Les choses bougent vraiment très vite dans le monde des médias et plus largement du contenu. On n'en est toujours pas sorti des débats entre intelligence collective et asservissement des masses et s'il en est qui édictent des manifestes pour sortir par le haut, la vraie question qui se pose reste quand de même de rester compétitif et profitable. Alors ce matin, 2803 pointe cet intéressant revirement, que j'ai envie de mettre en perspective avec cette vérité qui est que l'important n'est pas dans la qualité des contenus eux-même, mais dans le processus de sélection. Les orpailleurs le savent bien, il faut brasser beaucoup de minerai pour trouver des pépites L'important c'est donc le modèle et la chaîne de création de valeur. Voilà qui conforte quelques certitudes et donne à réfléchir sur des succès récents, justement basés moins sur les contenus eux-mêmes que sur leur sélection, avec des processus basés sur le choix des hommes. Déjà en début d'année, je pointais la faiblesse des modèles de pure intelligence collective pour pointer la niche de valeur qui consiste à savoir faire de bonnes revues, sélectionner. Encore une fois, les modèles à la Digg ne sont que des thermomètres. De quoi on parle, et bien toujours de la même chose, de la quête des bons modèles et de la bonne gouvernance. Vous jetterez alors un oeil averti chez Jeff Jarvis, avec un excellent billet sur ce qui lui semble constitutif de la fonction éditoriale et du changement des mantalités face au changement continu. Le Support n'est plus la question, la valeur est dans la capacité à animer ses flux d'entrées comme des communautés, disposer des bons instruments et surtout de bonnes lignes directrices pour que la sélection soit qualifiée, lisible et avec une marque de fabrique bien affirmée.
Tags: Médias, Intelligence collective
À l'heure où certains comptent ce que coûtent les réseaux sociaux et notamment Facebook, la nouvelle économie qu'on cherchait est l'l'économie de l'attention, plus personne n'en doute, cela dit, de quelle attention est-ce que l'on parle ?
Les modèles numériques ont la bonne idée de trouver des alternatives pertinentes à ceux fondés sur la pénurie, mais il n'en reste pas moins que notre temps est quand à lui bien limité et que son exploitation est la base de bien des modèles numériques. En ce domaine, je trouve que l'on manque un peu de finesse. Déjà, l'attention est le temps sont deux choses différentes et la confusion entre les deux manifeste. Ensuite, j'ai toujours trouvé réducteur cette propension à considérer que l'utilisateur soit toujours pleinement focussé sur ce qu'il fait alors qu'en vrai, nous passons notre temps à faire plein de choses en même temps, à être en mode multitâche, donc dans une exploitation plurielle de la même séquence de temps couplé à une dillution de l'attention.
Il est maintenant trop tard pour venir nous rencontrer sur le stand B117 et en profiter pour découvrir PlugYourTV, la première solution toute tout-en-un de Web TV lancée la semaine dernière, puisque l'Apple Expo a fermé ses portes hier soir, et nous en sommes quelques part soulagés. Coincés entre le village son, le village jeux particulièrement bruyant et des fabricants d'enceintes pour iPod, ces quatre jours furent tout sauf reposants, malgré la richesse des discussions partagées aussi bien avec les visiteurs qu'en off avec les autres exposants.
«Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires» disait Montesquieu. On peut dire que le gouvernement actuel s'en souvient et propose à tous les citoyens de notre pays de venir soumettre une simplification des lois qui lui semblent trop complexes ou trop lourdes pour notre époque. Le début d'une véritable démarche participative on line. On peut regretter que cela ne se passe qu'à travers un formulaire un peu abstrait envoyant votre message dans un trou noir dont on ne connait pas grand chose. Quel dommage de ne pas profiter de l'occasion pour ouvrir un vrai lieu de dialogue et d'échange sous la forme d'un blog communautaire pour favoriser un vrai dialogue citoyen contradictoire... C'est en tout cas un premier pas encourageant !
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Je vous ai déjà donné mon avis sur Charlie et sa copine Charlotte, qui persistent à être de belles images des collaborateurs 2.0 heureux de l'être, dans des entreprises qui les acceptent.
Parfaitement dans le ton et iPhone ready, Charlie est maintenant passé mobile et vous interpellera donc un peu plus sur vos usages numériques et ce que permet votre entreprise.
Il est très sympa, Charlie, mais pendant ce temps, le fait est que le débat est plutôt sur le web 2 comme cauchemar des DSI, ou le collaborateur 2.0 comme cyberdélinquant du SI. Cela dit, quand on en arrive à plus de la moitié des employés US du secteur IT qui considèrent qu'ils seraient plus performants avec leurs outils persos, sanctionner apparaît comme une réponse dépassée. Il n'est d'ailleurs pas besoin d'aller aux US, je m'amuse actuellement beaucoup en démarche amont à faire lever la main de ceux qui utilisent des outils hors système pour leur travail. Actuellement, y compris dans des structures pas du tout IT, cela donne un bon 20% en moyenne.
Sinon, une autre idée du web 2 et de la collaboration en entreprise par Dilbert : Enjoy !.
Ne me cherchez plus dans Viadeo, j'ai supprimé mon compte. Inscrit depuis les tous débuts du service, je recevais des demandes qui n'avaient vraiment aucune relation avec mes activités business ou mes passions. Dommage, je trouvais la dernière refonte graphique et ergonomique plutot réussie mais les usages qui s'y développent étaient de plus en plus "spam spirit" et ca n'avait l'air de déranger personne. Alors voilà, vous pourrez plutot me retrouver dans linkedIN, que j'utilise aussi depuis longtemps et que je trouve beaucoup plus professionnel dans la qualité des échanges qu'il génère... Et puis dans le genre boîte à spam avec invitations à des tonnes d'applis tierces dont l'utilité est discutable, y'a Facebook ! :)
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La guerre des moteurs de personnes continue et s'étend. Voilà donc Twitter qui s'y colle. Déjà que je twitte peu et que ça n'empêche pas des tas d'inconnus de vouloir devenir mon ami, ça ne va pas s'arranger. Parmi eux, je trouve qu'il y a de plus en plus de parasites qui déversent leur spam. Ce n'est pas anodin car sur Twitter, ceux qui vous suivent sont d'une certaine façon une part de votre identité. Comme à la maison, un ménage régulier s'impose.
Dans Facebook, c'est du déluge des invitations à des groupes à insérer de nouvelles applis qu'il s'agit. Clairement, l'écosystème Facebook est très fertile, ça widgetise tant qu'à bon compte. C'est ludique et sympa, mais ça rend aussi vite sa page obèse. De l'inflation des instruments de socialisation dans les réseaux sociaux, une autre forme de sociobésité, à moins qu'il ne s'agisse en fait que d'une autre forme de jeu. Et après tout la vraie question c'est de nouveaux amis, pour quoi faire sinon s'inventer de nouveaux jeux et les promouvoir. La comparaison entre Facebook et SecondLife n'est pas fortuite. Patience, la convergence arrive.
Merci Richard pour éclairer cette liste élaborée par Mashable qui rassemble pas moins de 400 services en ligne pour traiter partager et diffuser photos, vidéo et musique, avec podcasting et netradio, entre autres. Un vrai océan de service tout de même assez centré US, mais une simple partie hébergée de l'iceberg au vu des listes colossales figurant en pied de page, sans parler qu'il faudrait rajouter le (gros) paquet d'équivalents européens.
De quoi passer des heures à tester et surtout de se confirmer que le web 2 a changé la donne dans l'outillage logiciel personnel et marque bien le changement pour l'industrie logicielle.
À parcourir la masse, on remarque bien combien certains services se diffusent dans leur capacité à créer de l'écosystème. Dans la trentaine d'outils de partage de photos, Flickr est clairement celui-là. Pour autant, ils ne sont pas aussi nombreux qu'on pourrait le penser. Comme quoi le Gartner n'a pas complètement tort sur le positionnement des mashups et écosystèmes dans son hypecycle.
Comme l'avais annoncé Michael Arrington en mai dernier, on est en pleine guerre des moteurs de personnes. En ce moment, c'est Spock qui est à l'honneur.
Ce n'est pas dur à suivre, comme pour les autres, j'ai droit à invitation dans la boîte. Certains commencent à parler d'overdose, je trouve qu'il y a un peu de fuite en avant. À peine Facebook envahi, le troupeau se porte vers un nouveau territoire, poursuivi par le spam. La nouveauté, c'est qu'aujourd'hui, nos médias sont super en prise avec l'événement et annoncent les sorties synchrone avec TechCrunch.
Et si déjà on essayait de tirer un vrai profit des outils dont on dispose, d'arrêter de penser comme si chaque réseau social servait à soi et à son positionnement perso ?
J'ai assez pesté, ces dernières années sur l'incroyable stagnation du taux de propriété d'un site web dans les PME française (bloqué à 52% depuis ... 2002 !), pour ne pas saluer un mouvement sur le moniteur.
D'après Eurostat et le JDN, 65% des PME de plus de 10 salariés auraient un site, 62% pour l'INSEE en mars 2007. Ça bouge, mais on est quand même dans le wagon de queue européen.
Et quand l'INSEE remonte 18% d'entreprises déclarant recevoir des commandes en lignes, Eurostat dit 21%. C'est peut-être dans la moyenne européenne, mais ça reste TRÈS faible (c'est presque le double au Royaume-uni).
Mais après tout, elles ne sont que 28% à acheter en ligne, ce qui montre bien que le principal problème est d'abord d'être pratiquant avant de considérer qu'on pourrait aussi vendre soi-même ainsi. Aussi, et même si ça bouge, je persiste un peu plus à penser que c'est en forçant un peu à l'usage que l'économie numérique va avancer chez nos belles PME. N'oublions que pas que 50% de la croissance européenne en découle.
Je vous parlais il y a quelques jours de Flickrvision application pure web2.0, mais la société à l'origine de cette application n'en n'est pas à son coup d'essai. Poly9 a en effet commis bien d'autres outils du même genre :
etc. Tout ceci est très addictif et nous promet des applications très originales si l'on part du principe que tout est modélisable sur une carte...
Le monde daté du Mercredi 25 juillet nous offre un portrait très intéressant d'un des hommes sans qui le World Wide Web n'existerait peut-être pas. Robert Cailliau (Belge de naissance : on a pas fini d'en entendre parlé...) en collaboration avec Tim Berners-Lee a permis l'apparition et la naissance de ce que des millions de personnes utilisent quotidiennement : le W.W.W. et ses services associés : sites, mail, messagerie instantanée etc.

Comment expliquer HBO Voyeur autrement qu'en parlant d'autre chose ? Pas facile.
La première façon serait de vous envoyer vers le trailer pour esquiver l'exercice.
La deuxième serait de parler de cinéma, d'une expérience multi-channel structurée comme un "Fenêtre sur cour" démultiplié, articulée en croisements comme "Short Cuts" mais avec la simultanéité de "Time Code".
La troisième serait d'évoquer l'objectif, faire la promotion de HBO, le cablo américain qui peine a se relever de la fin de "Six Feet Under", "Sex and the City", "Rome" et "The Sopranos".
Car c'est sans doute la raison de cette vaste campagne qui partage avec "Fenêtre sur cour" plus d'un point de départ :
- la mise en abîme spectateur / voyeur
- le regard porté sur la façade d'un immeuble aux habitants particulièrement hétérogènes
- l'intrigue "policière"
- le rapprochement de plusieurs faits en apparence déconnectés
Un point de vue qui peut faire penser à celui à l'oeuvre dans "The Sims 2" et devrait rappeler aux plus vieux d'entre-nous les "Little Computer People" et à tous, les appartements interactifs d'Ikea.
Mais le clin d'oeil le plus actuel est sans doute à chercher du coté de la TV, en particulier la "reality television", avec les millions de gens qui campent des heures durant devant leurs postes pour observer et déduire le sens caché des comportements des participants de Loft story, Nice People ou Simple Life... le tout matiné de lonelygirl15 pour l'intimité, la gestion en épisodes et la progression du scénario.
Alors, ouvrez les yeux et regardez bien les 5 premieres minutes sur You Tube ou, mieux, en haute definition (720p) pour comprendre le principe et deceler tous les indices.
Chaque appartement a sa propre histoire, comme celle du strip poker (en video et en photos) mais il existe également des connexions entre les histoires, comme par exemple entre les appartements 2A et 3A.
Au final, cette campagne s'appuie sur un dispositif très riche :
J'ai eu la chance de mettre mes mains sur la fameuse table interactive Microsoft Surface. Le produit est impressionnant ! Dès que c'est commercialisé à grande échelle j'en veux une dans mon salon :) En attendant, régalez vous avec cette démo spécialement faite pour vous les viewers du podcast de groupeReflect.
PS : tiens le site MS Surface est fait en Flash9 et pas en Silverlight, vous voulez un devis pour qu'on s'occupe de l'update technologique messieurs de chez MS ?
Pour vous abonner au podcast de groupe Reflect dans iTunes, cliquez ici.
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Tout le monde se souvient des outils du digg labs swarm, stack, bigspy, arc.
Flickr et google maps nous proposent aujourd'hui la même chose : voir les photos qui viennent d'être publiées sur une mappemonde.... c'est inutile, mais très intéressant si l'on peut ramener cela à des échelles plus réduites et à des communautés particulières. Ce nouveau service s'appelle Flickrvision et commence à faire beaucoup parler de lui... à suivre...
Il y a des sujets qui avancent doucement et puis tout à coup, un billet fait effet de cristallisation. C'est typiquement le cas avec Alex Iskold, chez Read/Write, sur le web implicite. Hubert a rebondi sur la lecture faite par Affordance pour creuser la question du devenir du lien hypertexte. Pourquoi pas, mais personnellement, je trouve que le débat est d'abord sur les modèles de business et les questions d'identité numérique et de gouvernance qui vont avec.
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Chez nos amis de Designer interactif, un excellent billet à propos du design d'interface dans l'iPhone. Cela fait un excellent écho à mon billet de la semaine dernière et cette idée que l'iPhone est une rupture au niveau relation d'interface avec la machine.
Steve Jobs a beau dire que l'iPhone sait jouer le web 2, il faut donc s'adapter un peu. Qui en aurait douté.
Voici donc un nouveau jeu de contraintes qui va peser sur l'ergonomie des sites, mais aussi sur les usages qu'on y pense, notamment quand on lit qu'il n'y a pas de geste pour couper, coller, le drag-and-drop ou la sélection de texte, ou inversement quand on réfléchit à la possibilité de zoomer et ce qu'elle change dans la manière de consulter une page.
Enfin à l'heure où les labels européens d'accessibilité s'organisent, il est intéressant de faire le lien, notamment quand on lit chez Apple que l'interface limite physiquement le nombre de liens dans la page, ou dans la manière dont il invite à sa structuration.
Un nouveau standard d'interface s'est invité à la table.
Cela fait un bon moment que je joue avec les questions de popularité sur les contenus et ceux qui mes lisent savent au détour de quelques billets que je suis de très prêt les taux de participation. J'avais un peu parlé il y a plus d'un an déjà de la fameuse règle du 1% et depuis, on a une meilleure visibilité sur les différentes types de population en terme d'interactivité. On sait notamment qu'il n'y a qu'un gros tiers des internautes qui interagissent vraiment (qui publient des commentaires ou taguent par exemple), avec toute une palette à recouvrements entre ceux qui écrivent quelque chose, qui cliquent pour voter, ou qui taguent, par exemple, sachant que la tagguing est en soit une pratique à connotations plurielles.
Or, on en est encore massivement sur des modes de fixation de la popularité qui sont déclaratives et collectives. Grossièrement, la popularité ne représentent que les 35% qui interagissent, soit une minorité. De plus, comme les votes sont sur l'ensemble, on se retrouve victime de la dictature de la communauté dominante et si on n'y appartient pas, la popularité a un sens qui ne colle pas avec ses affinités.
Non, je ne parlerai pas de l'iPhone, ni de l'hypra-buzz qu'il suscite, j'attendrai d'en avoir un. Non, à l'heure de cette hystérie hypnotique, et puisque Louis Naugès le met en persective du Blackberry au regard des usages professionnels, il me semble intéressant d'en rajouter une couche sur l'interdiction que ce dernier vient de subir du côté des services du gouvernement.
Ainsi donc, la SGDN vient de découvrir en 2007 que le Blackberry existe et que ses données transitent par des serveurs qui ne sont pas en France. Horreur et donc interdiction. en plus, c'est contagieux. Cela m'inspire deux réflexions.
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Bien avant le web 2 qui affirme une évolution des services numériques en phase avec les usages des utilisateurs, mettre l'utilisateur au centre a toujours été un paradygme recherché dans les projets que j'ai eu à conduire et une hypocrisie fréquente que j'ai expliqué plusieurs fois sur ce blog.
Il se trouve que se sont récemment terminés pour moi quelques dossiers appuyés sur une forte démarche participative impliquant les utilisateurs dès l'élaboration de la vision. C'est donc l'occasion de revenir sur tout cela et dresser quelques constats d'expérience.
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Et si le p2p n'avait pas encore abattu toutes ses cartes en France ? Et si l'on pouvait parler d'argent et de p2p au delà de Paypal. De confiance ailleurs que sur Ebay. De pression sociale plus forte que sur MySpace...
C'est ce qui c'est passé au barcampParis12 de ce week-end. Il y était question des migrants et de ce modèle d'entraide particulier qu'ils ont apporté dans leurs valises pour soutenir le financement des membres de leur communautés.
En effet, toute une frange de la population est délaissée par les banques pour cause de solvabilité non évaluable par les méthodes bancaires. C'est ainsi que c'est développée la tontine, un prêt accordé directement par une communauté à un de ses membres.
Ce système porte plusieurs noms : SocialLending, BanqueP2P... mais propose partout à des emprunteurs de disposer d'argent à un taux correct et aux prêteurs de placer leur économies tout en participant à la propagation de leur idéaux. Car contrairement aux banques, la communauté discute de l'usage de la somme demandée ou de l'arbitrage de financement entre plusieurs projets.
Et le web dans tout ça ? Transposé sur internet, le disposiitf change de dimension et devient un succès récent mais phénoménal du p2p :
Dans le style inutile mais tellement addictif, je vous présente blueKiwi City dans MiniVille. Le concept est simple au possible : vous vous connectez, vous créez votre ville en choisissant son nom et sa région et chaque visite la fait évoluer (population, infrastructures, économie...). Graphiquement c'est très Sim City like.
Cà sert à rien, c'est simple, viral, addictif, fun en gros çà devrait très vite marcher.
Et pour joindre l'inutile à l'inutile, je viens de Twitter blueKiwi City et au bout de quelques minutes mes amis avaient créé leur propre ville, j'espère qu'ils ont les serveurs bien accrochés :
Altaïde, Menneveux, Christophe Lauer, Todeka, Vpod, Goube, Benjamin Gauthey...
Technorati Tags: blueKiwi, MiniVille
J'adore ces effets d'accélération dont le net est friand. En quelques semaines, Facebook est devenu le réseau à la mode sur lequel tout le monde veut implanter son réseau d'amis. Une sorte de nouvel eldorado pour différentier son identité des autres réseaux déjà convenus. D'ailleurs, comme moi, vous voyez déjà les invitations arriver. Allez-vous résister ?
C'est fait Netvibes a ses 500 partenaires... chacun d'eux a son univers sur Netvibes...

C'est un modèle assez étrange qui risque de perturber les habitués de Netvibes...
Twitter s'est rendu célèbre... il aura toujours l'avantage d'avoir été le premier, même à titre postume ;-)
Je ne vais pas entrer ici dans le discours du "à quoi ça sert ? Est-ce vraiment pertinent ?"... Aujourd'hui je constate simplement qui Twitter remporte un succès certain et que des concurrents bien armés arrivent sur ce marché des "people instant life", ces outils qui permettent de raconter sa vie, de suivre ses amis quand ils twittent etc.
Aujourd'hui, grâce à Fred et à Loïc, j'ai découvert Jaiku... une interface très ergonomique, des fonctionnalités intéressantes, prometteuses et plus évoluées que Twitter.
Pour la petite histoire, le 4 avril dernier, Léo Laporte quittait Twitter pour Jaiku...
Quand on fait un peu de veille sur le web, il est des sujets pour le moins récurrent, on peut par exemple écrire des billets chaque jour sur Google... l'actualité du géant du web est prolifique... dernièrement j'avais été bluffé par Street View, c'est aujourd'hui plusieurs fonctionnalités et / ou produits qui arrivent :
Au risque de me tromper... je ne serai pas étonné que pour définitivement marcher sur les platebandes de Microsoft, Google sorte de ses cartons un Linux-like avec toutes ses applications intégrées... à voir, mais je trouve qu'en ce moment il est beaucoup question de Linux autour de Google.
Plus personne n'en parle, et pourtant. Hier soir, en deux temps trois mouvements, j'ai accompli mon devoir fiscal. Certificat antérieur reconnu, authentification nickel, les formulaires qui vont bien et le calcul automatique de la douloureuse à la fin. Quinze minute chrono, que demande le peuple.
Ils sont loin les soucis sous Mac des débuts ou les encombrements de 2005.
À priori, on devrait approcher les 9 millions de télédéclarations, au rythme de 50% de croissance annuelle qui tient depuis 2004, ce qui ne fait malgrè tout qu'un peu plus du quart des déclarations, soit un peu en-dessous du gros tiers de français qui sont à un stade d'intégration avancé des usages numériques.
La télédéclaration est banalisée, mais on n'en est pas encore aux prémices d'une dématérialisation pure et simple des déclarations, déjà en application dans le champ des entreprises au Danemark par exemple.
Et vous, vous télédéclarez ?
Ca faisait longtemps que j'attendais un vrai concurrent de Skype, et il semble qu'en la matière, Gizmo tient la corde et laisse augurer de très bonnes choses quand il sera parfaitement aboutit et au même niveau de fonctionnalité pour tous les pays. La portabilité du numéro et le multi-plateforme sont des éléments importants qui séduisent à priori pas mal de users...
Pour ceux qui aiment avoir une vision cartographique de leur réseau, Walktoweb est un outil assez sympa, qui mérite au moins que l'on s'y intéresse.
"Quand l’Internet fait des bulles” 13ème rue, le 15 juin à 22h30, un film de Benjamin Rassat.

13ème RUE propose un documentaire inédit en deux parties "Quand l'Internet fait des bulles", revenant sur l'histoire d'Internet, ses espoirs, son irrationalité, ses succès et ses arnaques. A découvrir en avant première sur www.13èmeRue.fr du 31 mai au 15 juin.
Avec la participation de : Christophe Agnus, Orianne Garcia, Pierre Chappaz, Jérémie Berrebi, Nicolas Gagnez, Loic Le Meur, Patrick Lelay, Charles Beigbeder...
Voici quelques vidéos en avant première :
Dans la (fameuse) interview "au coin du feu" de Steve Jobs et Bill Gates, s'il y a un point qui a attiré mon attention, c'est un discours commun des deux que sortir du navigateur permet d'énormes bénéfices pour l'utilisateur. Steve Jobs nous fait notamment saliver sur l'étonnement des équipes de Google devant l'intégration de GoogleMaps dans l'iPhone. Ils indiquent, également de concert, qu'il y a un grand dynamisme sur les services en ligne et que c'est super, mais je trouve que cela acte aussi un désintérêt commun pour ce qui se passe dans la navigateur, au profit de nouveaux environnements à l'écosystème technologique plus maîtrisés, dirai-je... Bref, tout ça me conforte dans l'idée que Surface n'est pas qu'un gadget.
La sensation du moment n'a rien à voir avec le web 2, elle s'appelle Microsoft Surface. C'est une sorte de table interactive de 30', qui mixe les tableaux interactifs à la Minority Report et l'étrange bol augmenté de Microsoft entrevus au début de l'année. Cela laisse une impression étrange entre du déjà vu et le futur à portée de main.
Sans faire beaucoup de bruit, Facebook, est en train de devenir un truc vraiment énorme.
Cette sorte de MySpace organisé, ciblé scolaires et étudiants, revendique maintenant 24 millions d'utilisateurs, 85% de la cible étudiante US, 47000 communautés d'établissement, grossi de 3% par semaine cette année et rien moins que la première place dans l'échange de photos sur le web.
Le pendant français est récent, c'est StudiQG, mais le marché est chaud, avec la sortie de CityCampus.
Facebook a toujours fait de gros efforts pour développer son environnement et offrir à ses utilisateurs un espace organisé, propre, sérieux. Aujourd'hui, Facebook franchi une nouvelle étape qui marque sa volonté d'indépendance et lance son écosystème, un événement à marquer d'une pierre blanche et qui signe une forte ambition à l'ombre des Google, Yahoo! et autres Microsoft. Un géant est en train de naitre.
Le référentiel général d'accessibilité pour les administrations (RGAA) est aujourd'hui en ligne et soumis aux tests publics après quelques mois de tests privés auxquels groupe Reflect a eu l'honneur d'être associé.
Le très sérieux Institut Suédois, une entité du ministère des affaires étrangères dont la mission est de fournir des informations sur le pays, a annoncé le vendredi 18 mai que la Suède serait le premier pays à ouvrir sa propre ambassade dans Second Life.
Il s'agit pour cet organisme de communiquer sur le pays, mais aussi et surtout d'indiquer toutes les démarches qui permettent d'obtenir des documents administratifs.
Eyeka et Canon lancent un concours photo pour les 20 ans de l'EOS. Au delà de l'opération de promotion évidente pour la marque, je trouve le positionnement de la part d'une plate-forme comme Eyeka très pertinent. Franck et ses amis ne se positionnent pas comme simple plate-forme de diffusion de contenu images ou vidéos mais vraiment comme une communauté de créateurs en herbe et de talent qui peuvent parfois croiser les chemins de la promotion marketing de grandes marques. Cette opération est le parfait exemple du positionnement original et audacieux qu'a choisi Eyeka depuis son lancement.
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Digg
pour ceux qui ne le connaissent pas encore est un outil d'agrégation de
contenus en ligne. Attention, il faut bien définir ici ce que signifie
agrégation : il s'agit de l'accumulation de contenus écrits
spécifiquement pour digg par leurs auteurs. L'intérêt ? Avoir un espace
à la visibilité très importante, partant du principe que les
internautes disent eux-même s'ils apprécient ou non un contenu en lui
apposant une note. Ensuite les contenus les mieux notés et les plus
récent (savant algorithme ma fois...) remontent en premier... On peut
discuter longtemps du principe, du contenu, du fait que certains
s'entendent pour auto-promouvoir leurs contenus au sein d'un même
groupe etc.
Au début de ce mois, j'avais blogué sur les joies et peines de Digg, en apprentissage douloureux du management des communautés web 2. Focalisé que j'étais sur ce croustillant rapport de force, j'avoue n'avoir pas prêté vraiment attention à l'aspect sociétal de l'affaire 09F9. Mais heureusement, il y a Francis Pisani pour éclairer combien cette rébellion marque une pierre blanche dans le domaine des régulations de contenu.
Lors du rachat de YouTube par Google l'été dernier, d'aucun s'étaient interrogés en général sur l'adéquation du milliard de dollars avec la valeur réelle monétisée de cet espace et en particulier sur la faibilité du contenu. Il n'était question que de contenu utilisateur dans la vision d'un vidéo-gag mondial.
9 mois plus tard, le constat s'impose, ce type plateforme est tout sauf réduit à cette idée simple et s'affirme comme un passage obligé dès qu'il s'agit de contenu vidéo, avec en ligne de mire d'autres types de revenus.
On vient d'en avoir une éclatante illustration lors de la campagne électorale qui vient de s'achever, avec le débat Bayrou-Royal en point d'orgue, à tel point que le fait d'utiliser les plateformes vidéo de masse en seraient devenu un parfait lieu-commun pour les habitués du web en général et du web 2 en particulier.
La politique a certes ouvert la voie, mais au-delà des campagnes de buzz-marketing orchestrées par vidéos virales interposées, la diffusion de vraies pubs signées en bonne et due forme par des marques n'en est qu'à ses débuts, en tous les cas ce n'est pas vraiment mis en avant. Il ne manque pourtant pas d'exemples, comme avec nos amis de Nike, où encore la BNP, comme l'a relevé Fred Cavazza. Aller, un petit effort, il suffit d'arrêter de penser le et en parent pauvre et considérer la force de frappe qu'il représente.
Certes, il ne suffit pas d'aller poser des vidéo sur DailyMotion, VPod, Eyeka et les autres pour que ça fonctionne où même se croire être passé au web 2, cela demande une stratégie un peu plus intégrée que ça. Cela dit, les résultats sont là et j'en connais qui constatent qu'en vis-à-vis de campagnes classiques la rentabilité de l'opération est excellente. Ça ressemble à de "l'essayer c'est l'adopter" qui confirme la logique d'innovation du réseau. Déjà que le net commence à siphonner une partie des budgets pubs, ce type de dynamique n'est pas faite pour ralentir le transfert !
Les outils comme Twitter dont la croissance exceptionnelle étonne tout le monde aujourd'hui, sont très certainement prometteur, mais sur quelles données reposent-ils ?
Aujourd'hui sur internet il y a une certaine ambiguïté, d'un côté ceux qui militent pour un internet moins "bruyant" avec plus de valeur ajoutée et moins de conversations et de bruit, de l'autre ceux qui défendent mordicus les outils comme Twitter qui est vu comme un amplificateur de bruit.
Alors que Digg fait l'actualité dans le cadre de son rapport de force croustillant avec sa communauté, je trouve notable de voir YouTube commencer à rémunérer ses top-users.
Souvenons-nous, l'été dernier, Jason Calacanis avait mis un beau bordel en proposant 1000$ mensuels aux top-100 de Digg, révélant la fameuse règle du 1% et le risque qu'il éclairait. À la fin du sketch, Digg n'avait pas perdu ses utilisateurs, mais déclenché une réforme qui nourrit, depuis, les relations tendues avec sa communauté.
Grace aux travaux de Forrester la confirmation de l'importance de la minorité des hyper-contributeurs dans les environnements web 2 comme YouTube est démontrée. Il faut donc soigner la relation avec ces gens. Même s'ils se montrent fidèles à l'espace sur lequel ils développent leur notoriété, celle-ci est plus que jamais une source de valeur. Chez YouTube, elle se traduit donc maintenant dans les comptes.
Je suis avec beaucoup d'attention ce qui se passe chez Dell et plus particulièrement depuis qu'ils ont lancé IdeaStorm, un Digg-like où les clients s'expriment sur ce qu'ils attendent de Dell. Typiquement un projet très impliquant stratégiquement parlant, avec peu de techno mais de gros enjeux de pilotage.
Depuis maintenant un peu plus de deux mois que la chose tourne, l'attente de PC Dell sous Linux ne se dément pas. Et de fait, qu'est ce qui se passe ? et bien Dell va proposer des machines sous Ubuntu. Comme cela est souligné dans cet article de C|Net, la présente forte et constate de cette demande en #1 sur IdeaStorm est un facteur clé de cette décision.
Il est très intéressant d'observer le top10 des demandes clients dans IdeaStorm, elles révèlent des attentes structurées et claires. Petite anecdote en passant, pour avoir écouté un podcast d'un récent Rue des Entrepreneurs évoquant la schizophrénie du consommateur-citoyen-salarié peu en accord avec lui-même, je trouve très intéressant de voir figurer en 10e position, mais en #2 au nombre des commentaires, la relocalisation des centres d'appels aux USA.
Vous connaissez Splash et Scooplive ? Deux sites qui proposent de rémunérer les internautes qui publieront des photos de personnalités prises sur le vif façon paparazzi. En gros, vous croisez une star, vous shootez, vous postez chez l'un de ces deux acteurs qui fera l'intermédiaire pour vendre vos clichés à un titre média et vous cédera 60% des revenus de la vente. Ou comment monétiser l'UGC...
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Vous connaissez train d'union ? J'ai découvert par hasard en recevant un mail de Virgile Rault, le fondateur, qui a entendu à l'occasion du dernier Paris blogue-t-il que je prenais le train très régulièrement. Même si je travaille toute la semaine à Paris, je reviens à Limoges voir les équipes au siège toutes les fins de semaine. Autant vous dire que je connais donc la ligne Paris-Limoges-Paris par coeur et son fameux Teoz (quand il y en a)...
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Merci à Dominique du Journaldunet de m'avoir interviewé pour commenter le rachat de Tonic Systems par Google. Je suis toujours étonné de voir condensées 10min de discussions dans quelques phrases, cela provoque quelques fois des raccourcis souriants... En tout cas, Google continue clairement à renforcer ses propositions de solutions alternatives en ligne par cette acquisition complétant les offres Google Docs & Spreadsheets. Reste à voir comment les usages vont évoluer : application installées mono user Vs. applications en ligne collaboratives. Sachant que dans ce second cas on confie son contenu au prestataire de service. Et vous qu'en pensez vous ? Utilisez vous des applications en mode ASP ? Avez vous eu à convaincre en interne pour les adopter ?
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Avant-hier, j'ai vu que le PowerBook d'Amandine arborait fiérement le fonds d'écran pour les standards. Amusante l'imagerie qu'il véhicule alors que j'entends régulièrement des observateurs de la société souligner l'absence du numérique dans le discours sur l'écologie et le développement durable. Passons.
Les standards ne font pas assez parler d'eux, en tous les cas hors des cercles initiés et c'est bien dommage. Il faudra sans doute un militantisme plus prononcé des grands services en ligne, si j'en parle, c'est à cause de l'annonce de l'accord entre Amazon et la fédération américaine des aveugles pour avancer sur ce terrain. Ça c'est une bonne idée et il faut la relayer. En France, Accessiweb est très investit sur la question et je dois bien avouer que nous aussi.
Pourtant, si j'en juge par maintenant presque 3 ans que nous avons mis l'accessibilité et Accessiweb dans notre argumentaire commercial, ce sont plutôt des organismes privés, non concernés par le fameux décret qu'on attend, qui ont souhaité être labellisé, les acteurs publics cherchaient plutôt à "tendre vers". L'exigence accessible est dorénavant de tous les appels d'offres, je pense qu'il est temps de trouver auprès des grands services privés et notamment marchand, des vecteurs pour promouvoir l'accessibilité.
J'ai eu l'occasion de souligner la tendance à plus de contrôle vs l'autorégulation jusqu'à présent à l'oeuvre, mais derrière ces effets de balancier entre démocratie participatif libéré et créatif et république expertise savante et régulatrice, se cachent d'autres débats de fonds, ceux qui pointent une société hyper-individualisée où le narcissisme des blogs n'a d'égal que l'aliénation à la dictature des communautés, quand il ne s'agit pas d'esclavage, ou encore de miroir aux allouettes, de bruit. Cela m'évoque aussi les discussions enflammées autour du Pronetariat. Ce rapport de force est vieux comme le monde, mais l'avènement de la Société de l'Information lui a redonné une certaine vigueur et l'attente d'un équilibre qu'illustre bien celui que cherchent actuellement les médias, entre réflexe défensif et tatonnements.
Je ne méprise pas ces discussions, ni ne rejette à priori ces idées, les phénomènes défensifs ici proposés sont révélateurs des tensions du changement à l'oeuvre. Il faut être tolérant et humble avec ce qui se passe, les forces qui sont à l'oeuvre nous dépassent. En bien où en mal, n'oublions pas que l'internet reste un terreau fertile. Mais le caractère bon ou mauvais des herbes dépend du contexte où elles poussent.
S'il fallait se convaincre qu'un projet touchant à l'échange et au partage d'information est critique, les constats dressés sur l'Intranet Renault sont plus qu'éloquents. On touche ici aux limites des approches outils qui oublient sinon négligent la conduite du changement et l'adéquation nécessaire du modèle à l'organisation et aux hommes.
Bertrand, qui nous parlait justement d'alignement entre stratégie, management et outils (et dans cet ordre ndr) en livre une analyse judicieuse car elle montre bien que les défaillances ne viennent pas de l'outil mais de la stratégie qu'il sert et du management dans lequel on inscrit ses usages.
Dans un précédent post j'avais relevé quelques incohérences temporelles dans le rapport concernant "La presse au défi du numérique". La diffusion de ce rapport a permis de lever depuis quelques boucliers et a lancé quelques discussions intéressantes (chez Emmanuel Parodi, sur AgoraVox , etc. ).
Les univers virtuels entrent peu à peu dans les entreprises... certes, c'est un concept un peu abstrait de dire RDV sur l'île de "cham" lundi à 17h30... mais c'est pourtant ce qui se passe. Certaines grandes entreprises et d'autres d'ailleurs ont sauté le pas pour aller vers second life pour y créer un univers virtuel... citons quelques exemples phares au passage : Nissan et son distributeur automatique de voiture, le campus d'IBM, Adidas, Amazon, la BBC, BMW, Cisco, Dell, Dior et son Belladone Island et dernièrement Mercedes et AMD. Que de beau monde ! Plus près de nous et en plein dans nos préoccupations, Ségolène Royale a ouvert un bureau alors que Nicolas Sarkozy a son île qui ressemble à un bureau de campagne à l'américaine.
L'administration américaine comme à entrevoir des possibilités énormes en matière de profit sur internet et s'intéresse de près à ceux qui l'air de rien ont une réelle activité et donc un vrai revenu sur eBay. Au delà de 100 transaction par an et au dessus de 5 000.00 $ les utilisateurs d'eBay pourraient se voir taxés à compter de 2008. De son côté le géant de la vente en ligne se dit près à collaborer au cas par cas mais certainement pas à fournir des informations de masse... considérant que son modèle bien que différent de certains autres ne mérite pas plus d'égars que ses concurrents... eBay compte aujourd'hui plus de 200 millions d'utilisateurs dont environ 4 millions qui entreraient dans ces critères soit une manne financière d'environ 2 milliards de $.
Je trouve une certaine logique à vouloir mettre sur un même pied d'égalité des marchands qui profitent de la plate forme d'eBay et ceux qui faisant le même chiffre sont eux clairement identifiés et taxés... c'est une question de bon sens, mais cela nuira certainement au développement d'eBay et contraindra certains "eBayeur" soit à rentrer dans le rang considérant que leur actvité est viable, soit à prendre des chemins détournés... comme par exemple fractionner leurs boutiques etc.
Est-ce le début de la presse 2.0 et la fin des médias traditionnels ? Est-ce le début d'une normalisation de l'internet ? Seul l'avenir nous l'apprendra. Ce qui est sûr, c'est que ce jugement, malgré l'appel de Google, ne restera pas sans conséquences.
Il y a un an on était en plein débat autour de la DADVSI, avec au coeur l'adaptation d'un secteur (la culture) à la Société de l'Information, bousculé qu'il était par les usages numériques. On sait ce qu'il en est advenu : on n'innove pas, on endigue et on sort le bâton.
J'ai dis un jour que ce débat était symbolique d'une entrée en confrontation de la Société de l'Information et de "l'ordre établi". Le secteur culturel est en effet en première ligne des changement induits par le développement des usages numériques, le scénario qu'il suit, les autres vont l'avoir en ligne de mire à plus ou moins longue échéance, on pense notamment à celui de l'information et des médias. Un an plus tard donc, la victoire à la Pyrrhus se confirme. Ce qui se passe, c'est que dans une économie de marché, c'est bien le consommateur qui dicte sa loi, surtout quand il a le choix des modalités de consommation.
On s'inquiétait l'année dernière de savoir si les traces blogosphériques des skyblogueurs pouvaient leur nuire lors de leur entrée dans le monde professionnel. Intéressant sujet, quoiqu'un peu réduit à l'attente de constatations. C'est inutile puisqu'en suivant des liens sur InternetActu, je me suis retrouvé face à ce billet. Comme quoi, c'est déjà demain !
Jeudi soir dernier se déroulait une réunion de l'Aliptic, la jeune association qui tache d'organiser en filière l'économie numérique limousine. Nous avons eu l'avantage d'y échanger avec Jean-Paul Denanot, Président de la Région Limousin, l'occasion pour moi d'y vérifier combien, en tous les cas par ici, les modèles en clusters ont la cote et que, si le développement économique au sens extérieur du terme est toujours la norme, l'économie résidentielle est le nouvel acteur dans le débat.
Nous avons évidemment parlé de Dorsal, le service-public du haut-débit dont la mise en oeuvre est à échéance du premier juillet prochain. Plusieurs fois, Jean-Paul Denanot a évoqué l'importance des usages, ce qui n'était évidemment pas fortuit compte tenu de l'assistance et qui, comme vous l'imaginez, a su me stimuler.
Amusante cette course à l'échalote pour annoncer que l'e-commerce français a fait +40% l'an dernier pour pointer à 12Md€.
Il n'y a en effet aucune surprise là dedans. +45% en 2004, +53%, l'an dernier, cela fait des années que cela dure, elle procède d'une mécanique que les chiffres de la FEVAD ont montré depuis longtemps et que j'avais expliqué il y a déjà deux ans. L'e-commerce est sur sa pente à +50% l'an, il n'y aucune raison que cela change pour les deux années qui viennent. Cela pourrait même s'accélérer, par effet de seuil et surtout par le développement d'une offre plus importante et sans doute aussi plus performante
Qu'est-ce que cette précipitation veut donc dire ? Il y a sans doute l'avantage à se prévaloir d'un chiffre flatteur en terme de croissance économique et aussi de consommation des ménages. On sait aussi que Renaud Dutreil a en charge le développement des TIC dans les PME et c'est peu dire qu'il y a du travail. Peut-être voudra-t'il secouer un peu un commerce traditionnel un peu déboussolé, voir dépassé par l'impact grandissant de la vente en ligne. Ça ne fait effectivement que commencer.
Rendez-vous le 25 janvier pour le détail des chiffres de la FEVAD. C'est dans le détail que j'espère trouver des chiffres moins prévisibles.
Même si on continue de s'étriper sur sa définition, si l'on considère le web 2.0 sous l'angle des la génération de services interactifs fortement orientés sur le contenu généré par les utilisateurs et leur capacité à en dégager de la valeur (de l'intelligence collective), il y a là un fait installé et reconnu. En deux années, s'est produit un basculement essentiel, celui qui fait qu'aujourd'hui le particulier a pour lui-même plus d'outils que ce qu'il trouve dans l'environnement de travail qui lui est proposé.
La chose est entendue, l'innovation et la performance numérique se trouve dorénavant du côté du grand public et la question déjà posée en 2006 et qui se pose avec plus d'acuité encore cette année, c'est de savoir quand et comment le monde des organisations va suivre. Quand on y songe, il y a là un renversement lourd de conséquences et je m'avoue assez interrogatif sur la réalité de sa perception. J'ai l'impression qu'on ne s'est pas rendu compte que les organisations sont restés à quai, nous en sommes tous au plaisir de ces nouvelles pratiques et nouveaux jouets, sauf que ça ne se passe pas tout seul. Le basculement est acté, mais je ne le crois pas conscient et je ne suis visiblement pas le seul si j'en juge par ce qui se dit sur le sujet en ce début d'année. On s'interroge un peu prématurément à mon goût sur un web 3.0 alors qu'en terme de nouvelle frontière celle de l'adoption des concepts, outils et modèles du web 2.0 au sein des organisations n'est pas une évidence.
En attendant l'original US, Studivz,le clône allemand de Facebook, réseau social orienté teenagers, s'est vendu quelques 100 millions d'euros. Hors le fait que Rupert Murdoch a pour sa part récemment valorisé MySpace à 6 milliards de dollars, il suffisait qu'une étude vienne sanctionner l'appétence des jeunes générations pour les réseaux sociaux. Le PEW fait donc preuve de sens de l'à propos avec une enquête détaillée sur les jeunes et les réseaux sociaux.
Il se dit que tout ado américain qui se respecte a un compte sur un réseau social type MySpace ou Facebook justement. Evidemment non, mais avec 55% des 12-17 ans à avoir créé un profil et 48% à se connectent quotidiennement, cela fait quand même du monde. Les filles de 15-17 ans apparaissent comme les plus actives sur ces réseaux (70% en usages contre 54% des garçons du même âge).
Et qu'est-ce qu'ils font avec ? et bien ils développent avant tout plus de liens avec ceux avec lesquels ils en ont beaucoup. Les réseaux sociaux servent en effet à entretenir les amis qu'ils voient le plus, puis ceux qu'ils voient moins. La recherche de nouveaux amis apparaît une attente mineure, encore plus quand il s'agit de flirter. Enfin et surtout, 66% d'entre eux ont un profil privé, réservé à leur communauté.
Est-ce surprenant ? nous regardons peut-être trop les réseaux sociaux sous l'angle des réseaux professionnels ou des outils de mise en relation. Les teenagers US viennent rappeler ce fondamental qui est que le net sert d'abord et avant tout à satisfaire notre soif de relation sociale, de liens avec nos proches. Et puis surtout, en privilégiant des profils réservés à une stricte communauté, cela vient nuancer l'idée de mise en spectacle généralisée de l'individu sur le réseau et renforcer le rôle clé du clair-obscur dans l'expression de l'identité en ligne.
Tout en confirmant l'important de ce marché, cette étude vient remettre du sens à la notion de communauté et c'est assez rafraîchissant.
Elle est devenue une telle évidence qu'on en l'oublierait presque. Elle, c'est l'e-administration, qui a bénéficié comme chaque année, de l'excellent tableau de bord TNS Sofres / CapGemini. On s'était habitué au doux ronronnement de la croissance de la satisfaction, mais surprise, cette année marque un changement.
Si l'on observe bien la seconde génération de service en ligne actuellement en vogue, celle-ci est massivement formée de deux familles. Celle qui a trait aux contenus, en l'occurence générés par l'utilisateur, qui bouscule notamment le monde des médias. Celle qui a s'intéresse à l'outillage personnel, dans laquelle on retrouve, par exemple, les outils de bookmarking et bien évidemment la bureautique et le collaboratif. Or, les services numériques ne se limitent pas à la manipulation des contenus. Qu'en est-il du reste et notamment de l'e-commerce, qu'est que c'est que l'e-commerce 2.0, existe-t'il ?
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La répétition des processus a quelque chose de fascinant. En mars 2005, alors qu'on était en plein constat du succès des blogs, j'avais constaté qu'il ne manquait pas de ronchons pour s'en lasser. C'est un peu pareil avec le web 2.0. Dessine-moi le web 2.0 est un beau succès, on y confronte les points de vue avec bonheur, il n'en reste pas moins maintenant que ça fait une année que le web 2.0 est installé, certains s'en lassent, s'en plaignent ou s'impatientent, alors qu'on ne peut que constater qu'il y a encore du boulot.
Quand j'ai vu l'info chez Padawan, j'ai cru à une blague, mais non, le PS est effectivement en version beta.
Le "ß version" est un peu ridicule, autant adopter le canon du genre. Pour le reste, il y a de bonnes idées dans ce site, notamment l'intégration avec Flickr mais un peut trop d'Ajax et malheureusement pas de conformité aux standards. L'intention est quand même intéresssante.
Maintenant, je ne suis pas certain que la subtilité du message sera bien perçue comme elle doit l'être dans la tête de ceux qui ont eu cette idée. Dans le web 2.0, il y a fusion entre marque et service et ici l'intention de signifier que le site web du parti est web 2.0 se heurte au fait que la notion n'adhère pas avec l'idée que l'on se fait d'un parti en général, indépendamment de l'identité de marque du PS. Il aurait peut-être fallu créer une marque ou un nom plus détaché pour ces services en ligne.
Personnellement, j'aurai trouvé intéressant que cela reflète une évolution vers l'intégration de la Société de l'Information avec ce que cela veut dire de fonctionnement en réseau et d'intelligence collectice. Pour l'instant, il y a à mon avis comme une contradiction entre la réalité et ce que sous-tend la notion de "version beta".
Symétriquement, aux USA et en France, deux vidéos publiées sur des plateformes ouvertes ont défrayé la chronique. Elle concernent toutes deux la politique et suscitent un torrent de commentaires et d'analyses constatant sur ces deux exemples l'irruption de la Doxa dans sa capacité à parasiter les flux médiatiques avec de l'information exprimée par tout un chacun. C'est aller un peu vite en besogne.
Un bon condensé des lieux-communs autour de la dynamique actuelle d'internet et du web 2.0, voilà ce qu'on trouve dans le billet satyrique du Tech Chronicles intitulé "The Top 10 Lies of Web 2.0". Derrière la caricature, il y a des nuances et il est intéressant de les distinguer. Elles caractérisent quelques vrais sujets dans l'air du temps.
PointBlog signale l'ouverture d'un blog de l'aéroport de Québec et je trouve cette initiative intéressante à souligner.
C'est en effet une exemple extrêmement intéressant où, indépendamment de sa communication traditionnelle, l'organisation ouvre donc un canal direct pour échanger avec ses clients et usagers. Un canal qui n'est pas le blog du patron de l'aéroport, mais bien celui de l'entité elle-même. Si vous en connaissez d'autres, je suis preneur.
Voilà un bon moyen pour elle de prendre la température de son environnement, de soumettre des projets et d'en jauger la réception. Bref, comme cela est mis en oeuvre par les politiques depuis maintenant un bon moment, le moyen de solidifier tactique et stratégie, de développer une communication réactive et phasée avec l'attention de l'écosystème. L'exemple est évidemment un bon contrepoint à l'étude de cas Dorsal, que j'évoquais hier.
Quand on pense que 29% des français interagissent en ligne et qu'ils sont autant à se déclarer disposés à le faire pour peu qu'on leur en donne l'occasion, entreprises, marques et services publics ne devrait pas s'en priver.
C'était il y a un an. Quand l'internaute cherchait de l'information sur Dorsal, il se rendait et se rend toujours chez-nous ou surtout chez David qui parle beaucoup de ce projet et qui draine un volume impressionnant de commentaires.
Mais il n'y a pas que les commentaires, il y a aussi les appels et ce matin, notre chère Brigitte m'a signalé qu'elle recevait un bon paquet d'appel d'usagers en quête d'information chaque semaine. Evidemment, nous les renvoyons vers Dorsal, qui s'est (enfin) fendu d'un numéro azur - 0 810 87 23 19 - pour répondre aux flot de questions.
Tout cela est symptomatique. D'une part, il y a toujours beaucoup de questions en suspend et même si Dorsal communique, il faut repérer la FAQ en pièce jointe, et d'expérience je sais bien que ce n'est pas très identifiable par les internautes.
Ce projet est décidément toujours une étude de cas des plus instructives en terme de communication moderne. On ouvre un numéro azur, mais on néglige la mise en place d'une FAQ ou tout simplement d'un blog qui permettrait prise de température, échange et réponses directes. Quand l'internaute fait partie du réseau et que le projet se contente "d'être dessus", il se rapproche des sites qui sont comme lui et bien évidemment des blogs, il attend une communication plus directe, comme l'a montré la récente enquête de Radio France sur l'Internet et la politique.
Radio France s'est fendu d'un dossier opportun et instructif sur le poids du réseau à l'approche de scrutins importants.
Ce dossier rappelle que c'est avec le Traité Constitutionnel Européen que le web s'est invité dans le jeu, en développant la capacité à créer du maillage et de la dynamique horizontale, là où il n'était encore question que de postures prophétiques et médiatiques traditionnelles. 18 mois plus tard, tout a changé, j'en ai régulièrement parlé.
Le plus intéressant, c'est évidemment l'l'enquête. Bon, Internet vient nettement derrière la télévision, la presse et la radio, mais avec 24% comme support privilégié des internautes et surtout 33% des internautes et 28% des français prêts à débattre en ligne, on est proche des 29% de la ceux qui interagissent en ligne.
En tous les cas, les français ont bien identifié le phénomène du blog politique (59% des français, 67% des internautes) et ils le plébiscite à 70% comme élément moteur d'un rapport direct. De là à dire que c'est donc un élément de base de l'outillage de l'élu en campagne il n'y a qu'un pas. Même si seulement 7% des français et 12% des internautes déclarent s'être rendu sur ces blogs, on mesure alors l'intérêt de l'objet communicant qu'ils représentent en terme d'affichage auprès d'une population qui le reçoit comme élément de modernité, même s'il n'y a qu'une minorité - pour l'instant - qui le pratique.
Qu'attendent les français des blogs politique. Un programme, la transposition des discours, pouvoir discuter de la personnalité et surtout discuter tout court entre internautes. Créer un blog, c'est créer le lieu du débat, les internautes, eux, l'on bien compris.
Ouriel nous fait le plaisir de parler de deuxzero.com qui ouvre lundi à midi. En exclu il livre même une petite capture d'écran du prochain site ! Vous pourrez d'ailleurs le retrouver en tant qu'auteur sur ce nouveau site. Merci Ouriel, on est ravi de te compter parmi les gens qui vont échanger sur le sujet et venir dessiner leur web 2.0 collectivement ! Merci à ceux qui se sont signalés dans les commentaires ici, vous recevrez très rapidement vos accès auteurs. Si vous aussi vous souhaitez participer, n'hésitez pas.
David de Gaspanik.tv nous cite aussi en début d'émission dans son Show off de vendredi, numéro 83. Bon c'est une citation à la David :) comme il dit "ca a l'air vachement intéressant!" :) J'aurai le plaisir de participer au show off demain soir en direct et de rencontrer toute l'équipe de Gaspanik. Vous pourrez regarder l'émission en direct ici. Ames sensibles s'abstenir : déconne, web TV version maison, actus en tout genre et blagues à gogo !
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C'était l'affaire de l'été, celle qui s'était conclue par lechangement des modalités de classement des top users chez Digg. En synthèse la différentiation des "top submitters" (contributeurs) des "top diggers" (disons les utilisateurs aptes à extraire les meilleurs billets) avec une pondération fondée sur la diversification des sources et des votes. Objectif : éviter les notoriétés "artificielles" tirées de communautés organisées votant en masse pour tel ou tel et différencier ceux qui créent de ceux qui "buzzent" (bourdonnent en bon français).
Deux mois plus tard, Digg est en croissance, à 20 millions de visiteurs par mois, mais fait face à la fronde de ses principaux contributeurs. En effet, avec le changement de règles du jeu, les habitudes sur lesquelles les principaux contributeurs entretenaient leur notoriété sont mises en échec. Ça paraît évident et ça ne plaît pas du tout aux intéressés, qui n'hésitent pas à poser la question est-ce que Digg veux nous faire partir ?. Mieux, Digg a directement supprimé les comptes de ceux qui pratiquaient trop ouvertement les techniques incriminées. Malheureusement, certains étaient des utilisateurs influents et, sous la pression, Digg a du réactiver leur compte.
Il y a quelques semaines, j'ai vécu une expérience désagréable avec Affinitiz. J'ai laissé décanter cette expérience un moment et je la trouve parfaitement en lien avec deux sujets du moment, en l'occurence l'absence de portabilité des données, plus prosaïquement de fonction export dans les services en ligne, ainsi que le risque inhérent aux changements de versions de ces services.
Je suis très heureux de vous annoncer l'ouverture dès lundi du tout nouveau site www.deuxzero.com par groupe Reflect. Qu'avons nous voulu initier ? En synthèse, tout le monde y va de sa petite définition du Web2. Pour notre part, acteur depuis 1997 de l'Internet, nous voyons en ce phénomène l'épanouissement d'une valeur essentielle qui nous a fondé, inscrite dans nos gênes, et qui nous porte tous les jours un peu plus en avant : la démocratisation des usages !
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L'automne est propice à un certain désenchantement et même si c'était attendu, c'est un peu ce qui est en train de se passer en ce qui concerne la génération de services en ligne actuels. On comment à trouver qu'il y en a trop, qu'ils ne sont pas convergents entre eux, qu'ils ne donnent pas vraiment la maîtrise de ses données à l'utilisateur, qu'ils l'obligent à démultiplier les moyens et les fins, bref qu'ils sont plus centrés sur eux-mêmes que ceux auxquels ils sont destinés. Nous avons beaucoup joué, beaucoup apprécié, on ne peut plus s'en passer, mais maintenant on commence à être agacé par les défauts. Quelqu'un a-t'il le numéro du SAV ?
Je tiens d'une source fiable que la FNAC serait actuellement en train de réfléchir au lancement de son propre Music Store en ligne agacée certainement de voir d'autres acteurs comme Apple faire du chiffre sur ce marché. Jusque là pourquoi pas. La grosse info serait que la FNAC lancerait le premier Music Store sans DRM. Est ce possible légalement ? Je m'interroge. En tout cas MySpace a proposé il y a quelques semaines d'adopter ce modèle en proposant à la vente l'album musical d'un membre de sa communauté, ce sans DRM. Total de l'opération, des millions de download en quelques semaines. Ca donne des idées... Alors info ou intox ? En tout cas ça pourrait changer la donne de la vente légale de musique en ligne. Pour vous, est ce que cela changerait votre consommation de la musique numérique ?
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J'ai rencontré hier Franck Perrier (CEO) et Gilles Babinet (Co Founder) de Eyeka. Vous connaissez ? On en entend beaucoup parlé mais c'est vrai que peu ont vu tourner le produit. J'ai eu cette chance hier.. On peut dire que c'est véritablement époustouflant. J'ai été impressionné : enfin vu une plate-forme orientée usage et contenu et un peu moins simple partage ou gadgetologie...
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D'après une étude Rivalis portant sur 300 artisans et TPE, la presse nous apprend donc aujourd'hui que, dans le même temps cette population serait friante des services proposés par le web, tout en cultivant une sous-utilisation caractérisée de ce canal pour leur propre promotion.
Sur le dernier point, cette étude maintient le statut quo : depuis 2002, le taux d'outillage en site web des PME est bloqué à 52%. Oui, vous avez bien lu, cela fait quatre ans que ce taux est inchangé alors que dans le même temps la population internaute française a explosée.
Quand à l'utilisation du net par les artisans et patrons de PME, cette enquête trouve positif que 27% du panel pratique l'achat en ligne alors que la part de la population française dans ce cas est de 35% ! Je ne sais pas vous, mais j'appelle ça un retard.
En tous les cas le tissu économique local n'a visiblement pas intégré la massification des usages chez leurs français de clients. Un de ces jours, ça se ressentira dans le chiffre d'affaires de certains.
Pendant ce temps, 15000 français vivent de leurs petites affaires sur eBay et si l'on songe que 29% des français interagissent en ligne et que Zlio en est déjà à 12000 boutiques, le français moyen fait de l'e-commerce, mais apparemment pas les commerçants, artisans et PME. Le monde à l'envers !
Mon ami Pierre, toujours à la pointe de l'actu du web et de la culture, nous annonce en exclusivité le lancement du podcast de Sinclair en attendant l'arrivée très prochaine de son nouvel album intitulé "Morphologique". Je crois d'ailleurs que Pierre n'est pas pour rien dans cette démarche du chanteur...
Maintenant qu'il a intelligemment mis le doigt dans une démarche 2.0, le véritable challenge pour Mathieu (c'est le prénom de Sinclair) sera, malgré son occupation, de ne pas faire les erreurs que d'autres grandes marques ont pu commettre. A savoir, et en quelques lignes succinctes...
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Voilà Citizenbay ouvert depuis quelques jours... Il s'agit d'un tout nouveau service 2.0 qui propose un ensemble d'informations locales rédigées et appréciées par les internautes eux-mêmes. L'originalité du principe consiste à rémunérer quotidiennement les rédacteurs entre 1 et 10 $ USD selon les résultats des votes des utilisateurs.
Je tenais à être le premier contributeur pour la localité de Limoges c'est chose faîtes avec ce post. Et çà marche, ce soir même je reçois un message qui m'informe que mon article a été élu dans le top 10 de Citizenbay et que mon compte a été crédité de 10 $ USD. GENIAL, non ?
Je ne peux m'empêcher de penser à ex-Limousinfo et à ex-HotCorrèze (je n'accède plus au site...) qu'i s'étaient tour à tour penchés sur la question de l'info locale...
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Le web outille l'internaute. C'est en tous les cas ce que constate Télérama en positionnant un dossier sur ce qu'ils considèrent comme les "7 sites capitaux" du net. Une certaine idée de l'internaute par les services qu'il met en oeuvre...
Au départ, c'était une des idées d'AgoraVox, le postulat que les internautes allaient surtout vouloir parler de ce qui se passe à côté de chez eux. En fin de compte, AgoraVox, hérault du journalisme citoyen français, parle de bien des choses mais très peu de ce qui se passe dans votre bled.
L'info locale, c'est le positionnement de Citizenbay, qui vient d'ouvrir en France. La particularité de ce site est de rémunérer les contributeurs dont les articles atteignent le top10, selon une sorte de Digg payant qui me fait évidemment penser au feuilleton de l'été. Derrière tout ça se cache l'idée que la publicité locale a plus de valeur du fait de son ciblage. Encore un cas d'étude pour les observateurs attentifs des CPM et autres CPC.
TechCrunch signale un accord avec DailyMotion pour une publication automatique via les tags de leurs villes. C'est effectivement malin.
YouTube est décidément au centre de toutes les attentions ces derniers temps, avec un beau paradoxe. D'une part ce type de services de partage de vidéo donne lieu à de très nombreuses déclinaisons (voir la dernière en date), d'autre part, sa profitabilité voire sa pérennité même est mise en doute par la qualité des contenus publiés. Fini de jouer, place aux questions de fonds.

Un mois et demi s'est écoulé depuis l'affaire Calcanis. Le profil d'hyper-contributeur de Digg mis aux enchères a fini à 822$, loin des 1000$ de Calcanis. Couplé avec l'échec de ceux qui croyaient qu'il suffisait de publier en masse pour entrer dans le top 100, la monétisation des profils en a pris un coup.
En attendant, l'affaire a quand même une répercussion puisque Kevin Rose, le fondateur deDigg, a annoncé qu'il allait veiller à une plus grande diversité des votes dans la notoriété des billets. Il va aussi distinguer les "top submitters" (contributeurs) des "top diggers" (disons les utilisateurs aptes à extraire les meilleurs billets) et là aussi veiller à une grande diversité de sources.
Avec ça, Digg, comme d'autres essaye de ne pas être otage de communautés actives qui bourdonnent suffisamment pour s'auto-incrémenter dans les classements. Quelque part, les utilisateurs de Digg ont très bien su s'accommoder de règles que les promoteurs du site décident donc de durcir.
Le changement des règles du jeu ne plaît pas à tout le monde, mais ce rapport de force a de beaux jours devant lui d'après moi. Il m'évoque en effet les divers déboires qui ont forcé Wikipedia à revoir ses règles cette année. L'utilisateur n'a peut-être pas complètement pris le pouvoir, mais il s'y emploi.
C'est la rentrée dans les écoles et dans les facs, territoire dont j'ai plusieurs fois souligné combien il est intéressant à observer au regard de la Société de l'Information, ne serait-ce que pour être en première ligne des nouvelles générations interactives. Il y a vraiment beaucoup de choses à dire et cela donnera donc lieu de ma part à deux coups de pelle billets.
Avant un point de vue plus prospectif et plus "stratégique", le très intéressant billet de Richard MacManus "e-learning 2.0" sur l'éducation et le web 2.0 paru cet été m'est apparu, malgré une référence au e-learning qui me semble déplacée dans le titre, très opportun pour dresser un peu l'état de l'art en matière d'usages numériques avancés dans l'enseignement.
Une réflexion que je me faisais depuis longtemps et dont j'ai déjà parlé avec quelques développeurs en interne : les trackback au final ça sert à quoi et est-ce vraiment nécessaire ? Je trouve que d'une part, le mot est très mal choisi... un commentaire tout le monde voit à peu près de quoi il s'agit, un trackback ou rétrolien c'est déjà une autre paire de manche... Et les RSS sont-ils vraiment adaptés aux usages d'aujourd'hui ?
Une des grandes questions que l'on peut se poser autour des services actuels, c'est finalement leur adéquation avec des générations d'usagers plutôt jeunes et dans lesquelles les geeks sont très représentés. Cette population spécifique est très prisée, ces early-adopters sont en effet très sensibles à toutes sortes de facilités et surtout, ils bourdonnent à qui mieux mieux sur le réseau. Bref, c'est d'une certaine façon facile.
C'est évidemment plus compliqué dès que la clientèle est plus mature et moins technophile, qu'elle utilise le réseau dans une posture qui n'est ni culturelle, ni ludique mais bassement pratique. Aussi, le bilan des services numériques au New-York Times, le quotidien le plus avancé et plus dynamique en ce domaine aux USA, et la lecture qu'en propose notamment Emmanuel Parody tombent à point nommé.
À l'approche des échéances 2007, la rentrée qui s'annonce augure d'une nouvelle ère où le réseau sera un enjeu crucial et même central.
Lorsqu'il s'agit d'imager l'impact de la Société de l'Information sur les organisations classiques, il m'est fréquent de mettre en vis-à-vis la forme réticulée du réseau avec celle de la pyramide. Cela a l'avantage de montrer que le fait de plaquer un système d'information dont l'essence même est réticulaire sur une organisation hiérarchisée, ça ne colle pas et que si l'organisation veut adopter un mode de fonctionnement en réseau, il faut qu'elle-même change pour en adopter les formes.
Voilà l'Evian Masters se termine, Cyrille qui était sur place pendant ces quelques jours de compétition ne manquera certainement pas de nous faire un petit compte rendu en attendant, le buzz on-line a bien fonctionné. J'en tiens pour preuve ce graphique de technorati sur le mot clé "Evian Masters" :
"evian Masters" per day for the last 30 days.
Get your own chart!
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Depuis plusieurs mois maintenant, vous aurez noté la forte propension que les membres de groupe Reflect ont à parler du 2.0 dans la pluralité de ses aspects. Ce sont en tout 78 billets qui ont été publiés autour des thématiques phares de ce concept à savoir les usages, les modèles et la technologie 2.0. Après avoir pris le temps de considérer les différentes idées recueillies (même les coups de pelle d'Alexis), il est clair que groupe Reflect s'est positionné très clairement sur les usages et la dimension sociale qui nourrit le phénomène 2.0.
* To google... ça devait arriver, un nouveau verbe est né...Comme le souligne Forbes, le verbe "google" vient de faire sonentrée dans le dictionnaire de langue anglaise Merriam-Webster.Une définition simple : "Utiliser le moteur de recherche Google pour obtenir de l'information sur le Web."...
Voilà une étude qui tombe à point nommé. Réalisée par IPSOS, elle porte sur les baladeurs mp3 et leur contenu aux USA.
On apprend donc qu'un américain sur 5 et qu'un adolescent sur deux parmi ceux-ci en est équipé. On comprend alors mieux les chiffres de vente d'iPod :)
12h d'utilisation hebdomadaire, 700 chansons en moyenne disponibles, dont 44% fruit de sa discothèque personnelle, 6% de celle de ses amis, 25% provenant des plate-formes légales et ... 19% (seulement) du P2P. Tout ça pour ça diront certains (...)
Les utilisateurs plébiscitent la radio suivi de près par les fonctions vidéos. Steve en tirera certainement la conclusion qui s'impose, à savoir l'intégration de la FM dans l'iPod (avec une fonction pour ripper ce qu'on écoute ce serait parfait).
Je n'ai pas trouvé trace de chiffres sur le podcasting dans cette étude, ce qui est assez curieux, mais il y en a d'autres dont j'ai déjà parlé ici.
Le Client to Client ou Citoyen to Citoyen, bref le commerce entre particuliers est le moyen préféré de vente et d'achat entre particuliers. Une récente enquête Price minister, OpinionWay. Internet arrive très nettement en tête avec 86 % suivit des journaux spécialisés 51%, des brocantes 27% etc.
La CNIL grandit, se muscle et déménage (logique). Du coup, il devient assez compliqué d'avoir de l'avancement sur les dossiers en cours.
Histoire de compliquer encore un peu les choses, la CNIL a brutalement supprimé le formulaire de télédéclaration de sites web. Cela veut-il dire qu'il ne faut plus déclarer ses sites ? Bien sûr que non, on ne déclare d'ailleurs pas un site, contrairement à ce que beaucoup pensent, mais les traitements de données personnelles qui vont avec.
De fait, la CNIL a simplement rationalisé ses procédures autours de déclarations génériques. Cela a le mérite de faire rentrer l'internet dans le lieu commun des traitements personnels et il est vrai que je constate personnellement que si la nécessité de déclarer (les traitements de) son site web quelque chose de connu, il n'en est pas de même des traitements classiques. Quand ignorance rime avec inconscience !
Il me semble cependant regrettable d'avoir jetté aux orties un instrument ciblé qui avait fait ses preuves. Accessoirement, un peu de pédagogie sur cette initiative n'aurait pas été un luxe.
Sous un billet relatant une querelle de boutiquier entre FlickR et un de ses concurrents Zoomr, TechCrunch met le doigt sur un sujet très important : la capacité à sortir ses données !
J'avais justement publié un billet à ce propos il y a quelques mois et cela m'invite d'autant plus à en remettre une couche que la maîtrise de son "moi-numérique" devient un sujet central.
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Toujours en quête de concepts originaux en matière de communication et de sémantique sensorielles, je viens de tomber sur un site américain que je trouve "sociologiquement" intéressant.
Depuis août 2005, We Feel Fine se nourrit littéralement des sentiments humains exprimés dans un grand nombre de blogs à travers le monde. Toutes les 5 minutes en moyenne, le système recherche tous les nouveaux posts intégrant les expressions "I feel" et "I am feeling". Dès qu'il trouve l'une de ces deux expressions, le même système enregistre la citation et identifie le sentiment exprimé (tristesse, joie, doute, le stress...). Il peut aussi la localiser géographiquement, identifier la personne à l'origine de ce sentiment, dressant ainsi une cartographie plus ou moins fiable de l'humeur mondiale.
Afin de réguler l'activité des 15 000 particuliers vivant du commerce en ligne, l'Etat invente un code de bonne vente sur le Net.
Récemment, plusieurs TPE nous ont demandé de réaliser le blog de leur entreprise. Il est vrai que le blog présente de nombreux atouts pour séduire les petites structures.
Jusqu’à présent, les petites entreprises s’étant lancées dans l’aventure des blogs disposaient en général d’un lien très fort avec l’univers du web.
Désormais des petites entreprises ayant des profils très variés nous contactent car elles désirent s’équiper d’un blog.
Chacun se félicite de sa bonne santé, avec un rythme de croissance flatteur. Tout cela est très bien, mais où en sommes-nous par rapport à nos voisins européens ?
Après le coup de déprime d'hier, positivons avec une petite perle également puisée dans l'enquête 2055-2006 sur les PME-PMI de BNP Paribas.
Elle porte sur la pénétration du haut-débit dans les PME-PMI. Le score limousin n'est pas flatteur et on la mettra en balance de celle-là.
Mais histoire d'alimenter mon antienne à propos du manque d'instruments d'observation des usages dans les politiques numériques, je propose à nos décideurs Limousin de se féliciter de voir notre région au second rang de la pénétration nationale du Wifi dans les entreprises (19%, devant l'Ile de France, mais derrière la NuméricaFranche-Comté à 26%), mais aussi de s'interroger sur les causes qui voient un quart des PME limousines connectées adeptes de ce mode de connexion. Il n'y a pas spécialement eu d'action de promotion sur ce sujet, faut-il alors y voir la conséquence d'une adoption massive de solutions grand-public, en clair des box ADSL-Wifi ? Mystère...
Si bon nombre de marques se posent encore la question de comment utiliser l'Internet au service de leur com, on peut dire que certaines ont bien compris au moins l'un des aspects majeurs du réseau : son aspect viral. Qui n'a pas reçu ces petites animations drôles, ces jeux en ligne qui nous font sourire, nous détendent tout en mettant en avant une marque que nous consommons tous et dont nous allons forcément parler et transmettre à nos proches si l'instant de consultation a été plaisant...
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J'ai découvert l'intelligence collective au cours de mes études dans un livre de Pierre Lévy. Ce livre, "L'intelligence collective : pour une anthropologie du cyberespace" paru en 1994, je l'ai lu en 1996, et ce fut le déclic. C'est lui qui m'a véritablement conduit là où je suis aujourd'hui... faites donc très attention à ce que vous lisez... ;-) Sa théorie concernant l’intelligence collective et le cyberespace n’étaient donc à l’époque que de simples spéculations… Or, on s’aperçoit qu’une bonne partie de celle-ci est réalisée ou du moins en voie de réalisation.
L'intelligence collective vu par ce phylosophe est un concept forcément très compliqué (il faut être un peu lévysé pour comprendre le cheminement de sa pensée) mais en même temps il est très concret, et donc très perceptible et compréhensible...
Désolé, je vais reparler une fois de plus du Royal et de son dernier spectacle (..). Jeudi dernier j'évoquais dans mon billet, l'arrivée du Sultan à Londres, ne pouvant me rendre sur place j'ai décidé de suivre le spectacle sur l'Internet via le site officiel, la bbc ou flickr. Petit retour sur ce week end... hypnotique.
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Preuve de la consolidation du phénomène côté grand public, c'est la question du web 2.0 au sein des entreprises qui suscite l'attention.
Ça a commencé en fin d'année dernière, notamment quand Phil Wainewright a essayé de nous vendre un web 3.0, concept bien amené mais qui n'a pas pris. Il était fondé sur la distinction entre un web 2.0 correspondant aux usages de la masse agissante des internautes, à contrario de celui qui consiste à le voir à l'oeuvre dans une organisation. Le contexte y est effectivement bien différent.
Mais ce qui m'interpelle dans cette affaire, c'est le degré d'écoute des entreprises devant ce nouveau discours, notamment pour ce qui est des PME. Nous en sommes en effet encore souvent à devoir argumenter sur l'intérêt de l'outillage informatique. Est-ce que le web 2.0 va faciliter le travail d'évangélisation à une véritable intégration des enjeux numériques modernes, où au contraire être une deuxième marche d'escalier plus dure encore à franchir ?
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Le Journal du Net et ZDNet sont des passages obligés pour celui qui veut faire connaître sa solution. C'est aussi un plaisir et une vraie récompense de voir des journalistes professionnels (non je ne lancerai pas la polémique blog & journalisme) s'intéresser à blueKiwi et publier des articles complets sur notre solution d'Intranet collaboratif.
L'article de Guillaume Devaux du JDNet est construit sous la forme d'un entretien avec Christophe Routhieau, chef de produit blueKiwi chez groupeReflect. On revient sur le phénomène des blogs et son impact prévisible dans la sphère professionnelle, les grandes fonctions de blueKiwi, les premiers usages chez Dassault Systèmes et le projet de développement de notre entreprise... On notera au passage que blueKiwi ne distribue pas une plate-forme de blogging mais s'interface avec des solutions déjà existantes, actuellement WordPress et bientôt MovableType dans le cadre de notre partenariat historique avec Six Apart.
L'article de Christophe Deschamps de ZDNet évoque lui un sujet plus sensible, comme son titre, un poil provocateur, l'indique : "Un outil pour mettre les egos au service des entreprises". Nous avons relevé cette question et Bertrand d'ailleurs y répond sur le blog de blueKiwi ici. Il est clair et nous l'avons voulu ainsi, blueKiwi est pensé d'abord pour l'individu car nous pensons que c'est le bénéfice individuel qui génère l'appropriation et les usages et que seuls ces derniers peuvent créer un bénéfice collectif. Oui nous avons pris le contre-pied des outils traditionnels. Il ne s'agit pas là d'une vision hyper-individualiste ou néo-libérale de l'entreprise, ma culture d'ailleurs me l'interdirait, mais plutôt une vision objective du contexte professionnel actuel et des attentes des salariés. On leurs demande d'être créatifs, réactifs, polyvalents mais aucun outil ne leurs permet de mettre en valeur leurs talents et de les partager avec les autres... C'est ce que nous avons voulu réparer avec blueKiwi.
Vos commentaires sur le blog de blueKiwi : ici
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Deux mois après mon dernier point et un Netizen #1 consacré au blogging politique, à un an d'une présidentielle dans le cadre de laquelle on attend que le réseau soit un terrain de combat et de débat central, il est intéressant de noter deux ou trois choses.
Cette semaine, sur Capital IT, j'ai découvert hier Martin Varsavsky le génial fondateur de FON. Je connaissais FON, mais je n'avais pas vraiment mesuré l'ampleur du projet et surtout son modèle. Je suis séduit.
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C'est coloré, rapide, agréable, basé sur google news... bref avec newsmap, lisez l'actualité internationale en 2.0

Essayer newsmap c'est l'adopter !
Pour en faire votre page d'accueil de votre navigateur, c'est ici http://www.marumushi.com/apps/newsmap/newsmap.cfm
J'avais déjà dis en fin d'année dernière que le web 2.0 serait attendu au tournant de la rentabilité. Les discussions sur la dimension technologique du web 2.0 étant dépassées, il est plus que temps de penser la floraison récente de services en terme de pertinence de leurs modèles économiques.
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Il y déjà 20 mois, un des tous premiers billets publié par mes soins sur ce blog portait sur le management numérique du territoire et souhaitait dépasser des visions certes très pertinentes, mais un peu limité à la tuyauterie. Depuis, on n'a visiblement pas beaucoup progressé si j'en juge par cette initiative. Les débats sur la DADVSI viennent (et continuent) de démontrer une vision politique centrée sur les outils et la technique, l'absence sidérale d'appropriation des enjeux de fonds que représente la société de l'information et au final l'incurie des dispositions et leur décalage complet avec la réalité d'un changement profond et très rapide. Il est donc effectivement bon que des initiatives tentent d'amener un peu de hauteur de vue.
Quand le travail est bien fait il faut le dire alors je le dis...
Dans le cadre de notre nomination en tant que BEST INNOV IT 2006 l'organisateur nous a demandé de traduire pratiquement du jour pour le lendemain la présentation de blueKiwi en anglais. Il se trouve que nous comptons parmi nos clients la société parisienne PrimoScrib, logiquement je les interroge, l'objectif est simple : 24h maximum pour traduire mon doc et au meilleur prix ! Et bien pari gagné, le lendemain avant même l'heure demandée j'avais mon document traduit... Merci.
Pour l'anecdote, un des boss de PrimoScrib, Stéphane Barrier, était avec moi au CP, il y a donc plus de 25 ans ! C'est marrant, la vie est une fête.
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Un peu de patience avec le podcasting
Coup de tonnerre dans le petit monde du web 2.0. Une enquête Forrester Research effectuée aux USA et au Canada, révèle que si 25% des internautes sont intéressés par les podcasts, ils ne sont que ... 1% à en être réellement utilisateurs. De quoi refroidir les perspectives à court terme de la podcast-economy, l'étude est d'ailleurs assez critiquée, ce qui est révélateur. Elle laisse cependant augurer d'un vrai potentiel, il faudra simplement être un peu patient et laisser le podcasting faire son trou.
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Moovement, dont nous sommes partenaires, publie cette semaine un manifeste à destination des directions RH et autres responsables de la communication interne. Si vous êtes soucieux de mieux communiquer avec vos équipes, mais aussi de séduire des candidats à fort potentiel, vous devez lire çà absolument ! Bravo à Bertrand Duperrin qui en est l'auteur et que l'on connaît bien puisqu'il intervient aussi sur blueKiwi. Pour le recevoir, il vous suffit d'indiquer vos nom, prénom, fonction, société, et téléphone, par mail à l'adresse richard.menneveux(AT)moovement.com.
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L'e-commerce est sur la bonne pente et bénéficiera, par les effets mécaniques que j'ai déjà démontrés, une croissance similaire à celle de l'année dernière (environ 40%). Le B2C s'approchera alors, en France, de la barre symbolique des 10 milliards d'euros de CA.
Surtout, en 5 ans, la proportion de consommateurs français ayant banalisé l'e-consommation est passé de 1 à 18% (chiffre 2005). À ce stade, son impact sur la consommation traditionnelle commence évidemment à se faire sentir. J'avais déjà formulé des réflexions à ce propos il y a un an, mais une discussion avec Martial, vieux pote et journaliste télé de son état est venu donner matière à ce sujet.
Cela fait maintenant une bonne année que la mode du web 2.0 a commencé. Une année pour que le concept entre dans le domaine courant, pour que l'on en parle y compris dans des magazines tout ce qu'il y a de plus grand public. Une année pour être web 2.0 sinon rien. Une année avant de consolider le phénomène et de vérifier sa pertinence.
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Alors que le lancement officiel de blueKiwi était prévu à l'occasion de l'événement Capital IT, Courrier Cadres publie spontanément un article sur l'expérience de Dassault Systèmes France dans son numéro 1622 du 23 mars 2006. blueKiwi y est présenté comme une plate-forme de dialogue collaboratif, collaborative talkplace, un nouvel usage de l'Intranet centré sur le partage et l'échange entre les individus.
L'objectif avoué est de transformer les connaissances individuelles et non structurées en une richesse collective partagée et vivante. Je me lasse pas de cette solution et du concept qui en découle... Cette semaine encore je le présentais à quelques entreprises et toutes considèrent que c'est l'avenir des sociétés modernes que de placer leurs salariés au centre de leur processus de création de valeur. Encourageant !!!
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C'est peu de dire que l'invitation que j'ai reçu de la FING à participer à son séminaire préparatoire de l'Université de Printemps 2006 m'a fait plaisir. Parler d'un sujet aussi alléchant que celui lancé par Daniel Kaplan en vue de la prochaine UP FING, et plus largement pour sortir des limites des débats ambiants, est très stimulant.
S'il est un thème qui monte de plus en plus à l'heure de l'internet massifié et des usages dits 2.0, c'est la, nécessité d'une écologie du réseau et plus largement l'interpellation faite à la sphère éducative sur le rôle qu'elle a a jouer à ce niveau.
Elle a déjà beaucoup de mal à prendre en compte l'exigence d'un rôle éducatif concernant la consommation médiatique, sa propre intégration des TIC n'est pas sans douleurs, et à l'heure où 3 millions de collégiens et lycéens se sont doté d'un skyblog, entre-autres usages numériques, il y a de quoi s'interroger sur le fossé numérique qui s'y dessine.
C'est d'autant plus interpellant quand on découvre le rôle qu'a joué l'Université, notamment aux USA, dans le développement des usages grands-publics du réseau et quand certains montre par l'exemple ce qu'il est possible de faire en allant au fond des choses...
S'il est une chose que représente le web 2.0, c'est l'arrivée dans un internet de masse, tant dans le nombre de ses utilisateurs que dans la part de ceux qui ont des usages avancés et qui sont en plein dans la Société de l'Information, un monde dont nous sommes habitués à la croissance. Ainsi, chaque année, la masse des internautes français gagne environ 15% et nous sommes fascinés par le doublement de la blogosphère tous les six mois ou par l'accroissement massif de la part des accès haut-débit. Mais ces tendances ont évidemment une limite et cela devient intéressant quand des pays plus avancés que la France semblent en avoir atteint une.
Et bien c'est ce qu'a fait la Région Aquitaine et elle nous livre du coup des indicateurs très intéressant sur les cinq années écoulées.
Pour moi qui vient de faire un travail d'évaluation dans le Puy de Dôme, cela donne des clés de comparaison et donne du corps au discours que l'on peut tenir quand à différentes clés de progression. Car s'il est un facteur négligé dans la problématique numérique des territoires, c'est bien de se donner les moyens de regarder les choses en tendances. Combien d'études sans lendemains, qui ne nourrissent que des constats vite dépassés, alors que c'est d'observation sur la durée dont on a besoin vu la vitesse à laquelle le changement se produit.
À en croire ce qu'on lit tous les jours des observateurs les plus inspirés du développement de la société de l'information, il n'y a plus personne pour nier le développement massif des usages numériques et notamment des nouvelles pratiques dites 2.0. Ce n'est pas pour autant qu'elles sont mises en pratiques et quand les choses en prennent le chemin, elles n'en accomplissent malheureusement que la moitié. Episode deux.
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C'était le mot de l'année 2005, mais en ce début d'année 2006, le podcasting est en ébullition.
A l'heure où Wikio, le nouveau projet de Pierre Chappaz fait parler de lui (voir le dernier numéro de Netizen), je vous propose un coup de projecteur sur Newsvine qui le préfigure peut être. Comme toujours avec les startup du web 2.0 le site est en béta et accessible sur invitation. J'ai reçu la mienne, il y a quelques semaines, j'ai donc maintenant un compte de test (si vous êtes sages et si vous lisez cet article jusqu'au bout je vous en donnerai quelques unes...).
Hier lundi, c'est en qualité de représentant de Jean-Pierre Limousin, Président de la CCI de Limoges et de la Haute-Vienne que Pierre Perrier de Falco et moi-même nous sommes rendu à St-Gervais-sous-Meymont, en Auvergne. Oui, ça existe, et à part l'église, s'y trouve une magnifique maison du Parc Livradois-Forez où l'ADIMAC organisé une première "Rencontres Haut-débit en massif central".
Peu avant Noël, je m'interrogeais sur l'accélération de ces deux dernières années et sur les signes qui semblent indiquer un ralentissement annoncé. Au tournant de l'année, d'autres voix se sont interrogées sur cette question et cela m'amène à vous proposer un autre point de vue sur le web 2.0, considérant véritablement l'utilisateur comme le centre de ce mouvement. Premier épisode.
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On les attendait, les voici. Comme l'an dernier, les premiers chiffres de l'e-commerce français se situent comme attendu autour de 50% de croissance annuelle. 49% pour l'ACSEL, 53% pour le JDN, on attend les autres, notamment la FEVAD.
Evidemment, le nombre de cyberconsommateur a lui aussi augmenté, de 21% en l'occurrence, montrant ainsi une nouvelle fois qu'acheter en ligne est une modalité qui tend à devenir centrale chez ceux qui y goûtent.
Et si le fait de poster des messages anonymes était illégal ?
C'est la question qui se pose après une loi fédérale promulguée par Bush la semaine dernière.
En effet, dans un texte portant sur la violence faite aux femmes et afin de lutter contre le harcèlement par modalités de télécommunication, masquer son identité avec la volonté de nuire est un crime fédéral passible de deux années de prison. Ce qui fait débat, c'est l'appréciation des plus large que permet l'utilisation du verbe "to annoy" dans le texte.
Les commentaires anonymes sont la plaie de beaucoup de billets, souvent prétextes à pollution des discussions. Je dis bien "pollution" car il est clair que le lectorat porte un intérêt très relatif aux propos anonymes, le commentaire en clair étant la marque du contradicteur de qualité sur le réseau. En fin de compte, le développement des pratiques tend à instaurer une éthique de vie sur le réseau propre à lutter contre ces "Régis du net" (copyright Jean-Luc) et il ne viendrait à l'idée de personne de légiférer !
Mais une fois de plus, un texte aux intentions parfaitement louable interfère avec la réalité des usages sur le réseau. Cela devient de plus en plus fréquent et révèle à la fois un problème de culture d'usage chez le législateur tout au moins l'absence d'analyse de sa part de l'impact de ses projets sur un espace dont la fréquentation n'est plus et depuis longtemps réservé à quelques-uns.
À suivre...
Il y a un an jour pour jour, Dorsal choisissait son délégataire. Ça se fête ! Cela fait par ailleurs bientôt 6 mois que le compteur des 24 mois de réalisation a été lancé. L'occasion d'un point sur l'avancement du projet et d'un retour sur les nombreux billets publiés sur ce blog.
Le premier round s'est terminé hier soir. Un texte bâclé, présenté dans la précipitation à la veille de Noël, face à une contestation virulente. Tous les ingrédients étaient réunis pour un grand moment de la vie parlementaire. Ça n'a pas manqué. Hier soir, Bernard Acoyer, patron du groupe UMP a fermé le rideau en renvoyant Donnedieu de Vabres à ses études en vue du prochain round, le 17 janvier prochain. En clair : le texte n'est pas mûr, il y a deux positions antagonistes à concilier, tu remballes ta copie et rendez-vous l'année prochaine.
À l'heure de la bûche, c'est donc un premier succès des opposants, et plus encore pour ce que j'en pense.
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Après l'année blog, celle-ci vient couronner le podcasting et plus globalement différentes questions existentielles autour de choses en 2.0.
On glorifie ce (nouveau) puissant qu'est l'utilisateur car c'est avec raison que l'on reconnaît (enfin) qu'il est la locomotive qui tire le train de l'innovation et du développement du réseau.
Ce constat est dorénavant partagé et admis, mais il faut aussi admettre que les deux années qui viennent de s'écouler ont essentiellement servit à cela : la réalité de la vitalité du réseau et de ses utilisateurs, l'émergence d'usages avancés de masse, tout comme la réussite spectaculaire de nombreuses initiatives opportunistes et innovantes voire de nouveaux modèles, avec en corollaire et preuve l'effondrement réel ou annoncé de certains modèles établis. Pour le reste... pas grand chose. Il n'y a pas encore de compréhension affirmée des ressorts de ce qui se passe, à telle enseigne qu'on a parfois l'impression de tourner un peu en rond au niveau de certains débats, en témoignent les développements récents du fameux web 2.0 qui touchent au fait même qu'il aie un sens !
Mais les choses devraient changer, c'est en tout cas le sentiment que je vous propose de partager, à l'aune de différents signaux récents. Le contexte bouge et l'affirmation du constat ne suffit plus. Il va falloir être en mesure de le dépasser voire de le défendre. Sans être rabat-joie, mais en essayant simplement d'observer les choses, voici donc quatre indicateurs soumis à votre sagacité...
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Le code des marchés public va évoluer. Il s'agit en effet de répondre au déficit de dépôt des offres par les soumissionnaires sur les plateformes dématérialisées. L'obstacle principal pointé du doigt et qui disparaît, c'est l'obligation de signature électronique des soumissions. Il est taxé de complexité inutile et il ne manque pas de monde pour enfoncer le clou soulignant que beaucoup de téléprocédures critiques s'en passent très bien.
Si ce n'est pas un coup d'arrêt, ça y ressemble, mais cela ne fait que sanctionner le fait que la signature électronique n'a pas réussi à percer. Elle n'a pas été adoptée, c'est un fait.
Et d'ailleurs, qui s'en étonnera ? déjà, dans un atelier consacré à la confiance sur le réseau organisé par la FING il y a 3 ans, le noeud du problème apparaissait clairement. À l'époque nous étions en pleine déconfiture de la bulle 1.0 et le constat était sans appel : la signature électronique présenté comme élément de sécurisation était comprise comme le fait que le système n'était pas sécurisé, générant défiance et non-usages. CQFD : pour l'utilisateur, la sécurité ne doit pas être subie.
Et maintenant ? il y a peut-être un petit espoir autour de la clé qui doit équiper INES, la future carte d'identité électronique. Présenter sa carte d'identité est un acte banal et compris, il faut espérer que sa modalité électronique lui évite d'être perçu comme une défaillance potentielle du système.
Il est bien connu que les annonces légales sont un fromage vital pour la santé de la PQR. Or, depuis le lancement de la dématérialisation des marchés publics et la recrudescence des plateformes et autres rubriques sur les sites des mairies, intercommunalités, conseils généraux et autres régions, l'atonie des groupes de presse régionaux devant cette concurrence inattendue venue du réseau laissait perplexe.
Aussi, le lancement de France Marché, portail destiné aux entreprises, présentant en ligne les annonces légales de marchés publiés dans 61 titres de la PQR française (rien moins !) a aiguillonné ma curiosité pour me laisser finalement déçu et circonspect.
Le premier épisode n'est pas bien vieux, mais depuis, différentes actualité sont venus nourrir le débat.
Après la refonte du Figaro, celle du Monde a fini d'enfoncer clou, d'autant plus que cette fois le sujet ne pouvais être éludé. Il ne l'a pas été, sauf que l'on a eu droit à une nouvelle posture défensive, à la limite de dire que le réseau était un empêcheur de tourner en rond.
Pendant ce temps, nos amis britanniques montrent la voie, avec cette formule éclairante : Il ne suffit pas d’être sur le web, il faut en faire partie
Amazon inaugure sur certains de ses produits des fiches rédigées par des consommateurs en mode wiki. Cette initiative est intéressante à mon goût, c'est une nouvelle tentative d'intégrer les principes du Cluetrain Manifesto : le manifeste des évidences dans l'acte de vente. Six ans après sa publication, il est arrivé sur les bureaux des responsables marketing.
Le billet de Rodolphe Helderlé sur le blog de ZDNet pose la question de la prise en compte des nouvelles pratiques coopératives sur le réseau au sein des organisations et des systèmes d'informations qu'elles mettent en oeuvre. Le cas des intranet de grands groupes est un bon exemple, mais on peut décliner la chose à quantité de domaines. Homo Numéricus abordait également le cas de l'enseignement supérieur et de ses ENT et reliait cette discussion avec le Web 2.0. Cela m'avais donné l'occasion de dépasser cette notion très tendance pour aborder le fonds, c'est-à-dire le modèle d'organisation et sa capacité à générer de la coopération.
D'aucun avaient bien noté que la question du très haut-débit (re)devenait un sujet brûlant. Outre le billet sur Pau, la tribune de Daniel Kaplan, puis l'initiative citoyenne d'une pétition en faveur d'un grand plan FTTH, a suscité un débat opportun et intense sur le blog FING-CT.
Je ne sais pas si vous vous souvenez mais j'avais publié une petite note pour aider un de nos fervents lecteurs, Philippe Messmer alias iPhilou, à trouver un job. Et bien c'est chose faite. Philippe vient de m'écrire pour me confirmer qu'après avoir été testé par une entreprise en CDD, il vient d'être contractualisé en CDI et tout ceci, grâce, à son travail bien sur, mais aussi au blog de groupe Reflect comme il le dit dans son témoignage ci-dessous. L'expérience est vraiment super intéressante je trouve. Ca mérite une interview par Bloic le blogger ca non ?
"Salut Manuel,
Je me permets de te recontacter pour t'informer que mon CDD vient de se terminer et que, la société qui m'a embauchée et moi-même avons trouvé un accord pour prolonger notre collaboration sur une durée indéterminée.
En gros, j'ai signé un CDI ;-)
C'est une petite société de services logistiques (30 personnes, 25 millions de CA) à Limoges, j'y exerce l'activité, au titre pompeux, de "chef de projets".
En très très gros, je suis chargé de suivre des projets d'organisation (procédures de gestion des commandes, de gestion de stocks) et de prendre en charge, en collaboration directe avec ma direction, les études de faisabilité de certains gros appels d'offres auxquels nous répondons.
Je n'en avais pas parlé lors de mon dernier message (car je suis très superstitieux), mais je tiens à te remercier, ainsi que gR, car on m'a proposé cet emploi suite au message paru sur votre blog !!! Alors, je dis un grand grand grand merci."
PS : Ne m'envoyez pas tous une demande de post pour vos Cvs, je ne pourrai pas suivre et c'est Jacques qui ne serait pas content ;)
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Récemment, on me faisait l'écho d'un habitant d'une commune du nord de la Haute-Vienne, qui n'est pas couverte par l'ADSL et où l'on pense, lieu commun s'il en est, que parce que l'initiative Dorsal est lancé, le réseau arrive sur la paillasson dès le lendemain matin.
Déçu par le fait que, sur la carte de déploiement publié, ladite commune doit attendre mi-2007, elle menace donc d'en appeler à France Télécom, bien que celui-ci n'aie rien promis jusqu'à présent.
Voilà une illustration très répandue de la nécessité de faire oeuvre de pédagogie (n'est-ce pas David ?). Les choses ne sont en effet pas aussi simple...
La fracture numérique est plus complexe qu'on ne le pense. Elle ne se limite pas au fait d'avoir ou pas accès à des offres dignes de ce nom, encore fait-il comprendre ce petit univers complexe.
À force d'être interpellé plusieurs fois chaque semaine, on en vient à se dire que la gratuité des hot-line récemment obtenue n'est pas une mauvaise idée.
L'autre soir, je me suis retrouvé à improviser un petit cours sur le sujet à la collègue d'un ami universitaire. Comme beaucoup de gens, elle avait été séduite par ces boîtes magiques qui vous offrent l'internet, le téléphone et la télévision...
Suite du feuilleton. Après un emailing qui a beaucoup fait parlé, l'UMP met en pratique le positionnement payant.
Tapez "émeutes", "banlieues", ou autres termes très en adéquation avec l'actualité dans Google et regardez bien les liens sponsorisés (voir ci-contre)...
Padawan en parle et Cyril Fiévet signale aussi des pubs de l'UMP sur SkyBlog
S'agit-il des prémices d'une nouvelle tendances et par ailleurs, tout cela est-il bien légal ?
Si l'on considère le positionnement payant comme de la publicité, la chose m'interpelle sérieusement car, à priori, la publicité politique est strictement réglementée (certains s'en offusquent d'ailleurs).
Nous ne sommes pas en période électorale, mais nous y serons bientôt et le positionnement payant est un mode de promotion qui mériterait sans doute un peu de précisions. Mais par qui ? il y a eu un temps ou le web relevait de l'audiovisuel et donc du CSA, ce qui n'est plus vraiment le cas, même si cette instance a plusieurs fois tenté de se réinvestir en régulateur sur le réseau.
Après son emailing, cette initiative va certainement stimuler des clarifications réglementaires sur le réseau.
Il semble que le renouvellement de plus en plus rapide des produits et des technologies commence à trouver une limite, ou plutôt des paliers de rupture et cela suscite des publications variées. Hubert Guillaud consacre ainsi un intéressant billet sur le sujet. Je vous livre ici quelques réflexions encore instables, d'où l'intérêt de les partager...
Comme un écho à mon fameux billet sur l'invisibilité du net, voici une illustration de ce qui se passe autour de Dorsal ces temps-ci.
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Intervenant actuellement en formation d'élus sur les enjeux du net en politique, vous avez évidemment constaté que le sujet stimulait des billets.
Trois événements récents montrent que depuis le 29 mai et quoi qu'en pense D. Wolton, le monde politique a compris qu'il était crucial d'intégrer vraiment le net dans la communication politique.
Surprenant sondage dans Télérama il y a quelques semaines sur l'usage des différents modes de communication à notre disposition.
"S'il fallait, pendant six mois, choisir entre la radio, la télévision, le téléphone mobile et la connexion à Internet, 33% des personnes interrogées garderaient leur précieux portable, 28% leur connexion Internet, 22% la radio et seulement 17% la télévision."
N'est ce pas très intéressant de voir à quel point l'ordre des choses que l'on pourrait penser établi est bouleversé ? N'y aurait-il pas un rapport étroit avec la convergence des média sur les différents terminaux désormais à notre disposition ? En tout cas c'est très instructif de voir à quel point l'internet est devenu naturel chez beaucoup. Sans vouloir faire mon "vieux con", et je sais que ce souvenir parlera à Carlos, je me souviens l'époque pas si lointaine en 1997 ou on luttait pour faire adopter l'email comme mode de communication spontané à nos clients en remplacement du fax... En tout cas une chose est certaine, je peux sans aucun problème me passer de tous les autres média si j'ai une connexion internet haut débit sous la main : podcast radio + iPod + RSS + Cocoa JT + Ecto + Safari et j'ai tout ce qu'il me faut pour rester en contact avec le monde et m'exprimer...
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J'ai donc animé ce lundi après-midi un séminaire de formation des élus UMP du Conseil Régional d'Ile-de-France.
D'entrée de jeu, M. Karoutchi, Président de groupe a souligné que l'affirmation des TIC dans le monde politique et plus largement dans le débat public imposait un éclairage de ce type. La salle était pleine, signe d'une forte attente sur le sujet.
La dernière livraison des chiffres de la FEVAD montre que le commerce électronique français poursuit sa progression. +45% sur le premier semestre.
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Jean-Luc a raison de relever le billet d'Hubert Guillaud sur la notion d'écosystème et la manière dont Google s'en sert.
Ce qui est déjà sûr, c'est que cette rentrée est marquée par la double empreinte de Google, mais surtout des réflexions et débat sur les modèles de développement et d'innovation.
Il n'y a pas qu'Apple à constater le succès du podcasting. Alors que les affres juridiques autour de la musique en ligne se sont envolés, la SACEM s'intéresse sérieusement aux blogs. Ainsi, 01net s'est fendu de quelques explications auprès de la reine des société de gestion des droits d'auteur en France.
Quand on connaît bien cette institution, on ne sera pas étonné de sa faculté à coller aux tendances et à mettre en oeuvre les mécanismes de respect des droits et donc de perception qui en découlent.
Pour l'instant, la SACEM se contente de rappeler que la diffusion de fichiers musicaux entre dans son champ de perception, mais elle attend d'avoir un contrat type en béton pour lancer la mécanique.
Chers podcasteurs, soyez attentifs et profitez bien de la fin de la récréation. La campagne de communication que la société d'auteurs lancera forcément à la rentrée sonnera comme un prélude aux grandes manoeuvre, à l'heure de l'ouverture de la chasse.
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Confirmation des réflexions développées dans mon billet du 19 juin dernier, dans une étude mise en exergue dans Le Monde, aujourd'hui.
Il y aura bientôt 3 mois, j'avais blogué à propos des premiers cas d'exclusions de collégiens ou lycéens du fait de ce qu'ils avaient écris sur leur blog. J'avais même été interpellé sur le sujet par F3 !
Hier lundi, Libération publiait un excellent point sur le sujet, relayé par de nombreux blogs, notamment PointBlog.
L'exemple qui clôt ce papier peut friser la caricature, mais il illustre surtout le décalage entre deux mondes. Un prof montre à son proviseur, inculte en informatique, ce qu'est un blog et lorsque ce dernier en parle au dîner familial le soir même, son fils de 11 ans lui avoue qu'il en a un, "comme tout le monde".
Comme un paquet de gens, je me suis attelé à la numérisation de mon mètre-cube de CD audio et comme c'est long et abrutissant de se les ripper un par un, c'est avec le plus grand intérêt que j'ai découvert NoMoreCD sur iPodGeneration il y a quelques semaines.
En voilà une bonne idée : vous commandez, on vous envoie un emballage, vous mettez les CD dedans, UPS passe les cherchez, UPS vous les rapporte avec les CD rippés sur DVD, disque dur ou iPod et consorts.
Comme j'ai autre chose à faire que charger et décharger mon Mac, j'ai donc joué sur 300 CD et voici mes impressions d'autant plus qu'un certain nombre d'entre-vous me les ont demandés.
On s'était habitué à voir se réaliser les prédictions mises à lumières par Howard Rheingold sur le texting. Aux Philippines (dans la chute du Pdt Estrada), en Espagne (défaite d'Aznar aux dernières élections) ou plus récemment au Liban, le SMS et ses dérivés ont joué un rôle majeur de mobilisation et d'influence sur les masses.
Ce week-end, j'entendais à la radio les échos de phénomènes de texting similaires à l'encontre du candidat ultra-conservateur Mahmoud Ahmadinejad. La génération interactive, cela existe aussi en Iran, on y recensait d'ailleurs déjà des blogueurs émérites.
Malheureusement, la Smart Mob iranienne a échouée. Elle est sans doute trop réduite pour véritablement peser. Elle grandira et on en reparlera.
Je disais donc dans le précédent billet que les expérimentations de technologies alternatives touchaient à leur fin. C'est déjà le cas pour les Satellite/Wifi, BLR, UMTS, CPL et autres WiMax (bientôt renommé WDSL, on se demande pourquoi...). C'est donc presque l'heure des bilans.
L'importance du fonds a éclipsé la forme et c'est tant mieux, mais il est intéressant de porter un regard du côté du rôle que le net a joué durant la campagne référendaire.
Cette réflexion n'a strictement rien à voir avec le débat lui-même, sur lequel je n'ai pas la prétention de vouloir revenir ni prendre position. Je ne veux ici que constater un changement sociétal dans le comportement politique des citoyens.
On sait combien les blogs ont joué un rôle très important dans la dernière campagne US, et même avant lors des primaires démocrates. Après une apparition timide lors des dernières régionales, le référendum était en effet la première échéance électorale pour la blogosphère française.
Les phénomènes actuels autour des blogs viennent éclairer plus crument encore une différence d'approche majeure autour du contenu et de sa finalité. Cette différence est apparue nettement avec l'arrivée du web, mais elle s'amplifie au point de toucher dorénavant des aspects culturels. Il n'y a rien de techno là-dedans, mais c'est un facteur clé dans le succès ou l'échec de bien des approches. Les idées nouvelles se heurtent parfois à des postures profondément enracinées dans l'identité culturelle collective et individuelle, et inversement.
Troisième et dernier épisode de ma petite série sur les usages.
Cette semaine :
3. approche usage dans les démarches projets
Il y a huit mois, Jacques-François Marchandise nous faisait partager son dépit dans un article où il s'interrogeait sur le caractère souvent faire-valoir des approches prétendument centrées sur l'utilisateur. S'il est un sujet qui me tient à coeur et que nous nous attachons à cultiver chez groupe Reflect, c'est bien celui-là, mais il faut bien reconnaître que ce n'est pas évident. Alors, qu'en est-il vraiment des approches "user-centric" ?
Comme chacun le sait Dorsal fait son oeuvre. Axione Limousin va être officiellement en place d'un jour à l'autre et le calendrier, même s'il a pris du retard pour diverses raisons, va enfin prendre place. On va pouvoir maintenant compter les mois pour voir le limousin se dégrouper petit à petit. Pas plus tard que cette semaine j'ai eu la chance de rencontrer des représentants nationaux d'Axione (merci Fred) avec lesquels j'ai pu échanger sur le sujet.
Lors de Cinquièmes assises du Net de Nice, l'ADAE a dressé un bilan contrasté de la dématérialisation des marchés publics. Celui-ci présente en effet le paradoxe qui est d'avoir d'un côté un dynamisme fécond du côté des collectivités et administrations (90% de celles qui ouvrent plus de 100 marchés par an !) et de l'autre un volume de réponse électroniques ultra-anecdotique. Un exemple éclairant de l'absence de l'usager dans la démarche.
Il y a quelques jours, nous avons tous pu lire la polémique autour de Vichy qui faisait parler une certaine "Claire" (qui en fait n'existe pas) sur un blog produit de la marque. Pour ceux qui seraient passés à coté, un mémo de l'histoire est dispo chez Loic. A la lecture de tout cela, je suis passé par plusieurs stades : chouette les grandes marques se mettent à bloguer ! -> non mais c'est pas vrai ils se paient notre tronche, grrrr -> ah, pour une fois on dirait que les leçons du passé ont été tirées, Delphine joue carte sur table et avoue tout, appréciable !
Où comment transformer un arrière goût de "je me suis payé ta tête" en expérience positive avec ses clients par la mise en oeuvre d'une transparence courageuse.
Hier était un grand jour pour l'Internet en général et le commerce électronique en particulier. Le spectre du piratage de la carte bleue a subit un démenti cinglant par la publication de l'étude l'Observatoire de la cyberconsommation par le Forum des droits sur Internet : "le piratage de la carte bancaire sur internet est un mythe".
Le son de la voix du journaliste qui annonçait la nouvelle hier à la radio trahissait une forme de stupéfaction et s'en tenait ainsi à dire que ces idées reçues là n'étaient que des spéculations sans fondement.
Il ne faisait aucun doute aux fervents usagers du net que nous sommes. Passer par une interface sécurisée en ligne est plus sûr que de donner son numéro de carte par téléphone à un(e) inconnu(e). Mais l'irrationnel était de mise en ce domaine car, même si la fraude est bien humaine, l'homme préfère primitivement faire confiance à un congénère plutôt qu'à une machine.
D'ailleurs, ce matin, la nuance revient derrière l'affirmation. Le journaliste ne soulignait plus la fin du mythe, mais "l'existence, malgrès tout, de risques de fraude". Bon dieu mais c'est bien sûr, il ne peut pas y avoir de (rumeur) fumée sans feu, le bon sens du coin de bistrot n'est pas si faillible, il y a bien des risques.
Décidément, notre époque est celle de la peur.
S'il y a une constante dans le flot ininterrompu d'articles, billets et commentaires qui peuplent le net c'est que l'on y parle très peu d'usages. Cela fait un moment que le sujet me travaille et comme j'en arrivait à un énorme billet et pour démentir ma propension à asséner des "coups de pelle" (comme dis Carlos), j'ai choisi de vous le faire en trois épisodes. Voici le premier.
La Délégation générale à la langue française et aux langues de France a encore frappé !
Comme Christophe l'avait souligné récemment, la publication de ses cogitations est toujours un moment des plus savoureux. Mais il ne faut toutefois pas oublier que les francisations qu'elle publie ont valeur légale et doivent donc être utilisés pour conférer la légalité nécessaire aux textes qui mettent en jeu ces notions.
Bref, dans sa dernière livraison, il y a ASFI, pour "accès sans fil à internet", destiné à remplacer ce bon vieux Wi-fi (Wireless Fidelity). Ainsi, si vous lisez zone ASFI bientot, c'est bien d'un bon vieux hot-spot dont il s'agit.
ASFI, il fallait y penser. Maintenant que "Wifi" est quasiment entré dans les moeurs et avec le flou généré par les dénominations maison comme Centrino, cela va aider à la compréhension, c'est sûr. Certains vont croire que c'est une nouvelle norme !
Tant qu'ils y étaient, il auraient pu s'occuper de WiMax, cela aurait permis de se mettre au point.
J'aimerai surtout qu'ils se penchent sur BlueTooth, qui rappelons-le est un hommage à Harald II, dit Blåtand (à la dent bleue), roi du Danemark au VIIIe siècle de notre ère, la norme ayant été initiée par Ericsson. Ce devrait être amusant ;-)
Samedi dernier, temps pourri, rien de spécial à faire, je me suis dis que c'était le bon moment pour faire ma télédéclaration d'impôt sur le revenu.
C'est avec la plus parfaite séreinité que, comme l'année dernière, j'ai laissé passé le délai de déclaration papier et évité de m'empêtrer au milieu du capharnaüm automobile généralisé régnant dans le quartier des impôts à la date fatidique.
On nous a tellement bassiné que le service était saturé que je me suis presque surpris du contraire. Bon point aussi, je n'avais pas opté pour un mot de passe exotique que j'aurais oublié. Un quart d'heure plus tard l'affaire était réglée. Simple, pratique : magnifique :)
Il est assez fascinant de voir la notoriété que cette téléprocédure a prise au fil du temps, jusqu'à en devenir un bon vieux marronnier du journalisme. Symbole du développement de l'e-administration, c'est vraiment l'arbre qui cache la forêt, dans un domaine qui, s'il jouit d'un bon a-priori, est peu compris et peu pratiqué...
Le billet de Jean-Michel Billaut évoquant la captation des cours par des étudiants m'avais beaucoup amusé, mais depuis les signes montrant que scolaires et étudiants sont très actifs sur le net se sont multipliés.
Depuis le début de l'année, les rumeurs sur la stratégie de Yahoo autour des blogs allaient bon train. Certains analystes envisageaient même le rachat de Six Apart de manière à doter de Yahoo d'un parc de blogs installés suffisant pour rivaliser avec Blogger que détient Google. Cette piste semblait la meilleure puisqu'elle aurait permis à Yahoo de rattraper on retard. Au final, Yahoo a choisit de créer sa propre plate forme et de la dévoiler le 29 mars, son nom ? Yahoo 360°.
Le 360° reprend un concept cher au B2B : rassembler en un lieu unique toutes les informations sur un sujet donné (l'entreprise, les clients,...) de manière à fournir une vision globale... d'où le 360°. Avec Yahoo 360° le portail dépasse le simple blog pour aller sur les terres des logiciels sociaux et du P2P.
Pour retrouver confiance en notre beau pays, j'aime me rendre sur le site de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/) pour y consulter les rapports de la commission générale de terminologie et de néologie.
Cette commission publie régulièrement les équivalents français des termes étrangers que nous utilisons au quotidien. Je m'intéresse tout particulièrement aux traductions des mots liés à l'entreprise, à l'économie et au nouvelles technologies.
En m'appuyant sur le rapport du 30 janvier dernier, je vous propose un petit jeu :
Qu'elle est la traduction française officielle de :
- win-win ?
- net economy ?
- Business to business (B2B) ?
- Business to consumer (B2C) ?
- web agency ?
....
Jusque là rien de très original, je dirais même qu'en mettant un titre pareil le 14 février sur notre blog je passe pour le ringard de service...
Super, il est amoureux, il offre des fleurs à sa tendre (que j'embrasse au passage...), t'es gentil on a autre chose à faire...
Et bien c'est mal me connaître car mon bouquet était numérique et à base de fleurs que je fais pousser dans mon jardin virtuel patiemment depuis déjà plusieurs semaines...
Ah là c'est tout de suite plus tendance et hop le ringard devient hype en trois clics de souris...
Vous aussi vous voulez vous la jouer "geek romantique" pour la Saint Valentin ?
Suivez les conseils ci-après.
Depuis le début du mois de février un nouveau virus vient d'être référencé : Bropia. De type vers, il se propage très rapidement et profite bien sur des réseaux MSN et autre IM like. Déguisé en différents fichiers portant différentes extensions, il est difficile de le détecter si ce n'est en appliquant les règles classiques : ne pas ouvrir les fichiers de gens qu'on ne connaît pas. Ca vous rappelle pas votre maman ? : "Tu n'acceptes pas les bonbons des messieurs que tu ne connais pas. Surtout s'ils sont en imperméable !". Pour en revenir aux faits, l'originalité de ce virus est qu'il vous fait apparaître un beau poulet en bikini sur votre PC. Maintenant référencé, les éditeurs d'antivirus ont tous sorti leur patch (entendre recette maison) pour vous permettre de vider le volatile. Si vous voulez mon conseil, vous pouvez aussi acheter un Mac ! Non seulement c'est virus free mais en plus vous découvrirez le bonheur de travailler sur une machine à votre service, et non le contraire...
En septembre dernier, Alexis (pas moi, l'autre), recevait la visite des flics, venu chercher dans le disque dur de son ordinateur la musique qu'il avait téléchargé en P2P.
Pour avoir téléchargé 10000 titres illégalement, il est condamné à 3000€ avec sursis et à verser 10000€ de dommages et intérêts (vous aurez noté que ça fait 1€ le titre).
Pour moi, cette événement n'est qu'un écran de fumée et masque d'autres enjeux.
En se baladant à Paris, on ne peut pas rater la campagne de com "Téléchargez moi légalement". Campagne d'affichage à l'initiative du Syndicat national de l'édition phonographique pour un coût global de 1 million d'euros. Les artistes qui ont accepté de s'afficher sont Isabelle Boulay, Calogero, Louis Chédid, Corneille, Billy Crawford, Gérald de Palmas, Garou, Françoise Hardy, Eddy Mitchell, Nadiya, Renaud, Tragédie, Véronique Sanson et Zazie. Non je n'ai pas fait le tour de Paris pour compter toutes les affiches, je me suis juste renseigné :)
La campagne cite tous les services de téléchargement légaux et disponibles online dont l'inévitable leader : iTunes Music Store.
PS : Pierre n'a pas pu s'empêcher de m'envoyer un MMS dès qu'il a croisé la première affiche, toujours à fond celui la :)
Comme promis, je me jette l'eau pour vous présenter.... LE CARRE SEMIOTIQUE... Non contente de vous avoir barbés avec mes tentatives d'explications théoriques, j'ai décidé de passer à la pratique.
Tout d'abord, je vais resituer l'usage du carré sémiotique dans l'analyse du même nom. Une de mes manies, lorsque j'étais étudiante, était d'appuyer mes analyses sur le parcours génératif de la signification modélisé dans les années 70 par l'illustre Greimas, le maître à penser de l'école de sémiotique de Limoges (ça en jette non?). Le parcours génératif est constitué de trois niveaux: un niveau figuratif (grosso modo, la détection des éléments de sens et des thèmes récurrents), le niveau sémio-narratif (qui présente la structure du schéma narratif de base: contrat, compétence, action, sanction) et le niveau profond (Mise en place de systèmes syntaxiques et sémantiques élémentaires tels que le carré sémiotique).
Tout élément de sens ne peut être défini et déterminé que par un réseau différentiel de signification, d'où le carré sémiotique....
Je crois que je suis en train de perdre de l'audience, passons donc à son interprétation pratique...
C'était annoncé et attendu, c'est arrivé. Noël 2004 a vu le commerce électronique bénéficier d'une très forte croissance du chiffre d'affaire, sans doute autour de 75%. En 2003, elle n'était "que" de 53%.
Cette forte croissance confirme trois phénomènes observés cette année :
- l'arrivée massive de nouvelles populations d'internautes à maturité, notamment parmi les séniors. Ils ont clairement été identifiés, dès le début de cette année. Ils se sont massivement mis au commerce électronique
- la très forte croissance surtout des accès haut-débit. Il est clair que le passage à une connexion permanente facilite une appropriation plus prononcée des usages, développe la confiance et crée donc des conditions favorables à l'achat en ligne
- la banalisation de l'achat en ligne. Etre un cyberconsommateur n'est plus une singularité. Il y a encore deux ans, cela pouvait susciter au moins la curiosité. Depuis, les média traitent la chose comme l'on va acheter sa baguette chez le boulanger. Ce phénomène est en outre conforté par le fait que de grands sites marchands ont investi la publicité télé. Voir cDiscount sponsoriser la météo de TF1, cela met le commerce électronique en perspective...
En synthèse, je suis prêt à faire le pari que c'est la dernière année que l'on en fait encore un fromage. La croissance de cette modalité d'achat sera toujours intéressante à observer, mais le commerce électronique est entrée dans l'ère de la banalité. Vous n'en doutez pas ? Croyez-vous que ce soit une généralité ?
