24

aoû 09

11:48

Billet publié par David Lafon

Facebook et les standards W3C

Publié par David Lafon

Tags: Facebook, Standards, w3c

w3c-facebook.pngFacebook s'est, semble-t-il, fourvoyé avec l'inclusion de Facebook Connect sur des sites tiers. Facebook Connect la solution de SSO (Single Sign On, centralisation d'authentification) fournie par le géant Facebook. Vous connectez votre compte Facebook avec la communauté d'un site, d'un blog et pouvez commenter les billets et interagir avec les autres membres.
On se réfèrera au Facebook developer wiki pour implémenter cette fonctionnalité. Cependant, le code généré et proposé sur le Facebook developer wiki ne passe pas la validation W3C et ce, avec n'importe quel doctype XHTML, le problème semble encore assez problématique avec le draft HTML5. En cause, l'appel à de multiples espaces de nom :
<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:fb="http://www.facebook.com/2008/fbml">

Théoriquement, le tag <html> fait appel à 2 espaces de nommage (xmlns et xmlns:fb) et XHTML est sensé l'autoriser (au moins dans sa version 1.1). Mais que nenni, cette implémentation n'est que sur le papier... dommage !

Je n'ai visiblement pas été le seul à constater cet état de fait et après une petite discussion sur Twitter (merci à Jérémie Patonnier pour ses avis pertinents), il s'avère que l'insertion de Facebook Connect à un site, fait perdre la validation W3C sans que l'on y puisse grand chose. La seule solution que j'ai pu entrevoir, est de redéfinir la DTD du doctype comme mentionné dans cet article d'A List Apart : Validating a custom DTD. Cependant, cette technique ne sera pas intégralement reconnue par le validateur du W3C car s'appuyant sur un doctype non homologué... le serpent se mord la queue !

Même après de vaines recherches, le forum de Facebook developer reste désespérément sans réponse pour cette problématique.

C'est tout de même étrange que l'un des sites au plus fort trafic mondial (le 3ème selon Alexia, 2ème en France) oblige à faire une telle gymnastique pour avoir un code propre mais non valide.

Facebook semble plus se soucier de ce qui fonctionne plutôt que de ce qui est valide. J'en arrive à une réflexion : doit-on se soucier de la validité du code de nos applications ? Je dis "oui !". Cette affaire n'est pas sans rappeler quelques tentatives de flibustiers pour faire passer leurs propres implémentations de fonctionnalités navigateurs pour des standards de fait... suivez mon regard.

Chez groupeReflect, nous nous appuyons sur les standards et les bonnes pratiques afin de délivrer un produit de qualité, avec une forte accessibilité, utilisable sur une grande majorité de navigateurs et surtout, dont le code sera pérenne même si les navigateurs évoluent : c'est notre engagement !

Malheureusement, avec Facebook Connect, nous nous heurtons à un obstacle qui nous oblige à revoir la qualité de nos livrables sans pouvoir maudire sans pouvoir mots dire.

Avez-vous déjà rencontrer ce problème ? Pensez-vous que la gestion des standards ne sera plus l'apanage des fabricants de navigateurs mais également celui des sites à fort trafic qui pourrons tenter de faire avancer les choses plus rapidement ou d'imposer leur vision des standards ?

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19

aoû 09

14:27

Billet publié par Alexis MONS

La BNF rend les armes, question posée à l'édition ?

Publié par Alexis MONS

Tags: Culture, ebooks, Economie, Hadopi, Livre

Nous avons donc appris cette semaine que la BNF allait se résoudre à un partenariat avec Google. Il est facile d'y voir un dépôt des armes. 4 ans et demi après que Jean-Noel Jeanneney se soit élevé contre l'appropriation des fonds littéraires par Google et appelé à l'indépendance, il faut se souvenir que son propos n'était pas de rejeter Google, mais de pouvoir aussi avoir un accès digital à la culture qui peuple les rayons des grands fonds publics français et européens.< br/>S'en est suivi une impulsion de volontarisme politico-industriel digne des années 70, accouchant de Quaero et finalement de peu de choses au regard de l'idée initiale d'être compétitif. Depuis Europenana a ouvert, mais elle est isolée, à l'heure où l'important n'est pas d'avoir un site, mais qu'il soit inscrit dans l'écosystème où se développent son économie et ses usages. La BNF va donc signer avec Google, tout simplement par réalisme économique. Et finalement, c'est une entreprise privée, Google, qui réalise la bibliothèque mondiale, comme l'a souligné Alain Beuve-Méry, parce qu'elle a inscrit le sujet dans un écosystème porteur.

Pendant ce temps, en préchauffe de l'éternel retour d'Hadopi sur la scène politique, un Attali un peu fataliste vient redire ce que tout le monde sait, à savoir que tout cela ne sert à rien et que les trains sont loin devant. Pendant ce temps, Isabelle Huppert constate que le "piratage", c'est aussi la diffusion des oeuvres là où les elles ne sont pas distribuées et surtout, personne, dans le monde des médias ou de l'édition ne relève qu'Apple va très probablement s'occuper de leur cas.
L'autre soir, j'écoutais, fasciné, une émission sur France Inter au sujet du livre électronique. À part balayer l'affaire en postulant que ça n'intéresserait pas les gens, les invités concernés faisaient tout pour ne pas avoir à penser que leur petit monde pourrait être lui aussi amené à s'interroger très fort sur sa modernité. Pendant ce temps, au Brésil, on pense que c'est une opportunité. Le même jour, un restaurateur interrogé à propos des guides gastronomiques, indiquait que c'étaient de bons "labels" certes, mais que, pour ce qui était de remplir la salle, c'est Internet qui faisait le boulot, et de parler notamment du bouche-à-oreille et de réseaux sociaux bien connus.

Ce que je pense, c'est qu'en ce beau mois d'août, on a fini d'enterrer les illusions d'un interventionnisme d'Etat dans le domaine numérique. L'Etat n'a rien à dire et son jusqu'au-boutisme sur Hadopi n'entretient que l'immobilisme. Je ne parle pas de l'économie digitale, elle fait ce qu'elle a à faire, ni même de l'économie réelle, qui prend le digital avec pragmatisme. Je parle de tous ceux qui se reposent facilement sur leurs certitudes de pré-carrés, convaincus par l'immobilisme d'en haut. À ceux-là, je prédis une rentrée pleine de surprises...

 

13

aoû 09

07:43

Billet publié par Alexis MONS

Hype Cycle 2009 : vers un monde augmenté d'interactions

Publié par Alexis MONS

Tags: Gartner, HypeCycle

Comme tous les ans, je satisfait à un petit billet suivant la livraison du Gartner. L'année dernière, j'étais resté sur ma faim. 2009 est-il signifiant, qui plus est par les temps qui courent ?
Je vous invite à lire Cédric Giorgi, habitué lui aussi de ce marronnier, et qui rappelle que les visions précédentes se sont avérées tout sauf à côté des clous, Olivier Mermet, bien en ligne avec l'inévitable atente sur la place du microbloguing sur la courbe et Richard Mc Manus, celui dont je partage le plus volontiers l'analyse.
Je pense en effet comme lui, et encore plus depuis ce que j'ai vu à Lift cette année, que l'informatique dans son coin, c'est fini, et que demain s'écrit dans un mélange d'objets et de connectivité, ce que traduit le trend web squared. Pour comprendre, regardez ça. L'enjeu n'est donc pas dans la position de tel ou tel point, mais plutôt dans tout ce qui se présente en mode mainstream de manière plus ou moins synchrone et qui ne demande donc qu'à être mixé. Plus que la courbe, c'est ce tableau repris chez Mc Manus qui me paraît signifiant :
.
On remarquera donc la progression extrêmement rapide de l'e-paper, et la présence des lecteurs e-book au sommet des attentes, les deux avec le même horizon mainstream. Idem avec toutes une vague structuratrice et business autour du SOA, de l'Idea management et du social software cher à nos amis de BlueKiwi. Tout ça dans un wagon ou se trouve aussi le microbloguing, la mobilité, avec deux facteurs structurant et clés : cloud computing et green IT.
En résumé, de puissantes dynamiques collaboratives brassant des flux d'informations temps réel émanant des gens et des objets, les structurant, le tout sur plein de support, avec une vision de connectivité totale et de synchronisme. Après ça, il y a la réalité augmenté et le prototyping d'objets. Comme le dit Adam Greenfield, on passe des interfaces aux interactions.

 

11

aoû 09

09:43

Billet publié par Alexis MONS

Twitter n'est pas un réseau social, c'est pour ça qu'on l'aime

Publié par Alexis MONS

Tags: Attention, Social, Twitter

Alors que plus personne ne parle de Facebook, où presque, le seul service qui continue à susciter des discussions reste encore et toujours Twitter, avec un bon petit effet de balancier bien régulier entre les annonces de déchéance, et les portées aux nues. On n'en sortira jamais car Twitter n'ayant aucune proposition d'usages en lui-même, il en est le support d'une immensité. Il ne rentre pas dans les cases où on voudrait le mettre et son succès s'avère donc incompréhensible à beaucoup. D'autant plus quand sa puissance en viendrait à pousser le KGB à le faire taire. Une forme d'insolence ...
Il y a quelques jours, Nielsen nous a appris que Twitter est un pétard mouillé.
Bel exemple de vision étriquée des médias sociaux et de jugement à l'emporte pièce...

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11

aoû 09

08:15

Billet publié par Alexis MONS

FriendFeed rentre dans le rang

Publié par Alexis MONS

Tags: Facebook, FriendFeed

Il fut un temps, lorsqu'après les blogs, apparurent les premières plateformes sociales, on assistait pratiquement tous les trois mois au déplacement rapide et massif des early adopters, impulsant le buzz de la nouvelle place to be, vouant aux gémonies la précédente. Ce type de chose est parfaitement convenu, mais la fréquence et la rapidité du mouvement était, en l'espèce, particulièrement élevé. Et puis il y eu Facebook et Twitter et une stabilisation du phénomène depuis 2007 environ. On n'a plus assisté depuis à une grande migration et au buzz qui va avec et on s'en est tenu à compter les divisions, à disserter (moi le premier), sur les modèles économiques de ces deux là et à regarder monter les stats.
Aussi, c'est avec une certaine curiosité, que j'ai observé la soudaine poussée de fièvre de FriendFeed ces dernières semaines. Pourquoi donc tous ces nouveaux followers sur mon FriendFeed ? Passé le buzz américain sur son compte il y a bien deux ans maintenant, il ne sert, en ce qui me concerne, qu'à générer un unique flux RSS d'un certain nombre de publications personnelles, pour notamment faire remonter le tout dans Facebook. Ça marche tout seul et on l'oublie.
Bref, je ne sais pas ce qui a déclenché cette migration, mais j'ai bien noté que cette soudaine instabilité de l'environnement n'a pas eu le côté frais et mode d'antant, mais plutôt suscité agacement sinon vindicte à l'encontre de ce qui apparaîtrait comme un changement inapproprié des règles du jeux des médias sociaux. Je peux comprendre, en effet. La stabilité, c'est rassurant et le web social est déjà assez compliqué comme ça à expliquer et faire adopter.
Cela dit, fin de l'histoire hier. Facebook rachète FriendFeed. Nous voilà rassuré. De toute façon, comme vous l'aurez compris au regard de l'usage personnel que j'ai fini par avoir de ce service, j'ai envie de dire que c'est imparable.
Un instant donc, on a cru que quelque chose pouvait nous ramener dans la frénésie du web 2 et à un foisonnement en tous sens. Mais on, le web 2, c'est fini et la nouvelle éclosion ne pointe pas encore. Depuis deux ans, le web social est fait de services où l'on se compte en dizaine ou centaines de millions de gens. Les positions sont bien établies. Tellement que plus personne ne parle d'un rachat de Twitter, c'est dire...

 

01

aoû 09

17:27

Billet publié par Manuel Diaz

Rue89, soyez sûr de votre information !

Publié par Manuel Diaz

Tags: buzz, Campagne, campagne marketing, digital, Rue89, vidéo

Cette campagne de Rue89 est juste excellente. Quelques quotes sont d'ailleurs à mourir de rire. Quand une campagne est alignée avec le produit (je rappelle que rue89 est un pure player de l'information online à la différence de Libération ou Lemonde), tourne en dérision un phénomène de société (je l'ai lu sur internet c'est forcément vrai), est transgénérationnelle, est mémorisable et fait parler dans les diners en ville, on s'approche vraiment de la perfection de l'objectif majeur campagne de notoriété. Bravo pour ce beau travail !

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