Bien que les choses évoluent doucement dans le bon sens, une grande majorité des professionnels du web – chefs de projets, designers, développeurs – n'ont pas encore compris les enjeux de l'accessibilité, ou, pire encore, n'en ont tout simplement jamais entendu parler. Dans la très grande majorité des cas, on n'en entend parler qu'à la demande express du client, et il semble que la seule manière de la vendre aujourd'hui soit d'insister sur son impact positif et reconnu sur les outils de recherche.
Je suis tombé durant ma veille du matin sur un excellent article de James Edwards, Why accessibility? Because it's our job, dont la conclusion me semble tout à fait pertinente :
Nous définir comme des professionnels est avant tout un engagement que nous prenons vis à vis de nos clients, et également vis à vis de nous-même : celui de fournir un travail de qualité. Un médecin doit se préoccuper de santé, un entrepreneur de sécurité, et nous, d'accessibilité.
Le fait qu'il faille recourir au législateur à travers un RGAA non contraignant – ni à ce jour puisque le décret n'a toujours pas été signé, ni dans le futur vue la faiblesse des sanctions – montre bien que, pour beaucoup d'entre-nous, la notion de professionnalisme est encore bien loin. Il ne tient pourtant qu'à nous de rajouter le minimum vital d'accessibilité, non pas comme une quelconque fleur faite aux personnes atteintes de déficiences visuelles, auditives ou moteurs, mais simplement pour rendre nos sites... accessibles à tous.
J'accompagnais hier Alexis et Thomas à la session de l'EBG consacrée à un premier bilan de la ruée vers la fibre grand public en France. Orange, Neuf Cégétel, Numéricable, Free et l'ARCEP nous présentaient un bilan de leurs avancées et de leurs difficultés dans le domaine. Après deux heures passées à jouer un rôle très convenu se résumant à une partie de ni oui ni non ni blanc ni noir, l'état des lieux est simple :
J'aime bien les histoires d'arroseur arrosé, parce qu'elles contiennent souvent une morale pour ceux qui y assistent, pour peu qu'ils veuillent bien y faire attention. Il y a 15 jours, Techcrunch se moquait gentiment de Google qui se faisait piquer ses meilleurs ingénieurs par Facebook, à une vitesse alarmante. L'article se terminait sur la constatation que :
Ce n'est pas qu'une question d'argent. Les véritables entrepreneurs veulent travailler pour les sociétés les plus excitantes qui soient, et aujourd'hui, on ne fait pas mieux que Facebook.
Curieusement, Michael Arrington trouve soudain la plaisanterie beaucoup moins drôle quand c'est à lui qu'on la fait, et il le clame haut et fort dans un billet rageur : Hé facebook, c'est quoi ce bordel ? Ne t'approche pas des techcrunchers. Au point d'ailleurs de perdre un peu les pédales à la fin de son billet où il annonce :
Et, chose qui n'a rien à voir avec cette affaire, si quelqu'un a une histoire extrêmement négative à propos de Facebook, qu'il nous l'envoie. Nous encourageons particulièrement les rumeurs infondées et la pure spéculation. Abrutis. (mise à jour : ceci est exactement le genre de choses que je recherche).
Alors, la guerre de Troie 2.0 aura-t-elle lieu ? Et si oui, qui jouera le rôle de la belle Hélène ?
Alors qu'on attend toujours le décret d'application du RGAA qui l'imposera de facto à l'ensemble des sites publiques, France Telecom va plus loin en facilitant l'accès de son service client à distance aux sourds et aux malentendants. Très justement baptisée autonomie, cette nouvelle solution de mise en relation via le web utilise au choix la langue des signes, le sous-titrage des paroles du conseiller clientèle ou un système de chat.

Devant une telle prouesse technologique particulièrement inhabituelle, je suis étonné qu'ils n'aient pas poussé l'effort jusqu'à supporter d'autres navigateurs qu'Internet Explorer 6 et 7. Parce qu'elle signifie rendre Internet accessible à tous, l'accessibilité passe aussi par l'interopérabilité.
Nous étions la semaine dernière à Paris Web 2007, une conférence axée sur les standards du web, l'accessibilité et toutes ces bonnes pratiques qui visent à faire du web un outil utilisable et utilisé par tous. La qualité des conférences et des orateurs ne diminue pas d'une année sur l'autre, et c'est toujours un plaisir de revoir des gens avec qui l'on communique principalement online.
Les raisons en sont encore obscures, mais il semble que de nombreux sites majeurs, aussi bien en France qu'aux États-Unis aient connu cette nuit une très importante baisse de leur pagerank. On pourra discuter durant des heures de sa pertinence encore aujourd'hui, la très grande majorité des régies publicitaires se basent encore sur le seul pagerank, et nombreuses sont les sites ne vivant que de la publicité qui risquent de voir leurs revenus fondre comme neige au soleil du fait de cette "réorganisation".
Pour reprendre une expression chère à un de nos anciens présidents de la République, l'annonce de la disponibilité d'un SDK pour l'iPhone au mois de février prochain m'en a touché une sans faire bouger l'autre. Qui, dans 95% des cas aurait intérêt à développer une application client lourd spécifique à une seule plate-forme, quand il est possible de créer des applications web utilisables non seulement sous Safari, mais également sous Minimo, ou l'excellent Opéra Mini ? D'ailleurs, pourquoi se cantonner au monde de la mobilité quand on peut développer pour le web en général ?
La nouvelle est maintenant officielle : le très attendu téléphone d'Apple sera disponible en France le 29 novembre prochain, en exclusivité chez Orange.
Nous avons pu tester l'iPhone ces dernières semaines, et nous nous réjouissons de cette annonce tant nous pensons que les spécificités de navigation du smartphone d'Apple vont booster l'adoption du web mobile en France. Bien que nous ayons parfaitement conscience que les fonctionnalités de zoom, de redimensionnement à l'échelle, ou de navigation aux doigts ne soient pas encore implémentés sur les autres téléphones, nous croyons que les autres éditeurs, vont très rapidement rattraper leur retard et proposer des navigateurs aussi performants que Safari ; l'annonce récente du lancement de la version mobile de Mozilla, et la dernière version bêta d'Opéra Mini nous confortent dans notre sentiment que nous sommes aujourd'hui au tournant d'une adoption massive du web mobile en France.
De très nombreuses applications externes dédiées à l'iPhone sont d'ors et déjà disponibles, et leur nombre et leur qualité ne cesse de croître à mesure que la communauté des passionnés grandit.
Le principal obstacle de ce que le w3c appelle l'ubiquitous web reste toutefois le tarif des forfaits data et leurs trop nombreuses limitations. La balle est maintenant dans le camp des opérateurs, gageons qu'ils sauront cette fois la saisir au bond.
L'organisation de l'information, et par là même de la naviagtion à l'écran a toujours été une problématique globale de l'identité d'un site. Les modes se suivent et ne se ressemblent pas toujours, mais on en revient toujours à la même question : faut-il en mettre trop, ou pas assez ?
Cela fait maintenant 10 ans que le web est entré dans la vie du grand public, et on dirait que certains n'ont toujours pas intégré les leçons du passé. À croire que l'expérience ne sert jamais qu'à soi. Facebook, devenu en quelques mois le réseau social incontournable s'est donc fait voler son nom de domaine dans deux pays différents, en l'occurrence la France et la Belgique. Hier soir, facebook.fr pointait vers un réseau social créé sur Ning, et facebook.be vers un réseau social en flamand.
À l'heure où l'adoption globale de Facebook dans l'hexagone ne tient qu'à la traduction de la plate-forme dans la langue de Molière, il s'agit là d'une erreur grave. D'abord pour l'image du service lui-même, mais également – et ceci n'engage que moi – pour l'image du web (2.0 ou pas) en général. Le web a beau exister depuis plus de 10 ans, il fait cependant toujours figure de jeunot face aux dinosaures de l'informatique de gestion qui n'hésitent jamais à nous renvoyer la première bulle en travers de la figure pour nous faire remarquer notre immaturité. Malgré les très (trop) nombreux bugs des logiciels disponibles sur le marché, et ce quelle que soit la plate-forme, on tolère curieusement beaucoup plus facilement un gel du système qu'un bug CSS sur une page web. Il est facile de reprocher au web son immaturité, et, face à des géants qui nous montrent sans cesses nos faiblesses du doigt tout en s'adaptant à l'environnement et à l'outil web, nous nous devons d'être d'une parfaite exemplarité si nous voulons gagner nos lettres de noblesse. Cela passe par des productions de qualité, un respect des bonnes pratiques du web, même si nous les trouvons souvent inutiles ou trop contraignantes, et une volonté constante de nous améliorer. Quoi qu'il en soit, en 2007, se faire voler pareillement ses noms de domaine est inacceptable pour un service de la taille de Facebook.
Il est maintenant trop tard pour venir nous rencontrer sur le stand B117 et en profiter pour découvrir PlugYourTV, la première solution toute tout-en-un de Web TV lancée la semaine dernière, puisque l'Apple Expo a fermé ses portes hier soir, et nous en sommes quelques part soulagés. Coincés entre le village son, le village jeux particulièrement bruyant et des fabricants d'enceintes pour iPod, ces quatre jours furent tout sauf reposants, malgré la richesse des discussions partagées aussi bien avec les visiteurs qu'en off avec les autres exposants.
Après avoir pris un temps de réflexion sur la direction que je souhaitais donner à ma carrière, j'ai finalement choisi de rejoindre l'équipe du groupe Reflect au sein de laquelle j'officierai en tant que project manager.
Quelques unes des nombreuses raisons qui m'ont naturellement poussé vers le groupe Reflect :
– L'envie de participer à une très belle aventure humaine et entrepreneuriale dans une société aux dimensions européennes mais toujours capable d'innover.
– Le plaisir de rejoindre une agence particulièrement implantée dans le Web 2.0 et ses usages.
– Le défi de faire adopter ces usages et bien d'autres à des clients prestigieux.
– La passion, celle d'apporter ma pierre à un web de qualité.
– Le bonheur de continuer à travailler sous Mac ;-)
Ce que je souhaite au sein du groupe Reflect :
– Mettre en oeuvre le savoir-faire issu de ma double formation en sciences politiques et informatique et de mes expériences passées dans la résolution des problématiques complexes de nos clients.
– Accompagner nos clients dans leur transition vers un web social et participatif en tenant compte de leur vécu particulier et de leurs impératifs politiques.
– Promouvoir et développer les bonnes pratiques autour de la qualité, de l'accessibilité et du respect des standards dans une optique toujours tournée vers l'utilisateur.
– Trouver les solutions techniques qui permettront à nos clients de vivre sereinement leurs projets les plus critiques.
– Apprendre et partager mes connaissances au sein d'une équipe composée de profils aussi intéressants qu'hétérogènes.
– Arriver chaque matin avec le sourire à l'idée de diriger des projets fascinants dans une excellente ambiance.
Mon parcours professionnel en quelques dates clés :
2002 : je finance mes études en créant et dispensant une formation à la sécurité informatique pour la société DMP. J'en retire une passion pour la transmission des connaissances et la compréhension des besoins des élèves. Cet attachement à défaire des noeuds gordiens me poussera plus tard tout naturellement dans l'accompagnement de projets.
2003 : je participe au développement de l'outil de gestion clientèle d'EDF-GDF au sein d'une équipe montée par Accenture en pleine ouverture des marchés de l'énergie à la concurrence. J'y découvre le fonctionnement des grands groupes français et les réelles possibilités des applications web. Je quitte le système et me lance sur la toile : ma carrière sera dans le web ou ne sera pas.
2006 : depuis longtemps convaincu de la nécessité de rendre les applications web plus simples et intuitives à utiliser, j'effectue mes premières missions de refonte ergonomique au sein d'Actualys. Le web, oui, mais centré autour de l'utilisateur.
Technorati Tags: groupereflect, web20, projectmanagement
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