allemand Norbert Bolz portant sur l'impact de la Société de l'Information dans la société tout court. Depuis, il s'est taillé un beau succès et ça vaut bien un billet.
Des deux journées, Jean-Luc et moi-même n'avons assisté qu'à celle de ce vendredi, mais Paris Web 2006, c'était très bien. Bravo donc aux organisateurs, ces moments de rencontre et d'échange autour des standards et de l'accessibilité sont trop rares.
Excellent idée pour le Journal Du Net d'avoir fait cette semaine un dossier sur le dégroupage.
Il s'y trouve quelques vérités peu connues et bonnes à avoir en tête : nous avons les prix les plus bas, le plus fort taux de dégroupage, les meilleurs taux de croissance. D'ailleurs, pendant ce temps, la bataille des chefs continue puisque Neuf vient de manger AOL et ses 500 000 abonnés, à quelque semaines de l'annonce majeure de Free sur la fibre à l'abonné.
On a le droit d'être exigeant et il faut l'être, mais le fait est que le marché français de l'accès à Internet est le plus dynamique d'Europe. Il y a là un atout qui n'est finalement pas assez mis en avant.
Dans le premier épisode, je vous proposais un petit tour d'horizon des nouveaux usages pédagogiques engendrés par le web 2.0 et je remercie d'ailleurs les exemples livrés par les commentateurs. Aujourd'hui passons à un aspect plus stratégique, à savoir ce que tout cela implique pour les institutions. Elles sont en effet un terrain particulièrement intéressant si on en juge par deux éléments : elles sont confrontées au premier chef par les usages de nouvelles générations qui en sont friantes et en second par la liberté pédagogique chère au corps enseignant et qui invite sa frange la plus innovante à saisir les opportunités que le réseau lui donne. Or, nous avons vu précédemment que le web actuel n'en manquait pas. Voici donc comment les outils des institutions font face à ceux de cette gigantesque boîte à outils numérique qu'est maintenant devenue le réseau. une confrontation détonnante.
YouTube est décidément au centre de toutes les attentions ces derniers temps, avec un beau paradoxe. D'une part ce type de services de partage de vidéo donne lieu à de très nombreuses déclinaisons (voir la dernière en date), d'autre part, sa profitabilité voire sa pérennité même est mise en doute par la qualité des contenus publiés. Fini de jouer, place aux questions de fonds.
Tim Berners-Lee le dit lui même, Le Web 2.0 est avant tout un slogan, personne ne sait ce qu’il signifie, et les stars du sujet interviewés par TechCrunch le mois dernier développaient dans le même sens, il y a plein de web 2.0.
Effectivement, à force d'écrire dessus et d'en parler, j'ai acquis la certitude que, si le web 2.0 représente bien une nouvelle étape et une étape majeure du développement de la société de l'information, vouloir en établir une définition stricte est vain.
Car l'intérêt même du web 2.0 réside dans sa plasticité et l'aspect social propre à sa dynamique. Ce n'est pas un état, c'est un mouvement, auquel on adhère, qui a des codes et des idées fortes, mais celles-ci évoluent elles-même très vite. Il y a plein de définitions, on en parle, ça bouge, ça évolue. Le jour où il sera en boîte, c'est qu'il sera mort.
Le web 2.0, c'est un choix, celui d'adopter le fait même de faire partie du réseau plutôt que d'être dessus. Celui de changer d'époque. La techno, les usages, les modèles, l'attitude entreprenariale et tout le reste ne sont qu'une conséquence de ce choix.
Conséquence visible, on ne peut pas faire les choses à moitié, car sinon on n'est pas en adhésion avec ceux qui ont déjà changés, notamment l'immense masse de consommateurs et internautes qui le pratiquent. On n'est pas non plus dans le bon tempo, car le web 2.0 c'est une approche continue des choses et non plus ponctuelle. En vérité, le consommateur/utilisateur est en avance et c'est le reste de la société et de l'économie qui doit le suivre.
Alors oui, il y a du boulot d'évangélisation à faire car ce n'est pas juste saupoudrer de l'Ajax ici où là qui fait passer au web 2.0. C'est dans la stratégie et le management, c'est dans la tête que ça se passe.
Alors plutôt que d'essayer de définir le web 2.0, pratiquons-le, faisons le vivre !
En janvier dernier, je titrais un papier L'après ADSL a (enfin) commencé pour annoncer l'entrée imminente de la fibre dans le débat sur le haut-débit, non pas en terme d'expérimentation mais bien de marché.
Terminé les expérimentations, bienvenu au business de masse. Cette semaine, Free a donc mis les pied dans le plat en annonçant une offre FTTH (fibre à l'abonné) à 30€. Jean-Michel Billaut en rêvait, Free l'a fait.
Un mois et demi s'est écoulé depuis l'affaire Calcanis. Le profil d'hyper-contributeur de Digg mis aux enchères a fini à 822$, loin des 1000$ de Calcanis. Couplé avec l'échec de ceux qui croyaient qu'il suffisait de publier en masse pour entrer dans le top 100, la monétisation des profils en a pris un coup.
En attendant, l'affaire a quand même une répercussion puisque Kevin Rose, le fondateur deDigg, a annoncé qu'il allait veiller à une plus grande diversité des votes dans la notoriété des billets. Il va aussi distinguer les "top submitters" (contributeurs) des "top diggers" (disons les utilisateurs aptes à extraire les meilleurs billets) et là aussi veiller à une grande diversité de sources.
Avec ça, Digg, comme d'autres essaye de ne pas être otage de communautés actives qui bourdonnent suffisamment pour s'auto-incrémenter dans les classements. Quelque part, les utilisateurs de Digg ont très bien su s'accommoder de règles que les promoteurs du site décident donc de durcir.
Le changement des règles du jeu ne plaît pas à tout le monde, mais ce rapport de force a de beaux jours devant lui d'après moi. Il m'évoque en effet les divers déboires qui ont forcé Wikipedia à revoir ses règles cette année. L'utilisateur n'a peut-être pas complètement pris le pouvoir, mais il s'y emploi.
J'avais fait le point, le premier juillet dernier, sur Dorsal à l'occasion de l'anniversaire et de la mi-course du déploiement du réseau. On ne peut pas dire que les choses se soient améliorées sur les errements d'une communication institutionnelles à côté des clous et le fait est que le débat est vif et ailleurs.
Ailleurs, c'est notamment chez David, où son billet sur l'avancement du dégroupage génère un déluge de commentaires. On y croise des gens très bien, militant du Wifi ou syndicalistes de FT et dans un excellent climat, ce que je tenais à souligner. Le bloging en action comme on l'aime. Mais qui a peur du débat et des échanges en ligne notamment ?
Parmi ces échanges, il faut noter l'annonce du retard de Free dans la couverture régionale. Deux mois dans la vue au bas mot. Mais le plus troublant, c'est de découvrir que cela résulte du fait que Free déploie ses propres DSLAM sans utiliser ceux d'Axione. Or, une des raisons d'être de l'infrastructure que ce dernier met en oeuvre, c'est de permettre à un fournisseur de service d'adresser son offre d'un coup et sur tout le territoire, en lui évitant un déploiement en propre. De fait, cela veut dire que Free ne sera pas pour tout le monde en Limousin en dégroupé. Axione a raison de dire que ce n'est pas sa faute si Free est en retard, mais le discours sur la péréquation régionale en terme de couverture de service prend quand même du plomb dans l'aile. J'aimerai bien savoir de quoi il retourne et je ne pense pas être le seul.
L'autre question, c'est évidemment celle du WiMax, posée dans le billet que j'y ai consacré il y a 3 semaines. Silence radio là aussi.
Bref, à maintenant 10 mois du but, on se demande de plus en plus ce qu'il va en être.
C'est la rentrée dans les écoles et dans les facs, territoire dont j'ai plusieurs fois souligné combien il est intéressant à observer au regard de la Société de l'Information, ne serait-ce que pour être en première ligne des nouvelles générations interactives. Il y a vraiment beaucoup de choses à dire et cela donnera donc lieu de ma part à deux coups de pelle billets.
Avant un point de vue plus prospectif et plus "stratégique", le très intéressant billet de Richard MacManus "e-learning 2.0" sur l'éducation et le web 2.0 paru cet été m'est apparu, malgré une référence au e-learning qui me semble déplacée dans le titre, très opportun pour dresser un peu l'état de l'art en matière d'usages numériques avancés dans l'enseignement.
Après Libération puis Le Monde, Courrier International fait sa couverture sur le web 2.0 : "quand le web devient une communauté". Tout est dit sur l'approche du web 2.0 développée dans ces articles.
Tout ça est à mettre en lien avec mon dernier billet quand je rappelai qu'il y a deux ans, les blogs bénéficiaient du même éclairage.
Outre les sempiternelles mêmes études de cas (Wikipedia, YouTube, MySpace, FlickR) propices à parler d'un renouveau des projets quand ce n'est pas d'une pseudo-bulle, je conseille l'interview du philosophe allemand Norbert Bolz qui, derrière son titre iconoclaste le nouveau royaume des idiots dit des choses plus qu'intéressantes, notamment en terme d'intelligence collective. Oui, la sagesse des masses est à bien des égards supérieure au savoir des experts. le web 2.0 où une reformulation des fondamentaux démocratiques.
Le Gartner a donc livré son oracle Hype Cycle et donné pour la décennie qui arrive l'incontournable agenda de maturité des technologies qu'il représente. Il tombe à point nommé, pile au moment où le web 2.0 atteint le stade de la consolidation et donc celui des questions de viabilité de ce qu'il recoupe.
Comme d'autres, Jean-Luc s'est étonné de voir le "web 2.0" ainsi attendu à maturité dans deux ans, moi pas et voici pourquoi.
Voilà, il y a deux ans aujourd'hui, ce blog publiait son premier billet et entre donc dans sa troisième année. Tout ça vaut bien un peu de prise de recul à partager avec vous.
Une des grandes questions que l'on peut se poser autour des services actuels, c'est finalement leur adéquation avec des générations d'usagers plutôt jeunes et dans lesquelles les geeks sont très représentés. Cette population spécifique est très prisée, ces early-adopters sont en effet très sensibles à toutes sortes de facilités et surtout, ils bourdonnent à qui mieux mieux sur le réseau. Bref, c'est d'une certaine façon facile.
C'est évidemment plus compliqué dès que la clientèle est plus mature et moins technophile, qu'elle utilise le réseau dans une posture qui n'est ni culturelle, ni ludique mais bassement pratique. Aussi, le bilan des services numériques au New-York Times, le quotidien le plus avancé et plus dynamique en ce domaine aux USA, et la lecture qu'en propose notamment Emmanuel Parody tombent à point nommé.
À l'approche des échéances 2007, la rentrée qui s'annonce augure d'une nouvelle ère où le réseau sera un enjeu crucial et même central.
L'e-commerce va bien en France, très bien même, mais ici où là on se plaint de ces lancements tapageurs qui finissent en services douteux, ou de ces sites impraticables sous certaines configurations. Se soucie t'on vraiment de la qualité de service et lancent-on des sites sur le postulat que le commerce en ligne coule de source ? des fois on peut se poser la question. Heureusement, la critique s'exprime sur la toile et on commence à voir des projets plus humbles, qui se soucient d'avancer en marchant à l'écoute de leurs clients. Est-ce le début de la maturité ?
Intéressante histoire que relate MediaPedia, à propos des ardeurs du service com' de Siemens qui s'en est allé modifier la fiche de son PDG Klaus Klenifeld sur WikiPedia. Certains passages n'étaient pas à son goût, mais c'était évidemment sans compter sur la réaction de la communauté de rédacteurs allemands qui n'a pas apprécié l'intrusion.
Comme le remarque Stéphane Guerry, si vous tapez le nom d'une personnalité en général et d'un grand patron en particulier dans Google, sa fiche Wikipedia remonte dans les tous premiers résultats. Alors évidemment, il est tentant de vouloir réécrire la bio, d'autant plus quand le bouton "éditer" s'offre à vous. Malheureusement, le web 2.0 ne tolère pas ce genre de facilités et l'énorme bourdonnement qui se crée sur ce que vous souhaitiez voir disparaître se révèle hautement contre-productif.
Il s'agit évidemment ici d'un exemple caractéristique d'illustration du changement inévitable des pratiques en terme de marketing, certaines mauvaises langues diront de l'obstination des maketeux à ne pas tenir compte du changement amené par la Société de l'Information. Apprendre à gérer sa visibilité médiatique autrement et se comporter en synergie avec le réseau est devenu une exigence vitale au risque de subir ce genre d'accident stupide.
Il est par ailleurs utile de rappeler que Wikipedia n'est pas une encyclopédie à proprement parler, mais un portail communautaire dont l'intérêt réside dans la production de définitions et contenus consensuels et indépendants. Ce n'est pas un passage obligé et je ne crois d'ailleurs pas qu'il le revendique.
D'aucuns ont accueillis avec un grand soulagement l'annonce des attributions de licence WiMax. Enfin des opérateurs clairement désignés pour agir sur les territoires et y combler les trous.
Technorati Tags: WiMax, Haut-débit, Dorsal, Axione
TechCrunch a réussit un bien joli coup en se fendant d'un documentaire sur le web 2.0. En fait un objet très marketing et assez bien en phase avec les mots mêmes de Michael Arrington qui pose lui-même le débat en parlant du web 2.0 comme d'un marketing term. Ce n'est pas moi qui vais le contredire, mais pour reprendre les propos d'un des ténors du web 2.0 de cet opus, il fallait bien un mot pour qualifier tout ça. Alors va pour celui-là.
Il y a quelques mois, MySpace était au centre d'un débat de fonds autour des modèles économiques des services 2.0 en général et des limites du financement par la pub en particulier. D'aucuns s'interrogeaient ouvertement sur la rentabilité de l'investissement de Murdoch, qui avait quand même déboursé 580M$ pour acquérir MySpace. On connaît la vision très positive du gourou des médias par rapport au développement de ce business on-line, mais quand même.
La réponse est tombée en début de semaine : Google versera 900M$ sur trois ans pour être la régie exclusive de MySpace.
C'est dans les vieux pots que l'on fait de la bonne cuisine et finalement, plutôt que de monter je ne sais quelles offres payantes dans un modèles gratuit, Murdoch a choisi de vendre ce qui est au fonds la vrai valeur de MySpace : une énorme communauté de 75 millions de personnes vissées sur les usages sociaux qu'ils y pratiquent. Finalement, c'est un énorme emplacement auprès d'une clientèle par ailleurs active.
Il est assez frappant que ce soit Google qui s'y colle, quand on songe que MySpace est en outre un vaste champ d'application des AdSense. Le coeur de métier de Google, ce n'est pas recherche, mais la régie pub et il est prêt à sortir le chéquier pour sécuriser ses positions. Accessoirement, il accède au réseau Fox, plus intéressant, comme le souligne fort justement Emmanuel Parody.
Créer de la communauté et atteindre la masse critique pour vendre l'audience qu'elle représente en exclusivité à une régie pub. Voilà une nouvelle idée pour financer du web 2.0. Mais n'est pas MySpace qui veut !
Comme tous les trimestres, Technorati nous livre ses stats. Depuis la livraison d'avril, celle-ci a continué de doubler au rythme semestriel habituel constaté depuis 3 l'origine. Depuis 2003, son volume a été multiplié par 100 !
Lorsqu'il s'agit d'imager l'impact de la Société de l'Information sur les organisations classiques, il m'est fréquent de mettre en vis-à-vis la forme réticulée du réseau avec celle de la pyramide. Cela a l'avantage de montrer que le fait de plaquer un système d'information dont l'essence même est réticulaire sur une organisation hiérarchisée, ça ne colle pas et que si l'organisation veut adopter un mode de fonctionnement en réseau, il faut qu'elle-même change pour en adopter les formes.
Après le durcissement du texte par le Conseil Constitutionnel, il s'est trouvé bien peu de monde pour défendre une loi particulièrement répressive. Tellement que notre cher Ministre de la Culture nous a expliqué qu'il allait demander au parquet de faire preuve de mansuétude envers les contrevenants. En clair, on a voté une loi, mais on ne veut pas qu'elle s'applique, donc on la promulgue quand même mais on donne des instructions à la justice pour qu'elle applique d'autres dispositions. Hallucinant. Voilà donc un texte inapplicable et entériné comme tel. Mais déjà s'annonce un second round pour 2007.
Technorati Tags: DADVSI
La posture des marques vis-à-vis de ce que les blogueurs en disent est un sujet inépuisable, marqué par une réalité bien ancrée qui veut que les marques n'écoutent pas et en tous les cas ne réagissent pas. On connaît ainsi la légendaire série Dell Hell de Jeff Jarvis dont j'avais parlé ici
Autant on peut se plaindre de la surdité numérique des marques par rapport à la blogosphère, autant il faut saluer comme il se doit quand c'est le contraire qui se produit.
Ainsi, nous avons été positivement étonné du commentaire innatendu posté par Bruno Guezennec, Directeur du Matériel de la SNCF, excusez de peu, réagissant au billet de Carlos sur les prises de courant du Téoz d'hier mercredi.
Bonjour,
Nous avons lu avec attention votre billet du 2 août intitulé « Scène de la vie quotidienne dans un Teoz ».Après vérification auprès de nos services techniques de Périgueux, nous tenons à démentir l’information selon laquelle les écarts de tension dans certains trains Teoz risqueraient d’endommager les appareils électriques branchés.
En effet, le niveau de la tension fournie par le convertisseur électrique est très régulier. Seule la forme de la sinusoïde n’est pas aussi parfaite que celle du réseau EDF.
La forme du courant ne peut pas engendrer de dégradation de matériel informatique qui, de toute manière, est alimenté par un chargeur qui l’isole de la source d’origine. Ce chargeur transforme la tension d’entrée, la filtre et la redresse pour la rendre compatible avec la charge de la batterie du PC (Tension continue TBT).
De ce fait, dans le pire des cas, seul le chargeur pourrait être endommagé par une surtension peu probable. Et en aucun cas l’appareil lui-même.Nous sommes à votre disposition si vous souhaitez un complément d’information.
Cordialement,
Direction du Matériel de la SNCF.
GUEZENNEC Bruno
[email protected]
Deux semaines après la proposition faite par Jason Calcanis aux hyper-contributeurs de Digg, on commence à avoir quelques réponses aux questions génantes qu'a posée cette offre.
D'abord, extension de la règle qui veut qu'un très petit nombre soit à l'initiative de beaucoup du contenu : 30% des billets publiés en page d'accueil de Digg ne proviennent que de ... 10 contributeurs ! À l'échelle de Digg, ça fait peur.
Ensuite, le résultat est un afflux de nouvelles contributions de la part d'utilisateurs de Digg souhaitant visiblement monter dans le top100. Plus de monde et de contenus sur Digg et donc un bel appel d'air. Mais ce n'est pas la quantité qui fait la qualité et les malheureux qui se sont évertués à publier à la chaîne n'en ont pas pour autant émergé en page d'accueil. Dure réalité !
En attendant, sur eBay, le profil d'hyper-contributeur de Digg mis aux enchères progresse, mais à 720$, reste en dessous de la valeur d'un compte potentiellement rémunéré à 1000$/mois chez Netscape. Fin des enchères dimanche.
Technorati Tags: Digg, Calcanis
Après le coup de tonnerre de Calcanis et la question posée de la monétisation des profils hyper-contributeurs du web 2.0 et ceux de Digg en particulier, voilà que l'un d'entre eux vient de mettre son profil aux enchères sur eBay. Voilà donc une façon directe d'avoir une réponse quand à la valeur d'un hyper-contributeur.
Cela n'est pas sans me faire penser à l'économie des MMORPG (jeux massivement multi-joueurs). Cela fait en effet longtemps que l'on peut acquérir un personnage en ligne, il y a même des sociétés qui payent des joueurs pour élever des profils et les revendre.
Mais il y a quand même une question qui se pose. La production d'un hypercontributeur est quand même fortement liée à la personnalité et aux qualités de l'auteur. Le repreneur devra donc tenir son rang pour maintenir la position acquise...
En faisant l'acquisition du profil, celui-ci récupèrera un login/mdp sur Digg et donc accessoirement la jouissance de la production de l'auteur précédent. J'utilise évidemment le terme "auteur" à dessein puisque c'est de production littéraire qu'il s'agit. Or, ce qui est mis en vente c'est pourtant bien le profil et c'est dans la droite ligne de l'évolution sociétale du web 2.0. L'utilisateur 2.0 échange son contenu contre de la valeur d'usage. En l'occurrence ici, il s'agit de notoriété associée à un avatar et il faut rapprocher cela des recherches de valeur des blogs, où la notoriété était aussi l'enjeu.
Voilà donc un nouveau produit de l'économie numérique moderne qui bouleverse un peu plus l'idée traditionnelle que l'on se fait de la qualité d'auteur et de ses fruits.
Dans la torpeur de la canicule, tout le monde avait oublié que le Conseil Constitutionnel allait se prononcer sur le texte. Heureusement, Maître Eolas veille au grain et à l'heure où la météo est à l'orage, il nous réveille d'un triple coup de tonnerre fait d'incertitude juridique renforcée pour le monde du logiciel, de DRM intouchables et de promesse d'incarcération aux téléchargeurs du dimanche !
On pensait être face à un texte dur, que dire de celui qui va finalement s'appliquer !
Technorati Tags: DADVSI
Le PEW/Internet (organisme d'étude de l'impact social du net sur la vie des américains), vient de livrer une intéressante étude sur les blogueurs US.
39% des internautes américains lisent des blogs, notamment ceux des 8% d'adultes qui en produisent. À comparer avec les chiffres du BaroBlogs, en France, positionnant 27% des internautes français lecteurs pour 8% de pratiquants. Pour une fois, le décalage numérique n'est pas aussi frappant que d'habitude.
S'il est une leçon, c'est donc bien celle de la massification toujours plus forte des blogs et de leurs usages. Histoire d'enfoncer le clou, vous jetterez un oeil sur cette étude de la blogosphère anglaise, là-bas aussi c'est fort !
Jeff Jarvis a fait une analyse fructueuse de tout cela, sous l'angle des médias. D'après lui, les blogueurs bloguent d'abord pour eux-mêmes et seuls 8% ont des prétentions de notoriété. Leur positionnement n'est pas médiatique. Les blogueurs ne se révèlent finalement ni plus ni moins engagés que dans la société en général et d'ailleurs, la politique apparaît comme un sujet de niche.
L'usage est effectivement clairement orienté sur la recherche de relations sociales fondées sur les centres d'intérêts. Pour 76% des blogueurs, il s'agit de partager des expériences personnelles et des passions. Cela qui prend une dimension pratique ou du registre de la compétence ou des talents pour 64%. Ce dernier point ne manquera pas de conforter les blogs RH.
La récemment formulée règle du 1% veut que la grande majorité (environ les 2/3) du contenu proviennent de seulement 1% des utilisateurs. Pour les services dont la valeur est intimement liée à la production de leurs utilisacteurs, ce noyau dur est évidemment central. Il l'est d'autant plus qu'il correspond à une frange active de la masse des utilisateurs qui est elle-aussi réduite et bien évidemment convoitée. Ces hyper-contributeurs sont créatifs et productifs, mais leur limite est celle du temps qu'ils ont à consacrer. Les séduire pour qu'ils privilégient votre service plutôt que celui des autres est donc un élément de base de la bulle dynamique 2.0.
Il y ainsi un rubicon dans le web 2.0, celui de la rémunération de ces hyper-contributeurs. Or, celui-ci vient d'être franchi par le néo-digg de Netscape !
On a appris cette semaine que 64% des PME-PMI françaises de plus de 20 salariés disposaient d'un site vitrine, que 9,8% disposaient d'un site e-commerce, enfin que 20% n'avaient aucun service en ligne, y compris intranet et applications métier.
Regarder les PME de plus de 20 salariés plutôt que les PME en général montre un taux de 64% au lieu de 52, ce qui n'empêche pas qu'il soit indigne et surtout confirme que cela ne change rien au fait que cet indicateur est désespérément figé, tout comme l'est celui de la part de celles qui se sont engagés dans le voie du commerce en ligne. Ce n'est pas parce que l'e-commerce français va bien qu'il n'a pas du chemin à faire et que pour autant il suscite l'envie d'en être au sein du tissu de PME français. Ça bloque purement et simplement sur l'intégration des TIC et le fait qu'elles soient un facteur de développement. Ça ne percute pas.
C'est inquiétant et cela fait quelque mois que l'on s'agite au ministère de l'industrie. Récemment, il a lancé l'idée d'inciter à la création de plateformes collectives visant les TPE. Je ne pense pas que le problème soit financier, il procède d'une non prise en compte des enjeux de l'économie numérique et plus globalement de l'adaptation aux changements. Il est culturel.
À la question de savoir s'il faut que le numérique passe en force au niveau des PME, je répond que les approches douces et incitatives sont déjà à l'oeuvre et que ça ne change pas grand chose. Il est peut-être temps de changer de méthode.
Le web 2.0 est marqué par une profusion de contenus produits par les utilisateurs eux-même. Différents outils se sont développés pour faciliter cette tache, avec notamment l'utilisation des mots-clés, qu'ils soient produits par les auteurs ou utilisés par les lecteurs pour leur propre qualification, de même que les indices de popularité, notamment ceux tirés de la notation effectuée par les utilisateurs eux-mêmes. Maintenant que nous sommes sorti de la béatitude 2.0 pour un regard critique et constructif sur le phénomène et sa progéniture de services, les retours d'expérience apportent un point de vue nuancé sur la valeur ajoutée des services, notamment pour trouver et sélectionner au milieu du bruit.
L'internet est jeune et ses usagers généralement tout autant, mais vous êtes-vous posé la question de savoir ce que deviendraient vos mails, votre blog et plus globalement tous les services en ligne dont vous avez l'usage et où s'exprime à plein votre moi-numérique ?
Et bien il s'est trouvé un parlementaire pour interroger le ministre de la justice au sujet des règles de succession applicables aux productions numériques et le blog de Benoît tabaka pour relever une info qui éclaire avec originalité la question de l'identité numérique.
À l'heure de son arrivée sur le sol européen, MySpace, énorme communauté et réseau social de plus de 75 millions d'utilisateurs aux USA, vient de dépasser Yahoo! et Google en terme de volume de trafic de l'internet US, avec 4,5% de toutes les visites. Cette performance sanctionne une courbe de croissance qui est l'illustration même de la massification de la société de l'information à laquelle nous assistons depuis deux ans.
Repéré via Padawan, le baromètre de la blogosphère (française) a le mérite d'apporter sa contribution à la quantification du phénomène.
L'ARCEP avait déjà pris son temps pour déterminer comment attribuer les licences WiMax, et la procédure elle même a nécessité plus d'un an. Heureusement que ce n'est pas un enjeu et qu'il n'est pas temps de s'engager dans cette voie technologique ! Vous trouverez ici une vision opérationnelle du WiMax en zone rurale grace à l'excellente expérimentation du Val de Saintonge.
Enfin, depuis aujourd'hui, les licences sont attribuées, les choses sérieuses vont enfin pouvoir commencer.
Bonne nouvelle pour Dorsal et le Limousin, car Axione bénéficiera d'une capacité de déploiement WiMax grâce à sa participation au groupement HDRR. Voilà donc une incertitude levée qui devrait permettre d'y voir un peu plus clair sur le calendrier et la couverture régionale dans un an.
Vous pouvez télécharger la décision concernant le Limousin. Avec HDRR et Bolloré Télécom, le Limousin est adressé par deux opérateurs qui bénéficient d'une bonne couverture nationale. C'est de bon augure.
Voilà une étude qui tombe à point nommé. Réalisée par IPSOS, elle porte sur les baladeurs mp3 et leur contenu aux USA.
On apprend donc qu'un américain sur 5 et qu'un adolescent sur deux parmi ceux-ci en est équipé. On comprend alors mieux les chiffres de vente d'iPod :)
12h d'utilisation hebdomadaire, 700 chansons en moyenne disponibles, dont 44% fruit de sa discothèque personnelle, 6% de celle de ses amis, 25% provenant des plate-formes légales et ... 19% (seulement) du P2P. Tout ça pour ça diront certains (...)
Les utilisateurs plébiscitent la radio suivi de près par les fonctions vidéos. Steve en tirera certainement la conclusion qui s'impose, à savoir l'intégration de la FM dans l'iPod (avec une fonction pour ripper ce qu'on écoute ce serait parfait).
Je n'ai pas trouvé trace de chiffres sur le podcasting dans cette étude, ce qui est assez curieux, mais il y en a d'autres dont j'ai déjà parlé ici.
Bien après la polémique et la critique autour du projet Quaero, fondée sur les intentions essentiellement politiques formulées ici ou là, il a fallu une prise de parole officielle des porteurs du projet pour que l'on se rende compte qu'il ne s'agissait pas de ce que l'on pensait. Finalement, Quaero est une sorte de chapeau cherchant à donner de la cohérence à différentes actions de recherche et développement, pour l'essentiel existantes et parfois non dénuées d'intérêt. Cela n'empêche nullement les incohérences du discours et confirme une certaine idée du management de l'innovation.
Technorati Tags: Quaero
Ça y est, la France a elle aussi son parti Pirate, à l'égal des suédois qui avaient lancé le mouvement et où ledit parti présente des candidats aux législatives. Là-bas comme ailleurs, ce sont les débats virulents sur la culture en ligne qui sont à l'origine de cette initiative et cela n'étonnera personne que la suppression du droit d'auteur figure en bonne place de leur programme.
Comme je le dis depuis quelque temps, nous sommes entré dans une nouvelle phase, celle de la confrontation entre la Société de l'Information et l'ordre établit. Cela se passe dans la musique en ligne aussi bien que dans le changement dans les organisations. Il y a des secteurs où cela bloque, d'autres où cela bouge. Jean Michel Billaut traduisant parfaitement le fonds de ma pensée sur le contexte qui en est à l'origine, je vous invite donc simplement à le lire.
Le temps passé à élever des digues, c'est du temps perdu pour un changement inéluctable et à vouloir évacuer le débat, il va revenir par la fenêtre (présidentielle en l'espèce). Evidemment, il est fait référence à la Révolte du Pronétariat, ouvrage au titre opportun, mais qui visait surtout les médias, là où la question est maintenant clairement politique. On a en bien vu les limites de la mobilisation citoyenne lors de la DADVSI, où la pétition EUCD recueille moins de signatures que les opposants au musée du quai Branly. La création du PPF est donc tout ce qu'il y a de plus logique. l'initiative peut faire sourire, elle s'inscrit cependant dans une nouvelle étape militante de l'internet qui ne sera pas sans lendemains.
MAJ : Pourquoi je viens de lancer le Parti pirate en France par l'intéressé, avec en bonus son interview sur LCI.
Voilà, cela fait un an que le chantier de mise en oeuvre de Dorsal a été lancé. Il en est donc à la mi-parcours de l'échéance concernant ses objectifs, le moment est donc propice pour tirer un bilan d'étape. Le fait est qu'il y a des choses à dire.
Technorati Tags: ADSL, Haut-débit, Dorsal, Axione
Voilà, malgré une énième mobilisation et après avoir éjecté la discussion autour de deux textes divergents sortis du Sénat et de l'Assemblée plus 55 amendements sortis du chapeau, les deux assemblées ont voté tel que la DADVSI. Technorati Tags: DADVSI
Google a lancé aujourd'hui aux USA Google Checkout (GBuy), en gros un service ou vous enregistrez une fois vos données de cyberconsommateur, carte bancaire comprise, pour ne plus avoir à les renseigner à nouveau sur les sites partenaires de Google. Cette annonce suscite plus que les autres un torrent de réactions et de spéculations.
Technorati Tags: Gbuy
C'est ainsi que je reformulerai le sens d'une brillante démonstration de Laurent Bernat. À ceux qui se plaignent de mes "coups de pelles", je préviens qu'il y en a là un bel exemple, mais la démonstration le mérite.
La CNIL grandit, se muscle et déménage (logique). Du coup, il devient assez compliqué d'avoir de l'avancement sur les dossiers en cours.
Histoire de compliquer encore un peu les choses, la CNIL a brutalement supprimé le formulaire de télédéclaration de sites web. Cela veut-il dire qu'il ne faut plus déclarer ses sites ? Bien sûr que non, on ne déclare d'ailleurs pas un site, contrairement à ce que beaucoup pensent, mais les traitements de données personnelles qui vont avec.
De fait, la CNIL a simplement rationalisé ses procédures autours de déclarations génériques. Cela a le mérite de faire rentrer l'internet dans le lieu commun des traitements personnels et il est vrai que je constate personnellement que si la nécessité de déclarer (les traitements de) son site web quelque chose de connu, il n'en est pas de même des traitements classiques. Quand ignorance rime avec inconscience !
Il me semble cependant regrettable d'avoir jetté aux orties un instrument ciblé qui avait fait ses preuves. Accessoirement, un peu de pédagogie sur cette initiative n'aurait pas été un luxe.
Depuis son ouverture, le très annoncé et prometteur Géoportail est inaccessible. À créer une attente sur un sujet déjà porteur, le déluge était évident et il a été : plus de 250 000 tentatives connexions à l'heure. Malheureusement, il était dimensionné pour seulement 1 000 utilisateurs simultanés, là où il en aurait fallu vingt fois plus !
Très intéressante analyse de TechCrunch sur une étude d'audience des outils de partage de photo qui mettait l'illustre FlickR loin derrière son concurrent Photobucket. Au-delà de s'interroger sur l'écart entre perception du buzz et réalité, se pose la question de la fiabilité de ces enquêtes.
David a comme moi été marqué par le reportage publié par le JDN sur le développement du haut-débit par le département de la Seine et Marne.
Loin des discours institutionnels ampoulés, voilà des exemples simples et vivant du haut-débit en marche, avec des vrais gens auxquels on peut s'identifier et accessoirement de la réalité du WiMax, ou du CPL histoire de démystifier ces acronymes obscurs.
Alors que la concurrence MySpace arrive et que Microsoft fourbit ses armes, Skyblog gagne ce soir un nouveau million, en deux mois et demi au lieu des cinq habituels.
C'est l'occasion d'aller en savoir un peu plus sur les usages de ce petit monde grâce à l'excellent compte-rendu de l'atelier qui leur était consacré à l'UP FING 2006. Une petite plongée dans les usages sociaux de la c-generation, c'est toujours l'occasion de relativiser, d'autant plus quand le modèle Skyblog donne à s'interroger sur ce que l'on entend par blog, ou sur la nature profonde des usages dans lesquels ils s'inscrivent.
Il a sans doute fallu redécouvrir que les Skyblog sont un outil technologique pauvre et assez éloigné de la définition communément admise des blogs pour se poser de vrais questions. Oui, c'est technologiquement très limité, mais ça marche à fond. Dans le même registre, MySpace arrive en Europe et notamment en France. On ne peut pas dire que ce soit là encore un service hautement relevé en technologie, mais le fait est que c'est énorme. Quand on songe qu'il y a quand même 75 millions d'utilisateurs et une taille qui en arrive à montrer les limites de Google à donner du sens à tout le contenu qui y figure, outre que cela fait se poser des questions de modèles, cela montre aussi l'ampleur du phénomène.
Le blog cache la forêt de pratiques plus riches et plutôt que de théoriser sur l'écriture des blogs, il est plus pertinent de constater et travailler autour de ce qu'ils produisent pour l'individu, parmi la palettes d'usages que l'internaute 2.0 utilise.
Alors, est-ce qu'on est dans le web 2.0 ou l'Internet 2 ? Rien de tout ça à mon avis. Cela rejoint le commentaire que j'ai fait sur le billet de Jean-Luc, à savoir que quand on se positionne au niveaux des usages de l'individu, la notion de "web" et même "d'internet" dessine un périmètre trop limité. On est simplement dans la Société de l'Information, là où des technologies de l'information servent l'existence et la socialisation des individus.
Il y a quelques semaines, je me retrouvais interpellé sur le sujet de savoir ou non si le secteur IT repassait pas un phénomène de bulle ou non. En ouvrant une rubrique Terminus, TechCrunch ne va pas manquer d'alimenter cette question et je profite donc de ce fait pour répondre.
Sous un billet relatant une querelle de boutiquier entre FlickR et un de ses concurrents Zoomr, TechCrunch met le doigt sur un sujet très important : la capacité à sortir ses données !
J'avais justement publié un billet à ce propos il y a quelques mois et cela m'invite d'autant plus à en remettre une couche que la maîtrise de son "moi-numérique" devient un sujet central.
Technorati Tags: FlickR , Zoomr, TechCrunch , Web20
Ça y est, Pasdembrouille.com est fermé, et renvoie vers Boostore, il n'aura pas tenu plus de deux semaines.
Tout le monde savait que Carrefoor Carrefour était derrière cette campagne et puis le côté "les pure-players sont des rigolos" sous-jacent au message n'a échappé à personne. Du coup, Boostore va devoir assurer.
Enfin, le 19 juin prochain, on va juger sur pièce et juger des prix et de l'innovation promise sur les services.
Avec ce projet, la grande distribution semble vouloir vraiment faire partie de l'e-commerce, l'intégrer dans son modèle, et entrer dans le jeu. Voilà peut-être de quoi booster l'e-commerce français, même si l'alimentaire est encore une fois absent des rayons. C'est sur ce terrain qu'on attend de la nouveauté !
Technorati Tags: Boostore, ecommerce
Dans un des billets sur l'UP GING 2006, je faisais écho sur le fait que si "bloguer" est un usage clair et identifié, "blog" apparaît comme un terme banalisé et au sens dépassé au regard des développements des usages sociaux.
Bingo ! On apprend que le terme "blogueur" vient d'entrer dans le Robert et que par ailleurs se développe un débat sur la nature exacte de ce que devrait être (ou pas) un blog.
C'est peu de dire que la DADVSI continue à faire couler beaucoup d'encre et ce n'est pas prêt d'être terminé. Cette affaire est en effet symptomatique de l'entrée en phase de confrontation entre la société de l'information et le système établi. Alors si la discussion parlementaire se clôt, les enjeux restent et le sujet éclate sur plusieurs axes dont l'activité n'est pas prête de retomber.
Une des valeurs fondatrices qui a fait d'Internet ce qu'il est devenu vient d'être sérieusement mise à mal.
La chambre des représentants US a en effet voté en faveur de la demande des opérateurs télécoms US de sortir du tarif unique d'accès au réseau pour un service à deux vitesses, faisant payer aux opérateurs de service plus cher pour les contenus lourds, notamment les vidéos. On attend la décision du Sénat, mais la première manche est perdante !
Pourtant, le ban et l'arrière-ban des acteurs du réseaux s'était mobilisés, les grands fournisseurs de services en tête. Les pionniers étaient même sortis de leur réserve pour dire combien cette initiative remettait en cause l'internet que nous connaissons.
Cette quatrième UP FING s'est révélée encore une fois très riche, très dense, dans son contenu, ses échanges et ses rencontres. Elle boucle un cycle de quatre années qui avait débuté sur une prospective que les faits de l'EntreNet sont venus contredire et qui révèle un paysage bien plus complexe que nous ne l'imaginions, avec des perspectives qui en appellent à l'humilité.
Technorati Tags: blogs, EntreNet, Fing, rheingold, UPFing2006
L'EntreNet n'est pas le web 2.0, mais on en quand même un peu parlé, et plutôt dans le sens de ce billet, c'est-à-dire de la nouvelle génération de services d'un côté et des standards de l'autre. C'est sympa, ludique, ça ouvre des perspectives, mais on aimerait que ça soit plus convergent et plus cohérent. Pour le reste, les questions de fonds font leur remake.
Première journée à l'UP FING, comme toujours super-dense, avec pleins de regards croisés qui apportent certes des réponses, mais qui ouvrent aussi pas mal de portes.
En parlant de regards croisés, deux photos de l'atelier Trajectoires dans la blogosphère, histoire de montrer les belles rencontres que l'on fait à La Baume, les discussions sont à l'avenant. Cyril Fiévet (NanoBlog), Criss Messina (BarCamp), François Nonnenmacher (Padawan), François Vanbremeersch (Versac), Hubert Guillaud d'InternetActu et Laurent Haugg de CoComment. Merci à eux et aux autres pour les moments et les échanges, fructueux, passés ensembles.

L'Université de Printemps de la FING 2006 débute après-demain. Christophe et moi-même y serons, fidèles au poste, comme lors des 3 dernières éditions.
Chacun se félicite de sa bonne santé, avec un rythme de croissance flatteur. Tout cela est très bien, mais où en sommes-nous par rapport à nos voisins européens ?
Après le coup de déprime d'hier, positivons avec une petite perle également puisée dans l'enquête 2055-2006 sur les PME-PMI de BNP Paribas.
Elle porte sur la pénétration du haut-débit dans les PME-PMI. Le score limousin n'est pas flatteur et on la mettra en balance de celle-là.
Mais histoire d'alimenter mon antienne à propos du manque d'instruments d'observation des usages dans les politiques numériques, je propose à nos décideurs Limousin de se féliciter de voir notre région au second rang de la pénétration nationale du Wifi dans les entreprises (19%, devant l'Ile de France, mais derrière la NuméricaFranche-Comté à 26%), mais aussi de s'interroger sur les causes qui voient un quart des PME limousines connectées adeptes de ce mode de connexion. Il n'y a pas spécialement eu d'action de promotion sur ce sujet, faut-il alors y voir la conséquence d'une adoption massive de solutions grand-public, en clair des box ADSL-Wifi ? Mystère...
Il y a plus d'un an et demi, j'avais publié ce billet, où je pointait un indicateur fameux, celui de l'outillage des PME en sites web. Redoutable puisque celui-ci était bloqué à 52% depuis 2002.
Or, dans la livraison annuelle de l'enquête BNP Paribas, je découvre que ce taux n'a tout simplement pas bougé. Incroyable ! cela fait donc plus de quatre ans que le compteur est bloqué. Et ce n'est pas comme si le B2B se portait à merveille (sic).
Pendant ce temps nos voisins européens avancent et à ce titre le graphique ci-joint devrait vous faire écarquiller les yeux.
Evidemment, il n'est pas étonnant de se poser des questions sur une relance volontariste de l'évangélisation des TIC dans les entreprises, et je crois qu'il faut maintenant y aller plus franchement.
C'était le gag de l'Ascension, bien résumé par Jeff Clavier, à savoir de découvrir que O'Reilly a déposé la marque "Web 2.0" dans le domaine des conférences et que certains de ses avocats un peu trop tatillons sont tombés sur la râble de sympathiques irlandais organisateur d'un événement sans prétention. Il n'en fallait pas moins pour que la blogosphère se lève d'un seul homme et qu'un O'Reilly embarrassé, soit au coeur d'une controverse qui touche l'image d'un acteur reconnu de l'open-source et du web 2.0.
Dans la panoplie grandissante des outils de représentation des sites et de leur visibilité sur le réseau, j'ai choisi un petit clin d'oeil printanier.
Vous vous demandez en effet ce que représenter l'image ci-jointe ? et bien tout simplement ce blog vu par Aharef.info qui propse de représenter ainsi les pages par leur structure.
Bleu : liens (the A tag)
Rouge : tableaux (TABLE, TR and TD tags)
Vert : DIV tag
Violet : images (IMG tag)
Jaune : formulaires (FORM, INPUT, TEXTAREA, SELECT et OPTION tags)
Orange: retour à la ligne et autres paragraphes (BR, P, et BLOCKQUOTE tags)
Noir : HTML tag et point d'entrée
Gris : autres tags
On caractérise ainsi la structure, la cohérence et la complexité d'une page. Plus il y a de points, plus la page est complexe et riche et, en bonne logique de pollinisation, les liens (bleu foncé) sont aux terminaisons des fleurs.
On identifie bien en bas à droite la navigation haute de la page, en haut à droite la barre à gauche avec notamment le pavé de photos et liens de tri par contributeurs, en bas à gauche une structure arborescente riche qui correspond aux billets.
Outre les exemples assez éclairants proposés sur le site, vous pouvez soumettre vos urls préférées et voir de quoi il retourne.
Il y a six mois se tenait un gros débat sur FING-CT concernant le développement de la fibre, suivi rapidement après d'une accélération des intentions, en attendant les projets, histoire de ne pas laisser Pau tout seul.
Tout cela fleure bon la montée en charge d'une nouvelle dynamique et, preuve s'il en est, le gouvernement est entré dans la danse en publiant les résultats d'une enquête de l'IDATE.
À l'approche du premier anniversaire qui est aussi le mi-chemin de l'objectif de couverture totale du territoire Limousin en haut-débit, nous attendons que les premières plaques dégroupées soient officialisées. On a bien quelques échos du terrain, mais il reste regrettable de ne pas avoir de visibilité d'avancement continue et détaillée, pourtant promise, notamment au niveau d'un nouveau site de Dorsal qui devait en être doté. Ce n'est pas parce qu'on est innovant en politique numérique qu'on l'est partout, dans la communication, ou dans l'observation.
Puisque l'on parle de communication et d'image, si l'on doit mesurer l'importance pour un territoire comme le Limousin à s'être engagé sur la voie d'une couverture numérique digne de ce nom, c'est, vous vous en douter, par rapport à la carte ci-jointe.
De quoi s'agit-il ? tout simplement de l'Express, qui à la question où vit'on le mieux en France ?, a intégré un critère sur l'offre d'accès existante et l'accès au dégroupage et à un certain dynamisme concurrentiel, se mettant ainsi en phase avec cette réalité qui veut que un quart des français utilise internet quotidiennement.
Merci Hubert pour l'info.
L'adjonction "Beta" était une sorte d'emblême caractéristique des services 2.0. Avec un nouveau Flickr plus riche en ergonomie, ce symbole des services en ligne modernes passe symboliquement à autre chose. Excellente idée !
Il se porte bien, merci pour lui, toujours sur son rythme de croisière : 43% sur le trimestre à un an d'intervalle. Je m'en vais d'ailleurs partager ces bonnes nouvelles avec un client heureux d'en être, histoire de parler projets et montée en charge :)
Ce qui change, c'est que cette chronique d'une croissance annoncée a fini par aiguiser les apétits. Terminé la période post-bulle où le secteur était délaissé par les grandes marques, l'e-commerce B2C français redevient un terrain de chasse capitalistique.
Technorati Tags: e-commerce
Dans un précédent billet, aimablement repris par InternetActu, je dissertais sur les limites de la croissance du nombre d'utilisateurs et partageais l'idée que seuls 15% des utilisateurs sont véritablement actifs. Mais combien d'utilisateurs sont réellement à l'initiative de l'essentiel des contenus et interactions produites ?
C'est peu dire que l'annonce du financement de Quaero par l'AII a suscité circonspection voire ironie, ce que j'ai pu constater en étant interviewé par la TechReview du MIT la semaine dernière, à cause de commentaires et billets, notamment celui-ci, que j'ose donc croire pertinents, tout au moins bien indexés. Avec tout cela et la magie du blog, me voilà donc cité dans cet article.
Technorati Tags: Quaero
Ça se passe en ce moment et c'est ce qu'il faut durement constater par rapport au fameux "amendement Vivendi" et aux articles 12 et 14 qui en découlent, celui qui veut durement condamner les éditeurs de logiciels "manifestement destiné à la mise à disposition du public non autorisée d'oeuvres ou d'objets protégés" .
Technorati Tags: DADVSI
Preuve de la consolidation du phénomène côté grand public, c'est la question du web 2.0 au sein des entreprises qui suscite l'attention.
Ça a commencé en fin d'année dernière, notamment quand Phil Wainewright a essayé de nous vendre un web 3.0, concept bien amené mais qui n'a pas pris. Il était fondé sur la distinction entre un web 2.0 correspondant aux usages de la masse agissante des internautes, à contrario de celui qui consiste à le voir à l'oeuvre dans une organisation. Le contexte y est effectivement bien différent.
Mais ce qui m'interpelle dans cette affaire, c'est le degré d'écoute des entreprises devant ce nouveau discours, notamment pour ce qui est des PME. Nous en sommes en effet encore souvent à devoir argumenter sur l'intérêt de l'outillage informatique. Est-ce que le web 2.0 va faciliter le travail d'évangélisation à une véritable intégration des enjeux numériques modernes, où au contraire être une deuxième marche d'escalier plus dure encore à franchir ?
Technorati Tags: web 2.0
Envoyer un message électronique en usurpant l'identité de quelqu'un expose à de sérieuses contrariétés et c'est bien normal. Un jugement récent vient le rappeler. Cette affaire concerne aussi les usages de la blogosphère, car il est finalement assez simple de signer un billet sous l'identité de quelqu'un d'autre. La chose est donc pénalement condamnable, surtout quand l'usurpation conduit à un post délictueux, injurieux ou diffamatoire par exemple.
Cela m'a rappelé une discussion avec Michel Moine lors de la rencontre d'Aubusson, à propos d'un de ses billets parlant des adresses IP de spammeurs de son blog et très commenté. Je pense aussi à ce billet, posté en janvier dernier, au sujet d'un texte fédéral US qui ouvrait la porte à des poursuites contre ceux qui postent ou publient anonymement. On n'en est heureusement pas là, mais tout cela pose évidemment la question de la transparence des identités et des publications sur le réseau.
Deux mois après mon dernier point et un Netizen #1 consacré au blogging politique, à un an d'une présidentielle dans le cadre de laquelle on attend que le réseau soit un terrain de combat et de débat central, il est intéressant de noter deux ou trois choses.
On connaît tous le succès d'eBay, sur lequel personnellement je joue peu, mais il y en a autour de moi qui vendent ou achètent des trucs assez dingues (des escaliers en vis à démonter par exemple). Mais loin d'être un espèce de vide grenier permanent, eBay est surtout un écosystème économique simplement énorme. 15000 français vivent de ce qu'ils vendent sur eBay et parmi eux un gros paquet de TPE qui s'en servent comme support de leur activité. Quand on parle du web 2.0, je crois que ce phénomène en est caractéristique.
Technorati Tags: ebay
Merci à E. Parody et comme lui, je vous invite donc à un instant détente avec le web 2.0 bullshit generator.
Comme au bon vieux temps de la bulle 1.0, vous commencerez donc par vous trouver le nom 2.0 qui va bien, déterminant accessoirement votre positionnement 2.0. Ensuite, ceci vous fournira un argumentaire en béton 2.0. Enfin, le web 2.0 bullshit generator vous dégottera un slogan tout comme il faut. Facile. Maintenant, il restera à faire une bonne pres. et un bon business plan et pour cela adapter Devenez beau riche et intelligent avec Word, Excel et Powerpoint de Rafi Haladjian.
Trève de plaisanterie. Ça m'en a rappelé d'autres, mais mes bookmarks étaient morts. Normal vous me direz. En attendant, pour revenir au web 2.0, je crois une fois de plus qu'il est vraiment temps de passer à autre chose !

En attendant l'épisode 2, vous pouvez vous faire un court de rattrapage avec le documentaire (voir la vidéo (WMV)) proposé par Tutti Frutti, qui a interviewé des acteurs clés du dossier comme EUCD, Tristan Nitot, Christian Paul ou la Spedidam à ce débat.
J'avais déjà dis en fin d'année dernière que le web 2.0 serait attendu au tournant de la rentabilité. Les discussions sur la dimension technologique du web 2.0 étant dépassées, il est plus que temps de penser la floraison récente de services en terme de pertinence de leurs modèles économiques.
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Suite au rapport Beffa, l'annonce de la création de l'agence de l'innovation industrielle avait suscité une circonspection caractérisée qui m'avait inspirée ce billet et avait souligné la nécessité et l'attente d'un Small Business Act en France et en Europe.
Peine perdue, l'AII développe un modèle assez classique d'interventionnisme étatique via des consortium peuplés de grands groupes. La liste des premiers projets en témoigne, parmi lesquels Quaero.
Technorati Tags: Quaero
En octobre dernier, Technorati recensait 20 millions de blogs, il en compte maintenant plus de 35 millions.
La blogosphère garde donc un rythme de croissance assez vertigineux, que Skyblog réalise également en France : un nouveau blog à la seconde. Une grande stabilité donc, y compris sur la pérennité de ces nouveaux venus, dont un sur deux vit toujours trois mois plus tard.
Par contre, si le nombre de blogs augmente, ce n'est plus le cas de celui du nombre de billets, qui reste stable à 1,2 millions par jour.
Voilà donc un paradoxe apparent des plus intéressants pour nourrir ma réflexion sur les limites de la croissance des usages.
Juste le temps de reprendre son souffle et ça repart. La Société de l'Information s'est bien battue, mais elle en a pris plein la gueule au premier round. Le second se présente le mois prochain. Ça recommence fort entre les DRM et le logiciel libre !
Il y déjà 20 mois, un des tous premiers billets publié par mes soins sur ce blog portait sur le management numérique du territoire et souhaitait dépasser des visions certes très pertinentes, mais un peu limité à la tuyauterie. Depuis, on n'a visiblement pas beaucoup progressé si j'en juge par cette initiative. Les débats sur la DADVSI viennent (et continuent) de démontrer une vision politique centrée sur les outils et la technique, l'absence sidérale d'appropriation des enjeux de fonds que représente la société de l'information et au final l'incurie des dispositions et leur décalage complet avec la réalité d'un changement profond et très rapide. Il est donc effectivement bon que des initiatives tentent d'amener un peu de hauteur de vue.
On ne peut pas parler du web 2.0 sans évoquer les comportements d'utilisateurs qui leurs sont associés. Cela engendre d'inévitables digressions vers des considérations sociétales, mais je trouve que le sujet prend une tournure assez singulière depuis quelques temps.
La banalisation du concept et sa reformulation par les médias de masse et l'industrie fait en effet craindre à certains une récupération du phénomène, la reprise en main du réseau (si tant est qu'il ai pu être pris en main un jour, mais peu importe). Cette idée stimule l'envie de contestation, de lutte, de défense d'une certaine idée de la consommation telle qu'elle serait incarnée par l'avant-garde des utilisateurs 2.0. Tout cela n'est évidemment pas étranger avec la DADVSI et les événements sur le CPE, mais ceux-ci ne font que cristalliser les choses. L'utilisateur 2.0 a pris le pouvoir sur le réseau, l'idée qu'il puisse en être dépossédé se suffit à elle-même.
Il y a dans tout cela une grande confusion. Le "web 2.0" est un tel mot-valise, et l'on colle maintenant du 2.0 tellement partout, que l'on mélange les torchons et les serviettes, le terrain de jeu et celui qui s'y pratique.
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Un peu de patience avec le podcasting
Coup de tonnerre dans le petit monde du web 2.0. Une enquête Forrester Research effectuée aux USA et au Canada, révèle que si 25% des internautes sont intéressés par les podcasts, ils ne sont que ... 1% à en être réellement utilisateurs. De quoi refroidir les perspectives à court terme de la podcast-economy, l'étude est d'ailleurs assez critiquée, ce qui est révélateur. Elle laisse cependant augurer d'un vrai potentiel, il faudra simplement être un peu patient et laisser le podcasting faire son trou.
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Le mois dernier, l'IGN a dévoilé son projet de GéoPortail. D'aucun a immédiatement pensé qu'il s'agissait d'un suivisme de GoogleEarth et s'est interrogé sur une annonce aussi prématurée. Il semble maintenant que cette précipitation soit liée au fait qu'il y aurait deux projets concurrents dans l'administration. Que fait Bercy ?
Que ferait-on surtout sans les blogs et Jean-Michel Billault en particulier pour en savoir un peu plus.
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Une vieille amitié, un certain goût pour la chose réglementaire et le goût des projets collectifs dynamiques m'a conduit depuis trois ans à donner un petit coup de main à Europa, une ONG lieu de rencontre et de réflexion sur l'administration publique en Europe.
Le dialogue qui s'y noue, autour de participants venant de toute l'Europe élargie est tout ce qu'il y a de plus rafraîchissant et riche. Ces gens qui ont des choses à dire ne pouvait pas ne pas avoir de blog.
C'est chose faite depuis le début de cette année. Il permet de créer de l'interactivité autour des éditos et tribunes, mais un blog tout frais et sur un sujet aussi pointu, ce n'est pas évident. Je m'attache maintenant à quelques conseils pour qu'il monte en notoriété et suis avec curiosité la perception d'usages des universitaires qui s'y expriment et qui ne sont pas spécialement des geeks.
Parmi les contributeurs, se trouve notamment un ancien président de région et je ne suis pas peu fier de modestement contribuer à l'amener à cultiver l'interaction numérique, lui qui a su très tôt impulser une vision des politiques numériques de territoires, vision que d'aucun estiment exemplaire aujourd'hui. Voilà accessoirement un nouveau politique limousin blogueur.
Si l'évolution des enjeux d'administration et de services publics en Europe vous passionnent, n'hésitez pas faire un petit tour sur le Blog Europa et à y faire commentaire.
L'e-commerce est sur la bonne pente et bénéficiera, par les effets mécaniques que j'ai déjà démontrés, une croissance similaire à celle de l'année dernière (environ 40%). Le B2C s'approchera alors, en France, de la barre symbolique des 10 milliards d'euros de CA.
Surtout, en 5 ans, la proportion de consommateurs français ayant banalisé l'e-consommation est passé de 1 à 18% (chiffre 2005). À ce stade, son impact sur la consommation traditionnelle commence évidemment à se faire sentir. J'avais déjà formulé des réflexions à ce propos il y a un an, mais une discussion avec Martial, vieux pote et journaliste télé de son état est venu donner matière à ce sujet.
Vous respectez les standards, vous n'avez donc plus qu'à le montrer ! Demain a lieu le First Annual Naked Day, journée qui ne consiste pas à relancer les initiatives individuelles autour de la promo Firefox, mais à montrer que votre site se porte très bien tout nu.
Demain donc, l'idée c'est de désactiver les feuilles de styles pour afficher la version brute, telle que le préconise d'ailleurs Yahoo pour la prise en charge des navigateurs en inadéquation majeure avec les standards. Si votre site est respectueux, il sera certes dépouillé, mais fonctionnel (vue sur ce blog ci-contre).
Je comprend bien l'intérêt de l'opération et l'affichage que cela peut donner, mais je ne suis pas certain que le visiteur lambda comprenne bien le sens de l'affaire. Il suffirait peut-être de mettre en avant une version "naturiste" de son site, pour satisfaire la curiosité des intéressés et faire un peu de pédagogie sur les standards et l'accessibilité. Du coup, ça ne serait pas juste pour une journée.
(via FredCavazza)
Cela fait maintenant une bonne année que la mode du web 2.0 a commencé. Une année pour que le concept entre dans le domaine courant, pour que l'on en parle y compris dans des magazines tout ce qu'il y a de plus grand public. Une année pour être web 2.0 sinon rien. Une année avant de consolider le phénomène et de vérifier sa pertinence.
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Cet après-midi s'est déroulé la première rencontre "Blogs et blogueurs en Limousin", concrétisation d'une envie lancée par Manuel il y a un an.
Une première donc, avec Aubusson comme cadre, histoire de saluer David Daroussin et Michel Moine, forces vives à l'initiative de ce rassemblement et de rappeler combien ce coin de Creuse a été et reste une terre d'innovation numérique.
À la lecture des réactions qui ont suivi la fin de l'épisode parlementaire sur la DADVSI, il ne fait aucun doute que seuls ceux pratiquant la méthode Coué croient encore avoir accouché d'une texte porteur d'innovation et de progrès.
Tout le monde a bien noté que les amendes iront dans les caisses de l'Etat et non des artistes, contrairement à la licence globale que ces derniers ont combattus. Le monde du logiciel a de son côté parfaitement bien reçu les articles répressifs à destination des éditeurs de logiciels et manifesté plus que de l'inquiétude. Même Apple s'est exprimé et laisse planer le doute sur ses intentions. Globalement, le propos général est unanimement vif, il pointe une régression et on ne peut que s'interroger sur l'applicabilité de ce texte.
Mais le plus pathétique est qu'il ne fait aucun doute que cet endiguement ne résistera pas très longtemps devant l'innovation venant du terrain. LA DADVSI, c'est tragique, mais c'est aussi un formidable appel à l'innovation, mais pas là où RDDV voudrait qu'elle aie lieu.
La DADVSI est une victoire à la Pyrrhus et l'industrie culturelle devrait plus que sérieusement penser à changer ses modèles. Philippe Astor avait déjà relevé ça, et à quelques heures de l'adoption à l'assemblée, sort l'initiative FreeNet. On entre en pleine course poursuite entre le canon et la cuirasse et le temps du politique est bien trop lent pour suivre celui du réseau.
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Il le blogue lui-même, Christophe Grébert a été relaxé en première instance du Tribunal de Paris. Maître Eolas était confiant et nous avec lui.
Voilà donc une première, d'autant plus qu'à l'heure des débats sur le journalisme citoyen et des intentions douteuses de notre Ministre de la Culture, la justice marque une distinction dans l'application du droit de la Presse qui, comme tout un chacun le sait, s'applique aux blogs et plus largement au web.
Si ce second passage à l'assemblée a dépassé les limites du ridicule, il n'empêche que le texte en sort fort peu amendé, avec ce que chacun était en droit de craindre. Je sais bien que cette histoire est ardue, mais croyez-moi, son impact sur nos vies numériques, mais aussi nos métiers, en sera tout sauf nul.
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Faut-il croire que la FEVAD a appuyé sur le bon bouton ? toujours est-il que la faible implication des PME et surtout des TPE au niveau de l'intégration des TIC donne lieu au retour des programmes institutionnels de sensibilisation, comme aux belles heures des années 1997-98.
Cela sera-il suffisant ? je ne crois pas. Avec des taux de pénétration en croissance nulle depuis plusieurs années, il faut passer à autre chose et aller plus loin que des programmes somme toute assez convenus.
L'Etat peut en effet être moteur autrement et d'abord en capitalisant sur sa propre dynamique, en passant simplement la vitesse supérieure de l'e-administration. L'exemple vient d'ailleurs d'être donné au Nord où le Danemark a décidé d'imposer la dématérialisation. Fini le papier, entreprises et aussi citoyens sont invités à passer à l'ère numérique ! Outre les économies que cela génère, tout le monde sera obligé de s'y mettre. Si c'est un peu brutal, personne ne peut nier que ce ne soit pas efficace et que cela donne le sens qui a souvent manqué aux programmes d'appuis et autres lieux ressources, sans parler du rôle médiateur de professions type expertise comptable.
Evidemment, au Danemark la pénétration de l'Internet est de 75%, avec donc 3 ans d'avance sur nous français. Ça n'empêche pas d'en prendre de la graine.
Non content d'être avec la DAVSI à l'initiative d'un débat de fond sur la Société de l'Information, Renaud Donnedieu de Vabres met le feu au réseau avec des propos très ambigus formulés dans Libération de vendredi dernier :
Ce texte pour moi, n'est d'ailleurs que le premier d'une longue série d'adaptations de notre droit à l'ère numérique et je compte bien, par exemple, m'attaquer un jour au problème de la presse et de l'Internet. C'est un autre sujet capital parce qu'il n'y aura pas d'informations de qualité sur l'Internet sans de vrais signatures, de vrais acteurs dont c'est le métier
Manuel avait lancé l'idée il y aura bientôt un an et généré une discussion passionnée.
David et moi-même en avons reparlé en septembre dernier et en fin d'année dernière le sujet est revenu lors d'une discussion avec Michel Moine. Après quelques échanges et stimulations réciproques, l'affaire est maintenant lancée. Rendez-vous à la Bourse du Travail d'Aubusson le 25 mars prochain à 14h. Cela permet de donner corps à la fête de l'Internet et de s'approprier son thème : "Tous acteurs, tous médias !".
Cette manifestation se veut ouverte, avant tout l'occasion de se retrouver et d'échanger de vive voix sur les blogs et les sujets du moment, de lancer peut-être d'autre rencontres. Il y aura une connexion et un vidéo-projecteur. Si certains d'entre-vous veulent profiter de la voiture, ils sont les bienvenus.
Deux mois n'ont pas apaisés les esprits, mais la messe semble dite et Versac dresse déjà florilège d'un débat parlementaire qui fera date.
Il faut quand même saluer le panache de ceux de nos parlementaires qui ont compris que la Société de l'Information nous a fait changer d'époque et démontré que c'est un terreau de conviction et d'engagement. Car, si le sort de la licence légale s'est scellé aujourd'hui, celui des questions techniques, notamment tout ce qui tourne autour des DRM, ne l'est pas du tout.
De tomber sur Delphine Dumont en colère contre le côté insipide et surtout la non-accessibilité du site de la fête de l'Internet m'a fait exhumer cette manifestation des cartons de l'histoire du net où je l'avais rangé. Après un petit tour sur l'objet du courroux, j'avoue que ça ne s'est pas beaucoup renouvellé et que ça fleure bon la fin de course sous assistance respiratoire du budget com'. Le thème est "Tous acteurs, tous médias !", une bonne occasion de dynamiter ce vestige pour passer à autre chose, comme ça, par exemple. Qu'en pensez-vous ?
L'évolution de la croissance du nombre d'abonnés au réseau et de la part de ceux qui le sont en haut-débit est une donnée importante pour anticiper l'évolution du marché des services en ligne. Avec la dernière livraison des chiffres à décembre 2005, on voit bien que les choses vont devenir moins simple à court terme.
C'est peu de dire que l'invitation que j'ai reçu de la FING à participer à son séminaire préparatoire de l'Université de Printemps 2006 m'a fait plaisir. Parler d'un sujet aussi alléchant que celui lancé par Daniel Kaplan en vue de la prochaine UP FING, et plus largement pour sortir des limites des débats ambiants, est très stimulant.
Coïncidence : à l'heure de la sortie d'un que Netizen #2 consacré aux blogs d'ados, Skyblog passe la barre des quatre millions de blogs. La blogosphère adolescente continue donc son rythme de croisière de un million de nouveaux blogs tous les cinq mois. L'événement est d'ailleurs sponsorisé.
Si l'on considère que les 13-24 ans représentent approximativement 15% de la population française, soit un peu moins de 10 millions de personnes, cela voudrait dire que 40% d'entre eux ont ouvert un blog ! C'est évidemment théorique, mais personne ne peut nier que le blogging est un usage extrêmement présent chez les jeunes français.
En bonus à Netizen, Cyril Fiévet nous propose une interview de Pierre Bellanger, patron de Skyrock, donc de Skyblog. Je l'avais trouvé assez interpellé par le succès de sa plateforme à Les Blogs 1 et je pense que c'est quelqu'un qui a des choses à dire. Etre aux commandes d'une blogosphère adolescente de plus de 4 millions de blogs amène à se poser quelques questions de fonds. On reste quand même sur sa faim. Il évoque le sujet avec une certaine distance, ce qui est sans doute symbolique d'une prudence face à un phénomène culturel massif et très mobile. Ce n'est qu'à la fin que le professionnel des médias prend position, avec cette formule promise à un gros buzz : "Le nouveau média c'est les gens".
Il y a déjà bien longtemps (3 mois), j'avais publié un billet qui alertait sur le côté chiffon rouge de cette affaire, avec les droits voisins en ligne de mire. Depuis, on a beaucoup parlé de modèle, mais comme l'a souligné Jean Duvivier, la véritable victime, ce sont bien les droits voisins. Ceux qui parlent des DRM ne disent pas autre chose, car c'est bien la faculté à copier pour son usage personnel que ces instruments contrarient. Mais pendant ce temps, on s'étripe fermement sur LesTéléchargements.com, instrument politique banalisé visant à détourner l'attention des vrais sujets et donc à endormir les foules. Car la messe est dite.
C'est en effet avec fatalisme que j'ai reçu la lecture du billet de Maître Eolas consacré à l'affaire dite Mullholand Drive, dont le coeur est justement la copie privée. La cour de cassation vient en effet de casser des jugements en faveur de la copie privée. Pour cela, elle s'est appuyée sur la directive européenne que la DADVSI va transposer. Dormez bien, chers consommateurs culturels, votre droit à la copie privée n'est pas un droit, mais bien une exception et en tant que tel, il est à la diligence de l'industrie culturelle. On lira d'ailleurs ici que le nombre de copies autorisé pourra être ... nul !
La DADVSI a lancé un débat de fonds sur la Société de l'Information vs l'industrie culturelle et son modèle du siècle passé. 5 ans après une directive d'un autre temps numérique et 3 ans après son passage en conseil des ministres, la DADVSI a causé quelques tracas à ses promoteurs, mais ils ont repris la main. L'affaire est faite. Maintenant, il faut se donner rendez-vous au prochain round, celui du projet de nouvelle directive, déjà annoncée, celle qui va renouveler la 2001/29/CE sur laquelle nous n'avions pas réagit, avec les politiques éclairés qui se sont révélés en phase avec leur temps.
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S'il est un thème qui monte de plus en plus à l'heure de l'internet massifié et des usages dits 2.0, c'est la, nécessité d'une écologie du réseau et plus largement l'interpellation faite à la sphère éducative sur le rôle qu'elle a a jouer à ce niveau.
Elle a déjà beaucoup de mal à prendre en compte l'exigence d'un rôle éducatif concernant la consommation médiatique, sa propre intégration des TIC n'est pas sans douleurs, et à l'heure où 3 millions de collégiens et lycéens se sont doté d'un skyblog, entre-autres usages numériques, il y a de quoi s'interroger sur le fossé numérique qui s'y dessine.
C'est d'autant plus interpellant quand on découvre le rôle qu'a joué l'Université, notamment aux USA, dans le développement des usages grands-publics du réseau et quand certains montre par l'exemple ce qu'il est possible de faire en allant au fond des choses...
La FEVAD nous avait habitué à une observation assidue de l'e-commerce version B2C, elle se préoccupe maintenant de B2B et elle a bien raison. Cette livraison vient en effet sanctionner une réalité cruelle. Celle de voir l'e-commerce B2B français être resté à quai et faire de ce domaine une lanterne rouge européenne. Voir, par exemple, la part de marché en ligne du voyage d'affaire à 8% en France quand elle est de 40% en Angleterre laisse en effet songeur.
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Ça y est, Donnedieu de Vabres a enfin son blog, enfin a plutôt lancé un blog sur la DADVSI. Annoncé il y a 10 jours, cela a laissé le temps aux petits malins de squatter les noms proches (ça c'est de la communication on-line bien gérée !).
En fin de compte, ce fameux site est essentiellement un blog et il est pris d'assaut. Certains subissent quand même un flot frisant le commentaire à la minute ! Ce qui est étrange, c'est qu'il n'y a aucun trackback référencé (?) Point positif, la parole est donnée à des opposants résolus.
À dix jours du débat parlementaire 2.0 et au terme de plusieurs mois d'autisme, il était temps mais c'est quand même un peu court !

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Merci à Hubert d'avoir lancé un débat que je trouve hautement crucial et opportun, notamment pour sortir des manichéisme qui nous ont occupés l'année dernière et qu'il est temps de dépasser.
Si ce n'était pas un sujet en soi, la montée en charge de la question des DRM est un effet collatéral direct du débat sur la DADVSI, on le retrouve aussi sur les discussion autour de SongBird. Bref, on en parle enfin ! Mais ce qui serait bien, ce serait de dépasser les postures un peu convenues et un peu trop manichéennes.
S'il est une chose que représente le web 2.0, c'est l'arrivée dans un internet de masse, tant dans le nombre de ses utilisateurs que dans la part de ceux qui ont des usages avancés et qui sont en plein dans la Société de l'Information, un monde dont nous sommes habitués à la croissance. Ainsi, chaque année, la masse des internautes français gagne environ 15% et nous sommes fascinés par le doublement de la blogosphère tous les six mois ou par l'accroissement massif de la part des accès haut-débit. Mais ces tendances ont évidemment une limite et cela devient intéressant quand des pays plus avancés que la France semblent en avoir atteint une.
Depuis la fin de l'été 2005, on n'entendait que peu parler de cette histoire, qui avait agité beaucoup de monde au printemps suite au coup de sang de Jean-Noël Jeanneney. Il y avait bien eu le "lancement" de Quaero, qui risque d'ailleurs de devoir changer de nom. Heureusement que le ridicule ne tue pas !
Toujours est-il que l'on peut lire cette communication de notre cher Ministre de la Culture en Conseil des Ministres du 8 février dernier. Où l'on voit bien que des intentions à la concrétisations, le chemin est encore long et incertain. On y apprend, entre autres chose, que le fonds numérique de Gallica doit être porté en "mode texte" (sic) et que tout reste à développer. Va-t'on tout réinventer "from scratch" ou essayer avec intelligence de profiter des richesses du web moderne et notamment de l'open-source ? Ça n'a pas l'air évident...
Alors que cela fait 3 bons mois que le débat fait rage sur la DADVSI, plus encore depuis le vote surprise de décembre, on apprend aujourd'hui que le Ministère de la Culture s'apprête à ouvrir un site dont le but est justement de permettre aux internautes de s'exprimer, avec ce slogan magnifique : "un nouveau site où auteurs et internautes s'entendent sur le téléchargement" (rapporté par Maître Eolas).
La blogosphère est en feu depuis novembre, le Ministère de la Culture a déjà commis et à retard ça et il ouvre un site de débat public deux semaines avant la reprise des débats à l'assemblée. On croit rêver !
Si Donnedieu de Vabre veut savoir ce que pensent les internautes de son projet de loi, que ses services lui fassent une revue de ce qu'il y a sur le net, à commencer par les billets et surtout les commentaires et trackbacks postés sur ceux publiés par les blogueurs qu'il a invité, Tristan Nitot par exemple. Mais le pire, c'est que ce site est annoncé, alors qu'il n'est même pas ouvert, il faut attendre 10 jours pour deux semaines seulement. Profitez-en car en plus il ne sera pas ouvert la nuit !
Tout cela est pathétique et révélateur d'une gestion calamiteuse du dossier. Quand on prétend légiférer sur la société de l'information, on se doit d'en faire partie, pas simplement de faire un site ! J'espère au moins qu'il tiendra la route et que l'on pourra le trackbacker. On nous y annonce des Podcast et des contenus "libres". Sûr que l'exercice va être observé avec beaucoup d'attention. On en reparle dans 10 jours...
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C'était le gros dossier de Netizen #01 et il le sujet était bien choisis. Depuis, j'ai l'impression que l'on est sorti de la phase de découverte pour entrer dans un mode plus "industriel".
Et bien c'est ce qu'a fait la Région Aquitaine et elle nous livre du coup des indicateurs très intéressant sur les cinq années écoulées.
Pour moi qui vient de faire un travail d'évaluation dans le Puy de Dôme, cela donne des clés de comparaison et donne du corps au discours que l'on peut tenir quand à différentes clés de progression. Car s'il est un facteur négligé dans la problématique numérique des territoires, c'est bien de se donner les moyens de regarder les choses en tendances. Combien d'études sans lendemains, qui ne nourrissent que des constats vite dépassés, alors que c'est d'observation sur la durée dont on a besoin vu la vitesse à laquelle le changement se produit.
Sans négliger l'intérêt de la journée de jeudi du WIF, je veux bien admettre que ce vendredi comportait un paquet de conférences prometteuses.
À en croire ce qu'on lit tous les jours des observateurs les plus inspirés du développement de la société de l'information, il n'y a plus personne pour nier le développement massif des usages numériques et notamment des nouvelles pratiques dites 2.0. Ce n'est pas pour autant qu'elles sont mises en pratiques et quand les choses en prennent le chemin, elles n'en accomplissent malheureusement que la moitié. Episode deux.
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C'était le mot de l'année 2005, mais en ce début d'année 2006, le podcasting est en ébullition.
Carlos m'a gentiment tendu la perche. Je me suis donc plongé dans Netizen pour le week-end, voici mes impressions.
En novembre dernier, le Sommet Mondial de la Société de l'Information avait bien montré les enjeux sur l'avenir du réseau et les risques d'une reprise en main locale. Tout cela s'était terminé par un compromis pour renvoyer les questions à plus tard (comme la fois d'avant), mais cela n'empêche pas les choses de se passer.
Ainsi, il est de bon ton en ce moment de se farcir Google puisque le moteur de recherche s'est plié aux exigences du gouvernement chinois pour que la censure fasse son oeuvre. C'est regrettable, mais c'est aussi le signe d'une part que l'internet chinois est un enjeu premier, d'autre part que le réseau n'est pas à l'abri des contrôles étatiques.
En fait, je crois qu'il y a une vraie tendance de fonds pour nous mener non pas vers un internet ouvert, propre à être ce statut de bien public terreau d'innovation et de développement, mais vers différents péages et régulations plus ou moins agréables. On ne prête pas assez attention à cela, au risque de casse de l'Internet, on oublie un peu vite que beaucoup de ces certitudes sur lesquelles les profonds changement sociaux et économiques de la Société de l'Information sont basés ne sont pas aussi solides qu'on le pense.
Il paraît qu'on a passé le milliard d'internautes sur terre. La masse est donc une réalité, elle est apte à faire ou défaire les succès économiques, mais elle ne pèse pas encore politiquement sur l'avenir du réseau duquel le nouveau mode de vie qu'elle adopte dépend.
Hier lundi, c'est en qualité de représentant de Jean-Pierre Limousin, Président de la CCI de Limoges et de la Haute-Vienne que Pierre Perrier de Falco et moi-même nous sommes rendu à St-Gervais-sous-Meymont, en Auvergne. Oui, ça existe, et à part l'église, s'y trouve une magnifique maison du Parc Livradois-Forez où l'ADIMAC organisé une première "Rencontres Haut-débit en massif central".
Des deux débats qui agitent ceux qui s'intéressent aux infrastructures d'accès, à savoir celui d'un service universel et celui associé au développement de la fibre, le second vient de franchir un cap.
Jusqu'à il y a peu, on parlait beaucoup l'expérience palloise, et l'isolement de cette initiative et l'activisme de certains n'était pas sans expliquer la poussée de fièvre du débat passionné intervenu mi-novembre du côté de la FING.
Mais en ce début d'année, les choses se sont accélérées...
La nouvelle de la révocation d'un proviseur de l'éducation nationale à cause de son blog, et surtout de ce qui s'y trouvait, suscite une assez forte émotion cette semaine.
Cette affaire a tous les ingrédients qu'il faut. La révocation est motivée par la présence de contenus jugés "pornographiques" sur son blog. Or, l'intéressé est homosexuel, son blog anonyme et en le révoquant l'institution a défloré l'anonymat de l'intéressé et précipité la blogosphère sur l'affaire. Le caractère pornographique est mis en doute par beaucoup, pointant surtout la confusion des genres entre les fameux contenus et l'orientation sexuelle qu'ils sous-tendent et les réflexions sur son métier et l'institution porté par l'intéressé.
Peu avant Noël, je m'interrogeais sur l'accélération de ces deux dernières années et sur les signes qui semblent indiquer un ralentissement annoncé. Au tournant de l'année, d'autres voix se sont interrogées sur cette question et cela m'amène à vous proposer un autre point de vue sur le web 2.0, considérant véritablement l'utilisateur comme le centre de ce mouvement. Premier épisode.
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Mardi dernier, iPapy nous a fait son show et montré qu'Apple pétait la forme. Tout irait donc pour le mieux. Cela étant, en dehors des annonces, il y a deux ou trois petites choses à noter qui, je trouve, sont un peu passées inaperçues.
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Maintenant qu'il y a du temps devant nous et que le sort de la licence globale semble entendu, on en vient aux sujets qui fâchent, à savoir l'adéquation des protections avec la copie privée et accessoirement le logiciel libre. Je dis bien accessoirement car, pour moi, l'enjeu de cette loi a toujours été d'abord celui de la copie privée et maître Eolas appui à mon avis dans ce sens dans un propos dense mais éclairant.
Il est donc agréable d'entendre le Ministre, semble-t'il enfin conscient de certains enjeux, d'attendre février pour "améliorer certaines dispositions, comme par exemple la garantie du droit à la copie privée" ou que "les œuvres libres de droit pourront tout à fait continuer à être échangées sans problème sur les réseaux peer-to-peer". C'est toujours ça de pris !
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On les attendait, les voici. Comme l'an dernier, les premiers chiffres de l'e-commerce français se situent comme attendu autour de 50% de croissance annuelle. 49% pour l'ACSEL, 53% pour le JDN, on attend les autres, notamment la FEVAD.
Evidemment, le nombre de cyberconsommateur a lui aussi augmenté, de 21% en l'occurrence, montrant ainsi une nouvelle fois qu'acheter en ligne est une modalité qui tend à devenir centrale chez ceux qui y goûtent.
Et si le fait de poster des messages anonymes était illégal ?
C'est la question qui se pose après une loi fédérale promulguée par Bush la semaine dernière.
En effet, dans un texte portant sur la violence faite aux femmes et afin de lutter contre le harcèlement par modalités de télécommunication, masquer son identité avec la volonté de nuire est un crime fédéral passible de deux années de prison. Ce qui fait débat, c'est l'appréciation des plus large que permet l'utilisation du verbe "to annoy" dans le texte.
Les commentaires anonymes sont la plaie de beaucoup de billets, souvent prétextes à pollution des discussions. Je dis bien "pollution" car il est clair que le lectorat porte un intérêt très relatif aux propos anonymes, le commentaire en clair étant la marque du contradicteur de qualité sur le réseau. En fin de compte, le développement des pratiques tend à instaurer une éthique de vie sur le réseau propre à lutter contre ces "Régis du net" (copyright Jean-Luc) et il ne viendrait à l'idée de personne de légiférer !
Mais une fois de plus, un texte aux intentions parfaitement louable interfère avec la réalité des usages sur le réseau. Cela devient de plus en plus fréquent et révèle à la fois un problème de culture d'usage chez le législateur tout au moins l'absence d'analyse de sa part de l'impact de ses projets sur un espace dont la fréquentation n'est plus et depuis longtemps réservé à quelques-uns.
À suivre...
Quelque part à l'heure d'ouverture des huitres, le Journal Officiel annonçait la fin de l'ADAE (l'Agence de Développement de l'Administration Electronique). L'événement était annoncé depuis cet été, mais cela marque la fin d'une époque.
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Même le Président Chirac s'y est mit ! Depuis le couac de la fin d'année, l'urgence est devenue celle d'un vrai débat de société. Et le débat est enfin arrivé. Il a fallu une crise parlementaire et surtout que deux amendements donnent à la licence globale une réalité tangible pour que l'on assiste à une vraie confrontation des points de vue sur l'avenir des droits d'auteur face aux réalités de la Société de l'Information.
Plus largement, l'événement a permis à la représentation nationale de faire d'Internet un sujet central de discussion sur l'avenir de notre société et ce n'est déjà pas un moindre succès. Il s'agit maintenant de transformer cet appel d'air pour y faire entrer de nouveaux contributeurs, notamment ceux qui émanent du réseau.
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Le mois dernier, Médiamétrie avait fait sensation en indiquant qu'un internaute français sur dix avait créé un blog. Les fêtes passées, une querelle de chiffres s'engage afin de savoir combien y-a-t'il au juste de blogs en France.
En guide de cadeau de début d'année, l'équipe d'InternetActu se fend d'un blog-day après l'heure en proposant les 5 blogs préférés des différents membres de son équipe.
On y trouve une grande diversité de blogs et cela a le mérite d'un tour d'horizon d'une certaine blogosphère. Il n'y a pas de blog (d'homme) politique, mais Versac est un très bon choix. Un bel hommage, via Modesto, aux blogs qui parlent du développement du réseau d'aménagement numérique. TechCrunch évidemment. En acheteur de chaussette fil d'écosse en ligne, j'apprécie le clin d'oeil à Socksess par Denis Pansu ;)
Parmi les autres blogs mis en avant, outre l'inévitable Fred Cavazza ou Francis Pisani, l'équipe d'InternetActu cite notre blog pour sa pertinence. C'est un bel hommage, venant d'un blog dont la qualité et la densité du propos en fait une référence incontournable. Salut et remerciement donc à toute l'équipe d'InternetActu.
Il y a un an jour pour jour, Dorsal choisissait son délégataire. Ça se fête ! Cela fait par ailleurs bientôt 6 mois que le compteur des 24 mois de réalisation a été lancé. L'occasion d'un point sur l'avancement du projet et d'un retour sur les nombreux billets publiés sur ce blog.
Un Ministre d'Etat podcasté, c'est quand même un événement. Chapeau Loïc, il fallait le faire.
Quand Loïc l'a annoncé hier après-midi, je me suis dis qu'on franchissait un palier de plus dans la montée en charge des blogs au sein de la sphère informationnelle. Ce second semestre restera comme celui où la classe politique aura investi le réseau. Après lecture de la trilogie de Versac sur blogs et politique (1, 2 et 3), vous en serez aussi convaincus que moi, j'espère.
Le premier round s'est terminé hier soir. Un texte bâclé, présenté dans la précipitation à la veille de Noël, face à une contestation virulente. Tous les ingrédients étaient réunis pour un grand moment de la vie parlementaire. Ça n'a pas manqué. Hier soir, Bernard Acoyer, patron du groupe UMP a fermé le rideau en renvoyant Donnedieu de Vabres à ses études en vue du prochain round, le 17 janvier prochain. En clair : le texte n'est pas mûr, il y a deux positions antagonistes à concilier, tu remballes ta copie et rendez-vous l'année prochaine.
À l'heure de la bûche, c'est donc un premier succès des opposants, et plus encore pour ce que j'en pense.
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On le voyait arriver. Hier soir, les clivages parlementaires ont sautés, l'UDF, une partie des socialistes, de l'UMP et des communistes ont fait passer plusieurs amendements qui font exploser la construction de Donnedieu de Vabres. Rien moins que le téléchargement a été légalisé !
Déjà hier, on sentait bien avec l'invitation inattendu de leader d'opinions du logiciel libre pour une réunion surréaliste à Matignon que le gouvernement sentait l'affaire mal barrée. La réunion n'a fait que démontrer le manque de compréhension, dont de débat, préalable à la discussion sur ce texte. On espère qu'elle aura permis l'arrivée à la table des discussions d'interlocuteurs compétents. Il en manque !
Et maintenant ? L'examen du texte n'est pas terminé. Le gouvernement cherche une porte de sortie, sa majorité est en crise. Le plus sage serait d'arrêter les frais pour lancer un vrai débat. Ce n'est pas encore gagné.
Après l'année blog, celle-ci vient couronner le podcasting et plus globalement différentes questions existentielles autour de choses en 2.0.
On glorifie ce (nouveau) puissant qu'est l'utilisateur car c'est avec raison que l'on reconnaît (enfin) qu'il est la locomotive qui tire le train de l'innovation et du développement du réseau.
Ce constat est dorénavant partagé et admis, mais il faut aussi admettre que les deux années qui viennent de s'écouler ont essentiellement servit à cela : la réalité de la vitalité du réseau et de ses utilisateurs, l'émergence d'usages avancés de masse, tout comme la réussite spectaculaire de nombreuses initiatives opportunistes et innovantes voire de nouveaux modèles, avec en corollaire et preuve l'effondrement réel ou annoncé de certains modèles établis. Pour le reste... pas grand chose. Il n'y a pas encore de compréhension affirmée des ressorts de ce qui se passe, à telle enseigne qu'on a parfois l'impression de tourner un peu en rond au niveau de certains débats, en témoignent les développements récents du fameux web 2.0 qui touchent au fait même qu'il aie un sens !
Mais les choses devraient changer, c'est en tout cas le sentiment que je vous propose de partager, à l'aune de différents signaux récents. Le contexte bouge et l'affirmation du constat ne suffit plus. Il va falloir être en mesure de le dépasser voire de le défendre. Sans être rabat-joie, mais en essayant simplement d'observer les choses, voici donc quatre indicateurs soumis à votre sagacité...
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Repoussé à 21h, l'examen du projet de loi sur la DADVSI se déroule comme prévu dans une ambiance très chaude.
On a beaucoup parlé du traitement de ce texte au pas de charge, cela n'a pas empêché une mobilisation tous azimuts, avec un très gros buzz, des efforts pédagogiques et force tribunes. La fameuse pétition d'EUCD a pour sa part recueilli plus de 100 000 signatures. Dans la dernière ligne droite, on a oscillé entre déclarations rassurantes et surenchère.
Toujours est-il que Le Ministre de la Culture vient de se découvrir, confirmant les craintes d'un texte pensé en dépit du bon sens sur différents aspects, notamment technologique. Penser imposer des DRM sur les logiciels P2P relève du fantasme ! Devant le tollé, Donnedieu de Vabres a commencé à rétropédaler avant de faire des claquettes. On ne serait pas dans la précipitation et l'impréparation par hasard ?
Le pompon, c'est cette initiative surréaliste du ministre, invitant au sein même de l'hémicycle deux majors bien connues à venir présenter leurs plateformes de téléchargement et offrir pour cela des bons de 10€ par député !!! C'était tellement énorme que l'opération a été annulée dans la précipitation et sous les huées.
Une chose est sûre, il sera difficile au Ministre et à son texte de passer pour un exemple de vertu et de neutralité après cet épisode scandaleux.
La nuit promet d'être longue...
Depuis quelques mois, je me suis mis en train de sérieusement attirer l'attention des universitaires avec lesquels je travaille sur l'arrivée de la fameuse "i-generation", notamment à l'appui de ce qui se passe avec les blogs. J'ai été écouté mais pas vraiment entendu, considérant que cette réalité était certes tangible, mais qu'il y avait quelques années pour se préparer. Erreur, la vague est déjà là ! Médiamétrie vient de livrer une étude sur les blogueurs français qui fait sensation. Qu'on en juge :
- Un internaute sur dix a déjà créé un blog, soit rien moins que 4% de la population française - 52% des créateurs de blogs sont des étudiants - 82% ont moins de 24 ans, 35% ont moins de 15 ans - les blogueurs sont d'abord des blogueuses (54%)
Ces résultats ne me surprennent pas. On connaît bien le succès de Skyblog et plus largement le développement très rapide de la blogosphère. Déjà, le Guardian avait montré qu'en Angleterre, un adolescent sur trois disposait d'un site personnel. La France n'est pas en reste. Voilà donc une preuve de plus du développement de l'internet personnel et de la massification des usages avancés. Le développement des contenus et services personnel est aussi un enjeu majeur des environnements numériques, comme le souligne cet article du blog des ENT et rejoint-là certaines discussions sur le web 2.0.
Ça n'a pas tardé. Moins de deux semaines après la prise de contact nouée par Manuel avec le Populaire du Centre (notre quotidien régional - groupe Centre France), nous avons animé une conférence "Blogs et journalisme" avec la rédaction ce matin.
En avril dernier, j'avais été à Les Blogs et j'ai suivi la dernière édition à distance afin de m'occuper de dossiers importants. La première manifestation était surtout l'occasion d'un rassemblement propice à ce convaincre que la vague était bien réelle. Huit mois plus tard, on a du mal à en retirer quelque chose.
Jean-Michel Billaut a levé le lièvre ce matin et depuis, son billet agite la blogosphère.
OUI, les dispositions de la loi antiterroriste votée en première lecture ces jours derniers imposent potentiellement à toute personne offrant un accès, y compris un particulier, de collecter et conserver 3 années de données de connexion. Comme il est dit, si vous êtes dépositaire d'une borne Wifi et qu'elle n'est pas sécurisée, vous êtes bon ! Bref, un paquet de bornes d'accès publiques, déployées par des associations, des bars, hôtels et lieux divers sont face à un sacré problème !
CanardWifi, dans sa réaction à la nouvelle, relève un intéressant cas similaire en Italie, qui confirme le risque d'un coup d'arrêt au développement du Wifi. Sur FING-CR, Laurent Condominas pointe l'impact de ces dispositions sur le devenir des expérimentations et initiatives locales de couverture haut-débit en Wifi.
Déjà, la LEN ouvrait la voie, avec la nécessité de stocker les données de connexion sur 12 mois à tout FAI ou assimilé (en fait toute personne morale délivrant des accès). Ce n'est donc pas nouveau, sauf pour les particuliers et évidemment pas sur une telle durée. C'est d'ailleurs, ce que j'expliquait pas plus tard qu'hier à la DSI de la PME où j'animais une réunion de formation sur les risques réglementaires du net et de l'e-commerce en particulier. Aux yeux rond qui me répondaient, je mesure combien ces exigences réglementaires sont inconnues des entreprises et organisations. Maintenant, tout le monde sera très certainement concerné !
L'an dernier, c'était blog, c'est donc en toute continuité et logique que le podcasting est aujourd'hui couronné. Manuel, tu as donc fait preuve d'un opportunisme parfait lors de ton passage sur France Bleu.
Pour le reste, ça balladodiffuse (francisation québécoise gouleyante du terme) tant qu'à bon compte. Jean-Michel Billault avait d'ailleurs relevé la naissance d'écosystèmes économiques de podcasting, notamment autour de l'iPod et de l'opportune intégration d'une plateforme de podcasting sur l'iTunesMusicStore d'Apple.
Point noir, l'actualité du projet de loi sur la DADVSI où l'on s'attache à contrebattre cette pratique, qui se voit taxée de néo-piratage. Voir le billet de PointBlog qui avait suscité mon courroux à ce titre.
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Il était encore frais il y a 3 semaines, c'est devenu le sujet brûlant du moment : DADVSI ou projet de loi sur le Droit d'Auteur et les Droits Voisins dans la Société de l'Information.
Eclairé par EUCD.info, le monde du logiciel libre est à nouveau en ébullition. Il s'était déjà bien mobilisé et avec succès sur la question du brevet logiciel. Il connaît bien la force de mobilisation que le réseau permet et a donc lâché les chevaux, mais contre quoi au juste ?
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Si quelqu'un devait produire un ouvrage de référence sur le diversifié et dense patrimoine castral limousin, c'est bien Christian Rémy.
Castelollogue réputé, qui a fait du Limousin-Périgord sa terre d'étude et de prédilection, il est pour moi comme un grand souffle d'air frais sur une lecture trop sage et trop minérale du patrimoine castral.
Il y a quelques années, nous avons commis ensemble deux expériences multimédias, sur les châteaux des Cars et de Chalucet, dont on me reparle encore souvent et dont je garde un excellent souvenir. Au-delà d'une lecture différente et riche des vestiges et de l'architecture, je lui dois une vision humaine et sociétale riche et stimulante de la féodalité. C'est donc avec grand plaisir que nous nous sommes retrouvé lors d'une séance de dédicaces, samedi dernier à Limoges.
Le code des marchés public va évoluer. Il s'agit en effet de répondre au déficit de dépôt des offres par les soumissionnaires sur les plateformes dématérialisées. L'obstacle principal pointé du doigt et qui disparaît, c'est l'obligation de signature électronique des soumissions. Il est taxé de complexité inutile et il ne manque pas de monde pour enfoncer le clou soulignant que beaucoup de téléprocédures critiques s'en passent très bien.
Si ce n'est pas un coup d'arrêt, ça y ressemble, mais cela ne fait que sanctionner le fait que la signature électronique n'a pas réussi à percer. Elle n'a pas été adoptée, c'est un fait.
Et d'ailleurs, qui s'en étonnera ? déjà, dans un atelier consacré à la confiance sur le réseau organisé par la FING il y a 3 ans, le noeud du problème apparaissait clairement. À l'époque nous étions en pleine déconfiture de la bulle 1.0 et le constat était sans appel : la signature électronique présenté comme élément de sécurisation était comprise comme le fait que le système n'était pas sécurisé, générant défiance et non-usages. CQFD : pour l'utilisateur, la sécurité ne doit pas être subie.
Et maintenant ? il y a peut-être un petit espoir autour de la clé qui doit équiper INES, la future carte d'identité électronique. Présenter sa carte d'identité est un acte banal et compris, il faut espérer que sa modalité électronique lui évite d'être perçu comme une défaillance potentielle du système.
Il est bien connu que les annonces légales sont un fromage vital pour la santé de la PQR. Or, depuis le lancement de la dématérialisation des marchés publics et la recrudescence des plateformes et autres rubriques sur les sites des mairies, intercommunalités, conseils généraux et autres régions, l'atonie des groupes de presse régionaux devant cette concurrence inattendue venue du réseau laissait perplexe.
Aussi, le lancement de France Marché, portail destiné aux entreprises, présentant en ligne les annonces légales de marchés publiés dans 61 titres de la PQR française (rien moins !) a aiguillonné ma curiosité pour me laisser finalement déçu et circonspect.
2005, c'est l'année des 10 ans de l'Internet de masse. J'ai déjà blogué sur les 10 ans de l'e-commerce cet été et je vous invite une nouvelle fois à méditer devant le 10x10 réalisé cet été pour Yahoo!
Plus près de nous, Les Echos consacrent un blog à l'événement, l'occasion de bonnes séquences nostalgies (Ch. Agnus), de savoir ce que sont devenus les anciennes stars de la bulle 1.0 (Oriane Garcia), ou - et c'est nettement plus intéressant - de se projeter (Pierre Chappaz). Je ne sais pas vous, mais c'est quand même fou ce que l'on reparle de Netscape à l'occasion de cet anniversaire.
Localement, France 3 s'est fendu d'un reportage chez nous lundi soir. C'est un honneur d'être une nouvelle fois conforté dans notre statut de chef de file régional, d'autant plus que groupe Reflect rassemble un petit groupe de vieux de la vieille du net local. Aussi, pour satisfaire à la vague nostalgique du moment et vous permettre de mesurer le chemin parcouru, j'ai donc choisi d'exhumer un document historique.
Coïncidence intéressante que celle du débat initié par la FING sur la fibre et le conflit qui s'est officiellement ouvert lors des journées de l'iDate.
Cela fait un moment maintenant que l'on sait qu'une nouvelle bataille se prépare, avec la fibre en toile de fonds. C'est donc parti.
Le premier épisode n'est pas bien vieux, mais depuis, différentes actualité sont venus nourrir le débat.
Après la refonte du Figaro, celle du Monde a fini d'enfoncer clou, d'autant plus que cette fois le sujet ne pouvais être éludé. Il ne l'a pas été, sauf que l'on a eu droit à une nouvelle posture défensive, à la limite de dire que le réseau était un empêcheur de tourner en rond.
Pendant ce temps, nos amis britanniques montrent la voie, avec cette formule éclairante : Il ne suffit pas d’être sur le web, il faut en faire partie
Il y a trois mois, je publiais un billet synthèse sur la problématique de l'innovation. Ce billet s'inscrivait à la suite de l'UP FING, justement consacrée à ce thème, et en écho à des tribunes assez virulentes sur l'incapacité à voir la France et l'Europe dégager des conditions favorables.
Ceux qui s'intéressent au sujet liront avec intérêt cette tribune de Daniel Kaplan, qui démontre comment une bonne idée - les pôles de compétitivité - est en train de virer à l'usine à gaz, en tous les cas tout sauf ce qu'elle était sensé être, c'est à dire un écosystème propice aux PME et jeunes entreprises innovantes. Comme il le souligne, on en revient à la question d'un "small business act" européen.
Ça n'avance pas et comme cela a été plusieurs fois souligné, c'est au niveau du management de l'innovation que cela se passe et ce n'est pas sans écho avec le sujet des modes d'organisation adaptés à l'économie en réseau que j'évoquais dans mon avant-dernier billet.
C'est quand un ministre répond par un commentaire au billet d'un blog et investit donc le réseau avec les usages de celui-ci.
C'est ce que vient de faire Nicolas Sarkozy pour répondre à un billet du blog de Mathieu Kassowitz sur les événements des banlieues de ces dernières semaines. On reste entre gens qui passent à la télé, mais Gilles Klein confirme l'information sur PointBlog.
Le commentaire est signé en clair, mais sans mail ni url. Placé dans un flot de plus de 200 commentaires publiés, celui-ci aurait pu passer inaperçu ou pris pour un troll, mais il a bien été perçu comme authentique par les commentateurs suivants, qui ne s'en trouvent pas troublés plus que ça puisque le commentaire du ministre est repris et discuté à sa suite.
Il ne reste plus au ministre de l'intérieur que d'avoir son propre blog pour exister pleinement dans la blogosphère.
Cherchez "J'ai pris connaissance de vos propos développés sur votre blog relatifs à la crise qui a traversé plusieurs de nos banlieues", début du commentaire.
Le billet de Rodolphe Helderlé sur le blog de ZDNet pose la question de la prise en compte des nouvelles pratiques coopératives sur le réseau au sein des organisations et des systèmes d'informations qu'elles mettent en oeuvre. Le cas des intranet de grands groupes est un bon exemple, mais on peut décliner la chose à quantité de domaines. Homo Numéricus abordait également le cas de l'enseignement supérieur et de ses ENT et reliait cette discussion avec le Web 2.0. Cela m'avais donné l'occasion de dépasser cette notion très tendance pour aborder le fonds, c'est-à-dire le modèle d'organisation et sa capacité à générer de la coopération.
D'aucun avaient bien noté que la question du très haut-débit (re)devenait un sujet brûlant. Outre le billet sur Pau, la tribune de Daniel Kaplan, puis l'initiative citoyenne d'une pétition en faveur d'un grand plan FTTH, a suscité un débat opportun et intense sur le blog FING-CT.
Après les vifs débats autour de la LCEN, les procédures judiciaires et événements connexes, le petit monde de la musique en ligne semblait s'être calmé (même Pascal Nègre dans l'interview donnée à Télérama dont je parlais dans la dernière partie de ce billet). Il n'en est rien.
Celle-là, elle m'a bien fait rire (merci David). Récapitulons.
Comme je le disais la semaine dernière, l''omniscient ADSL ne peut pas tout couvrir et l'opérateur historique non plus. Alors comment couvrir les parties du territoire en souffrance ?
Heureusement, Saint-Wimax est arrivé. Par la grâce d'un appel à candidature aux licences régionales plus que fructueux, il se trouve abondance d'opérateurs près à boucher les trous en WiMax, cette technologie ayant l'avantage d'une équation technico-économique très avantageuse.
Le gouvernement a alors beau jeu de sortir un plan qui ne dit rien d'autre que cela, mais qui lui permet de promettre à qui veut l'entendre que la fracture numérique sera bientôt comblé.
Tout ça est bien joli, mais c'est oublié un peu vite que lesdits opérateurs ne sont pas spécialement des bons samaritains et qu'il faudra faire oeuvre de péréquation.
Accessoirement, on lira avec attention les résultats des expérimentations charentaises, ou comment la théorie et le terrain font deux.
Et pendant tout ce temps consacré au moyen débit, Jean-Michel Billault contenu à prêcher dans le désert sur le très haut débit...
La société de l'information existe et il y a même un sommet mondial. Mercredi s'ouvre à Tunis une nouvelle édition. Il est sur le point de commencer.
Jacques-François Marchandise s'est fendu d'une intéressante et stimulante tribune au début de ce mois. Depuis, cet événement a été assez peu traité dans les médias (à noter toutefois un très bon papier dans Courrier International l'autre semaine). C'est un signe de plus de la difficulté des médias à traiter et s'approprier la société de l'information et le réseau, même si je trouve ce dernier assez peu productif sur cet événement pourtant important.
Récemment, on me faisait l'écho d'un habitant d'une commune du nord de la Haute-Vienne, qui n'est pas couverte par l'ADSL et où l'on pense, lieu commun s'il en est, que parce que l'initiative Dorsal est lancé, le réseau arrive sur la paillasson dès le lendemain matin.
Déçu par le fait que, sur la carte de déploiement publié, ladite commune doit attendre mi-2007, elle menace donc d'en appeler à France Télécom, bien que celui-ci n'aie rien promis jusqu'à présent.
Voilà une illustration très répandue de la nécessité de faire oeuvre de pédagogie (n'est-ce pas David ?). Les choses ne sont en effet pas aussi simple...
C'est mon magazine préféré et il mérite donc bien un petit billet. Son regard sur le monde offre une diversité de point de vue et de sujets toujours enrichissant et qui évite le nombrilisme et le manichéisme entre autosatisfaction et autoflagellation inhérent à la majeure partie presse française. Avec le temps, c'est un des seul titre papier auquel je suis resté durablement abonné.
Pour ses 15 ans, Courrier International propose une (grosse) rétrospective des 15 dernières années. Il y a 15 ans, j'avais 22 ans et ce tout d'horizon me correspond donc bien, comme à tous ceux de ma génération.
En 1990, c'était la première guerre du Golfe, la prestroïka en Union Soviétique (pas encore mort !). En 15 ans, les balkans, le Rwanda, le terrorisme, le 11/09, l'Irak à nouveau, mais aussi de profonds changements économiques et sociaux.
Et l'internet dans tout ça ? Déjà, la couverture de l'objet est une clé USB libellée "1990-2005" (ils n'ont pas osé la proposer en vrai, c'est dommage). On trouve un premier papier en 1993 intitulé "la messagerie mondiale", qui rappelle qu'il n'y avait que 15 millions d'usagers à l'époque (un milliard aujourd'hui) et évoque des noms oubliés comme Compuserve. Une tribune de juin 1994 évoque très bien les balbutiements du réseau, ses promesses, mais aussi la concurrence des plans câbles (aux USA et en France) et surtout ce bon vieux Minitel, puisqu'à l'époque, en France, nos élites croyaient dur comme fer qu'il était l'avenir...
La fracture numérique est plus complexe qu'on ne le pense. Elle ne se limite pas au fait d'avoir ou pas accès à des offres dignes de ce nom, encore fait-il comprendre ce petit univers complexe.
À force d'être interpellé plusieurs fois chaque semaine, on en vient à se dire que la gratuité des hot-line récemment obtenue n'est pas une mauvaise idée.
L'autre soir, je me suis retrouvé à improviser un petit cours sur le sujet à la collègue d'un ami universitaire. Comme beaucoup de gens, elle avait été séduite par ces boîtes magiques qui vous offrent l'internet, le téléphone et la télévision...
Suite du feuilleton. Après un emailing qui a beaucoup fait parlé, l'UMP met en pratique le positionnement payant.
Tapez "émeutes", "banlieues", ou autres termes très en adéquation avec l'actualité dans Google et regardez bien les liens sponsorisés (voir ci-contre)...
Padawan en parle et Cyril Fiévet signale aussi des pubs de l'UMP sur SkyBlog
S'agit-il des prémices d'une nouvelle tendances et par ailleurs, tout cela est-il bien légal ?
Si l'on considère le positionnement payant comme de la publicité, la chose m'interpelle sérieusement car, à priori, la publicité politique est strictement réglementée (certains s'en offusquent d'ailleurs).
Nous ne sommes pas en période électorale, mais nous y serons bientôt et le positionnement payant est un mode de promotion qui mériterait sans doute un peu de précisions. Mais par qui ? il y a eu un temps ou le web relevait de l'audiovisuel et donc du CSA, ce qui n'est plus vraiment le cas, même si cette instance a plusieurs fois tenté de se réinvestir en régulateur sur le réseau.
Après son emailing, cette initiative va certainement stimuler des clarifications réglementaires sur le réseau.
Il semble que le renouvellement de plus en plus rapide des produits et des technologies commence à trouver une limite, ou plutôt des paliers de rupture et cela suscite des publications variées. Hubert Guillaud consacre ainsi un intéressant billet sur le sujet. Je vous livre ici quelques réflexions encore instables, d'où l'intérêt de les partager...
Comme c'était prévisible, le Conseil Général de l'Herault est invité à revoir sa copie, ce dont il ne va pas se priver. Cette histoire montre une fois de plus si nécessaire que le domaine de l'aménagement numérique du territoire fait partie d'eaux fréquentées par de grands prédateurs et qu'à ce titre, une très grande rigueur juridique est nécessaire. J'en avais entendu dire qu'ils avaient engagé des avocats pour relire la production de leurs avocats, c'est dire.
Dans l'histoire de l'Herault, le propos initial des associations qui avaient porté l'affaire devant les tribunaux était celui du thème du doublon, thème à la mode sur lequel j'ai poussé un coup de gueule remarqué récemment.
J'en profite donc pour relayer cette interview de Michel Vergnier, Président de Dorsal, qui évoque l'actualité récente du dossier Limousin, qui avance bien, et parle notamment du WiMax.
Il y évoque également un point essentiel, que les partisans du réseau unique et les pro-FT oublient. Le réseau de France Télécom est privé. Si le Limousin a retenu l'offre d'Axione, c'est parce que le réseau créé dans le cadre de la DSP est de propriété publique.
Ceux qui s'intéressent de près au sujet ne connaissent que trop bien la très grande difficulté à disposer de cartes du réseau FT, ou les exemples nombreux de ces fourreaux de zones d'activités, financés à l'époque par le contribuable, tombés dans le giron de l'opérateur historique (à l'époque public), celui-ci défendant maintenant bec et ongles sa propriété privée sur ces infrastructures, obligeant les collectivités et donc le contribuable à refinancer de nouveaux fourreaux !
D'un côté, on trouve des collectivités cherchant à retrouver de la maîtrise d'infrastructures qu'elles jugent essentielles au développement de leurs territoires, de l'autre, France Télécom qui défend son réseau, ce qui est parfaitement légitime pour l'opérateur privé qu'il est. Ce sont deux logiques incompatibles.
La Résistance et la 2nd guerre mondiale sont loin, mais elles font partie de notre Histoire et de notre culture, particulièrement dans cette région. Elle trouve chez plusieurs d'entre-nous une résonance familiale et personnelle.
Dans mon enfance, les récits familiaux étaient marqués de ces histoires de maquis, ils formaient une mythologie de combats contre les colonnes allemandes, avec ce symbole marquant pour tout petit garçon de Limoges qu'était ce chasseur allemand abattu par les FTP aux combats du Mont-Gargan et dont la carcasse trônait comme un trophée dans les jardins de l'Evêché. Oradour-sur-Glane, Tulle et les innombrables stèles des bords de routes rappellent la lutte armée qui faisait désigner aux troupes occupantes le Limousin comme "la petite Russie", tellement ils étaient harcelés. Le prix payé aussi.
Georges Guingouin est mort. Celui qui pris le maquis, tout seul, dès 1941, qui mis en déroute, par les armes, les forces allemandes venus le détruire en 1944, celui qui ne s'en laissa jamais compter de quiconque et surtout d'un PC qui voulait le faire rentrer dans le rang et qui le lui fit payer. Dans son très beau documentaire "Un été 44", Patrick Rothman avait su mettre en valeur ce personnage haut en couleur. Une très grande figure de la Résistance est partie.
On lira le portrait publié ce jour dans Libération, cet article du Point, ou ce dossier assez complet.

C'est par hasard et à la dernière minute que je suis tombé hier sur l'annonce d'une conférence d'Howard Rheingold à Paris, ce jour. Comme je m'y trouvais pour affaires, ça tombait bien.
Rheingold était invité par la FING, pour parler de Smart Mobs, son bouquin culte vieux de cinq ans déjà mais encore bien vert. C'était évidemment une occasion unique d'écouter un (sinon LE) type qui a su flairer toutes les grandes évolutions numériques de ces 10 dernières années et, comme l'a souligné Daniel Kaplan, un gourou qui pratique ce qu'il avance, ce qui est un gage de qualité.
Je discutais récemment avec des amis journalistes et la conversation tournait autour des idées que j'avais développé dans mon billet le net est invisible. Ils sentent que quelque chose se passe, mais ça les dépassent et ils préfèrent rester au niveau de ce qu'ils savent faire.
La Presse va mal,mais elle ne fait rien de sérieux pour s'adapter aux réalités numériques (je dis bien réalités), c'est triste et même effrayant quand on respecte et reconnaît son rôle essentiel ne serait-ce que du point de vue démocratique.
Il y a en effet des choses qui ne trompent pas sur ce que l'on prendra avec affection pour un mélange d'ignorance et de naïveté, même si cela prend plutôt l'allure d'un comportement d'autruches. Comment considérer les choses autrement à l'aune des constats suivants ?
J'ai fait au début de ce mois un billet pointant un foisonnement d'initiatives en lignes dans le domaine politique et j'avais parlé de ce qui s'était passé du côté des motions pour le prochain congrès du PS.
On observera donc avec intérêt ce blog, qui propose rien moins qu'une mise en perspective des différentes motions, avec une extraction assez radicale.
L'initiative en revient apparemment à un simple militant. Il est vrai qu'on voit mal la direction du parti dans ce rôle, étant elle-même à l'origine d'une motion.
Voilà une idée qui ne manque pas de sel et qui devrait faire des petits. On imagine la démultiplication de ce type de points de vues lors de la prochaine présidentielle...
Agacé par le niveau de strates d'archives diverses et variés encombrant mon environnement immédiat, j'ai été pris d'une de ces crises de rangement qui me caractérise. Ces moments-là sont l'occasion d'exhumer des choses croustillantes et j'ai donc relu avec bonheur quelques perles de ces 5 dernières années.
Ça tombait bien. J'avais l'intention de formuler une perspective autour des différents positionnements des territoires autour du haut-débit et ne voilà-t-il pas que l'actualité récente du haut-débit Limousin vient illustrer de façon croustillante le fonds de mon propos...
L'ARCEP avait avancé à pas comptés pour définir le mode d'attribution des licences WiMax en France. Le vécu douloureux de l'UMTS était passé par là et se préparait à affronter des logiques de rareté. C'est tout le contraire qui vient de se produire...
En août dernier, la blogosphère se révélait en pleine croissance. La livraison du dernier tableau de bord Technorati vient confirmer que le rythme reste soutenu et la courbe de croissance bien caractéristique d'une massification au pas de charge.
En clair, la blogopshère double sa masse tous les 5 mois. Technorati déclare suivre 20 millions de blogs. À priori, il faut tripler ce chiffre pour approcher de la réalité. Dans les 3 secondes que vous prenez à lire cette phrase, au moins 3 nouveaux blogs sont nés !
Certes, telle une tourbière, la blogosphère se développe sur une masse de blogs qui deviennent inertes et que l'on peut évaluer à 45% du tout. Il en reste quand même un gros paquet d'actifs et qui publient autour du million de nouveaux billets chaque jour. 13% des blogs sont à publication quotidienne. Ces ratios n'évoluent pas depuis aussi longtemps que je les observe.
La nouveauté (qui n'en est pas une) du tableau, c'est la rançon du succès que sont les spams et autres splogs (faux-blogs). Ils sont quand même entre 2 et 8% de la masse !
Pendant ce temps, en France, SkyBlog a fêté le passage des 3 000 000 de blogs, trois fois plus qu'il y a un an ! Je sais bien que certains raillent la qualité de ce qui se publie dans ces blogs, mais il n'en reste pas moins que le phénomène est symptomatique de l'appétence d'interactivité et d'échanges numériques des nouvelles générations.
Et il y en a encore qui s'interrogent ou relativisent l'importance des blogs dans le paysage numérique...
Les choses rentrent dans l'ordre suite à l'épisode précédent. Voici la nouvelle carte, fournie par les bons soins d'Axione aux blogueurs qui relayent l'actualité du Service Public du haut-débit en marche dans notre belle région. David s'y est mis aussi, mais à voir les mails que je suis en train de recevoir, elle tourne assez largement sur le réseau dans une sorte d'exemple de communication virale alternative...
À regarder cette version avec celle prématurément publiée sur le site de la région, je n'observe pas de grands changements. On est donc bien dans un pur problème de management de communication publique en ligne et d'emballage.
Il serait donc bien que ces caffouillages cessent, au risque de mettre le doute sur le consensus entourant ce projet ou de laisser penser à de fausses difficultés. Il ne suffit pas d'avoir des articles dans la presse papier (Le Populaire, Samedi), ou à la télévision, l'information passe aussi par le réseau, il me semble d'ailleurs bien que cette transparence-là avait été promise en mars dernier...
Mise à jour : 15 jours après sa déplucation et 12 après sa diffusion officieuse, voici le retour de la carte sur le site de la Région Limousin, cette fois avec son "emballage".
J'en parlais encore avant-hier. Voici enfin de la lumière pour éclairer tous ceux qui dans cette région attendent la concrétisation du développement de Dorsal : la carte du déploiement, publiée sur le site du Conseil Régional du Limousin.

Suite à une première formation demandée par le groupe UMP du Conseil Régional d'Ile-de-France et autour de laquelle j'ai reçu un satisfecit général, j'ai animé une nouvelle session avec des élus des groupes majoritaires d'Eure-et-Loir et des Alpes-Maritimes, hier à Nice.
Traverser le vieux Nice pour se rendre au Conseil Général des Alpes-Maritimes et déjeuner avec les élus en bordure du marché aux fleurs était tout sauf désagréable et compensait un aller-retour aérien, certes rapide, mais dont je ne suis pas un fan (le train c'est plus pratique pour travailler).
Lors de la précédente session, le public étant dans l'opposition et se positionnait donc dans une logique offensive, sujet plus facile à mon goût. Ici, il s'agissait de conserver la majorité et nous avons donc abordé des sujets plus complexes et plus passionnants.
L'attribution du nobel d'économie à Thomas Schelling et Robert Aumann pour leurs contributions à la Théorie des jeux m'a fait bien plaisir. Bien que de culture scientifique, j'avoue une forte fascination pour cet aspect des sciences sociales.
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Comme un écho à mon fameux billet sur l'invisibilité du net, voici une illustration de ce qui se passe autour de Dorsal ces temps-ci.
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Intervenant actuellement en formation d'élus sur les enjeux du net en politique, vous avez évidemment constaté que le sujet stimulait des billets.
Trois événements récents montrent que depuis le 29 mai et quoi qu'en pense D. Wolton, le monde politique a compris qu'il était crucial d'intégrer vraiment le net dans la communication politique.
Ce soir le Téléphone Sonne sur France Inter était consacré au fait de savoir si, avec Internet, l'information, échappait aux médias (écoutez l'émission ici).
Bien évidemment, on a beaucoup parlé des blogs, mais surtout on en est arrivé à la fameuse question de savoir à quel point le net allait peser sur le choix du prochain Président de la République.
C'était l'occasion de mesurer qu'il y a un clivage d'expert clair sur le sujet entre ceux qui pensent que le net aura un rôle prépondérant et les autres, notamment D. Wolton, qui considère que la masse des internautes qui développent des échanges horizontaux (voir mes billets sur le 29 mai) a un impact marginal qui ne contrecarrera pas le rôle des médias traditionnels.
Vous savez déjà ce que j'en pense, mais je m'en tiendrais à quelques observations :
- personne ne nie que les phénomènes observés lors du dernier référendum sont patents.
- leur impact était sans doute marginal cette année, mais il ne faut pas oublier que les prochaines élections sont dans deux années et concerneront beaucoup plus de monde. Il y a 15% d'internautes de plus chaque année, mais la proportion de ceux qui ont des usages avancés (actuellement la moitié) double chaque année.
- une élection présidentielle se joue à quelques pour-cent des électeurs et on a bien vu que ces "quelques" pouvaient compter beaucoup au premier tour ...
Après les ballons d'essais de l'Internet 2.0, le(s) concept(s) de web 2.0 se sont progressivement installés et développés.
Cette rentrée affirme cette tendance et cette semaine a été marquée par un véritable déluge de points de vues et de multiples tentatives de définition qui n'ont fait qu'épaissir le brouillard.
Hubert Guillaud a opportunément synthétisé les échanges avant-hier, mais j'avais envie de faire rebondir les choses.
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J'ai donc animé ce lundi après-midi un séminaire de formation des élus UMP du Conseil Régional d'Ile-de-France.
D'entrée de jeu, M. Karoutchi, Président de groupe a souligné que l'affirmation des TIC dans le monde politique et plus largement dans le débat public imposait un éclairage de ce type. La salle était pleine, signe d'une forte attente sur le sujet.
Christophe aime beaucoup cette citation de Dominique Wolton, "La technique est moins importante que les hommes ou que la société, ce qui est important, c'est le projet humain qui est derrière", elle orne sa signature de mail nous savons bien au pôle Etudes de groupe Reflect, à quel point elle se vérifie sur le terrain.
Or, voici que je lit, dans la dernière Lettre de Modernisation de l'Etat, un article fruit d'une étude très sérieuse, qui développait les facteurs clés de succès des projets d'administration électronique. Ainsi, pouvait-on y lire :
[il y a] six caractéristiques communes aux changements réussis : un projet, un terrain, un moment, une volonté politique, des hommes et des femmes et enfin un pilotage".
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Cette année, les occasions d'échanges avec des élus de tout bord se sont bien développés.
Il y a évidemment Michel Moine, dont le blog est représentatif de ces élus de terrain qui modernisent et décomplexent le rapport au politique au travers d'une proximité d'échange stimulante.
Déjà, en avril dernier, Carlos avait animé une conférence au Sénat sur les blogs et la politique et des cycles de formation Politika Blog se sont développés, grace au député Fabrice Morenon. De quoi travailler au coeur l'appropriation des outils numériques modernes par les élus de la nation.
J'aurai pour ma part le plaisir d'animer la seconde conférence "blogs et la politique", le 27 octobre prochain. Un ministre y est annoncé. Ce devrait être intéressant, l'occasion de discuter avec les principaux intéressés des réflexions en cours sur la part du net dans le 29 mai.
Tous ces échanges stimulent aujourd'hui des opportunités d'aborder d'autres thèmes que ceux des blogs. C'est ainsi que j'interviens lundi devant un large parterre de conseillers régionaux d'Ile de France pour développer les enjeux numériques des collectivités avec leurs administrés, notamment sous l'angle de la stratégie de communication.
Si vous êtes lecteur de ce blog, vous n'êtes pas sans savoir l'intérêt particulier que je porte aux politiques numériques des territoires. Ils désirent un propos "percutant", ce sera le cas, ne serait-ce que pour sortir des discours d'intention.
Jean-Michel Salaün, professeur à l'Enssib et responsable du réseau CNRS "documents et contenus : création, indexation, navigation", livre une interview dans le Journal du CNRS qui m'a proprement réjouie. Son propos m'a également remémoré ceux de l'éditeur espagnol José Antonio Millan cité par LaFeuille sur la question.
On devrait en effet en revenir à quelques vérités pour arrêter le ridicule.
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Merci Manuel de m'avoir levé l'info du jour. D'après Les Echos, Bouygues est en effet en passe de conclure le rachat d'Axione.
La dernière livraison des chiffres de la FEVAD montre que le commerce électronique français poursuit sa progression. +45% sur le premier semestre.
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Décidément, les tout jeunes teenagers du net ont les crocs. On s'attendait effectivement à voir Skype changer de main, mais de là à ce que ce soit eBay qui remporte la mise, le pronostic était osé. La course à l'innovation et aux services s'est centrée sur les outils d'échanges synchrones et la VoIP était en ligne de mire.
C'est reparti.
En juin dernier, j'avais déjà réagi aux promoteurs de l'Internet 2.0. Le débat avait judicieusement trouvé le chemin de la génération interactive et des constats sur l'Internet de masse. C'était bien comme ça.
Mais il faut croire que la vogue du 2.0 ou de la méthode Coué d'un changement de génération dans le domaine des TIC fasse son chemin.
Mon penchant pour les considérations juridiques autour du net et de la propriété intellectuelle m'avait amené en mars dernier à commenter la (fameuse) décision du tribunal de Nanterre de condamner Milka B., couturière de Bourg Lès Valence, pour utilisation illicite de la marque Milka, propriété de Kraft Foods, par usurpation du nom de domaine milka.fr
Je croyais l'affaire réglée puisque Mme Milka B. avait indiqué à l'époque ne pas vouloir interjeter appel. Or, nous avons reçu un mail relayant un emailing soutenant le contraire et annonçant une collecte de fonds destinée à couvrir les frais de justice. N'ayant trouvé aucun communiqué officiel ou information vraiment fiable, je m'en tiens pour l'instant à considérer cette histoire comme un de ces buzz troubles dont il faut par principe se méfier.
Cette affaire pathétique a suscité un déluge de commentaire et je n'en reviens toujours pas qu'elle aie fini au tribunal. S'il s'avérait que l'on se dirige vraiment vers un procès en appel, mon sentiment est que tout cela prendrait un tour jusqu'au-boutiste vraiment pathétique.
Pour s'en convaincre, les amateurs de la chose juridique liront cette excellente analyse de Maître Eolas. Eclairant.
Faute de communication de Dorsal et à défaut de web, Axione Limousin communique par voie de presse régionale. Après l'Echo du Centre, le Populaire du Centre aujourd'hui. Merci beaucoup pour cet effort de lisibilité car sur le terrain la demande est forte en ce domaine.
À la suite de mon point précédent, nous avons ainsi confirmation que les travaux sont bien lancés, avancent dans les délais et que Free a signé un accord cadre avec objectif de dégroupage des premières plaques (Limoges c'est sûr) pour la fin de l'année. Ce serait un joli cadeau de Noël et une bonne façon de fêter l'anniversaire de la décision d'attribution.
L'année dernière a vu l'e-commerce français bénéficier d'une belle progression. Les chiffres du premier semestre confirment une croissance sur un niveau de rythme similaire cette année (+65%) et le regain d'attention des investisseurs sur des projets e-business est un bon signe.
Pour autant, il ne faudrait pas oublier que la France est à la traîne, comme nous le rappelait une étude d'eMarketersur l'e-commerce de détail, citée par ZDNet en pleine torpeur estivale.
Ainsi, la bonne vielle situation de 2002, à savoir que Grande-Bretagne et Allemagne pèsent à eux deux la moitié de l'e-commerce européen est toujours une réalité. Avec 12 milliards d'euros, nous sommes loin des 22,6 milliards anglais ou des 22,3 milliards allemands. Certes, l'e-commerce français bénéficie d'une forte croissance, mais le retard est toujours bien présent et encore long à combler, comme le montre l'extrait du JDN ci-contre.
Pourtant, il n'y a pas un écart (53%) aussi important entre ces pays et leur proportion d'internautes (52% en Allemagne, 45% en France) et de cyberconsommateurs parmi ceux-ci (54% en Allemagne, 45% en France) (voir les chiffres 2005). Où est la différence ?
J'ai pour ma part quelques réflexions sur le sujet et en débattre devrait être enrichissant.
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pas plus tard qu'hier, je disais que l'avenir du WiMax se jouait certainement dans ce qui allait se passer au niveau de l'appel à licences de l'ARCEP.
Mais déjà, on apprend ce matin que Altitude Telecom, unique opérateur français dépositaire d'une licence WiMax, spécialiste de l'hertzien autour de la BLR, vient d'être acquis par Iliad-Free.
Comme l'indique le communiqué, Iliad se donne ainsi les moyens d'être sûr d'avoir une licence nationale. Voilà qui démontre une nouvelle fois la saine agressivité de cet opérateur sur le marché et sa capacité à devancer tous les autres, France Télécom compris.
Voilà une bonne nouvelle pour cette techno, même si ce n'est pas certain que cela change grand chose sur la surdominance de l'ADSL. Le WiMax a pour l'instant surtout démontré son intérêt pour des réseaux de collecte dans des zones économiquement peu rentables.
Cette nouvelle marque-t-elle enfin l'effervescence attendue autour du WiMax, ou est-ce une réponse de Free à France Télécom qui veut se rapprocher de l'usager au niveau du sous-répartiteur et imposer ainsi un nouveau péage aux FAI alternatifs par la maîtrise du réseau de la paire de cuivre ?
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S'il y a un bon point pour la France dans le domaine des TIC, c'est celui de la pénétration du haut-débit. Avec maintenant 8 millions des 12 millions d'abonnés Internet, 60% de croissance, la France est très bien placée. Causes et conséquences de ce phénomène...
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Cela fait 3 mois cette semaine que Dorsal a officiellement attribué la délégation de service public du haut débit à Axione-Sogetrel (communiqué en PDF ici).
Depuis ce "t0" très attendu (qui décompte les 24 mois de couverture totale de la région), il faut avouer que pour qui n'est pas lecteur de la presse locale (et je pense ici aux nombreux observateurs nationaux et européens que je salue), il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Souhaitons que Dorsal face oeuvre de visibilité en cette rentrée car Axione-Limousin, fraîchement créé, a préféré commencer le boulot plutôt que de pleinement déballer ses cartons, on ne leur en voudra pas.
Heureusement, rien n'échape à la sagacité de David Daroussin. C'est finalement grâce aux initiatives privées et aux blogs que l'information circule en ligne. On ne s'en étonnera pas.
Pour relayer les articles de presse, l'Echo du Centre suit assidûment le dossier et nous en a fait état lundi. Les travaux ont commencé et Axione annonce même avoir de l'avance grace à sa technique inédite d'enroulement de fibre sur le réseau RTE (cf David). On y apprend aussi que Free est pré-positionné pour exploiter l'infrastructure et positionner ses offres au fur et à mesure des dégroupages.
On espère du concret d'ici la fin de l'année et, s'il vous plaît, du côté de Dorsal et Axione-Limousin, merci de faire effort de transparence et visibilité en ligne d'ici-là. On vous y aidera bien volontiers.
C'est ainsi que vient d'être baptisé le projet concurrent à GooglePrint, fruit de la prise de conscience du printemps dernier.
Le projet de bibliothèque numérique européen voulu par Jean-Noël Jeanneney a donc entamé sa longue marche de cogitations franco-françaises. On n'en est donc ni au stade européen, ni à savoir exactement ce qui va être proposé, sans parler des moyens, comme le fait justement remarquer Pierre Chappaz.
Pendant ce temps, GooglePrint est ouvert et alors que l'on se félicitait des difficultés et de la "pause" annoncée récemment, Google démontre que ça ne l'empêche pas d'avancer et d'annoncer qu'il ouvre officiellement des discussions avec des éditeurs français favorables à l'initiative pour peu que les droits soient respectés.
De qui se moque-t-on ?
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L'excellent billet de juillet dernier publié par Cyril Fievet dans InternetActu sur la fracture entre médias et Internet, méritait bien une réaction. Il dressait en effet un constat affligeant, un peu appuyé mais lucide sur le traitement de l'Internet dans les grands médias traditionnels français. J'avais envie de pousser la réflexion un peu plus loin car il me semble que cela constitue un facteur de la difficulté de son développement en France.
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Chez groupe Reflect, vous en aurez 50 pour le prix de 5 :)
À mon tour de jouer
- FING-CT : clin d'oeil et amitié à ceux qui essayent de faire avancer autre chose que de l'ADSL dans ce beau pays.
- BuzzMachine de Jeff Jarvis, mais vous aviez sans doute déjà remarqué ...
- Jean-Luc, mon contradicteur blogueur de proximité préféré :)
- KernelPanic, l'incontournable fou-rire des MacFans, de retour après un petit trou d'air,
- Le journal d'Elise, blog perso sur lequel j'étais tombé par hasard en mars dernier et qui relate l'histoire au jour le jour d'une jeune femme accidentée de la route comme il y en a trop chaque week-end. Histoire de se remettre les idées en place...
À part ça, et en écho aux précédents, j'apporte mon soutien aux blogs de Michel Moine (un peu d'air frais dans le débat entre politiques locaux et citoyens) et de Jean-Michel Billaut (surtout depuis qu'il pousse des gueulantes sur l'innovation en France...).
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Jean-Luc a raison de relever le billet d'Hubert Guillaud sur la notion d'écosystème et la manière dont Google s'en sert.
Ce qui est déjà sûr, c'est que cette rentrée est marquée par la double empreinte de Google, mais surtout des réflexions et débat sur les modèles de développement et d'innovation.
C'est intéressant comme ces derniers mois les débats sur l'innovation dans notre beau pays se sont exacerbés. On le doit aux impulsions croisées de la crise existentielle de la Recherche française, des invectives sur la mondialisation, les délocalisations ou la désindustrialisation de la France. Dans le domaine de la société de l'information, j'y ajouterai pour ma part la prise de conscience générée par Google News, symbole des plus criant.
Grace à tout cela, il n'a pas manqué d'annonces gouvernementales ou européennes, sans parler des pôles de compétitivité. Le rapport Beffa et l'annonce de l'agence d'innovation industrielle qui en découle s'est également révélée un puissant catalyseur de réactions.
Pour ma part, ce sujet me passionne et j'avais choisi de ronger mon frein depuis le rendez-vous d'Aix-en-Provence et de laisser passer l'été. Il pleut, on peut donc y aller.
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La journée s'annonçait pluvieuse, mais c'est sous le soleil corrézien qu'Amandine, notre sémiologue préférée, a convolé cet après-midi avec Sébastien.
Au-delà de ceux qui, avec moi, ont fait et apprécié le déplacement, toute l'équipe de groupe Reflect s'associe chaleureusement au bonheur des jeunes mariés.

Tous nos voeux les accompagnent.
Cyril Fievet propose dans PointBlog une traduction de l'excellent billet de Jeff Jarvis, lettre ouverte à l'attention du PDG et Dr Marketing de Dell.
Au-delà de son mécontentement à propos des produits et services de Dell, ce billet est une excellente sensibilisation à destination des entreprises sur l'importance des blogs.
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Quand j'ai le temps, particulièrement en vacances, je préfère nettement délaisser les autoroutes pour fréquenter des axes plus pittoresques. J'en ai bien profité le mois dernier et dans une large partie sud de la France.
C'est ainsi, que je confirme que la France dit Non, et même de plus en plus selon moi, tout plus particulièrement sur des roundballers empilés et enroulés de bâche agricole généralement noire. Il y en a tellement que ce support est repris pour annoncer aussi les fêtes de village.
Choses vues au bord des routes, donc :
- "Non à la décharge", à peu près tous les 150km. Je croyais qu'il n'y en avait plus, remplacés par des incinérateurs (?)
- "Non à l'incinérateur", justement.
- un "Non à l'usine" vu vers Carcassonne (?)
- "Non à la déviation", "Non au contournement" voire "Non à l'échangeur", ou plus simplement "Non à la route",
- "Non à la haute-tension", vu dans les Pyrénées
- et des "Non à l'aéroport", au sud de Toulouse notamment.
- et puis des "Non" divers et variés, incluant les vestiges du dernier référendum.
Toutes ces revendications sont certainement tout ce qu'il y a de plus légitime, mais les infrastructures contestées ne le sont sans doute pas moins. En tous les cas, le dialogue semble quelque chose d'assez compliqué dans de plus en plus d'endroits.
L'été, c'est toujours le bon moment pour faire le point, et justement, quelques chiffres viennent aider à voir comment les choses évoluent.
Ainsi, en mars dernier, j'avais réagi contre le climat ambiant qui voulait faire croire que les blogs étaient une mode déjà dépassée. Beaucoup de monde se tournait vers les réseaux sociaux
Déjà, en juillet dernier, Cyril Fievet refroidissait le climat et montrait qu'en toute chose un peu de mesure était bon et que les promesses des réseaux sociaux n'étaient pas au rendez-vous.
Concernant les blogs, on est par contre loin d'une mode passagère. L'étude dont technorati nous sert les résultats sur son blog est éloquente. Le nombre de blogs double tous les 5 mois et dépasse actuellement les 14 millions. Plus de 80 000 blogs se créent tous les jours et au moins un sur deux est bien vivant. Le phénomène se confirme mondial et la France montre un dynamisme qui ne se dément pas. Enfin, la tendance à voir des blogs s'inviter dans le paysage des médias en terme de d'audience sur le web se confirme et s'amplifie.
Les blogs ont le vent en poupe et participent bien d'un phénomène de masse dont l'impact et les applications n'ont pas fini de nous stimuler.
Hier, je mettais en avant, parmi les fondamentaux de survie puis de développement, la faculté des Yahoo, eBay, Amazon et évidemment Google à se remettre en question, à innover sans cesse, à rester devant.
Evidemment, il n'a échappé à personne qu'il faut bien chercher, en France et en Europe, des acteurs majeur des TIC et plus largement ceux qui contribuent à inventer l'économie numérique. Certains citerons Skype pour me contredire, mais Skype est bien seul. Il faut dire que ça manque un peu d'impulsion et que, d'ailleurs, ça n'a pas l'air de vouloir s'arranger :(
De toute façon, encore faut-il déjà prendre conscience de la réalité, puis décider de s'y mettre (deux choses bien différentes). À ce titre, certains ont fait un parallèle avec mon autre billet sur ce qui semble une forme de suivisme de la part de France Télécom, notamment dans le domaine de la convergence.
Certes, mais il y a mieux. Dans la série des anciens monopoles qui se font doubler par l'économie numérique, Hubert d'Erceville vous propose La Poste. Ça devrait vous plaire.
À l'heure où l'économie fait plus que changer, l'e-business fête ses dix ans et est en train de sérieusement bousculer son monde, il y a vraiment des gens qui vivent sur une autre planète !
1995 est une année clé dans l'histoire du net, marquée par la naissance de trois des grands poids-lourds du web marchand que sont Yahoo, Amazon et eBay.
C'est évidement l'occasion de séquences nostalgies, d'analyses lourdes sur le développement et le poids économique de ces géants, mais aussi de réflexions pertinentes sur les clés de la survie de ces trois phénomènes. Je citerai notamment Internet businesses at ten de The Economist, repris dans Courrier International du 4 août dernier.
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Il n'y a pas qu'Apple à constater le succès du podcasting. Alors que les affres juridiques autour de la musique en ligne se sont envolés, la SACEM s'intéresse sérieusement aux blogs. Ainsi, 01net s'est fendu de quelques explications auprès de la reine des société de gestion des droits d'auteur en France.
Quand on connaît bien cette institution, on ne sera pas étonné de sa faculté à coller aux tendances et à mettre en oeuvre les mécanismes de respect des droits et donc de perception qui en découlent.
Pour l'instant, la SACEM se contente de rappeler que la diffusion de fichiers musicaux entre dans son champ de perception, mais elle attend d'avoir un contrat type en béton pour lancer la mécanique.
Chers podcasteurs, soyez attentifs et profitez bien de la fin de la récréation. La campagne de communication que la société d'auteurs lancera forcément à la rentrée sonnera comme un prélude aux grandes manoeuvre, à l'heure de l'ouverture de la chasse.
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Hier soir, Arte diffusait un documentaire extraordinaire sur Andy Goldsworthy, pur génie du Land Art. J'avoue être particulièrement fasciné par ses cônes, cela trouve chez moi une résonance particulière, notamment avec mon goût pour le mégalithisme. Le mur en pierres sèches qui s'enfonce en spirale dans les eaux sombres de l'Ile de Vassivière, en Limousin, c'est lui également. J'aime aussi beaucoup ce qu'il fait avec des fougères.
C'est la troisième fois que je vois ce film et l'émerveillement est intact. À un moment, Andy Goldsworthy construit un de ses cônes sur une plage écossaise. Celui-ci s'effondre plusieurs fois, soulignant la fragilité de l'équilibre que l'oeuvre exprimera au final. Une fois terminé, on voit la marée monter et recouvrir progressivement puis complètement le cône, enfin le détruire. Lui parle de don à la nature, mais en fait l'oeuvre a son propre cycle de vie et de mort.
Ce documentaire sert parfaitement cet artiste d'exception. Ne ratez pas les rediffusions.

Grâce à Google, voici quelques milliers de photos de ses oeuvres.
France Télécom commence à dévoiler le projet de convergence qu'il a récemment annoncé. À ce titre, la restructuration des marques a commencé avec un petit quelque chose de révélateur.
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Ça y est, les grands médias commencent à parler de GoogleMaps et comme pour les autres initiatives du géant US, ça ronchonne.
J'entendais ce matin une journaliste de France Inter se plaindre que les photos soient plus précises aux US qu'en Europe et y voir une affirmation de dominance anglo-saxonne. Je crois d'abord qu'elle n'a pas regardé, la qualité des images est inégale partout et l'Europe, la France, de même que des coins obscurs du continent sont très précisément représentés.
Ce qui est inégal, c'est le support cartographique et il ne manque pas services pertinent sur ce point de ce côté-ci de l'Atlantique. À ce titre, il faut souligner que Mappy propose aussi et depuis plusieurs mois des vues satellitaires sur un grand nombre de villes françaises (exemple ci-contre sur La Rochelle), en plus de ses plans de bonne facture.
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Zidane revient, mais ce qui n'a pas échappé à certains, c'est qu'il a publié l'annonce sur son site plutôt que de faire un communiqué de presse. Comme Orange, sponsor et gestionnaire du site, s'est fait mousser avec une interview exclusive, il n'en fallait pas plus pour que le monde journalistique et médiatique s'échauffe.
Cela fait longtemps que la question des traces numériques post-moterm est posée, mais le sujet est maintenant un des passage obligé dès que l'on parle de blog.
Les saisines de tribunaux fleurissent depuis quelques temps à l'encontre des blogs. Ainsi, la presse locale relatait hier que le Maire de Bellac, charmante sous-préfecture du nord de la Haute-Vienne, allait porter plainte en diffamation contre un blog. Ce n'est pas le premier et ce ne sera pas le dernier.
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Depuis quelques semaines, GoogleMaps couvre la terre entière et même la lune (incroyable). Certes, les cartes ne sont pas encore au rendez-vous et les photos satellites souvent de faible résolution, mais il y a des ilots dont la qualité est proprement extravagante.
Comme Fing-CT le soulignait récemment, le débat a été lancé sur l'intégration du haut-débit dans le service universel. De fait, il se passe quelque chose et on voit nos parlementaires pousser la réflexion. Un peu plus d'un an après la L1425, nous nous dirigeons il y a des raisons d'espérer le franchissement d'un nouveau pallier vers une prise compte digne de ce nom des enjeux de l'accès au réseau en France.
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Jean-Luc s'étonne qu'après Hourtin, Futurinfo jette l'éponge.
Le trimestre dernier avait été excellent pour Apple avec une croissance des ventes d'iPod et de Mac respectivement de 500% et 43% à 12 mois de décalage. Aussi, les analyses s'attendaient à voir la marque à la pomme marquer le pas, or il n'en est rien. Pour le dernier trimestre, la croissance glissante à un an d'intervalle est de 616% et 35%.
Je faisait récemment écho du pessimisme ambiant autour du CPL en France.
Alors qu'elle vient d'être versée bonne pour le service par l'ARCEP, cette technologie est boudée par les opérateurs de service, trop soucieux qu'ils sont de rester dans la course avec du DSL. Elle est donc cantonnée à la desserte intra-résidentielle, dans des lieux où un câblage est dispendieux et le Wifi gêné par le béton armé.
Confirmation des réflexions développées dans mon billet du 19 juin dernier, dans une étude mise en exergue dans Le Monde, aujourd'hui.
Colère et incompréhension ont suivi le choix de Londres pour les jeux 2012, mais au-delà de ce que l'on peut dire sur le CIO et ses arcanes, il me semble qu'il y a une différence criante entre les deux candidatures, tellement énorme que fort peu de gens l'ont noté :
- La candidature de Londres était portée par un sportif, ancien champion olympique, entouré d'une équipe d'autres sportifs, jeunes et dynamiques, et qui a reçu un soutient politique certes important, mais tardif
- La candidature française était portée par des politiques, avec un sympathique trio Delanoë-Huchon-Lamour, derrière lequel on trouve, outre un pool d'entreprise bien mené par Arnaud Lagardère, des vieux de la vieille que sont Sérandour et Killy et enfin, tout derrière, à côté des plantes, les Douillet, Flessel, Perec, Blanc ou encore Diagana.
En se mettant au premier plan, nos chers politiques, dont je n'enlève rien à l'engagement et aux qualités, ont politisé cette candidature. Ils s'étonnent dans ces conditions que certains représentants du CIO aient voté en pensant au Non, à l'Irak ou aux récentes crispations entre Blair et Chirac. On croit rêver.
La leçon, elle est là : une candidature sportive doit être portée et incarnée par un sportif, ce qui n'empêche pas les politiques d'apporter le soutient et l'investissement nécessaire.
Bravo donc à Sebastian Coe et toute la sympathie possible dans les circonstances présentes à nos amis anglais.
Par 648 voix contre 14 (rien que ça !), les députés européens ont donc enterrés le projet de directive sur les brevets logiciels. Cela fait trois ans qu'on en parle, avec virulence incroyable et l'événement est salué comme il se doit.
C'est donc terminé, le bon sens a prévalu, puisque la commission avait indiqué ne pas vouloir retenter le coup. Le poids du rejet dans le vote du parlement est de toute façon sans appel.
Rappelez-vous, en pleine bulle Internet, c'était la folie sur les enchères pour les licences UMTS, fixés à l'époque à 5 milliards d'euros l'unité. Les opérateurs s'étaient payés une promesse de lendemains qui chantent au prix fort et aucun son n'est sorti...
5 ans plus tard, pour l'attribution des licences WiMax, l'autorité a pris son temps avec une seule ligne de conduite : régulation !
Il y aura bientôt 3 mois, j'avais blogué à propos des premiers cas d'exclusions de collégiens ou lycéens du fait de ce qu'ils avaient écris sur leur blog. J'avais même été interpellé sur le sujet par F3 !
Hier lundi, Libération publiait un excellent point sur le sujet, relayé par de nombreux blogs, notamment PointBlog.
L'exemple qui clôt ce papier peut friser la caricature, mais il illustre surtout le décalage entre deux mondes. Un prof montre à son proviseur, inculte en informatique, ce qu'est un blog et lorsque ce dernier en parle au dîner familial le soir même, son fils de 11 ans lui avoue qu'il en a un, "comme tout le monde".
Vous le savez, l'annonce de la vente de Gandi a secoué le net plus particulièrement la blogosphère. Des Internautes se sont immédiatement mobilisés. Pour ceux-là, il s'agissait de sauver une sorte d'ilot antilibéral dans un internet bien trop marchandisé à leur goût.
Dans L'interview qu'ils accordent à Cyril Fiévet et Jean-Marc Manach, Valentin Lacambre et Laurent Chemla se donnent le beau rôle. C'est de bonne guerre, mais c'est surtout révélateur, comme ils le laissent eux-même entrevoir entre les lignes, que l'on a changé d'époque.
Comme un paquet de gens, je me suis attelé à la numérisation de mon mètre-cube de CD audio et comme c'est long et abrutissant de se les ripper un par un, c'est avec le plus grand intérêt que j'ai découvert NoMoreCD sur iPodGeneration il y a quelques semaines.
En voilà une bonne idée : vous commandez, on vous envoie un emballage, vous mettez les CD dedans, UPS passe les cherchez, UPS vous les rapporte avec les CD rippés sur DVD, disque dur ou iPod et consorts.
Comme j'ai autre chose à faire que charger et décharger mon Mac, j'ai donc joué sur 300 CD et voici mes impressions d'autant plus qu'un certain nombre d'entre-vous me les ont demandés.
C'était il y a facilement 7 ans, un ami qui bossait au CNET m'avais expliqué le fonctionnement d'un nouveau service de téléphonie qui permettait de n'avoir qu'un mobile et une facturation différente, fixe chez soi et mobile ailleurs. Finalement, on n'avait rien vu.
Surprise ! la convergence est de retour.
Google a été créé en 1998 par deux étudiants de Stanford qui ont eu une bonne idée et se sont simplement dit "et pourquoi pas ?".
Quand deux an plus tard (!) il est devenu leader des moteurs de recherche, beaucoup ont cru que ça n'allait pas durer. On y est encore.
Dans cette belle manifestation qui vient récompenser chaque année les entreprises régionales, groupe Reflect est ce soir lauréat de sa catégorie et donc Leader 2005 des entreprises de services en Haute-Vienne.
Comme il le craignait, Carlos a du discourir et s'en est parfaitement sorti. Il a su remercier comme il se doit ses pairs, avec humilité et sens de l'attachement au territoire et à ses valeurs.
Au-delà, cette reconnaissance s'adresse évidemment à l'ensemble de groupe Reflect. Elle est d'autant plus importante qu'elle émane directement des acteurs de l'économie locale. Nous ne pouvons que les remercier chaleureusement pour la reconnaissance qu'ils manifestent une fois de plus en récompensant groupe Reflect.
Carlos en plein remerciements
La fine équipe (de g. à dr. et de bas en haut : Christophe, Carlos, Manuel, Cyrille, Alexis et Mathieu)

On s'était habitué à voir se réaliser les prédictions mises à lumières par Howard Rheingold sur le texting. Aux Philippines (dans la chute du Pdt Estrada), en Espagne (défaite d'Aznar aux dernières élections) ou plus récemment au Liban, le SMS et ses dérivés ont joué un rôle majeur de mobilisation et d'influence sur les masses.
Ce week-end, j'entendais à la radio les échos de phénomènes de texting similaires à l'encontre du candidat ultra-conservateur Mahmoud Ahmadinejad. La génération interactive, cela existe aussi en Iran, on y recensait d'ailleurs déjà des blogueurs émérites.
Malheureusement, la Smart Mob iranienne a échouée. Elle est sans doute trop réduite pour véritablement peser. Elle grandira et on en reparlera.
Je disais donc dans le précédent billet que les expérimentations de technologies alternatives touchaient à leur fin. C'est déjà le cas pour les Satellite/Wifi, BLR, UMTS, CPL et autres WiMax (bientôt renommé WDSL, on se demande pourquoi...). C'est donc presque l'heure des bilans.
Merci à Jacques-François Marchandise et Thierry Marcou de m'avoir proposé d'intervenir sur le thème "stratégie des territoires". Je suis heureux d'avoir pu faire un peu de promotion sur Dorsal. Au vu de la bordée de questions qui m'ont été proposées et des compliments de Nicolas Chung (ARF) sur le projet, on voit que Dorsal est à la fois un étalon et une référence. Un clin d'oeil en passant à Jean-Bernard Majescas, qui n'est pas la dernier à mettre les pieds dans le plat :) , ainsi qu'à Eric Jammaron.
Le Téoz
- ne me transporte pas plus vite de Limoges à Paris (2h50),
- la réservation est obligatoire,
- le train tangue toujours bien aux alentours de Vierzon,
- j'ai la nette impression qu'on a moins de place qu'avant.
- le billet coûte 12% plus cher,
Seule consolation, il y a des prises de courant en première et généralement elles fonctionnent. Le portable sur la tablette est ainsi un must dans le Wagon. D'ailleurs Carlos, en grand voyageur accomplis, tu devrais nous faire un billet sur tes observations sociologiques à ce propos...
Ce qui serait bien, ce serait d'avoir du Wifi. Manuel y a goûté dans le Thalis et pour le moment, on se contente de capter la borne d'Austerlitz. Depuis le train en attente de départ, ça fonctionne, il faudra que je teste si on capte le hot-spot de la gare des Bénédictins (Limoges).
Eric Jammaron a pour sa part un sport des plus intéressant : Capter au vol le réseau des gares pendant les arrêts voyageurs. On songe au type qui relève les mails des villages de la jungle thailandaise en passant chaque jour avec son cyclomoteur avec Wifi intégré (véridique !). Pour l'instant je n'ai rien noté à Orléans, Vierzon ou Châteauroux, et c'est pour cela que ce billet est posté à l'arrivée. À suivre...
L'importance du fonds a éclipsé la forme et c'est tant mieux, mais il est intéressant de porter un regard du côté du rôle que le net a joué durant la campagne référendaire.
Cette réflexion n'a strictement rien à voir avec le débat lui-même, sur lequel je n'ai pas la prétention de vouloir revenir ni prendre position. Je ne veux ici que constater un changement sociétal dans le comportement politique des citoyens.
On sait combien les blogs ont joué un rôle très important dans la dernière campagne US, et même avant lors des primaires démocrates. Après une apparition timide lors des dernières régionales, le référendum était en effet la première échéance électorale pour la blogosphère française.
Ces derniers temps, je bouffe du bitume plus que d'habitude. Conduire m'est plutôt agréable et comme Limoges est au centre de la France, on peut dire que les directions et les paysages sont variées. Ainsi, la traversée du Massif Central pour aller à Aix-en-provence (6h) la semaine dernière, avec un passage par Millau et le Larzac (magnifique !).
Enfin, tout cela me donne l'occasion de partager avec vous quelques constats.
Je ne sais pas quelle est la part du commerce électronique là-dedans, mais il devient difficile d'échapper aux poids-lourds. Il y en a maintenant vraiment partout, y compris sur les départementales obscures et jusqu'à présent désertes qui offraient une bonne alternative aux nationales encombrées. Sur voie rapide, leur propension à se doubler durant un temps infini parce qu'il y a 1km/h d'écart entre leurs régulateurs de vitesse m'agace prodigieusement.
Avec tout ça, on ne risque pas de faire du mal au compteur de vitesse, d'autant plus que les radars automatiques ont poussé comme des champignons. Il y en a maintenant partout. Mention spéciale au plus rentable de France, situé à la sortie du tunnel du Pas de l'Escalette (90 !) en descendant du Larzac vers Lodève. Il a pris quelques chevrotines mais ça ne devrait pas l'empêcher de fonctionner.
Toujours est-il qu'il y en a qui ont repris leurs vieilles habitudes et qui bombent. Pendant un temps, on pouvait croire que le gaulois s'était assagi, mais ce n'est plus le cas. Ce n'est pas sur voie rapide que ça se passe, mais plutôt sur les anciennes nationales (les D9xx), celles qui sont justement bien accidentogènes et où la maréchaussée est peu présente. On s'y fait doubler par des gens pressés à bien plus de 30km/h au dessus de la limite, tout ça pour les retrouver au cul de l'inévitable semi un peu plus loin. Pathétique.
Excellente initiative du CNRS que de proposer la consultation intégrale en ligne de la Carte de Cassini.
Du nom d'une lignée de géographes d'origine italienne, cette carte est le premier relevé moderne du territoire national. Il a été réalisé à partir de triangulations effectuées depuis les points hauts par des générations de géographes parcourant la France jusque dans ses moindres détails, à compter de 1747 et sur pratiquement un demi siècle.
Outre la précision des relevés et une grande homogénéité, elle mentionne quantités de détails, notamment tous les lieux-dits, moulins et autres aménagements dans leur nom local d'origine.
C'est donc un outil exceptionnel, à la base des travaux d'historiens ou d'archéologues.
Le site du CNRS est d'excellente facture et très simple d'emploi. Outre la navigation au sein de la carte, il affiche en superposition les limites administratives et chef-lieux actuels. Cela est très pratique et met accessoirement un peu plus en lumière la qualité du relèvement du XVIIIe siècle.
Toute cela est libre d'accès, ce qui ne gâche rien et contribue à démocratiser cette carte, à la fois instrument de recherche et oeuvre au sens premier du terme.
Les archéologues et historiens de tous poils apprécieront, les autres peuvent s'amuser à observer les changements de leur coin de France entre la fin du XVIIIe et maintenant.
Illustration : Aix-en-Provence, où j'étais en fin de semaine dernière. Où l'on devine les remparts avec le nombre de tours exact, des moulins à vent, des boulevards ombragés, etc.
Depuis quelques jours l'arrosage habituel dans les commentaires et rétroliens sur ce blog a plus que sensiblement augmenté.
Par rapport à ce qui se passe habituellement sur les comptes mails, il me semble que celui des blogs est assez ciblé. Outre une vague de casinos et autres jeux d'argents, je note une poussée significative sur celui-ci des offres pharmaceutiques dans les commentaires, les rétroliens restant dépositaires du registre graveleux.
Je ne veux pas croire que cet arrosage soit un signe de notoriété et de toute façon la dépollution que cela engendre reste contenue à un niveau chronophage que j'estime encore relatif. Ce n'est pas forcément le cas si j'en juge par les discussions partagées ces derniers temps avec différents dépositaires de blogs à forte audience.
Mercredi, jeudi et vendredi se déroulait la 3ème Université de Printemps de la FING, sur le thème de l'e-innovation. Voici un retour à chaud sur ce rendez-vous encore une fois dense et fructueux. Christophe fera certainement son billet à lui, notamment sur les manifestations amont de mercredi.
Il faut le dire tout net, outre la recherche d'un fondeur capable de répondre à ses besoins, cette bascule manifeste le fait que Steve Jobs pense être en situation d'entrer dans une concurrence frontale avec Microsoft. Ce n'est pas une surprise mais quand même un putain de coup de tonnerre dans le petit monde de l'informatique.
Décidément, si Google n'existait pas, il faudrait l'inventer, car ses initiatives ont le mérite de faire bouger les choses. Ainsi, AlertInfo, qui veut apporter une réponse française à Google Actualités.
Il en est un certain nombre qui soutiennent ou simplement apprécient l'idée que nous sommes entrée dans un "Internet II" et je vous avoue que la formule m'agace car je la trouve réductrice et en décalage avec ce qui se passe vraiment. Voici pourquoi.
L'annonce avait fait son effet de ce côté-ci de l'Atlantique et suscité un (autre) débat très chaud.
Il va pouvoir rebondir sur pièce puisque le service a ouvert discrètement, en version beta comme l'éditeur en a l'habitude.
Certes, il y a encore peu d'ouvrages, mais le principe est là. C'est d'ailleurs amusant à essayer et assez bluffant d'accéder directement à une page lambda d'un vrai bouquin. Il n'y a pas que des ouvrages anglais et on a le plaisir de trouver de nombreuses réponses en français, bien que les fonds proviennent de grande bibliothèques US. Est-ce une réponse à Jean-Noël Jeanneney ?
En vis-à-vis, Google propose ses fameux liens sponsorisés. Ils sont certes ciblés sur des boutiques où l'on peut trouver et acheter les livres concernés, mais cela jettera inévitablement de l'huile sur le feu sur l'aspect potentiellement mercantile que certains mettent en doute du fait que Google soit une entreprise privée.
Enfin, à vous de juger et dans l'attente de vos commentaires...
Les phénomènes actuels autour des blogs viennent éclairer plus crument encore une différence d'approche majeure autour du contenu et de sa finalité. Cette différence est apparue nettement avec l'arrivée du web, mais elle s'amplifie au point de toucher dorénavant des aspects culturels. Il n'y a rien de techno là-dedans, mais c'est un facteur clé dans le succès ou l'échec de bien des approches. Les idées nouvelles se heurtent parfois à des postures profondément enracinées dans l'identité culturelle collective et individuelle, et inversement.
Alors que je me disais justement que ce serait bien de voir s'il y a intérêt ou non à aller à Hourtin cet été comme les autres années, la radio m'a appris ce matin que Hourtin, c'était fini.
Il n'y aura donc pas de 26e Université d'Eté de la Communication. Certes, la manifestation, après avoir été un must de la rentrée médiatico-politique, était moins tendance. Il n'en reste pas moins que, ces dernières années, elle avait mis un accent intéressant sur les TIC et permis, en intégrant cette thématique dans des problématiques plus vastes, de permettre un brassage des participants assez intéressant. Cela permettait de voir autre chose que des rendez-vous dont la spécialisation n'a parfois d'égal que la convergence des opinions et ou tout le monde était à peu près d'accord. Un peu de castagne dans le débat ne faisait pas de mal.
Hourtin c'est fini, la question est maintenant de savoir quel événement vas le remplacer comme événement de rentrée.
Troisième et dernier épisode de ma petite série sur les usages.
Cette semaine :
3. approche usage dans les démarches projets
Il y a huit mois, Jacques-François Marchandise nous faisait partager son dépit dans un article où il s'interrogeait sur le caractère souvent faire-valoir des approches prétendument centrées sur l'utilisateur. S'il est un sujet qui me tient à coeur et que nous nous attachons à cultiver chez groupe Reflect, c'est bien celui-là, mais il faut bien reconnaître que ce n'est pas évident. Alors, qu'en est-il vraiment des approches "user-centric" ?
Le faux-blog mais vrai pastiche consacré à Jacques Chirac semble devoir baisser le rideau. En tous les cas, la sympathie dont il a semblé bénéficier a trouvé ses limites si l'on s'en tient au dernier billet publié.
Voilà en tous les cas une expérience de blogging politique des plus intéressantes. Alors qu'on s'attendait à voir cet ovni descendu en flammes dès son ouverture, il s'est bien maintenu et, à l'instar des Guignols, a trouvé sa justification dans l'entretien de la médiatisation de sa cible.
Ce blog restera donc dans les annales pour avoir trouvé un modèle lui permettant de durer quelques temps. La limite, c'est ce qui ne se maîtrise pas, s'il s'avère effectivement que ce sont les commentaires générés qui sont à la source de la semonce élyséenne. Un exemple à méditer.
Lors de Cinquièmes assises du Net de Nice, l'ADAE a dressé un bilan contrasté de la dématérialisation des marchés publics. Celui-ci présente en effet le paradoxe qui est d'avoir d'un côté un dynamisme fécond du côté des collectivités et administrations (90% de celles qui ouvrent plus de 100 marchés par an !) et de l'autre un volume de réponse électroniques ultra-anecdotique. Un exemple éclairant de l'absence de l'usager dans la démarche.
Second épisode de ma petite série sur les usages.
Cette semaine : à la recherche de l'approche usages dans la blogosphère ...
Hier était un grand jour pour l'Internet en général et le commerce électronique en particulier. Le spectre du piratage de la carte bleue a subit un démenti cinglant par la publication de l'étude l'Observatoire de la cyberconsommation par le Forum des droits sur Internet : "le piratage de la carte bancaire sur internet est un mythe".
Le son de la voix du journaliste qui annonçait la nouvelle hier à la radio trahissait une forme de stupéfaction et s'en tenait ainsi à dire que ces idées reçues là n'étaient que des spéculations sans fondement.
Il ne faisait aucun doute aux fervents usagers du net que nous sommes. Passer par une interface sécurisée en ligne est plus sûr que de donner son numéro de carte par téléphone à un(e) inconnu(e). Mais l'irrationnel était de mise en ce domaine car, même si la fraude est bien humaine, l'homme préfère primitivement faire confiance à un congénère plutôt qu'à une machine.
D'ailleurs, ce matin, la nuance revient derrière l'affirmation. Le journaliste ne soulignait plus la fin du mythe, mais "l'existence, malgrès tout, de risques de fraude". Bon dieu mais c'est bien sûr, il ne peut pas y avoir de (rumeur) fumée sans feu, le bon sens du coin de bistrot n'est pas si faillible, il y a bien des risques.
Décidément, notre époque est celle de la peur.
C'est la question que l'on peut sérieusement se poser après avoir lu un excellent article du Monde.
Le titre peut faire sourire, avec une question qui aurait du être posé il y a au moins 15 ans, "Pourquoi la France est incapable de créer un Microsoft", mais il met le doigt sur un vrai problème qui concerne avant tout les PME. La vision est pessimiste, et c'est à se demander si le quart de français qui dans un dernier sondage indique souhaiter créer son entreprise est bien conscient de ce qui l'attend. En tous les cas, vos avis sont les bienvenus.
S'il y a une constante dans le flot ininterrompu d'articles, billets et commentaires qui peuplent le net c'est que l'on y parle très peu d'usages. Cela fait un moment que le sujet me travaille et comme j'en arrivait à un énorme billet et pour démentir ma propension à asséner des "coups de pelle" (comme dis Carlos), j'ai choisi de vous le faire en trois épisodes. Voici le premier.
Les déplacements, ça a du bon. Traçant la route dans l'ouest ce soir, j'ai pu bénéficier d'un moment de radio des plus enrichissant à l'écoute de France Inter ou Frédéric Bonnaud recevait le philosophe Bernard Steigler pour son nouveau livre "De la misère symbolique. La catastrophe du sensible" que je vais m'empresser de lire.
Celui-ci développe en effet une analyse des plus intéressante des ressorts de la longue transition dans laquelle nos sociétés modernes se trouvent, quelque part entre la fin de modèles capitaliste vieillissants mais tenaces et ce que certains appellent "l'économie de la connaissance" sans vraiment savoir ce que cela veut dire. Tout cela fait écho à d'autres lectures ou discussions de conférences sur des thèmes similaires, avec parmi eux des questions sur les modes d'organisation et le changement.
Peu importe, dans cette histoire, Steigler semble très stimulé par ce qui se passe sur le net autour des nouveaux usages et notamment des blogs. C'est ainsi que j'ai appris que les blogs faisaient parti des Hypomnêmata. Je m'en tiendrai à ce sujet pour ce soir.
Je m'excuse par avance pour les puristes de grec ancien, mais il s'agit en simplifié de la consignation des choses vues, entendues ou pensées par un individu, utilisées par lui aux fins de réflexions et méditations en vue d'assurer son élévation d'esprit.
Sur cette base, le blog est notamment vu dans ce qu'il permet à son auteur de structurer sa pensée, de la fixer et de permettre d'y revenir pour que la réflexion avance et progresse. J'en connaît effectivement (n'est-ce pas Jean-Luc), qui considèrent que le blog est en effet un bon moyen de structurer sa pensée et ses idées pour soi-même. Cela n'empêche évidemment pas les échanges avec les autres, d'autant plus qu'ils sont alors de puissants leviers à l'élévation de la réflexion.
Cela m'a fait penser, pour mon humble part, à un autre parallèle qui verrait, avec les blogs, une forme de renaissance des échanges épistolaires qui nourrissaient la réflexion en d'autres temps.
Steigler met ainsi en parallèle les blogs avec les carnets de notes des érudits des siècles passés et note au passage que les blogs ne sont pas un ramassis de médiocrité, y compris chez les lycéens. Voilà une reconnaissance flatteuse de la part d'une sommité des arts et lettres.
À suivre...
La Délégation générale à la langue française et aux langues de France a encore frappé !
Comme Christophe l'avait souligné récemment, la publication de ses cogitations est toujours un moment des plus savoureux. Mais il ne faut toutefois pas oublier que les francisations qu'elle publie ont valeur légale et doivent donc être utilisés pour conférer la légalité nécessaire aux textes qui mettent en jeu ces notions.
Bref, dans sa dernière livraison, il y a ASFI, pour "accès sans fil à internet", destiné à remplacer ce bon vieux Wi-fi (Wireless Fidelity). Ainsi, si vous lisez zone ASFI bientot, c'est bien d'un bon vieux hot-spot dont il s'agit.
ASFI, il fallait y penser. Maintenant que "Wifi" est quasiment entré dans les moeurs et avec le flou généré par les dénominations maison comme Centrino, cela va aider à la compréhension, c'est sûr. Certains vont croire que c'est une nouvelle norme !
Tant qu'ils y étaient, il auraient pu s'occuper de WiMax, cela aurait permis de se mettre au point.
J'aimerai surtout qu'ils se penchent sur BlueTooth, qui rappelons-le est un hommage à Harald II, dit Blåtand (à la dent bleue), roi du Danemark au VIIIe siècle de notre ère, la norme ayant été initiée par Ericsson. Ce devrait être amusant ;-)
Il y a 3 mois, Jean-Noël Jeanneney tentait se secouer les esprits face à l'annonce Google Print et son ambition de numériser 15 000 000 d'ouvrages. Il suscitait ainsi un débat salutaire sur la numérisation des contenus culturels et celui-ci n'en fini pas de rebondir.
C'est tout chaud sorti du four : l'Union Européenne donne son accord et entérine le projet et le versement des fonds publics prévus au dossier, pour un investissement total de 85M€
L'Europe sanctionne donc l'excellence du dossier et de la procédure conduite. Elle en profite pour souligner l'importance de la démarche au plan du développement économique, car c'est bien avec un objectif de croissance et de développement durable que les élus limousins ont construit Dorsal. Le réseau est pensé pour être le terreau fertile au développement d'activité et non un marché clôt fondé sur l'économie de la pénurie comme c'est trop souvent le cas en ce domaine.
Ce 3 mai 2005 constitue donc le jour J pour Axione Limousin puisque cette annonce était le top départ du rétro-planning annoncé. Dans 24 mois aujourd'hui, 100% des limousins auront accès aux meilleurs offres du marché.
Merci à Eric Correia pour l'info
Libé publie aujourd'hui un article des plus à-propos qui pointe les difficultés des projets de collectivés locales n'ayant pas retenu l'opérateur historique pour leurs projets d'aménagement numérique du territoire. On y parle notamment du Limousin, avec le recours (non suspensif) intenté par France Télécom, mais aussi du lobbying intense mené par différentes organisations, notamment des syndicats.
Les lobbies sont en mouvement et les vieux clichés ont la vie dure.
Déjà sorti aux US, bientôt en salles chez nous et en compétition à Cannes : Sin City
Après les pudibonderies vues ces dernières années en terme de transposition de BD US à l'écran, voilà enfin une oeuvre majeure et bien noire. Un événement attendu comme il se doit.
Ce n'était pas forcément à lui de le faire et cela a d'ailleurs été critiqué, mais il faut rendre grace à Loic le Meur d'avoir pris l'initiative de ce rendez-vous.
Il y avait du beau monde au Sénat, d'abord sur scène, avec des tables rondes peuplées de ténors, mais aussi dans les allées où j'ai eu le plaisir de croiser certaines des grandes têtes pensantes de l'internet français.
Une petite semaine de repos bien méritée sur l'Ile de Ré après un trimestre de folie. J'y retrouve les joies du RTC à 56kbps, ce qui n'empêche pas de bloguer ;-)
L'autre jour, Jean-Luc m'interpellait sur la question de la biométrie qui va bientôt faire une entrée massive dans notre quotidien avec Ines, la nouvelle carte d'identité française, et la nouvelle carte Sésame Vitale. Cela valait effectivement de dépasser les commentaires pour faire un billet.
Samedi dernier, temps pourri, rien de spécial à faire, je me suis dis que c'était le bon moment pour faire ma télédéclaration d'impôt sur le revenu.
C'est avec la plus parfaite séreinité que, comme l'année dernière, j'ai laissé passé le délai de déclaration papier et évité de m'empêtrer au milieu du capharnaüm automobile généralisé régnant dans le quartier des impôts à la date fatidique.
On nous a tellement bassiné que le service était saturé que je me suis presque surpris du contraire. Bon point aussi, je n'avais pas opté pour un mot de passe exotique que j'aurais oublié. Un quart d'heure plus tard l'affaire était réglée. Simple, pratique : magnifique :)
Il est assez fascinant de voir la notoriété que cette téléprocédure a prise au fil du temps, jusqu'à en devenir un bon vieux marronnier du journalisme. Symbole du développement de l'e-administration, c'est vraiment l'arbre qui cache la forêt, dans un domaine qui, s'il jouit d'un bon a-priori, est peu compris et peu pratiqué...
Il est des villes dont le riche patrimoine gallo-romain est plus dans les livres ou la connaissance des amateurs que dans le visible, mais qui un jour se donnent les moyens de corriger le tir. C'est ce qui se passe à Périgueux depuis l'ouverture de Vésunna.
La promesse était belle et relayée comme il se doit au plan médiathique (une spéciale "des racines et des ailes" tout de même). En bon amateur d'archéologie et de muséographie, c'est donc avec expectative que je suis allé vérifier sur pièce ce dimanche.
L'année dernière a été celle de l'entrée dans l'ère de la maturité pour l'e-commerce. Les cybermarchands sont rentables et l'e-commerce devrait en 2005 franchir des seuils symboliques, en devenant notamment la première modalité de VPC en France ou en faisant de Fnac.com le premier "magasin" du groupe par exemple.
Tout cela est des plus logique.
2004 a été marqué par une croissance massive du nombre des "e-consommateurs", selon une vague qui n'est ni plus ni moins que la continuité de celle de la massification de l'équipement en accès au débit débutée il y a deux ans.
Deux années, c'est le temps qu'il faut à quelqu'un pour banaliser l'usage de l'Internet et donc atteindre le stade de la confiance suffisante pour consommer en ligne. Quand on juge qu'en deux années, la proportion d'abonnés au haut-débit a plus que doublée, on peut aisément faire le pari que le nombre de e-consommateurs va suivre le même chemin.
Avec cette massification, l'e-consommation n'est plus cantonnée aux geeks ou aux CSP+ des grandes agglomérations. Cela fait un moment que l'on voit monter en masse les seniors et les populations des villes moyennes. Monsieur et Madame tout le monde consomme en ligne. L'e-commerce est pratiquement devenu une banalité.
Il est donc plus que sérieusement temps pour tout commerçant qui se respecte de regarder le phénomène de près. Je ne renouvellerai pas ici sur mon plaidoyer régulier sur la frilosité des PME françaises à se lancer dans le grand bain des TIC et du e-commerce en particulier, je vous propose plutôt de commencer à voir comment le commerce de proximité devient concerné par le sujet.
Le Forum Economique Mondial vient de publier son quatrième tableau de bord du classement international des pays mettant le mieux en oeuvre les TIC.
C'est un des multiples indicateurs internationaux dont certains mettent souvent en doute la crédibilité, mais il faut reconnaître que la place de la France n'y est que trop rarement flatteuse. C'est le moins que l'on puisse dire.
Le billet de Jean-Michel Billaut évoquant la captation des cours par des étudiants m'avais beaucoup amusé, mais depuis les signes montrant que scolaires et étudiants sont très actifs sur le net se sont multipliés.
Il y a un peu plus de deux mois, je m'interrogeais pour savoir si le phénomène d'innovation que constitue les blogs n'avait pas atteind la phase 2 des cycles d'innovations. Depuis peu, un indicateur pertinent vient de s'allumer avec l'amorce d'un débat sur la fin des blogs. Je viens d'ailleurs d'aller commenter Luc Fayard sur ce sujet.
Je veux bien être d'accord sur le fait que oui, tout ce que l'internet compte de fondus de nouveauté est en train de scruter le brouillard à la recherche du phénomène suivant, avec les "réseaux sociaux" en ligne de mire. Christophe, comme d'habitude, tu as tout bon ;-)
Mais moi, ce qui me chagrine, c'est comme d'habitude, peu importe la vague innovatrice qui secoue l'Internet, tout semble n'être qu'une affaire de mousse médiatique. À peine celle des blogs est-elle montée que déjà on veut passer à la suivante.
Hier avait lieu dans l'hémicycle de l'assemblée régionale la présentation en grande pompe des ambitions d'Axione, l'opérateur d'opérateurs délégataire que les élus limousins ont créés dans le cadre de Dorsal.
Avant de vous décrire ce que peut être l'ambition d'un territoire qui se prend en main, je ne veux d'abord pas bouder mon plaisir et ma fierté. En effet, le Limousin est la première région de France à se doter d'un véritable service public dans le domaine du haut-débit. Là ou les départements se lancent seuls, où certaines régions ne font qu'en rajouter une couche sur celle des autres strates de collectivités publiques, le Limousin a choisi et réussi à fédérer départements, grandes villes, intercommunalités et les grands acteurs que sont l'Université ou le Réseau Interhospitalier.
TOUS, élus de droite comme de gauche, ont fait du haut-débit LA PRIORITÉ. Ils ont décidé non pas d'aménager, mais de définir l'ambition de leur territoire durablement. En fin de compte, ayant constaté que le service public du haut-débit n'existait pas, ils l'ont créé de toute pièce.
Ainsi, après 6 années de discussions et 4 années d'études et de préparation, au terme d'une rude compétition, Axione a été retenu comme délégataire de ce nouveau service public pour 20 ans.
Il nous a présenté hier ce qu'il compte faire. Je vous invite à mesurer ce que cela donne quand un territoire se prend en main !
Vous avez tous entendu parler de l'histoire de la couturière de Bourg-Les-Valences dans la Drôme, prénommée Milka et dépositaire de milka.fr. Aujourd'hui, le tribunal de Nanterre l'a condamnée à laisser ce DNS à Nestlé, propriétaire de la marque Milka.
Au delà du fonds de cette histoire pathétique, si je blogue ce soir, c'est après avoir lu, entendu et vu le traitement éditorial du sujet : une bien belle unanimité dans l'histoire du pôt de terre contre le pôt de fer et de la vilaine multinationale détroussant sans vergogne le petit commerce...
Je sais bien que les grands groupes n'ont pas bonne presse, mais tout de même !
Après le sketch autour du blog d'Alain Juppé en décembre dernier, vous pouvez vous mettre sous la dent celui de Jacques Chirac !
Bon, le DNS renvoie à un particulier inconnu, mais le contenu des billet est assez amusant. Le dernier avec l'histoire d'un rêve où W envahit le Luxembourg est assez étrange. La liste de liens proposée par ce blog participe également d'une certaine carricature.
Finalement, ne sommes nous pas face à un Kernel Panic de notre cher Président ...
Merci à Michel Moine pour avoir relevé cette perle.
L'année dernière a été riche en actualité parlementaire dans le domaine des TIC, avec au coeur, la fameuse LCEN ainsi que la réforme de la loi Informatique et Liberté.
Au vu de ce que j'observe depuis le début de cette année, il ne me semble pas certain qu'il y aie une réelle prise de conscience de l'impact des différents textes de 2004, mais certaines annonces en lien avec l'application des lois méritent un peu d'attention. 2004 année du débat et de la loi, 2005 année d'application.
Illustration...
S'il y a une constante qui ne se dément pas, c'est de parler sans cesse de technos et de débit, mais pas de ce qu'on en fait. Je développerai prochainement ce sujet de fonds mais pour ce soir, j'ai envie de me laisser aller à la facilité et de ressasser une de mes marottes favorites.
Cela fait plusieurs fois que j'entends Sophie Talneau ou que je lis des articles à son sujet. Sophie Talneau, c'est cette diplômée de Sup de Co qui, après trois ans de galère à chercher un emploi, a écrit et publié son chemin de croix chez Hachette Littérature : On vous rappelera.
Au delà d'un regard cru sur les méthodes de recrutement, ce qui est intéressant avec cette histoire, c'est qu'elle met en lumière tout ce qui participe du chômage des jeunes diplômés et plus particulièrement leur complète impréparation à la recherche d'emploi et à l'entreprise.
Il se trouve que c'est un sujet régulier de discussion entre les dirigeants de groupe Reflect, car nous ne pouvons en effet que constater et regretter cet état de fait. Le billet de Carlos sur les stagiaires en est un dérivé.
Il y a trois semaines, Jean-Noël Jeanneney, Président de la BNF, publiait une tribune dans Le Monde, en réaction à l'annonce faite par Google de numériser et donner accès en ligne à 15 millions de livres émanant de 5 grandes universités américaines.
Cette tribune a suscité de très nombreuses réactions, parmi lesquelles je citerai celle d'Hubert Guillaud, et ce matin, alors que je traçait la route du côté des Deux-Sêvres, voilà que le débat rebondissait dans mon auto-radio, du côté de France Inter, où Jean-Noël Jeanneney était invité.
C'est un débat très important et il est bien qu'il soit lancé, qui plus est par une personnalité de haut-vol. Il suffisait d'écouter Jean-Noël Jeanneney ce matin pour voir combien il a déjà progressé. J'ai envie de pousser avec vous la réflexion un peu plus loin...
Les lecteurs de ce blog ont déjà noté que la Grande Guerre faisait partie de mes (nombreux) sujets de prédilection. J'avais promis un billet particulier pour février prochain, l'heure est venue. C'est un propos très personnel que je vous invite à partager.
Angleterre 17, France 18 !
Sans être au niveau du match d'anthologie de 1997 (victoire 23-20 avec 17 points dans les 20 dernières minutes alors que des anglais arrogants menaient 20-6), les amateurs de rugby connaissent la saveur particulière des victoires à Twickenham.
Le rugby, ça se gagne devant et avec une troisième ligne agressive. Pas d'essai, mais un pack conquérant et un énorme Serge Betsen. Une victoire à l'anglaise chez les anglais. Maintenant, il va falloir notamment gagner à Lansdowne Road (Irlande) et ce ne sera pas évident.
Une bonne après-midi ;-)
Résumons : les blogues ont eu droit à un sujet au 20h de F2 vendredi, étaient l'objet du Téléphone Sonne de France Inter le même soir, F3 national en a rajouté une couche hier samedi à 19h50. Si j'en ai oublié, usez du commentaire !
C'est un beau tir groupé. Il confirme une nouvelle fois que le phénomène blog est entré dans une nouvelle phase et il est intéressant de voir comment l'abord du sujet évolue.
Rebeyrolles est décédé lundi et il faut mesurer à la densité des hommages à quel point l'art contemporain et la France viennent de perdre un grand créateur.
Je tenais à en dire un mot car j'appréciais tout particulièrement son style, sans concessions, l'intensité et la force de peintures marquées par le refus de tricher avec le réel, comme il le reconnaissait lui-même.
Il est vrai que c'est une oeuvre qui vous entre dans la tête, avec un parti pris d'une grande crudité sur la nature humaine, sur la mort, ou sur une vision abrupte de la nature. Une oeuvre entière, au sens premier du terme.
Certains lui trouvaient une proximité avec Francis Bacon. Certes, lui aussi ne faisait pas dans la dentelle, mais passé le parti pris radical et une proximité de trait, ce sont deux oeuvres différentes.
Boudé par les collections publiques, mais reconnu y compris par ceux qui n'étaient pas en accord avec lui, il en était arrivé à créer, de son vivant, son propre musée, dans sa ville natale d'Eymoutiers.
En septembre dernier, Alexis (pas moi, l'autre), recevait la visite des flics, venu chercher dans le disque dur de son ordinateur la musique qu'il avait téléchargé en P2P.
Pour avoir téléchargé 10000 titres illégalement, il est condamné à 3000€ avec sursis et à verser 10000€ de dommages et intérêts (vous aurez noté que ça fait 1€ le titre).
Pour moi, cette événement n'est qu'un écran de fumée et masque d'autres enjeux.
Michel Vergnier, Président de DORSAL, le Syndicat Mixte chargé de la mise en oeuvre du service public du haut-débit pour le compte de l'ensemble des collectivités et grands organismes publics en Limousin, en a visiblement eu assez d'un certain nombre d'arguments des adversaires du dossier.
Il n'aura pas échappé à certains l'annonce faite par deux territoires, le Département du Gers et la Communauté Urbaine de Lille de renoncer à leurs initiatives locales. Cela mérite bien quelques éclaircissements.
Contrairement aux idées reçues des non-limousins, Limoges n'est pas habituée à la neige et encore moins quand celle-ci dure. Notre climat est atlantique.
Une semaine de dérapages (controlés), de circulation chaotique et un spécial "t'as vu mon bonnet ?".
Allez, maintenant qu'il pleut, un petit souvenir d'ESTER sous la neige.


Aujourd'hui, c'est le 60e anniversaire de la libération d'Auschwitz-Birkenau.
Les médias ont fait de réels efforts cette semaine, avec une mention spéciale à France 3 qui a diffusé Shoah en prime-time et en intégralité. Il fallait le faire. C'est la quatrième fois que je vois ce film et c'est toujours la même sidération qui me saisi.
Libération.fr propose un excellent dossier et des liens intéressants.
J'aime aussi beaucoup Le grenier de Sarah, une initiative du mémorial de la shoah à destination des plus jeunes.
La parution du 6e tableau de bord du commerce électronique par la Mission Economie Numérique montre encore une fois que si le cybercommerce se porte bien du côté du consommateur mais que le chemin est encore long en ce qui concerne l'investissement des entreprises dans ce domaine.
Cela fait un petit mois que DORSAL a choisi Axione-Sogetrel et les réactions, enthousiastes et élogieuses, commencent à peupler la presse et la communauté de ceux qui suivent les enjeux d'aménagement du territoire. Cela fait chaud au coeur, car tout n'a pas été simple et il reste encore du chemin à faire.
C'est un dossier qui me tiens à coeur, je le suit depuis le début, c'est-à-dire plus de 5 ans et j'ai pas mal blogué dessus l'année dernière. Après constat du regard porté depuis l'extérieur, j'ai eu envie de mettre le doigt sur deux ou trois choses importantes.
Dans son "état des lieux de l'administration électronique sur les sites internet locaux", l'association Ville Internet s'est livrée à un exercice déjà pratiqué, dont les résultats m'accablent toujours.
Le jeu est simple, il consiste à transmettre aux municipalités disposant d'un site affichant une adresse de messagerie à l'usage des citoyens et à y adresser une demande usuelle pour observer ce qu'il se passe.
Là où certains avaient corsés la question, il s'agissait d'un sujet bateau, à savoir une demande d'information sur comment obtenir un extrait de naissance.
Considérant que l'information requise est parfaitement documentée sur Service-public.fr, la composition de la réponse requiert - soyons fous - moins de 5 minutes.
Résultats ...
L'e-administration avance, c'est indéniable, et d'ailleurs plus personne ne le nie, y compris au sein même des organismes et corps de l'Etat concerné. Un des symptômes est que l'on en parle beaucoup moins qu'il y a un an, preuve que la discussion de fonds a cessé pour des articles plus indigestes sur les aspects technologiques ou le pilotage des projets.
Pendant ce temps, on est passé dans des usages de masses, avec le franchissement du cap du million de télédéclarations de revenu l'année dernière, les audiences himalayennes de services-public.fr, les taux de pénétrations flatteurs pour TéléTVA ou Net-entreprises.fr , entre autres...
Quand l'Etat met en œuvre des projets comme par exemple Copernic, circonscrits à un échélon donné, leur gigantisme et leurs ambitions ne sont pas des obstacles. Cela étant, certains projets, même apparemment modestes, butent sur toutes une série de problèmes et parmi ceux-ci le facteur humain.
Il y a un mois, Libération était le premier quotidien à faire sa une avec les blogs. À cette occasion, j'indiquais attendre que les grands journaux TV parlent des blogs. Ça n'a pas traîné. Le journal de 13h de France 2 en remettait d'ailleurs une couche hier midi sur les blogs politiques.
La semaine dernière, Loïc Le Meur égratignait Michel Edouard Leclerc qui vient de lancer son site perso mais qui a effectivement raté quelque chose en ne choisissant pas un blog comme modèle.
Aujourd'hui, le premier ministre vient d'annoncer qu'un Blog porterai la communication pour le référendum sur la constitution européenne. Rien de moins.
Déjà intronisé mot de l'année 2004, le blog vient d'entrer en force comme modèle de référence de la communication. Passer à côté et d'une part votre plan média s'écroule, ensuite vous êtes la risée d'une blogosphère très influente, et enfin la télé vous ignore.
Merci à Laurent Condominas d'avoir relevé cette phrase dans le blog de l'ART : "Sans intervention publique, les zones grises, dans lesquelles le seul réseau existant est celui de France Télécom, devraient donc concerner près de 40 % de la population en 2006. Dans ces zones , l’innovation sera probablement moins importante et les prix plus élevés que dans les zones concurrentielles"
Déjà, France Télécom annonce la couverture totale à 98% de la population, ce qui laisse 10000 communes au bord de la route. Ensuite, 40% de la population va continuer à rêver devant les pubs télé et les offres dégroupées. En Limousin, on sait depuis des années, dans le cadre des débats préalables à DORSAL que ce n'est pas d'avoir le haut-débit qui compte, mais d'avoir accès à des offres diversifiées et aux meilleurs coûts.
Surtout, "l'innovation sera probablement moins importante" devrait être changé en "l'innovation est déjà moins importante". Des études ont déjà montrées que l'absence d'offre ou de diversité des offres impacte le développement économique des territoires et des entreprises qui s'y trouvent. JM Billaut, ardent défenseur de l'importance des réseaux très haut-débit au service de l'innovation le sait bien. Dans ces zones grises, l'investissement des PME dans l'innovation est plus faible. Il y a aussi une transposition du postulat qui est que les territoires qui investissent massivement dans les TIC bénéficient d'un point de PIB supplémentaire.
Alors, oui, l'ART a bien raison, il est temps que les élus locaux de tout poil comprennent que l'avenir de leur territoire se joue et que le service public des télécoms (et du haut-débit) est véritablement entre leurs mains. Contrairement à ce que l'on pense, ce n'est pas encore le cas. l'ART fait bien de le rappeler, mais ce n'est pas dans son blog, lu par des gens convaincus de la chose qu'il faudrait que ce le soit, plutôt sur le terrain ou au moins au salon des Maires de France. Les territoires sont en compétition et y compris au sein des plus ruraux, certains avancent plus vite que d'autre, ne serait-ce que dans la prise de conscience. J'en connais certains qui attendent que le besoin se manifeste. Je ne suis pas sûr que le fait que des entreprises ou des particuliers choisissent de ne pas s'installer se voit, ni que les entreprises cessent d'investir au même niveau que leurs consoeurs. Quand on sait qu'un simple garagiste commence à vraiment avoir besoin d'Internet pour travailler, il est effectivement temps de se prendre en main. Il faut déjà commencer par le décider !
Accessoirement, il y a des guides qui arrivent sur les bureaux des maires, j'aimerai bien savoir ce qu'ils en pensent (...)
Il ne vous aura certainement pas échappé que France Télécom négocie actuellement avec le gouvernement une hausse de 23% (rien de moins !) de l'abonnement téléphonique. Rappelons que celui-ci est actuellement à 13€.
Quand on pense que le téléphone fixe est depuis une décennie le fromage qui finance le développement du portable ou du haut-débit, cette hausse est peut-être une façon de tirer sur la pompe en attendant que les offres intégrées en haut-débit ne génèrent les profits attendus, sans doute aussi de compenser l'érosion de ce marché historique.
J'ai quand même envie de penser que c'est aussi un des derniers feux de cette technologie car l'important, c'est que l'on peut s'éviter d'être concerné par le jeu, ce qui n'est pour autant pas permis à tout le monde...
C'était annoncé et attendu, c'est arrivé. Noël 2004 a vu le commerce électronique bénéficier d'une très forte croissance du chiffre d'affaire, sans doute autour de 75%. En 2003, elle n'était "que" de 53%.
Cette forte croissance confirme trois phénomènes observés cette année :
- l'arrivée massive de nouvelles populations d'internautes à maturité, notamment parmi les séniors. Ils ont clairement été identifiés, dès le début de cette année. Ils se sont massivement mis au commerce électronique
- la très forte croissance surtout des accès haut-débit. Il est clair que le passage à une connexion permanente facilite une appropriation plus prononcée des usages, développe la confiance et crée donc des conditions favorables à l'achat en ligne
- la banalisation de l'achat en ligne. Etre un cyberconsommateur n'est plus une singularité. Il y a encore deux ans, cela pouvait susciter au moins la curiosité. Depuis, les média traitent la chose comme l'on va acheter sa baguette chez le boulanger. Ce phénomène est en outre conforté par le fait que de grands sites marchands ont investi la publicité télé. Voir cDiscount sponsoriser la météo de TF1, cela met le commerce électronique en perspective...
En synthèse, je suis prêt à faire le pari que c'est la dernière année que l'on en fait encore un fromage. La croissance de cette modalité d'achat sera toujours intéressante à observer, mais le commerce électronique est entrée dans l'ère de la banalité. Vous n'en doutez pas ? Croyez-vous que ce soit une généralité ?
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